Gianni Infantino

Gianni Infantino : « On va travailler main dans la main pour faire avancer le football au Togo »

A l’occasion de sa première visite au Togo, le président de la Fédération International de Football Association a exprimé son engagement à accompagner le football togolais à retrouver ses lettres de noblesse. Le patron de la FIFA a à cet effet échangé sur la politique de développement du football au Togo avec diverses personnalités dont le Président de la République Faure Gnassingbé et le président de la Fédération togolaise de football, Guy Kossi Akpovy.

« La FIFA s’engage à apporter son soutien au gouvernement pour la promotion du football masculin et féminin, et nous allons travailler main dans la main pour améliorer la qualité de jeu, des infrastructures et des centres de formation au Togo », a indiqué le président de l’instance mondiale de football, à l’issue de son entretien ce mercredi 09 janvier avec le Chef de l’Etat.

«  Nous sommes là pour montrer notre soutien et notre solidarité à la FTF.  On va travailler main dans la main pour faire  avancer le football au Togo. Parce que le football aujourd’hui c’est plus qu’un sport, c’est quelque chose qui a un impact sur la société, ça unit, ça change un état d’esprit de tout un pays. On est là pour offrir notre aide pour faire briller à nouveau le football togolais et  faire rêver ce pays », a-t-il ajouté.

La Fédération togolaise de football (FTF) a saisi l’occasion pour présenter au Président de la FIFA, l’état des lieux du football togolais et les projets en cours pour son développement.

Il faut souligner que cette visite de Gianni Infantino au Togo s’inscrit dans le cadre d’une tournée sous régionale notamment en Guinée, en Gambie, au Sénégal, au Togo et au Bénin.

Cris DADA




Mohamed Salah avec son trophée (©RFI)

Football : Mohamed Salah sacré «Joueur africain de l’année 2018»

Sans surprise, le footballeur égyptien Mohamed Salah a été élu ce mardi 08 janvier, Joueur africain de l’année 2018. Il a devancé son coéquipier de Liverpool, le Sénégalais Sadio Mané, et le Gabonais d’Arsenal, Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant égyptien a donc réussi à conserver le trophée qu’il a déjà remporté en  2017.

La soirée organisée à Dakar dans la capitale sénégalaise, a permis à la Confédération africaine de football (CAF) et à son Président Ahmad Ahmad, de récompenser différents autres acteurs du football africain qui se sont distingués au cours de l’année 2018.

Il faut signaler que la cérémonie a connu la présence de diverses personnalités notamment le Président de la République du Sénégal Macky Sall, son homologue libérien George Weah, (ancien footballeur et unique Africain à avoir remporté le Ballon d’or), le Président de la FIFA Gianni Infantino entre autres.

Voici les trophées de la CAF 2018

Joueur africain de l’année : Mohamed Salah (Egypte)

Joueuse africaine de l’année : Thembi Kgatlana (Afrique du Sud)

Meilleur jeune de l’année : Achraf Hakimi (Maroc)

Entraîneur d’une équipe masculine : Hervé Renard (Maroc)

Entraîneur d’une équipe féminine : Desiree Ellis (Afrique du Sud)

Equipe masculine de l’année : Mauritanie

Equipe féminine de l’année : Nigeria

 

Le meilleur « ONZE » de l’année : Denis Onyango – Serge Aurier, Mehdi Benatia, Eric Bailly, Kalidou Koulibaly – Thomas Partey, Naby Keita – Riyad Mahrez, Sadio Mané – Pierre-Emerick Aubameyang, Mohamed Salah.

La Rédaction




Faure Gnassingbé (Image d’archives)

Faure Gnassingbé accorde une grâce présidentielle à 454 détenus

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a accordé une grâce présidentielle à 454 détenus des prisons du Togo, a-t-on appris ce mardi à travers un communiqué de la Présidence de la République.

Selon le document parvenu à notre Rédaction, il s’agit d’une remise de la peine restant à courir accordée à plusieurs condamnés sur l’ensemble du territoire national par décret No 2019 – 001/PR en date du 03 Janvier 2019.

Les détenus remis en liberté sont répartis comme suit : 177 à la prison civile Lomé, 20 à celle de Tsévié, 13 à Notsé, 09 à Mango, 35 à Sokodé, 35 à Atakpamé, 58 à Kpalimé, 06 à Kanté, 13 à Kara, 26 à Dapaong, 39 à Aného, 15à Bassar et 08 à Vogan. Les images de certaines personnes déjà libérées sont montrées à la télévision nationale (TVT).

Cette décision du Chef de l’Etat est conforme à ses prérogatives constitutionnelles contenues notamment dans l’article 73 de la constitution de la 4ème République qui dispose que « Le Président de la République exerce le droit de grâce après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature ».

La Rédaction




Le doyen d’âge, l’honorable André Johnson

Rentrée parlementaire de la VIème législature au Togo

Les nouveaux élus du peuple issus des élections législatives du 20 décembre dernier ont effectué leur rentrée parlementaire de droit ce mardi 08 janvier 2019, une session inaugurale présidée par le doyen d’âge, l’honorable André Johnson de l’Union des Forces de Changement (UFC). Ce dernier avait à ses côtés, les deux plus jeunes de l’hémicycle à savoir Sénou Soklingbé du parti au pouvoir Union pour la République (UNIR) et Vincent Améganvi du Nouvel Engagement Togolais NET (opposition).

Ils étaient au total 90 députés sur les 91 à répondre présent à cette première session consacrée à l’annonce des personnes élues, à la lecture de la requête en contestation d’élection et la décision de la Cour constitutionnelle, et à la mise en place d’une commission de  13 membres qui se chargera de plancher sur la révision du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Le grand chantier qui attend cette nouvelle législature concerne la mise en ouvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles à l’origine de la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis août 2017. Et sur ce dossier, les députés comptent très vite faire avancer les choses.

« Il s’agit d’aller rapidement aux réformes constitutionnelles et institutionnelles afin de consolider la paix dans notre pays. J’ai foi en notre capacité à transcender nos divergences pour faire évoluer le cadre institutionnel et politique, une profonde aspiration du peuple togolais », a indiqué André Johnson.

« J’ai conscience que le chantier qui nous attend est énorme et le monde entier nous observe. Nous devons poser des actes qui garantissent l’enracinement de notre démocratie, nous devons travailler dans l’acception de l’autre pour répondre aux aspirations profondes de nos lectorats », a-t-il ajouté.

La prochaine séance de la VIème législature est prévue pour le lundi 14 Janvier 2019.

Bruno OBOE




Image des militaires lors de la lecture de leur communiqué (image YOUTUBE)

Tentative de coup d’Etat au Gabon : 04 putschistes arrêtés (Gouvernement)

Selon Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement gabonais, quatre des cinq militaires gabonais ayant appelé, ce lundi matin sur la radio d’État, le peuple à se « lever » ont été arrêtés et la situation est « sous contrôle ». Le 5è militaire est en fuite.

Ce lundi 07 janvier vers 4h du matin en effet, des militaires ont pris le contrôle de l’antenne sur la radio nationale gabonaise pour lire un communiqué dans lequel ils annoncent leur volonté de mettre en place dans les prochaines heures un « Conseil national de la restauration ».

C’est Ondo Obiang, (lieutenant) qui a lu le communiqué. Il se proclame préalablement « président du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) ».

Dans le texte rendu public, les putschistes disent être déçus du message délivré à la nation gabonaise le 31 décembre dernier par le Président de la République Ali Bongo actuellement en convalescence au Maroc, après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral fin octobre 2018.

« Le message du chef de la nation visant à clore le débat sur sa santé a plutôt renforcé les doutes sur sa capacité à assumer la fonction de président de la République », ont indiqué les militaires.

Selon les informations parvenues à notre Rédaction, le gouvernement gabonais est actuellement en réunion de crise suite aux évènements de ce matin à Libreville. Une enquête serait également déjà ouverte. Un hélicoptère survole la zone de la maison de la radio. A quelque 300 mètres de là, il y a un check-point de la garde républicaine qui sécurise toute la zone.

Il faut signaler que cette tentative de coup d’Etat est fermement condamnée par l’Union africaine (UA).

La Rédaction




Komi Sélom Klassou

Togo/ Démissionnaire, le Premier Ministre Klassou chargé d’expédier les affaires courantes

Le Premier ministre Komi Sélom Klassou a présenté ce vendredi 04 décembre sa démission et celle de son gouvernement au Président de la République Faure Gnassingbé. Pratique républicaine, cette démission intervient au lendemain des élections législatives du 20 décembre 2018 remportées 59 sièges sur 91 par le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR).

« Le Président de la République a accepté cette démission et a saisi l’occasion pour féliciter le Premier Ministre et toute l’équipe gouvernementale pour les efforts déployés dans la poursuite des réformes économiques, politiques et sociales engagées par notre pays depuis quelques années », indique un communiqué de la Présidence de la République.

Selon le document lu à la télévision nationale TVT, le Premier Ministre a été chargé par le Président de la République d’ « expédier les affaires courantes ».

Il faut rappeler que Komi Sélom Klassou a été élu député du parti UNIR dans la circonscription du Haho à l’issue du scrutin législatif du 20 décembre dernier. Il occupait le poste de Premier Ministre depuis le 05 juin 2015.

La Rédaction




Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice de la C14

Brigitte Adjamagbo-Johnson : « La Coalition des 14 n’a jamais appelé au boycott de l’élection du 20 décembre 2018 »

Surprenante déclaration. Au micro de nos confrères de Afrika Stratégies France, la coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a indiqué n’avoir jamais appelé au boycott des élections législatives du 20 décembre dernier, au scrutin auquel n’a pourtant pas pris part, ce regroupement de partis de l’opposition togolaise. « La Coalition des 14 partis de l’opposition n’a jamais appelé au boycott de l’élection du 20 décembre 2018 ; mais elle a exigé et continue de réclamer des réformes constitutionnelles et institutionnelles et des conditions de transparence des élections au Togo en vue d’une alternance et c’est pour ce faire qu’elle a demandé au peuple togolais d’empêcher par tous les moyens légaux la tenue de ce scrutin et elle fut écoutée », a déclaré Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson qui est dans une longue interview, revenue par ailleurs sur divers sujets notamment la crise togolaise, les manifestations de rue avec celle encore en perspective le 12 janvier prochain, les dernières législatives, la CEDEAO, les démarches des facilitateurs pour une sortie de crise, et entre autres la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Nous vous proposons l’intégralité de l’interview.

Afrika Stratégies France: La C14 a appelé au boycott, le pouvoir a organisé de façon unilatérale ce scrutin. Est-ce que vous regrettez cette politique de la chaise vide ?

Brigitte Adjamagbo-Johnson: La Coalition des 14 partis de l’opposition n’a jamais appelé au boycott de l’élection du 20 décembre 2018 ; mais elle a exigé et continue de réclamer des réformes constitutionnelles et institutionnelles et des conditions de transparence des élections au Togo en vue d’une alternance et c’est pour ce faire qu’elle a demandé au peuple togolais d’empêcher par tous les moyens légaux la tenue de ce scrutin et elle fut écoutée. Pour ce qui est de la politique de la chaise vide qui historiquement est une manière intelligente de briller par son absence afin d’être mieux craint ou respecté, je réponds qu’on peut continuer de sauter comme un cabri sur sa chaise en criant « on a gagné, on a gagné » ; mais à quoi servent des victoires à la Pyrrhus, sinon aggraver une situation déjà pénible… La réalité finit toujours par rattraper celui qui a choisi de vivre dans l’illusion. Cette réalité est que plus de 90% des togolais sont restés chez eux ce 20 décembre 2018, et la majorité des 10% qui se sont déplacée a voté nul, autrement dit a exprimé son rejet de ce régime plus que cinquantenaire. Les togolais ont bien compris qu’au Togo, toutes les institutions y compris l’Assemblée Nationale sont verrouillées par ce régime qui distribue des scores aux partis selon son bon vouloir et ils ne veulent plus de ces farces électorales dont le régime seul connait la recette. Vous savez, on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités.

A la suite de la rencontre d’Abuja le 22 décembre, avez-vous eu l’impression que la Cedeao a lâché la C14 ?

Les décisions du sommet des chefs d’Etat qui s’est tenu à Abuja au Nigeria révèlent au grand jour les carences de la Commission de la CEDEAO et les limites de cette institution qui a besoin de réformes pour être plus efficace et plus proche des préoccupations des peuples de la sous-région. Pour une Afrique meilleure, ces réformes s’avèrent urgentes. Sinon, comment comprendre que la Commission, qui a eu la lourde responsabilité d’assister les facilitateurs, ait pu faire montre d’autant de laxisme dans le suivi d’une crise aussi importante que celle que traverse le Togo ? Comment expliquer l’opacité qui a entouré surtout la gestion du processus électoral, la coalition n’ayant reçu aucun des rapports que les experts électoraux recrutés par la CEDEAO ont produits ? Il faut croire aussi que la dépendance de forces obscures donneurs d’ordre et des jeux d’intérêts ont lourdement pesé sur la manière dont l’institution a réglé la crise togolaise. Mais, ceci étant, nous avons toujours dit qu’il appartient aux togolais de se battre eux-mêmes pour obtenir l’alternance qui est pour eux une aspiration profonde.

J’ajoute que le cas togolais doit servir d’exemple aux peuples africains en lutte et les inciter au-delà des frontières à créer des liens de solidarité afin de faire de notre CEDEAO, une institution au service des peuples. Je saisis aussi cette opportunité pour saluer, féliciter la Vice-présidente du parlement sous régional et tous les parlementaires qui ont défendu le droit et la justice au nom des populations africaines qui les ont élus. Cette forme de redevabilité vis-à-vis des populations devrait inspirer également les chefs d’Etats de la CEDEAO.

Aujourd’hui, quelles relations entretenez-vous avec les facilitateurs, sachant que l’institution régionale a mis fin à leur médiation ?

L’institution régionale a mis fin à la médiation des facilitateurs sans qu’il n’y ait eu un bilan inclusif de la facilitation et en se contentant de prendre acte de la tenue des élections. On n’a pas besoin de faire une école de science politique pour comprendre que cette décision traduit un malaise et illustre un échec. Vous demandez nos rapports avec les facilitateurs, a priori que voulez vous que les togolais leur reprochent personnellement avec toutes les pesanteurs techniques et politiques qui ont certainement handicapé leur action ?

Vous avez appelé à une manifestation pour le 12 janvier. Quels autres moyens de pression avez-vous pour faire avancer les choses dans le sens qui est le vôtre ?

Si nous avons d’autres moyens de pression, vous convenez avec moi que votre tribune n’est pas le lieu approprié pour l’étaler. Retenez tout de même que pour nous le combat continue. Bientôt ce régime aura 52 ans. Il a vu naitre Monsieur Faure Gnassingbé qui ayant pris la place de son père dans les conditions que nous connaissons tous, compte gouverner aussi le Togo à vie et prépare un des rares demi-frères encore proches à prendre éventuellement sa succession. Mais hélas ! Ceci ne demeurera qu’un rêve. Il y a un peuple qui est entré en résistance tel qu’il l’a montré le 20 décembre 2018, et qui poursuivra sa lutte pour se libérer de plusieurs années de servitude.

Vous n’êtes plus au parlement, je veux parler de la C14, vous ne serez pas à la CENI. N’est-ce pas un début de la fin ?

Le combat dont la C14 s’est fait le porte-parole depuis août 2017 a pour finalité l’alternance. Être au parlement, n’est pas une fin en soi. Encore que cette position vous serve à faire avancer votre pays. Ce qui n’est pas le cas dans la dictature que nous combattons. Le régime s’est toujours servi du parlement qu’il a toujours eu le souci de contrôler, comme de toutes les autres institutions, pour se maintenir. La CDPA (Convention démocratique des peuples africains, d’obédience socialiste, Ndlr), parti clandestin depuis 1987, n’était pas au parlement lorsqu’elle a contribué à déclencher le mouvement du 5 octobre en 1990 ; le PNP (Parti national panafricain) lui non plus n’était pas au parlement en août 2017, lorsqu’il a réussi à organiser les manifestations à l’origine de la phase actuelle de lutte. Le pouvoir croit avoir trouvé une échappatoire aux changements profonds que demande le peuple en se fabriquant une opposition sur mesure. Au contraire avec son assemblée nationale godillot, il ne fera qu’amplifier une crise sociopolitique qui plonge ses racines dans des frustrations incommensurables générées par une gouvernance politique et économique aujourd’hui contestée.

Si Faure Gnassingbé vous propose, à la C14, une entrée au gouvernement, quelle sera votre réponse ?

Ecoutez, vous venez à peine de prédire la mort de la C14 et vous me demandez juste après si ce cadavre que vous déclarez en sursis ferait son entrée au gouvernement de Faure Gnassingbé ?
Je vous fais observer que c’est vous-même qui reconnaissez là, que non seulement la C14 est debout, bien debout, mais aussi et surtout qu’elle est une force incontournable que le régime cherche à casser depuis des mois ou à défaut, à dompter par tous les moyens. Vous me demandez si la C14 va rentrer dans un gouvernement de Faure Gnassingbé, après des élections frauduleuses ? Mais monsieur, c’est une vieille recette réchauffée qui n’attirerait aucune opposition digne de ce nom ! La sagesse voudrait que le Chef de l’Etat dans un sursaut d’orgueil prenne conscience de ce que les élections du 20 décembre n’ont fait que compliquer la crise que nous traversons et réalise que la solution se trouve dans la mise en place d’une transition pour opérer de manière consensuelle les réformes toujours attendues par les populations, et pour préparer de manière consensuelle de vraies élections démocratiques et transparentes dont seuls les résultats seront susceptibles de permettre une sortie de crise.

Quelle lecture faites-vous du scrutin ? Résultats, taux de participation, etc…

La lecture que je fais de ce scrutin ? La même que le régime qui l’a voulu et organisé envers et contre tous, malgré les apparences qu’il se donne : un fiasco pour les initiateurs qui ont essuyé un rejet massif par les populations. Oui, le taux de participation qui avoisine à peine 10% des inscrits est un indicateur qui laisse présager d’un futur sombre si le régime ne se ressaisit pas pour faire face à la réalité. Un autre indicateur qui devrait faire réfléchir le régime est le taux de bulletins nuls surtout au niveau des corps habillés, la seule frange de la population qui s’est exprimée à 100% ; ce taux disais-je, démontre que le seul pilier de ce régime cinquantenaire n’arrête pas de se lézarder. Voilà quelques-unes des réalités que le régime veut cacher. Mais il est difficile de cacher le soleil avec une main. Pour le reste chacun sait que les résultats proclamés étaient connus avant le vote, y compris le chef de file de l’opposition maison. Il est inutile de commenter un fait sans enjeux.

A quoi les Togolais doivent s’attendre dans les semaines et les mois à venir ?

Cette question vous devez l’adresser aux tenants du régime qui après la parodie d’élection, espèrent contenir la colère populaire en déclenchant ici et là des opérations d’intimidations menées par des militaires et en orchestrant une grotesque et coûteuse campagne de lynchage médiatique de l’opposition. Vous savez, les togolais ne se sont réveillés un matin d’août 2017 pour aller se coucher un soir de décembre 2018 comme si rien ne s’était passé depuis plus d’un an. Les faits sont têtus et les mêmes causes génèrent toujours les mêmes effets ? Ce régime le sait mieux que nous. Il sait que les togolais attendent la première occasion pour lui rappeler que c’est eux qui vivent les conséquences de sa gouvernance économique et politique calamiteuse et c’est encore eux qui subiront les lois iniques de son assemblée nationale monocolore où siégeront les 91 députés nommés.

Par contre, ce régime ignore toujours que ce n’est pas avec la ruse et la répression qu’on tue des idées et les aspirations profondes d’un peuple. Si tel était le cas il n’aurait jamais connu un 5 octobre 1990 et encore moins un 19 août 2017. Pour notre part à la C14, il est certain que les togolais sont fatigués de ce régime et ils le lui ont encore signifié ce 20 décembre 2018. Nous leur réitérons notre engagement et notre détermination à rester avec eux ; autrement dit notre objectif reste le même et nous nous organisons pour résister, car la lutte d’un peuple est invincible.




Mohamed SALAH

Football/ Ballon d’Or africain 2018 : Mohamed Salah en pole position

Mohamed Salah est en passe de réaliser l’exploit. Vainqueur du Ballon d’Or africain en 2017, le joueur égyptien fait encore figure de favori pour ce trophée qui sera décerné le 8 janvier prochain à Dakar au Sénégal par la Confédération africaine de football (CAF).

Au regard de ses excellentes prestations au cours d’une année 2018 exceptionnelle, l’attaquant de Liverpool a sans doute la possibilité de devenir le 4è joueur africain à avoir remporté le trophée deux fois d’affilée, après le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), le Camerounais Samuel Eto’o (2003, 2004) et l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012).

Les deux autres finalistes et également prétendants au titre (tout comme l’édition précédente) sont le sénégalais Sadio Mané (Liverpool) et le gabonais d’Arsenal, Pierre-Emerick Aubameyang, victorieux en 2015.

David




Bonne et heureuse année 2019 !

En ce jour de la célébration de la fête du nouvel an, la Rédaction de votre journal LA VOIX DE LA NATION vous remercie pour votre fidélité et vous présente par la même occasion, ses vœux de santé, de paix et de prospérité dans vos différentes activités. Que cette nouvelle année vous apporte la joie et le bonheur. Bonne et heureuse année 2019. JOYEUSE FÊTE !

La Rédaction




Des membres de la Cour Constitutionnelle

Togo/ Les nouveaux élus feront leur rentrée parlementaire le 08 Janvier 2019

Les nouveaux députés élus à l’issue des élections législatives du 20 décembre dernier feront leur rentrée parlementaire le 08 janvier prochain, soit le deuxième mardi après la proclamation des résultats définitifs effectuée ce lundi par la Cour Constitutionnelle conformément aux dispositions du Code électoral.

Suite à la gestion des contentieux et des recours, les résultats définitifs donnent 59 sièges au parti au pouvoir Union pour la République (UNIR), 07 sièges pour l’Union des Forces du Changement (UFC), 03 sièges pour le Nouvel Engagement Togolais (NET), 02 sièges pour le Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) et un siège chacun pour le Parti Démocratique Panafricain (PDP) et le Mouvement pour les Républicains Centristes (MRC).

Les candidats indépendants se partagent les 18 sièges restants comme suit : Deux (02) sièges pour « Bâtir », un (01) siège pour « Avé en Marche », deux (02) sièges pour « Duanényo », deux (02) sièges pour « Alolédou Vo », deux (02) sièges pour « ESOP », trois (03) sièges pour Cercle de Réflexion et d’Action pour le Développement « CRAD », deux (02) sièges pour « Pour Construire », un (01) siège pour « Nouvelle Vision », deux (02) sièges pour Liste des Indépendants pour la République (LIR), et un (01) siège pour « Conscience Patriotique ».

Un peu plus de trois millions d’électeurs étaient appelés aux urnes le 20 décembre dernier pour élire leurs députés à l’assemblée nationale, des élections boycottées par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

Cris DADA