Mgr Philippe Fanoko KPODZRO

Réformes constitutionnelles : Mgr Philippe Fanoko Kpodzro réclame la proposition de l’expert de la CEDEAO

Face à la presse ce mardi à Lomé, Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, Archevêque Emérite de Lomé, interpelle la population Togolaise à une prise de conscience et à mener des actions pour la mise en œuvre textuelle et conforme de la proposition faite par l’expert de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) portant modification des dispositions des articles 59, 60 et 100 de la constitution  de 1992, et non celui introduit par le gouvernement le 09 novembre 2018.

En effet, au sujet de la crise sociopolitique que traverse le Togo depuis août 2017, les Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO, avaient proposé une feuille de route de sortie de crise le 31 juillet 2018 à Lomé. L’une des revendications de cette crise reste les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Et la CEDEAO dans ses recommandations, a évidemment abordé ce point qui fait partie intégrante de ses recommandations.

Pour ce faire, le 09 novembre 2018, le gouvernement a introduit à l’Assemblée nationale, un projet de loi portant réformes constitutionnelles sur la base des recommandations de la feuille de route de la CEDEAO. Et ce projet de loi fait objet d’étude depuis ce mardi 23 avril 2019 par les députés à l’Assemblé Nationale.

Et c’est ce qui fait réagir celui qui avait dirigé la conférence nationale dite souveraine, et ancien président du Haut conseil de la république (HCR, parlement de la transition) Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, qui interpelle tous les togolais à se réveiller.

Selon l’homme de Dieu, le texte introduit par l’expert sénégalais de la CEDEAO Alioune Badara Fall, oblige l’Etat togolais à une limitation de mandat alors que celui introduit par le gouvernement laisse une liberté totale au Président de la République de se représenter autant de fois qu’il le souhaite.

« Nous devons tout faire pour éviter que ce texte du gouvernement soit adopté à l’assemblé nationale. Et c’est dans ce sens que moi je réagis et je sensibilise à l’intention des Togolais pour dire qu’on doit se réveiller pour que de  vraies reformes soient opérées pour le bien de notre pays à tous », a-t-il déclaré.

Mgr  Phillipe Fanoko Kpodzro a également au cours de cette conférence de presse, souhaité une reprise du recensement électoral pour le simple fait que des centaines de milliers de Togolais y compris lui-même ne s’étaient pas fait recenser lors des premières opérations.

Elisabeth S.




Le Président de la CENI (au micro)

Togo/ Élections locales : Les membres de la CENI en formation à Kpalimé

Dans la perspective des élections locales, les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’institution chargée de l’organisation et de la supervision des consultations électorales et référendaires, ont entamé ce lundi à Kpalimé (environ 120 km au nord ouest de Lomé), une formation de cinq jours sur le thème : « Les élections locales au Togo : Rôle et responsabilités de la CENI ».

A travers cet atelier de formation, la CENI entend renforcer les capacités de ses membres surtout les nouveaux en vue de leur permettre d’être au même niveau de compréhension en ce qui concerne leurs rôles et responsabilités, dans le cadre des processus électoraux à venir.

« La Commission Electorale Nationale Indépendante est chargée de l’organisation et de la supervision des consultations électorales et référendaires de manière générale au Togo. Cette année, la commission vient d’être renouvelée depuis le 28 mars dernier par la prestation de serment des nouveaux membres de l’institution. Il est tout à fait normal, voire indispensable que les nouveaux membres qui viennent de prendre fonction, puissent s’imprégner de leurs rôles et responsabilités dans le cadre des processus électoraux à venir et particulièrement, dans le cadre des élections locales qui sont envisagées », a souligné le Président de la CENI, Tchambakou AYASSOR.

« C’est donc pour cela et d’ailleurs comme par le passé, ce séminaire est organisé pour permettre aux nouveaux membres d’avoir connaissance des différentes dispositions qui régissent l’organisation et la conduite des processus électoraux d’une manière générale », a-t-il expliqué.

Selon M. AYASSOR, des dispositions particulières seront prises pour l’organisation et la supervision des élections locales à venir : des dispositions qui, a-t-il ajouté, d’une manière générale, « ne seront pas différentes par rapports aux autres élections qui ont eu lieu ».

« Ces dispositions commencent naturellement par le processus d’identification des électeurs d’une manière, donc par le recensement et ensuite par la prise de toutes les mesures en vue de la tenue le jour ‘’J’’ de la consultation des élections dans les meilleurs conditions », a-t-il précisé.

Durant cinq jours, les membres de la CENI vont plancher sur plusieurs sujets relatifs à « La CENI : mission, composition, organisation et fonctionnement », « le cadre normatif et institutionnel des consultations au Togo : les élections locales », « La communication de
l’OGE en période électorale ».

Plusieurs autres thématiques tels que « les fondamentaux juridiques du contentieux électoral », « les procédures comptables et financières de la CENI », « le budget et logistique des élections », ainsi que « la sécurisation des élections » seront également abordées au cours de cette formation.

Au Togo, les dernières élections locales au Togo remontent à 1987. Depuis novembre 2001 à ce jour, la gestion des communes est confiée aux délégations spéciales nommées par le Chef de l’Etat, pour jouer le rôle de maires ou de conseillers municipaux, en principe pour une durée ne devant pas excéder six mois, selon le décret de leur nomination.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE




Remise de l’arrêté de reconnaissance à Togbui Yao GAKA III

Le chef du village de Bolou-Alokoègbé a reçu son arrêté de reconnaissance

Le village de Bolou-Alokoegbé situé à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Tsévié (Préfecture de Zio), dispose officiellement d’un chef en la personne de Togbui Yao GAKA III. L’arrêté de reconnaissance le confirmant dans ses fonctions lui a été remis le samedi 20 avril par le préfet de Zio, ETSE Kadevi au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives, traditionnelles et militaires ainsi que les parents et amis.

Au nom du pouvoir central, le préfet de Zio a saisi cette opportunité pour témoigner sa gratitude au président de la République pour sa politique de revalorisation de la chefferie traditionnelle et rappeler au récipiendaire, le profil d’un bon chef.

ETSE Kadevi a demandé à l’impétrant d’être un modèle en s’appropriant les exigences liées à sa fonction qui consiste à veiller avec perspicacité sur les intérêts de ses administrés et se mettre au-dessus des querelles politiques et partisanes.

« La vérité, la dignité, l’impartialité, la justice, la droiture, la patience et la loyauté sont les qualités qui doivent guider l’action quotidienne d’un bon chef », a précisé le préfet du Zio tout en conviant les habitants du village à collaborer étroitement avec le nouveau chef et à l’accompagner dans ses actions de développement de la localité.

Pour sa part, Togbui GAKA Yao III a exprimé sa reconnaissance au chef de l’état, Faure Gnassingbé pour la confiance placée en lui et a promis de travailler avec fidélité et dévouement pour le bien de tous.  La cérémonie à pris fin dans une réjouissance et liesse populaire.

David S.




Ambiance au niveau des stands d’exposition

Plus de 500 CV collectés aux JPO sur les Métiers de la Mer à l’Université de Lomé

Les Journées portes ouvertes (JPO) sur les métiers de la mer ont pris fin ce jeudi 18 avril au Campus universitaire de Lomé sur une note de satisfaction générale, selon les organisateurs. Plus de 500 CV ont été collectés par les différentes sociétés partenaires pour des collaborations avec les étudiants, pouvant déboucher sur des offres d’emplois.

Organisées par l’Université de Lomé (UL) en collaboration avec la Direction des Affaires Maritimes du Ministère des infrastructures et des transports, ces journées sont en effet une occasion offerte à la jeunesse estudiantine de découvrir les différents métiers du secteur maritime, d’échanger avec les entreprises opérant dans le domaine portuaire, et de pouvoir élaborer des projets professionnels ou de recherche dans ce secteur d’activité.

« Les premières JPO sur les métiers de la mer sont un succès d’étape, puisque les objectifs escomptés sont atteints. Sur les 25 experts invités pour présenter les communications, 23 ont répondu présents. Environ 700 étudiants ont été enregistrés dans la salle de l’auditorium. Les débats étaient interactifs et très riches, grâce à la qualité des présentations et des sujets qui touchaient la réalité des métiers de la mer, sans oublier les conseils des personnes ressources à travers leurs expériences dans le monde maritime », a déclaré Hubert BAKAÏ, Directeur des affaires maritimes, lors de la cérémonie de clôture.

Pendant trois jours (du 16 au 18 avril), les participants à ces journées ont échangé et partagé des expériences sur divers thèmes notamment « les métiers de la mer et leurs qualifications », «  juriste maritime : les assurances maritimes dans le contexte africain et européen », « le tourisme balnéaire et les opportunités d’emploi au Togo », « les pratiques de pêche maritime et les opportunités d’emploi ».

Parallèlement, des stands d’exposition ont été aménagés pour des discussions avec les acteurs du secteur maritime et portuaire. « Nous avons enregistré plus de 1.2000 visiteurs sur les stands dont 95% sont des étudiants. Plus de 500 CV collectés par les différentes sociétés partenaires pour des collaborations avec les étudiants, pouvant déboucher sur des offres d’emplois (…) ; Au regard de ces chiffres et de l’engouement que nous avons constaté de la part des étudiants, nous pouvons affirmer haut et fort que nos objectifs ont été atteints », a ajouté Hubert BAKAÏ.

Cette 1ère édition des Journées Portes Ouvertes sur les métiers de la mer a été placée sous le thème « les métiers de la mer, quelles opportunités pour la jeunesse togolaise ».

David S.




Kako NUBUKPO

Université de Lomé : Kako Nubukpo, nouveau doyen de la FASEG

Le Professeur Kako Nubukpo est le nouveau Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé. Seul candidat en lice pour le poste, il a été élu ce jeudi 18 avril avec 100 % des suffrages exprimés.

L’économiste togolais Kako Nubukpo est devenu le Directeur de cette faculté pour une période de 2 ans renouvelable une seule fois. Ancien ministre togolais de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, Kako Nubukpo remplace à ce poste de Doyen de la FASEG, le Prof Akoété Ega Agbodji.

Dans ses fonctions, le nouveau Doyen a pour assistant Mawuli Couchoro (1er Vice-doyen) et M. Aboudou (2e vice-doyen).

Il faut souligner que cette élection intervient au moment où Kako Nubukpo s’apprête à lancer le 30 avril prochain, un mouvement dénommé « L’Essentiel » qui selon les informations, lui permettra d’apporter sa contribution au débat politique au Togo.

David S.




Lieutenant-colonel Yaovi OKPAOUL

Togo : Yaovi OKPAOUL, nouveau Directeur général de la Police nationale

La Police nationale a un nouveau Directeur général en la personne du Lieutenant-colonel Yaovi OKPAOUL. Il a été nommé à ce poste en Conseil des Ministres tenu ce mercredi 17 avril à Lomé sous la présidence du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Le nouveau patron de la Police togolaise remplace à ce poste, le commissaire divisionnaire de police, Têko Koudouovoh. Ce dernier est nommé Président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petits calibres.

Par ailleurs, est nommé Directeur général adjoint de la police nationale, le Commissaire divisionnaire de police Mikidjèbe Balate. Ces nominations sont pour le compte du Ministère de la sécurité et de la protection civile.

La Rédaction




CONSEIL DES MINISTRES

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 17 AVRIL 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 17 avril 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Au cours des travaux, le conseil a :

– adopté trois (3) projets de loi ;

– étudié en première lecture un (1) décret ; – écouté une (1) communication ;

– abordé les divers.

Au titre des projets de loi :

Le premier projet de loi adopté par le conseil autorise l’adhésion du Togo à l’annexe VI de la convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), adoptée le 26 septembre 1997 à Londres.

Dans le souci de préserver l’environnement et l’écosystème marins, l’Organisation maritime internationale a adopté, le 2 novembre 1973, la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Convention MARPOL). Cette Convention a été modifiée le 26 septembre 1997 par un Protocole et une Annexe VI.

Le présent projet de loi autorise l’adhésion à cette Annexe, qui fixe les limites aux émissions d’oxyde de soufre  et d’oxyde d’azote provenant des gaz d’échappement des navires et interdit les émissions délibérées de substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Le Togo a ratifié la Convention MARPOL et adhéré à ses Annexes 1, 2, et 5 par la loi n°89001 du 2 mai 1989 portant autorisation de ratification.

L’adhésion du Togo à cette Annexe VI  lui  permettra non seulement de participer à la lutte contre la pollution de l’environnement marin, mais également de délivrer des certificats internationaux de prévention de la pollution de l’air à la grande flotte de navires battant pavillon togolais.

Cet instrument juridique international facilite la prise de mesures entrant dans la mise en œuvre de l’Action de l’Etat en Mer.

Le deuxième projet de loi adopté par le conseil autorise l’adhésion du Togo à l’Accord portant établissement de la société financière dénommée « Africa finance corporation (AFC) », adopté le 28 mai 2007 à Lagos.

Pour combler l’insuffisance d’investissement dans le secteur des infrastructures de développement en Afrique, des institutions financières et des hommes affaires africains ont créé la société financière dénommée « Africa finance corporation (AFC) », à travers une charte, adoptée le 28 mai 2007 à Lagos.

La société financière « Africa finance corporation (AFC » a pour but de stimuler la croissance économique et le développement industriel  des pays africains, en mettant ensemble les banques, les institutions financières locales et les partenaires des secteurs public et privé pour concevoir, financer et réaliser des projets d’infrastructures.

L’adhésion à cet Accord permettra à notre pays d’élargir son groupe  de partenaires financiers et donnera l’opportunité aux institutions financières nationales de bénéficier des facilités de prêts de la société en vue de contribuer au financement des projets prioritaires du Plan national de développement (PND).

Le troisième projet de loi adopté par le conseil autorise l’adhésion du Togo aux statuts de la banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), adopté le 29 juin 2015 à Pékin.

La banque asiatique d’investissement dans les infrastructures est une institution financière multilatérale de développement, créée pour répondre aux besoins croissants dans le domaine des infrastructures des Etats membres. Elle a pour but de mobiliser les ressources complémentaires nécessaires permettant d’éliminer les difficultés financières que connaissent les pays les moins avancés et de compléter l’action  des banques multilatérales de développement existantes.

L’objectif ultime est de favoriser le développement économique durable, de créer la richesse et d’améliorer la connectivité des infrastructures des Etats membres en investissant dans ce domaine et d’autres secteurs productifs.

Dans le but de diversifier les partenariats en matière de financement du développement, le Président de la République a exprimé en septembre 2018, au cours d’une visite au siège de la banque asiatique pour l’investissement dans les infrastructures, en marge de la FOCAC, sa volonté de voir le Togo devenir membre à part entière de cette institution.

La proactivité du Togo, sous le leadership du Président de la République, a permis à notre pays d’être admis en qualité de membre, quatre mois après l’acte de candidature. La diligence avec laquelle a été conduit le processus de sélection, marque la confiance qu’inspire la vision du chef de l’Etat traduite dans le Plan national de développement (PND).

Le parachèvement du processus par le vote à l’Assemblée nationale après l’adoption du présent  projet de loi autorisant l’adhésion du Togo permettra à notre pays de mobiliser des ressources financières additionnelles nécessaires à la réalisation des objectifs visés par le Plan national de développement (PND).

Au titre des décrets :

Le projet de décret étudié en première lecture  porte réorganisation de l’institut national de formation agricole (INFA) de Tové.

Le projet de décret, présenté par le ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique, vise à corriger les insuffisances d’ordre organisationnel et fonctionnel relevées par l’audit de l’INFA,  réalisé dans le cadre de la modernisation de l’administration publique.

Le projet de décret ambitionne de réformer l’INFA en l’alignant  sur la nouvelle vision de la politique agricole orientée vers « une agriculture moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale, d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables à l’horizon 2030 ».

Au titre des communications :

Le conseil a écouté la communication présentée par le ministre de l’agriculture et la production animale et halieutique, relative à la protection sociale dans le cadre des interventions du mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risque (MIFA).

Le gouvernement a engagé d’importantes réformes visant à booster la croissance économique, à assurer la sécurité alimentaire, à créer des emplois décents pour les jeunes et accroître les revenus des producteurs.

L’une de ces réformes fut la création d’un mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risque (MIFA) dont le pilier 2 a pour objectif de développer  des produits assurantiels dans le secteur agricole afin de réduire la vulnérabilité des acteurs face aux chocs exogènes et d’accélérer l’inclusion et la protection sociale.

Pour réaliser cet objectif, il est apparu nécessaire de continuer la réflexion sur le mécanisme d’assurance agricole, le plus judicieux qui garantisse la protection sociale des actifs dans le cadre des interventions du MIFA.

L’assurance agricole devra  couvrir toute la chaîne de valeur impliquant plusieurs acteurs dont les agro-entrepreneurs, les producteurs agricoles organisés en coopératives.

Au titre des divers :

Le président de la République a rappelé aux ministres l’obligation de mettre en exécution les recommandations et enseignements de la retraite gouvernementale de Kara, tenue les 21 et 22 mars 219, en vue d’améliorer les résultats des services rendus à nos concitoyens

Par ailleurs, le conseil a écouté le compte rendu du ministre de l’agriculture et la production animale et halieutique relatif, à la 11e édition  du Forum national du  paysan togolais, organisé à Kara du 11 au 13 avril 2019. Ce forum, qui a connu la participation des acteurs du secteur, des partenaires privés et des partenaires techniques et financiers, a eu pour objectif  de se pencher sur les enjeux et défis et proposer des solutions innovantes au sein du secteur, pour en faire le socle de l’atteinte des objectifs du PND.

En marge du forum, une mini foire agricole a été organisée en vue de promouvoir les produits du terroir et les technologies innovantes éprouvées, pouvant contribuer à la réalisation des objectifs de développement fixés dans le PND.

L’apothéose a été présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, représentant le Président de la République, qui a décerné des distinctions honorifiques à certains acteurs du secteur, au nom du Chef de l’Etat.

Le ministre de la santé et de l’hygiène publique a, pour sa part, rendu compte au conseil des ministres du prix que l’Alliance mondiale pour la prévention du paludisme a attribué à notre pays, pour marquer la réussite de la campagne de distribution de moustiquaires imprégnés en 2017. Il a souligné le caractère inclusif de la coopération entre les services de la santé et les forces armées togolaises, qui ont mis à contribution leurs moyens humains et roulants pour convoyer et distribuer les moustiquaires.

Il faut rappeler  que cette heureuse collaboration se poursuit et a permis de transporter les vaccins dans les zones touchées par l’épidémie de méningite où l’on dénombre 213 cas dont 7 décès. La couverture vaccinale est de 92%.

Enfin, au terme de la délibération du conseil des ministres,  il est  procédé à des nominations au titre du ministère de la sécurité et de la protection civile.

Fait à Lomé, le 17 avril 2019                                             

Le Conseil des ministres




La Présidente de l’Assemblée lors de la séance plénière

Mise en place des différentes commissions à l’Assemblée nationale

La deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2019 tenue ce mardi 16 avril à l’Assemblée nationale a été consacrée à la constitution et à la ratification des différentes commissions de l’Institution. La séance a été dirigée par la présidente de l’Assemblée, Mme Yawa  Djigbodi Tségan en présence du commissaire du gouvernement, le ministre  des Droits de l’Homme, chargé  des  Relations  avec  les  Institutions  de la République, M. Christina  Trimua.

Conformément au règlement intérieur du parlement, au total neuf commissions ont été mise en place. Il s’agit de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale présidée par M. Tchalim Tchitchao, la Commission des droits de l’Homme présidée par M.  Koffi Tsolényanu, la Commission  des  finances  et  du développement économique présidée par M. Sémodji Mawussi Djossou, la Commission Agro-pastorale de l’Aménagement du  territoire  et  du développement  local présidée par Kazia Tchalla, la Commission des  relations  extérieures  et de la coopération avec pour présidente Mme Bernadette Essossimna Legzim-Balouki, la Commission Education  et  développement socio-culturel avec pour président Innocent Kagbara, la Commission Sécurité et défense présidée par M. Agbéyomé Kodzo et la Commission de l’environnement et du changement climatique qui a pour président  M. Kokou Anani Akpomégbé.

Chacune de ces commissions est composée de huit  membres. Ces commissions sont  des  organes chargés  étudier  en amont,  les  textes et  projets  de lois qui seront  soumis  à la  plénière  pour  étude  au fond  et  adoption.

La présidente de l’Assemblée nationale a félicité les députés pour la célérité dont ils ont fait preuve durant cette séance. Mme Yawa Tsegan a en outre réitéré la promesse faite d’inscrire dans les priorités de l’hémicycle, les réformes institutionnelles et constitutionnelles sans oublier les autres textes et projets de lois qui seront proposés par le gouvernement.

« Tout est maintenant en place au niveau de l’Assemblée nationale pour que cette législature commence à véritablement travailler », a-t-elle rassuré.

David S.




Le président de la HAAC, M. Pitalounani TELOU

Législatives de 2018 : La HAAC donne une mention « bien » aux médias

Les médias ont fait du bon travail durant le processus électoral ayant conduit aux élections législatives du 20 décembre 2018. C’est en effet, ce qu’il faut retenir du rapport de la gestion de la campagne médiatique de ce scrutin, un document élaboré par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et rendu public au cours d’un atelier-bilan organisé ce mardi 16 avril à Lomé.

Le rapport de la HAAC fait le point de l’ensemble des activités liées à la gestion de la campagne électorale. Il comporte quatre parties notamment la préparation de la gestion médiatique de la campagne, l’organisation de la couverture médiatique, l’observation sur le déroulement de la campagne et les recommandations.

« Aucun incident n’a été signalé dans le processus de couverture médiatique. La HAAC n’a été saisie d’aucune plainte pour non-respect des dispositions prises, ni de plainte pour des menaces sur un journaliste au cours de l’exercice de son métier pendant le processus. Cela traduit le sens de responsabilité des médias, si l’on tient compte du contexte dans lequel ces élections ont été organisées, contexte qui relève des contradictions de la classe politique togolaise », a indiqué le président de la HAAC, M. Pitalounani Télou.

En termes de recommandations, la HAAC souhaite de la part du Gouvernement, que des ressources financières suffisantes soient mises à sa disposition pour lui permettre d’organiser les activités à temps. Elle sollicite également le renforcement de l’effectif de son personnel du service de monitoring et un financement public pour les médias publics et privés.

A l’endroit des médias, il est demandé de s’approprier et de respecter scrupuleusement les textes édités par la  HAAC pendant la période électorale, et de se conformer aux prescriptions de leurs cahiers de charges.

Pour les candidats aux élections, il est demandé à l’avenir, de respecter les délais réglementaires de dépôt des messages et déclarations pour le visionnage, et de respecter l’obligation d’envoyer des représentants dûment mandatés auprès de la HAAC pour le visionnage. Il est également recommandé de prendre des dispositions pour l’enlèvement des affiches à la fin de la campagne.

David S.




Photo de famille

L’ANPC s’active pour une meilleure prise en charge des populations sinistrées au Togo

Le Togo à l’instar des autres pays, fait face à des situations d’urgence à l’image des inondations et des vents violents qui occasionnent souvent des dégâts matériels et parfois des pertes en vies humaines. Face à de telles situations, il urge pour les premiers responsables de disposer des données précises et fiables sur les dégâts causés par les catastrophes. Ces données sont déterminantes pour effectuer l’assistance humanitaire rapide nécessaire pour soulager les populations des conséquences desdites catastrophes. Et c’est dans cette optique que l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), avec l’appui de la commission de la CEDEAO, renforce les capacités d’une cinquantaine d’acteurs nationaux impliqués dans la gestion des catastrophes sur les méthodes d’évaluation rapide post catastrophe cette semaine à Lomé.

Pour le directeur général de l’ANPC, lieutenant-colonel Yoma Baka, la présente formation qui prend fin ce mercredi 17 avril, va permettre aux participants d’avoir des connaissances harmonisées et d’être au même niveau d’information pour les opérations d’évaluation rapide et aussi de renforcer leurs capacités en matière d’élaboration d’une stratégie nationale des données pour une meilleure assistance aux populations vulnérables.

« Notre mission à l’ANPC c’est de former tous les acteurs intervenant dans la plateforme de réduction de risque de catastrophe pour qu’après les situations d’urgence, on puisse vraiment passer à une bonne évaluation afin d’assister les personnes vulnérables. Et l’appui de la CEDEAO vient à point nommé étant donné que nous sommes actuellement sur le terrain pour assister les sinistrés des derniers vents qui se sont abattus sur tout le territoire national », a indiqué lieutenant-colonel Yoma Baka.

Il sera question pour les participants de se familiariser avec les méthodologies d’évaluation rapide humanitaire, de maitriser aux mieux l’usage des outils d’évaluation et de s’approprier les techniques d’élaboration de données pouvant servir d’outils de plaidoyer et de mobilisation des ressources pour la prise en charge des populations sinistrées en cas de catastrophe.

Démarré ce lundi 15 avril, les travaux de l’atelier de formation en matière d’évaluation rapide des risques de catastrophe présidé par le secrétaire général du ministère de la sécurité et de la protection civile le lieutenant-colonel Mensah Akobi prendra fin le 17 avril 2019.

Elisabeth S.