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Aucun cas autochtone de fièvre Lassa en 2018 au Togo, selon le Ministre MIJIYAWA

Aucun cas autochtone de fièvre Lassa n’a été enregistré depuis le début de l’année au Togo : c’est ce qu’indique le Ministre de la santé et de la protection sociale, Pr. Moustafa Mijiyawa en réponse aux rumeurs selon lesquelles, le patient décédé le 12 juillet dernier à l’hôpital du district sanitaire n°2 suite à un vomissement abondant de sang, serait atteint de la fièvre Lassa.

Selon les explications du ministre Mijiyawa contenu dans un communiqué rendu public, les résultats de l’analyse approfondie des prélèvements réalisés sur la dépouille se sont révélés négatifs pour les fièvres hémorragiques notamment pour la fièvre Lassa. Toutefois, précise-t-il, « le transport et l’enterrement du corps ont été effectués dans des conditions de protection sanitaires maximales ».

Le Ministre de la santé exhorte à cet effet la population à ne pas céder à la panique et la rassure que l’issue de la prise en charge des cas de fièvre de la dengue et de Lassa est favorable dès lors qu’elle intervient précocement.

La population est par ailleurs invitée à une vigilance plus accrue et à l’adoption de certains comportements pour éviter les fièvres virales hémorragiques : se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, bien protéger le reste d’aliments et de réserves de nourritures dans les maisons, adopter les mesures d’hygiène et assainissement pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les maisons en conservant les céréales et autres denrées alimentaires dans des contenants bien fermés et résistant aux rongeurs, en éliminant les ordures loin des habitations et en maintenant la propreté à l’intérieur et autour des habitations.

Il est également recommandé d’éviter tout contact avec le sang, selles, urine, salive et les vomissures d’une personne suspecte ou malade d’une fièvre virale hémorragique et de ne pas manipuler, à l’absence de toutes mesures de protection adaptée, le corps d’une personne suspectée décédée de fièvre virale hémorragique.

« Devant toutes suspicions, informer le personnel de santé de la formation sanitaire la plus proche pour une prise en charge rapide et adéquate », conclut le communiqué.

Cris DADA