Cadre électoral : Le NET propose 4 députés pour la diaspora

Cadre électoral : Le NET propose 4 députés pour la diaspora

SHARE
Gerry Taama, Président du NET
Gerry Taama, Président du NET
image_pdfimage_print

Au-delà des réformes institutionnelles et constitutionnelles, la révision du cadre électoral fait aussi partie des revendications de l’opposition togolaise. Au rang de ces revendications, le vote des togolais de l’étranger. Le Président du parti politique Nouvel Engagement Togolais NET (opposition) est revenu sur le sujet au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi à Lomé.

Pour les prochaines élections législatives, Gerry Taama propose en effet 4 députés pour la diaspora. 1 pour l’Europe, un pour l’Asie, un pour l’Amérique et un pour l’Afrique. Une proposition qui selon lui, pourra être affinée après l’inscription sur les listes électorales.

Le NET propose que toute représentation diplomatique ayant enregistré plus de 200 inscriptions puisse disposer d’un bureau de vote fonctionnant sous la même base que sur le territoire national. « Une loi devrait organiser ce vote (…) ; La CENI devrait par conséquent établir ses démembrements à l’international, et disposer d’une CELI dédiée au vote de la diaspora. Cette CELI fonctionnera suivant les mêmes principes que les CELI nationales », ajoute le candidat malheureux de la présidentielle de 2015.

Autre sujet porté à la connaissance des Hommes de médias, les propositions du NET en ce qui concerne la révision constitutionnelle. Ces propositions portent sur 26 articles de la présente Constitution. L’innovation majeure de la proposition de modification constitutionnelle de ce parti repose principalement sur le changement du régime politique actuel en un régime politique de type présidentiel.

Le NET estime en effet que le régime présidentiel présente plusieurs avantages à savoir qu’en cas de vacance de pouvoir, le vice-président termine le mandat du président, le Président de la République est seul responsable de la politique de son gouvernement. Aussi, la présence d’un Premier ministre est-elle optionnelle ; il s’agit simplement d’un super ministre chargé de coordonner l’action du gouvernement. L’autre avantage, souligne le NET, est que l’exécutif n’est plus « une usine de fabrication des lois », mais « c’est bien le parlement qui vote les lois qui sont ensuite mises en exécution par le gouvernement ».

« Ces trois avantages sont exploités par plusieurs pays de la sous-région qui sont passés au régime présidentiel et qui jouissent aujourd’hui d’une stabilité remarquable (Benin, Ghana, Nigéria, Cote d’ivoire)», a expliqué Gerry Taama.

Le NET a envoyé l’ensemble de ses propositions aux acteurs du dialogue politique actuellement en cours à savoir la Coalition des 14 partis de l’opposition, le parti Union pour la République UNIR (au pouvoir), le Gouvernement et la mission de facilitation présidée par le Chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo.

David