Payadowa Boukpessi, Ministre de l’administration territoriale

Togo/ Le Gouvernement réduit le nombre des meetings de la coalition de l’opposition

Neufs (9) des 27 meetings de mobilisation et de sensibilisation annoncés par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14) sur l’ensemble du territoire les 19 et 20 janvier prochains ont été interdits par le Gouvernement Togolais pour cause d’effectif des forces de l’ordre, a appris ce vendredi, l’Agence de presse La Voix de la Nation.

Cette information émane d’un courrier réponse du ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, adressé aux responsables de ce regroupement de partis politiques.

A en croire le ministre, il s’avère impossible pour les forces de l’ordre et de sécurité d’encadrer simultanément plus de 10 manifestations par jour. Pour ce fait les 19 meetings du 20 janvier sont réduits à 10 et se dérouleront dans les localités ci-après : Bassar, Bafilo, Tchamba, Sokodé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Afagnan, Baguida, et Zanguéra. Par contre, les 8 meetings du samedi  19  janvier sont maintenus et se dérouleront à Dapaong, Mango, Dankpen, Anié, badou, Akébou, Danyi et Kévé.

« Il est à noter que seuls les préfets des villes concernées seront chargés de recommander les lieux les plus appropriés pour la tenue de ces meetings et les dispositions y relatives », précise le courrier.

Il faut souligner que la C14, à travers ces meetings de mobilisation, veut sensibiliser ses partisans en vue de la prochaine manifestation de rue prévue le 26 janvier prochain.

Elisabeth S.




Aboudou Assouma, Président de la Cour Constitutionnelle

Togo/ La Cour Constitutionnelle dit « NON » au nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale

Le règlement intérieur adopté lundi dernier par la nouvelle législature togolaise avec la disposition selon laquelle, le président de l’Assemblée nationale sera élu pour une durée d’un an renouvelable, est rejeté ce jeudi 17 janvier par la Cour Constitutionnelle.

Selon les juges de la Cour, cette modification n’est pas conforme à l’article 54 de la Constitution togolaise qui indique que : « l’Assemblée et le sénat sont dirigés chacun par un président assisté d’un bureau. Les présidents et les bureaux sont élus pour la durée de la législature dans les conditions fixées par le règlement intérieur de chaque assemblée ».

« Le fonctionnement de l’Assemblée nationale ou du Sénat est déterminé par un règlement intérieur adopté conformément à la Constitution”, ajoute par ailleurs l’article 57 de la Constitution », précise l’article 57 de la Constitution en vigueur au Togo.

Il faut rappeler que l’adoption le 14 janvier dernier du nouveau règlement avait suscité beaucoup de commentaires notamment dans les milieux politiques, dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Notons que le parti Union pour la République UNIR (au pouvoir) est majoritaire au Parlement avec 59 sièges sur 91. La formation du bureau de l’Assemblée est attendue à la suite de la résolution de cette question du règlement intérieur.

La Rédaction




Une photo de famille des participants

La lutte contre l’érosion côtière au cœur d’une rencontre à Lomé

Une centaine d’acteurs intervenant dans la gestion de l’écosystème côtier, et de la filière des produits forestiers non ligneux ont pris part ce jeudi 17 janvier à Lomé, au lancement des activités du projet « renforcement par des activités génératrices de revenu de la résilience des femmes et des jeunes de la zone littorale du Togo face au changement climatique ».

Initié par le ministère de l’environnement et des ressources forestières et financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à hauteur de 614 000 000 FCFA, ce projet qui s’inscrit dans le cadre du programme de réhabilitation de la route Lomé- Cotonou, vise à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer les revenus et les conditions de vie des bénéficiaires.

Selon les études sur la vulnérabilité du littoral togolais face au changement climatique, il est apparu que les secteurs de la pèche et du maraichage subissent rudement les effets néfastes de ce phénomène d’érosion côtière. Ainsi, au nombre des causes de la baisse de la productivité des pèches au Togo, l’augmentation de la température des eaux marines occupe une place prépondérante. Face à cette situation le gouvernement et les organismes de lutte contre la pauvreté ont défini de nouvelles stratégies de survie pour aider les communautés de la zone du littoral.

« Le Togo comme certains pays de la sous-région est confronté au problème de l’érosion côtière et conscient de ce phénomène, le gouvernement a pris certains initiative comme mettre en œuvre des projets et aujourd’hui nous avons lancé le projet de la résilience et des moyens d’existences des populations face au changement climatique et a travers ce projet il s’agit de renforcer la résilience de ces populations face au changement, développer les activités génératrice de revenu en faveur des femmes et des jeunes, lutter contre l’extraction des granulés de sable marin », a indiqué TCHAYE Nadja, coordonnateur dudit  projet.

« Et vous savez que ce phénomène contribue à la dégradation de la cote, ainsi nous avons développé ce projet pour renforcer la résilience de ces populations et pour absorber ces femmes et ces jeunes qui s’adonnent à cette activité et dans sa nous allons créer de la richesse en développent le maraichage et à terme du projet nous voulons que les populations bénéficiaires aient un niveau de vie améliorer, qu’elle soit renforcée face au changement climatique », a-t-il souligné

Il faut noter que le lancement de ce projet a été couplé de la présentation des résultats du projet « Appui à la valorisation et à la modernisation des filières des produits forestiers non ligneux au Togo », une cérémonie au cours de laquelle, plusieurs lots de matériels et équipements ont été acquis par le projet pour soutenir les femmes transformatrices des produits forestiers non ligneux et réduire un tant soit peu, la pénibilité de certaines tâches.

Il s’agit entre autres de trois (3) concasseur de noix de karité, trois barateuses de karité ; trois (3) séchoirs solaire et de trois (3) torréfacteurs d’amandes de karité.

Elisabeth S.




Les participants exécutant l’hymne nationale à l’ouverture des travaux

Des jeunes sensibilisés sur le civisme et la citoyenneté à Atakpamé

Une rencontre de sensibilisation sur les valeurs civiques et citoyennes a été organisée le mercredi 16 janvier à l’endroit des jeunes responsables d’associations et d’autres groupements à caractère associatif dans le cadre d’un programme d’appui permanent à la formation des jeunes à Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou. C’est une initiative du Ministère de la Communication de la Culture, des Sports et de la formation Civique en collaboration avec le celui du Développement à la Base. Elle vise à renforcer le respect des biens publics et privés, la protection et la gestion saine de l’environnement, la culture de la paix, la promotion des valeurs culturelles et du leadership des jeunes.

Le Préfet de l’Ogou, M. Akakpo Edoh a à l’ouverture des travaux expliqué que les conséquences de la montée de l’incivisme se manifestent souvent par des comportements néfastes dont le rejet des institutions de la République, la perte des valeurs patriotiques, le non-respect de l’autorité, l’indifférence des citoyens vis-à -vis du politique, l’intolérance et l’agressivité entre autres. C’est pourquoi selon lui, face à la détérioration du tissu social, le gouvernement ne ménage aucun effort pour la formation et l’encadrement d’un nouveau type de citoyens, à partir de la tranche jeune.

Selon le chef division chargé des programmes médias à la formation civique, il s’agit non seulement d’outiller les participants à devenir des meilleurs conducteurs de groupes, mais aussi à les apprendre la conception et la conduite des projets citoyens. M. Agano Koffi Mileagbe a ajouté que la tâche qui revient à la Direction de la formation civique dans la mise en œuvre de la politique nationale de la formation civique est énorme et dans cette logique, son institution a opté pour le faire faire.

L’objectif du gouvernement à travers cette initiative est de faire du Togolais, un citoyen nouveau imbu des valeurs civiques et citoyennes capable de mener le pays vers l’émergence en cherchant le bien être qui ne peut s’obtenir à travers le travail, le développement et une bonne gouvernance.

Depuis Atakpamé, Evrard  NOMANYO




Photo de famille des participants

Le projet OM4D de l’IFOAM renforce le leadership des acteurs de l’agriculture biologique au Togo

La ville de Nostè, berçeau du peuple Ewé, située à environ 80 km de la capitale abrite depuis le 12 janvier dernier une formation sur l’agriculture biologique. Une vingtaine de participants venus de différentes régions du Togo prennent part à cet atelier de renforcement de capacité dans le cadre du projet OM4D du Mouvement International de l’Agriculture biologique (IFOAM).  Il est question au cours de cette session de formation de 10 jours, de permettre à tous les participants d’acquérir des connaissances dans les différents domaines de l’agriculture biologique.

Famara Diédhiou, Formateur Organic Leadership Course de l’IFOAM, l’un des formateurs dépêchés au Togo pour cette session a édifié la lanterne de l’opinion sur la problématique dès l’entame des travaux : « Pour faire avancer l’agriculture biologique, en faire une pratique de tous les jours, il est nécessaire qu’il y ait des personnes qui soient suffisamment outillées dans divers domaines pour faire avancer la cause de l’agriculture biologique. Quand on parle des personnes outillées, ce sont les leaders et le leader doit être présent sur toute la chaîne ou tout le secteur de l’agriculture biologique, notamment des systèmes de production aux décisions politiques en passant par les systèmes de transformation, les systèmes de techniques de plaidoyer, les systèmes de techniques de commercialisation, l’élaboration des lois, l’élaboration des politiques ».

Pour mériter leurs places à ce grand rendez-vous de partage de connaissances, les participants ont pu dans un premier temps convaincre les formateurs par rapport à la thématique de leadership en agriculture biologique. Aussi leur affirmation ou leur appréhension de ladite agriculture a-t-il été déterminante dans le processus de sélection.

« Quand le concept a été partagé dans différentes plateformes, on s’est rendu compte que l’agriculture biologique est la vraie voie pour sortir de la faim, pour maintenir l’environnement dans lequel nous vivons et plusieurs études ont démontré que l’agriculture biologique est effectivement la vraie solution par rapport à la production, à la qualité des aliments par rapport à un futur radieux pour nous mais aussi pour la génération future », précise le Formateur Famara Diédhiou.

Très engagés pour une meilleure vulgarisation de l’agriculture biologique dans leur pays, les participants comptent d’ores et déjà mettre non seulement en pratiques les connaissances acquises à l’issue de la formation, mais aussi attirer de plus en plus l’attention des gouvernants afin de consacrer une place de choix à l’agriculture biologique dans les politiques et programmes agricoles.

A cet effet, M. GNAKOU Mamilani, responsable de la société Experta TogoAgro, bénéficiaire de la formation OLC 2019, précise : «je voulais rappeler que OM4D est un projet de l’IFOAM qui vise à redynamiser le mouvement biologique dans le monde ; au travers de cette formation OLC 2019 ici au Togo, je voudrais bien être capable d’impacter beaucoup plus le monde biologique au niveau des producteurs et au niveau des consommateurs parce que nous constituons déjà un pont entre ces deux entités. Nous voulons beaucoup plus sensibiliser les producteurs sur les nouvelles techniques, les meilleures techniques de production et nous voulons assurer des produits beaucoup plus sains. Au-delà de tout ça, nous voulons également influencer le décideur parce que le bio, il faut aussi la volonté politique ; au Togo, depuis la foire agricole de Mango, rien qui a été fait. On se demande où sont les résultats de ces conclusions, donc nous voulons relancer le débat pour que les autorités prennent vraiment en compte le mouvement biologique par les politiques. J’en appelle aussi aux journalistes pour porter le message. Sans vous, rien ne sera fait ».

Il est à noter que IFOAM à travers le projet OM4D au Togo œuvre à mettre en place un mouvement de l’agriculture biologique pouvant défendre les intérêts du secteur. Le projet s’investit également dans le développement des marchés locaux des produits biologiques tout en offrant les opportunités d’accès aux marchés internationaux à ces produits à travers des réunions trimestrielles avec les acteurs afin de pouvoir déceler les différents problèmes qui minent le secteur et relever les défis de concert avec tous les acteurs.

« L’IFOAM à travers sons système de plaidoyer, œuvre à impliquer fortement le gouvernement afin que ce dernier puisse prendre réellement en compte les questions de l’agriculture biologique. A travers ces genres d’activités, notamment la présente formation, IFOAM compte ainsi développer et dynamiser davantage le mouvement biologique, souligne M. Gilbert BAKIRWENA, communicateur OM4D/IFOAM au Togo.

Il convient de souligner que l’agriculture biologique est une méthode de production agricole qui exclut le recours à la plupart des produits chimiques de synthèse utilisés notamment par l’agriculture industrielle et intensive depuis le début du XXe siècle, les organismes génétiquement modifiés par transgenèse, et la conservation des cultures par irradiation. La fertilisation du sol et la protection des plantes doivent donc être assurées par d’autres méthodes. Les motivations des agriculteurs et des consommateurs peuvent être de meilleurs revenus, une meilleure santé au travail, la protection de l’environnement ou des produits perçus comme plus sains.

La Rédaction




Laurent Gbagbo ce mardi à La Haye (©Jeune Afrique)

Justice/ La CPI ordonne la remise en liberté de Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ordonné ce mardi, la libération immédiate de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, ex-leader des Jeunes Patriotes. Les deux accusés étaient poursuivis pour crimes contre l’humanité, dans le cadre des violences postélectorales entre décembre 2010 et avril 2011 en Côte d’Ivoire.

« La Chambre fait droit aux demandes d’acquittement présentées par Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, fidèles à M. Gbagbo) concernant l’ensemble des charges” retenues contre eux et ordonne la mise en liberté immédiate des deux accusés », a déclaré le juge président Cuno Tarfusser.

Cette décision de remise en liberté formulée par les avocats de Laurent Gbagbo intervient après quatorze demandes successives refusées, et fait suite à l’audience qui s’est tenue le 13 décembre 2018.

Certes, la décision de l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé a été prononcée mais il faut souligner que la mise en liberté effective reste suspendue à une nouvelle audience qui aura  lieu ce mercredi 16 janvier ; Car la remise en liberté immédiate a été quelque temps après suspendue à la demande du procureur, dans l’attente d’un nouvel appel.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan et détenu, dans un premier temps, à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye le 29 novembre 2011 pour son procès qui avait démarré le 28 janvier 2016.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan et détenu depuis le 30 novembre de la même année, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) va donc pouvoir quitter sa cellule de la prison de Scheveningen, à La Haye.

Il faut rappeler que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient poursuivis pour crimes contre l’humanité dans le cadre des violences postélectorales de 2010 et 2011 qui ont causé la mort de plus de 3 000 personnes en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo était accusé de quatre chefs d’inculpation : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Des faits pour lesquels l’ancien Président ivoirien avait plaidé non coupable.

La Rédaction




Le Commissaire général de l’OTR (au milieu) ©TBN

De nouvelles législations pour une amélioration du climat des affaires au Togo

Les innovations contenues dans le nouveau code des douanes, le nouveau code général des impôts et le livre de procédures fiscales, entrés en vigueur le 1er janvier 2019 ont fait l’objet d’une conférence de presse animée ce lundi 14 janvier à Lomé par le Commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), Kodjo Adédzé qui avait à ses cotés, le commissaire des impôts Essowavana Adoyi et celui des services généraux, Philippe Tchodié.

La réforme du dispositif législatif s’appuie sur certains principes directeurs notamment la rationalisation de la structure du système fiscal (en fusionnant ou en supprimant certaines taxes), la modernisation des règles d’assiette fiscale par l’intégration des bonnes pratiques, l’accompagnement des PME-PMI, l’élargissement de l’assiette pour assurer un financement conséquent tant du budget de l’Etat que des collectivités et la prise en compte de la problématique de l’amélioration du climat des affaires par la facilitation des procédures fiscales.

Selon les explications du Commissaire général de l’OTR, le nouveau Code Général des Impôts (CGI) et le Livre de Procédure Fiscale (LPF) et le code des douanes nationales et communautaires comportent des innovations nécessaires allant dans le sens de l’amélioration du climat des affaires au Togo.

En effet, la réforme de la loi portant Code Général des Impôts et le Livre de Procédure Fiscale a aboutit à la suppression d’un certains nombre d’impôts et taxes à savoir la taxe sur les salaires, la taxe sur les véhicules de sociétés, la taxe complémentaire à l’impôt sur le revenu, la taxe complémentaire sur salaires, la surtaxe foncière sur les propriétés insuffisamment bâties et la Taxe Spéciale sur la Fabrication et le Commerce des Boissons.

« En fiscalité intérieure nous avons une trentaine de taxes à payer par les opérateurs économiques. C’est beaucoup de charge. Nous les avons réduites à une dizaine », a indiqué le commissaire Kodjo Adédzé.

Par ailleurs, les innovations fiscales indiquent que les nouvelles entreprises régulièrement formalisées au Centre de formalités des entreprises (CFE) bénéficient d’une exonération de la Taxe professionnelle unique (TPU) durant les 2 premières années de leur création. En outre, le taux d’imposition de l’impôt sur les sociétés connaît de son côté une baisse de 1 % passant ainsi de 28 à 27 %.

Il faut également noter l’institution d’un mécanisme de remboursement du crédit de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) conforme aux bonnes pratiques. Ainsi, dans la dynamique de simplifier le système fiscal, et compte tenu des contraintes liées à la complexité de la gestion de taux multiples par les opérateurs économiques, la réforme retient désormais un seul taux d’imposition au titre de la TVA.

Le régime du taux réduit de TVA qui s’appliquait à un certain nombre de produits et services, n’est plus en vigueur. Tous les produits et services assujettis à la TVA subissent un taux unique de 18 %.

Bruno KOSSI




L’honorable André Johnson

Des nouveautés dans le fonctionnement du Parlement au Togo

Du nouveau dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale pour les 5 années à venir. Le règlement intérieur de la représentation nationale a en effet fait l’objet de révision puis d’adoption à l’unanimité par les élus du peuple au cours de leur deuxième session de plein droit tenue ce lundi 14 janvier au siège de l’Institution à Lomé, une séance plénière présidée par le doyen d’âge, l’honorable André Johnson du parti Union des Forces du Changement UFC (opposition).

Au rang des nouveautés dans le texte révisé, l’élection du Président de l’Assemblée nationale pour un mandat d’un (01) an renouvelable, contrairement à l’ancienne disposition où le Président est élu pour un mandat de cinq ans. Le nouveau règlement prévoit en outre, qu’un groupe parlementaire doit représenter 25 % du total des députés de l’Assemblée nationale.

Le 08 janvier dernier, une commission avait été mise en place pour la relecture du règlement intérieur de l’Assemblée pour cette VIème législature.

Le nouveau règlement intérieur adopté sera transmis  sous forme de résolutions à la Cour constitutionnelle qui s’assurera de la conformité avec la Constitution. « C’est à l’issue de ce quitus que nous allons convoquer l’Assemblée nationale pour l’élection de son bureau », a indiqué l’honorable André Johnson.

Cris DADA




Des leaders de la C14 (archives)

Togo/ La manifestation de la coalition de l’opposition reportée au 26 Janvier prochain

Initialement prévue pour se tenir ce samedi 12 janvier, la manifestation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition vient d’être reportée au 26 janvier prochain. La décision est contenue dans une déclaration de la C14 publiée ce jeudi. Dans la note, les responsables de la coalition affirment que l’interdiction de manifester dans les localités de l’intérieur du pays décidée par le Ministre en charge de l’administration territoriale présente en effet un caractère illégal.

« L’interdiction d’une manifestation ne peut intervenir qu’en dernier recours face à une menace exceptionnelle et seulement après concertation préalable avec les organisateurs. Non seulement cette concertation préalable n’a pas eu lieu mais surtout les motifs évoqués par le ministre relèvent d’un abus de pouvoir et d’une violation du droit de manifester », ont expliqué les leaders de la coalition.

« La Coalition tient à organiser une manifestation à caractère national. En conséquence elle reporte sa manifestation prévue pour le samedi 12 janvier 2019 à Lomé et dans les villes de l’intérieur du pays, au samedi 26 janvier 2019 », lit-on dans la déclaration.

Il faut rappeler que par courrier en date du 09 janvier 2019, le ministre Payadowa Boukpessi en charge de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales a notifié à la Coalition de l’opposition l’interdiction à l’intérieur du pays des manifestations programmées ce samedi 12 janvier par ce regroupement de partis de l’opposition pour « manque d’informations légales ».

Le Ministre Boukpessi avait expliqué que pour les marches de l’intérieur du pays, la coalition a juste annoncé son intention de manifester, sans indiquer ni les villes concernées, ni les itinéraires correspondants. Il faut cependant relever qu’à Lomé, la marche a été autorisée, mais avec une modification des itinéraires par l’autorité publique.

Après les élections législatives du 20 décembre dernier qu’elle a boycotté, la coalition de l’opposition veut renouer avec les manifestations de rue à l’échelle nationale pour non seulement condamner et rejeter ce qu’elle appelle « le coup de force électoral du 20 Décembre 2018 », mais aussi pour exiger les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales avant toute consultation électorale au Togo.

Autres exigences de la coalition, « l’arrêt immédiat des intimidations et harcèlements des paisibles populations qui ne demandent que l’alternance politique et l’édification de l’Etat de droit dans leur pays, le Togo » et « la libération des manifestants et acteurs de la société civile arrêtés dans l’exercice de leur droit constitutionnel et la levée de l’Etat de siège de fait des villes de Mango, Bafilo, Sokodé, Tchamba, Kara et des quartiers de Lomé ».

Cris DADA




Gianni Infantino

Gianni Infantino : « On va travailler main dans la main pour faire avancer le football au Togo »

A l’occasion de sa première visite au Togo, le président de la Fédération International de Football Association a exprimé son engagement à accompagner le football togolais à retrouver ses lettres de noblesse. Le patron de la FIFA a à cet effet échangé sur la politique de développement du football au Togo avec diverses personnalités dont le Président de la République Faure Gnassingbé et le président de la Fédération togolaise de football, Guy Kossi Akpovy.

« La FIFA s’engage à apporter son soutien au gouvernement pour la promotion du football masculin et féminin, et nous allons travailler main dans la main pour améliorer la qualité de jeu, des infrastructures et des centres de formation au Togo », a indiqué le président de l’instance mondiale de football, à l’issue de son entretien ce mercredi 09 janvier avec le Chef de l’Etat.

«  Nous sommes là pour montrer notre soutien et notre solidarité à la FTF.  On va travailler main dans la main pour faire  avancer le football au Togo. Parce que le football aujourd’hui c’est plus qu’un sport, c’est quelque chose qui a un impact sur la société, ça unit, ça change un état d’esprit de tout un pays. On est là pour offrir notre aide pour faire briller à nouveau le football togolais et  faire rêver ce pays », a-t-il ajouté.

La Fédération togolaise de football (FTF) a saisi l’occasion pour présenter au Président de la FIFA, l’état des lieux du football togolais et les projets en cours pour son développement.

Il faut souligner que cette visite de Gianni Infantino au Togo s’inscrit dans le cadre d’une tournée sous régionale notamment en Guinée, en Gambie, au Sénégal, au Togo et au Bénin.

Cris DADA