Faure Gnassingbé à son arrivée à Abuja

Les grands dossiers de la 52ème session ordinaire des Chefs d’État de la CEDEAO

Les Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO se réunissent ce samedi 16 décembre à Abuja au Nigéria pour leur 52ème  session ordinaire sous l’égide de Faure Gnassingbé, président en exercice de l’organisation sous régionale.

Plusieurs sujets feront l’objet de débat notamment les crises sociopolitiques qui minent certains pays de la sous région à savoir le Togo, le Liberia ou encore la Guinée Bissau.

Egalement à l’ordre du jour, l’examen des rapports intérimaires de fonctionnement des institutions communautaires, les réformes institutionnelles, l’attribution des postes statutaires des institutions sans oublier la question relative aux contributions des Etats pour le bon fonctionnement de la Communauté.

Selon un communiqué de la Présidence de la République Togolaise, les Chefs d’Etat se prononceront par ailleurs sur la candidature d’adhésion du Maroc et le statut d’observateur de certains pays déjà évoqués lors des précédentes sessions. Ils passeront en revue les situations sociopolitiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel pour une synergie d’actions dans la prévention et la résolution des conflits dans les différents pays.

« A la tête de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, je partagerai avec mes pairs, au cours du 52ème Sommet, les résultats des réformes que nous avons engagé pour un fonctionnement plus efficient de notre institution », a indiqué Faure Gnassingbé sur son compte twitter.

Il faut souligner que c’est depuis hier vendredi que le Chef de l’État togolais est dans la capitale fédérale du Nigeria pour ce Sommet qui intervient deux jours après la 79ème session du Conseil des Ministres de la CEDEAO tenue toujours à Abuja, sous la conduite du patron de la diplomatie togolaise, le ministre Robert Dussey.

David




Le Groupe ivoirien MAGIC SYSTEM

Le groupe MAGIC SYSTEM fera bel et bien son show à Lomé

Le groupe ivoirien Magic System sera effectivement à Lomé ce week-end pour deux grands spectacles dans le cadre de sa tournée africaine marquant la célébration de ses vingt (20) ans de carrière. L’information est confirmée par la structure Sud-Com, organisatrice de l’évènement dans la capitale togolaise.

Sur les réseaux sociaux, des rumeurs avaient en effet circulé faisant état du report de ce concert. « En tout temps et sur toute l’étendue du territoire togolais, nous exerçons notre métier et accueillons nos frères africains comme ils nous accueillent chez eux », a indiqué dans un point de presse, le responsable de Sud-Com, Tam Hakeem Toutou en réponse à un collectif d’artistes engagés (parmi lesquels Eric Mc et Ras Ly) qui appellent au boycott du spectacle.

Tam Hakeem Toutou insiste sur la nécessité de mettre la différence entre la politique de la culture. « La politique et le culturel sont deux choses différentes. Un acteur culturel que ce soit artiste ou promoteur culturel a le droit de s’exprimer politiquement mais n’a pas le droit de vouloir que les autres le suivent forcément. Il n’y a pas de parti politique dans la culture », a-t-il souligné avant d’ajouter qu’il n’y aura aucun report. « Tous les évènements auront bel et bien lieu », a-t-il insisté.

« Nous sommes les premiers à se plaindre que nos artistes ne se produisent pas à l’extérieur et nous sommes également les premiers à refuser les étrangers chez nous », a fait savoir Tam Hakeem Toutou.

Le groupe Magic System se produira à Lomé les 16 et 17 décembre respectivement à l’hôtel du 2 février (soirée VIP) et à la plage en face de l’hôtel de la paix.

David




Des responsables de la coalition lors de la marche de jeudi à Lomé

Togo/ La coalition de l’opposition lance un « cri de cœur » aux dirigeants de la CEDEAO

A l’issue de leur deuxième jour de marche pour le compte de cette semaine, les 14 partis politiques membres de la coalition de l’opposition ont au nom des manifestants, lancé un « cri de cœur » à tous les Chefs d’Etat de la CEDEAO (qui devront se réunir ce samedi 16 décembre à Abuja au Nigeria pour leur 52ème session ordinaire), afin qu’ils interviennent véritablement pour une sortie de crise au Togo.

« Le peuple togolais, décidé à conquérir sa liberté et sa souveraineté, vous adresse sa sincère gratitude et vous demande de tout mettre en œuvre, afin qu’au sommet d’Abuja, le régime qui gouverne le pays depuis plus de 50 ans, intériorise et accepte enfin l’alternance », indique en effet, une déclaration de la coalition lue lors du meeting qui a sanctionné la fin de la marche de jeudi.

« Messieurs les présidents, le Togo est une inacceptable anomalie politique au sein de notre espace ouest-africain et il convient d’y mettre fin. Plus de 50 ans d’un règne oligarchique de père en fils où toutes les institutions de la République sont verrouillées au profit d’une seule famille et où le bulletin de vote n’a plus aucun sens (…) », poursuit la déclaration lue par Me Dodji Apévon, président des FDR, parti membre de la coalition.

Les responsables de ce regroupement de partis de l’opposition soulignent par ailleurs que le combat que mènent les togolais depuis quatre mois, n’a d’autre but que de permettre au pays de connaître une vie démocratique.

« Aidez-Nous à empêcher que le Togo, par l’entêtement de Faure Gnassingbé, ne devienne un terreau facile et fertile de situations qui peuvent devenir très incontrôlables au sein de notre espace commun de développement économique, politique et social », peut-on également lire dans la déclaration.

Le Togo, il faut le rappeler, est plongé dans une crise sociopolitique depuis plus de trois mois déjà avec des manifestations de l’opposition qui exige des réformes politiques notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral, l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger entre autres.

La coalition des 14 partis politiques réclame également la libération de toutes les personnes incarcérées dans le cadre des manifestations. Les initiatives du gouvernement notamment la loi portant révision constitutionnelle avec la limitation du mandat présidentiel et les élections à deux tours sont jugées insuffisantes par l’opposition.

Un dialogue politique devrait s’ouvrir dans les prochains jours entre les acteurs de la classe politique. Aucune date n’est pour le moment annoncée, les tractations sont en cours avec les consultations déjà boycottées par les partis de la coalition qui appellent à une nouvelle manifestation ce samedi 16 décembre au moment où les dirigeants ouest-africains seront en session à Abuja au Nigéria.

Cris DADA




Faure Gnassingbé remettant les clés des véhicules au Ministre de la Santé

Faure Gnassingbé constate les performances de l’approche contractuelle au CHR d’Atakpamé

Le Centre Hospitalier Régional d’Atakpamé a reçu ce jeudi 14 décembre, la visite du Chef de l’Etat dans le cadre de la nouvelle approche de gestion (approche contractuelle) en cours d’expérimentation dans cette formation sanitaire du Togo. Faure Gnassingbé est allé constater les premiers résultats de cette nouvelle méthode de gestion, une visite couplée de la remise de matériel roulant à diverses structures sanitaires de la région des plateaux.

Le CHR d’Atakpamé fait en effet partie des centres pilotes choisis dans le cadre de la réforme de la contractualisation qui est basée sur une délégation de gestion à une entité non étatique chargée de mettre en place des outils et mécanismes d’une gestion orthodoxe, participative et inclusive.

Après environs six mois de mise en œuvre de cette nouvelle approche, les résultats sont jugés encourageants selon le ministre Moustafa Mijiyawa en charge de la santé et de la protection sociale.

La contractualisation s’est en effet soldée dans ce centre par une augmentation du taux de fréquentation et une gestion efficiente des ressources disponibles. Elle a permis le paiement régulier des salaires et primes des 109 agents émargeant sur le budget autonome depuis juin 2017, une réduction du découvert à la banque de 46 à 31 millions de francs, une augmentation de l’achat de médicaments de 66 %, une augmentation des frais alloués à la maintenance des équipements de 841 %, une réduction du taux de retard de 12 à 3 %, l’achat de 2 microscopes, de 6 ordinateurs, d’une table d’accouchement, de deux brancards et la réhabilitation de la pharmacie entre autres.

Le Chef de l’Etat a saisi l’occasion de sa visite pour féliciter tous les acteurs dont l’engagement et l’adhésion à ce processus ont permis d’obtenir les résultats enregistrés, lesquels résultats suscitent déjà l’extension de l’approche vers les autres structures sanitaires publiques du pays. Faure Gnassingbé a également rappelé au personnel de l’hôpital, les fondements de l’approche contractuelle et réaffirmé la détermination du gouvernement à honorer ses engagements en faveur de la santé et du bien-être des populations.

Aussi, des équipements acquis dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) ont-ils été mis à la disposition de cinq centres de santé de la région. Ces équipements sont composés de cinq ambulances médicalisées, de 10 véhicules de liaison, et de 100 motos tout-terrain.

David




Le ministre Robert Dussey (au milieu) à l’ouverture des travaux

Ouverture à Abuja de la 79ème session du Conseil des Ministres de la CEDEAO

La 79ème session du Conseil des Ministres de la CEDEAO s’est ouverte ce mercredi 13 décembre à Abuja dans la capitale nigériane sous la présidence du patron de la diplomatie togolaise, le ministre Robert Dussey. Cette session sera consacrée aux débats sur divers sujets touchant les domaines sensibles et prioritaires de la communauté sous régionale.

« Les réflexions attendues de notre session doivent favoriser l’éclosion de propositions et recommandations dont la concrétisation permettra de marquer un saut qualitatif vers l’intégration réelle et effective conformément aux ambitions des pères fondateurs et à la Vision 2020 de la CEDEAO », a indiqué le ministre Robert Dussey à l’ouverture des travaux qui dureront deux jours.

Il a également appelé les Etats membre à une « unité d’action » au sein de la Communauté. « Notre organisation est en pleine mutation et ses performances actuelles doivent nous inspirer et nous inciter à plus d’ardeur pour opérer des choix qualitatifs et audacieux afin d’affronter avec sérénité les multiples défis qui nous attendent », a-t-il ajouté.

De son côté, le Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel De SOUZA a plaidé pour le paiement à temps du prélèvement communautaire par les Etats membres de l’organisation régionale, une obligation capitale pour la survie de la CEDEAO. Il a en outre rappelé les efforts fournis en 2017 par la Commission de la CEDEAO afin de poursuivre la mise en œuvre des mesures de maîtrise des charges et de réduction des dépenses.

Quarante ans après sa création, la CEDEAO affiche un taux d’intégration évalué à seulement 15 %. Le souci est donc de remédier à cette situation, de maintenir le cap de la mise en œuvre des programmes relatifs à la performance économique de la région notamment la consolidation de la libre circulation des personnes et des biens, le développement des politiques agricoles et industrielles communes, l’interconnexion des infrastructures de transport, la communication et l’énergie, et les politiques communes dans la gestion des ressources naturelles entre autres.

Il faut souligner que ce Conseil se tient en prélude de la 52ème session ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO prévue samedi prochain toujours à Abuja au Nigéria.

David




Mme Joëlle DEHASSE, Représentante résidente de la Banque mondiale au Togo

La Banque mondiale annonce le renforcement de son engagement au Togo

Les interventions de la Banque Mondiale au Togo de même que les questions relatives à l’amélioration du climat des affaires ont été au centre d’un entretient ce mercredi entre le Premier ministre Komi Sélom Klassou et la Représentante résidente de l’institution financière au Togo, Mme Joëlle DEHASSE.

La Représentante résidente a indiqué que 2017 a été une année importante pour le Togo qui a vu le portefeuille de la Banque mondiale connaitre une augmentation avec l’approbation de plusieurs projets d’investissement. Cet engagement, dit-elle, sera bientôt renforcé par un appui budgétaire à l’endroit des réformes dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications ainsi que la réforme fiscale et le programme d’investissement public.

« Nous avons discuté de tous ces programmes et aussi des perspectives pour l’année 2018. Je voudrais souligner que le secteur de la santé, le secteur de l’énergie aussi bien que la lutte contre l’érosion côtière sont trois secteurs très importants pour nous en 2018. Nous allons continuer à appuyer les réformes économiques ainsi que les secteurs de l’énergie et des télécommunications. Nous avons discuté aussi de tout ce qui a trait au climat des investissements en particulier et voir comment travailler ensemble pour améliorer l’environnement des affaires », a déclaré Mme Joëlle DEHASSE à sa sortie d’audience.

Mme DEHASSE a indiqué avoir également discuté avec le Premier ministre au sujet du climat des investissements pour améliorer l’environnement des affaires ainsi que tout ce qui a rapport avec le Doing Business, notamment la facilitation du permis de construire, l’enregistrement des sociétés et de la propriété, les transferts de propriétés relatifs au foncier.

La Rédaction




Séance d’échange avec des victimes

Justice transitionnelle : Le HCRRUN à l’étape des indemnisations

C’est un moment très attendu par les victimes des violences politiques au Togo de 1958 à 2005, recensées par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR). Le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a entamé depuis mardi dernier à Lomé, l’étape des indemnisations proprement dites de ces victimes notamment les plus vulnérables.

Dans un premier temps, 137 victimes identifiées dans tout le pays vont bénéficier d’une prise en charge médicale et psychologique et d’une enveloppe financière. Elles sont convoyées depuis leurs lieux de résidence jusqu’à Lomé et prises en charge par des médecins de l’ONG internationale Aimes-Afrique.

Les responsables du HCRRUN expliquent que dans un souci d’efficacité, les victimes vulnérables tout comme les autres victimes non vulnérables sont réparties en trois (3) pools. Jusqu’à samedi prochain, les victimes des régions de la savane, de la Kara et Centrale (17 au total) sont d’abord concernées par l’opération. La semaine du 19 au 23 décembre 2017 sera consacrée aux victimes vulnérables du pool 2 constitué de la région des Plateaux-Est et la semaine du 26 au 29 décembre 2017 sera consacrée aux victimes vulnérables du pool 3 constitué de la région Maritime et Kpalimé.

«Le travail avait été déjà effectué par la CVJR en son temps qui a défini les différents cas de préjudices et fixé des montants y afférents qu’il s’agisse de préjudice corporel, de préjudice de carrière, de préjudice matériel et enfin de préjudice de décès/ou de disparition. Le programme tel qu’élaboré par la CVJR et annexé aux recommandations a déterminé le quantum à payer à chaque type de préjudice » a précisé la présidente du HCRRUN, Mme Awa Nana Daboya.

La prise en charge médicale est assurée dans divers domaines notamment la médecine générale, la neurologie, l’ORL, la gynécologie, et de la chirurgie.

Cris DADA




Remise des attestations aux participants

Fin de la 14ème foire internationale de Lomé sur une note de satisfaction

C’est sur une note de satisfaction que les rideaux sont tombés ce lundi 11 décembre sur la 14ème foire internationale de Lomé. Placée sous le thème « le numérique au service des affaires », cette édition de la foire a connu la participation de 17 pays, avec au total 820 exposants et plus de 250.000 visiteurs.

« Ce que nous devons retenir comme bilan cette année, c’est l’organisation même de cette foire. A quelques mois de la date prévue, nous doutions de la tenue ou non de l’évènement. Ce que nous retenons de la 14ème foire internationale de Lomé, c’est la tenue de l’événement avec autant d’exposants et de visiteurs », s’est réjoui Johnson Kuéku Banka, Directeur général du Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF-Lomé).

« Ils étaient nombreux que ce soit les visiteurs, les start-ups, surtout les étudiants qui ont participé à tous les panels. C’est autant d’éléments qui nous permettent d’apprécier cette manifestation, qui a été tirée vers le haut cette année parce que tous les exposants se sont comportés en professionnels », a-t-il ajouté, remerciant au passage, tous ceux qui de près ou de loin, d’une manière ou d’une autre, ont œuvré pour le bon déroulement des activités. « Nous avons constaté au niveau des participants, une certaine joie d’avoir eu beaucoup de contacts et le thème choisi cette année a beaucoup intéressé le public », a fait savoir Johnson Kuéku Banka.

Les rencontres professionnelles « B to B » ont quant à elles connu la participation de plus d’une cinquantaine d’entreprises avec déjà environ 40 promesses de partenariat selon les informations.

La cérémonie de clôture de cette 14ème foire a été marquée par une remise d’attestation aux participants notamment les sponsors et exposants. La date de la 15ème foire internationale de Lomé sera communiquée très prochainement par l’administration du CETEF.

David




La ministre Legzim-Balouki (1er plan à gauche)

La Ministre Legzim-Balouki en Argentine pour une conférence de l’OMC sur le commerce dans les PMA

La ministre Bernadette Legzim-Balouki en charge du commerce et de la promotion du secteur privé participe à Buenos Aires en Argentine à la 11ème Conférence Ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) placée sous le thème : « Investir dans le commerce des Pays moins avancés (PMA) » ; Un dialogue de haut niveau dont les réflexions permettront d’identifier des mécanismes plus performants de collaboration entre donateurs et PMA dans le souci de valoriser davantage les secteurs porteurs des économies.

Cette conférence est une occasion pour les ministres du commerce des pays membres de l’OMC de se prononcer sur la situation du commerce dans leurs pays respectifs et dans le monde.

Dans son intervention, la ministre Bernadette Legzim-Balouki a souligné la nécessité pour les gouvernements des PMA d’opérer des réformes qui permettront de développer et de diversifier les exportations, source d’emploi notamment pour les femmes et les jeunes.

Au rang de ces réformes dit-elle, l’amélioration continue du climat des affaires pour des investissements, l’instauration et l’opérationnalisation des guichets uniques pour réduire les délais et les coûts des opérations d’importation et d’exportation, la ratification et la mise en œuvre de l’Accord de l’OMC sur la Facilitation des Echanges, l’adoption et la mise en œuvre des normes de qualité ainsi que les mesures relatives à l’étiquetage et l’emballage des produits, le développement des chaînes de valeurs prioritaires et la valorisation de la transformation dans les secteurs miniers, agroalimentaires et textiles.

Elle a également évoqué les programmes de réformes initiés par le Gouvernement à savoir la mise en place depuis juillet 2014 du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur. « Il facilite la dématérialisation des documents échangés et l’automatisation des procédures administratives, logistiques et douanières. De même, un Guichet unique de création d’entreprises est opérationnel pour toutes les activités de création, de dissolution ou de cessation d’activité des entreprises à coût très réduit (environ 45 dollars) et dans un délai record (24 heures) », a indiqué Mme Bernadette Legzim-Balouki.

La Conférence ministérielle de l’OMC est l’organe de décision suprême de l’institution. Les travaux prendront fin ce mercredi 13 décembre.

Cris DADA




Table d'honneur

La BIDC se fait découvrir à la foire internationale de Lomé

Les institutions saisissent l’occasion de leur participation à la foire internationale de Lomé pour se promouvoir et se faire découvrir. C’est le cas de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), le bras financier de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a organisé une conférence sur le site de la foire pour présenter ses activités au grand public.

La conférence a été animée par une délégation de la BIDC conduite par Apollinaire Ibrahim TINI, chef division infrastructures modernes et services à la Banque, en présence du Directeur général du CETEF, Johnson Kuéku Banka.

Selon les conférenciers, la BIDC a pour objectif essentiel de contribuer à l’essor économique de l’Afrique de l’Ouest à travers le financement des projets publics et privés relevant de divers domaines notamment le transport, l’énergie, les télécommunications, l’industrie, les services, la réduction de la pauvreté, l’environnement ou encore les ressources naturelles.

Le chef division infrastructures modernes et services a expliqué que la BIDC qui a son siège à Lomé au Togo, comprend deux guichets : l’un destiné au secteur privé, et l’autre au secteur public.

« La BIDC a pour objet d’accorder des prêts et garanties pour le financement de projets et programmes d’investissement relatifs au développement économique et social des Etats membres, de mobiliser à l’intérieur et hors de la Communauté des ressources destinées au financement de ses projets et programmes d’investissement et de fournir l’assistance technique qui peut être nécessaire au sein de la Communauté pour l’étude, la préparation, le financement et l’exécution de projets et programmes de développement », a indiqué Ibrahim TINI.

En 2016, le Togo a bénéficié de 10 % des interventions de la banque. Le pays figure parmi les trois pays bénéficiant de plus de financement de la part de la BIDC. Au cours de 2017, au total 43 projets ont été approuvés par la Banque pour un montant total évalué à 117,8 milliards de FCFA. « Nous avons comme sources de financement : nos fonds propres, les fonds spéciaux, les marchés financiers et des partenaires financiers », explique Ibrahim TINI.

En termes de perspectives, la BIDC compte renforcer ses interventions en faveur du développement des infrastructures, de l’agriculture, du secteur privé et de la protection sociale.

Il faut rappeler que la BIDC regroupe 15 pays notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

David