Mme Joëlle DEHASSE, Représentante résidente de la Banque mondiale au Togo

La Banque mondiale annonce le renforcement de son engagement au Togo

Les interventions de la Banque Mondiale au Togo de même que les questions relatives à l’amélioration du climat des affaires ont été au centre d’un entretient ce mercredi entre le Premier ministre Komi Sélom Klassou et la Représentante résidente de l’institution financière au Togo, Mme Joëlle DEHASSE.

La Représentante résidente a indiqué que 2017 a été une année importante pour le Togo qui a vu le portefeuille de la Banque mondiale connaitre une augmentation avec l’approbation de plusieurs projets d’investissement. Cet engagement, dit-elle, sera bientôt renforcé par un appui budgétaire à l’endroit des réformes dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications ainsi que la réforme fiscale et le programme d’investissement public.

« Nous avons discuté de tous ces programmes et aussi des perspectives pour l’année 2018. Je voudrais souligner que le secteur de la santé, le secteur de l’énergie aussi bien que la lutte contre l’érosion côtière sont trois secteurs très importants pour nous en 2018. Nous allons continuer à appuyer les réformes économiques ainsi que les secteurs de l’énergie et des télécommunications. Nous avons discuté aussi de tout ce qui a trait au climat des investissements en particulier et voir comment travailler ensemble pour améliorer l’environnement des affaires », a déclaré Mme Joëlle DEHASSE à sa sortie d’audience.

Mme DEHASSE a indiqué avoir également discuté avec le Premier ministre au sujet du climat des investissements pour améliorer l’environnement des affaires ainsi que tout ce qui a rapport avec le Doing Business, notamment la facilitation du permis de construire, l’enregistrement des sociétés et de la propriété, les transferts de propriétés relatifs au foncier.

La Rédaction




Séance d’échange avec des victimes

Justice transitionnelle : Le HCRRUN à l’étape des indemnisations

C’est un moment très attendu par les victimes des violences politiques au Togo de 1958 à 2005, recensées par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR). Le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a entamé depuis mardi dernier à Lomé, l’étape des indemnisations proprement dites de ces victimes notamment les plus vulnérables.

Dans un premier temps, 137 victimes identifiées dans tout le pays vont bénéficier d’une prise en charge médicale et psychologique et d’une enveloppe financière. Elles sont convoyées depuis leurs lieux de résidence jusqu’à Lomé et prises en charge par des médecins de l’ONG internationale Aimes-Afrique.

Les responsables du HCRRUN expliquent que dans un souci d’efficacité, les victimes vulnérables tout comme les autres victimes non vulnérables sont réparties en trois (3) pools. Jusqu’à samedi prochain, les victimes des régions de la savane, de la Kara et Centrale (17 au total) sont d’abord concernées par l’opération. La semaine du 19 au 23 décembre 2017 sera consacrée aux victimes vulnérables du pool 2 constitué de la région des Plateaux-Est et la semaine du 26 au 29 décembre 2017 sera consacrée aux victimes vulnérables du pool 3 constitué de la région Maritime et Kpalimé.

«Le travail avait été déjà effectué par la CVJR en son temps qui a défini les différents cas de préjudices et fixé des montants y afférents qu’il s’agisse de préjudice corporel, de préjudice de carrière, de préjudice matériel et enfin de préjudice de décès/ou de disparition. Le programme tel qu’élaboré par la CVJR et annexé aux recommandations a déterminé le quantum à payer à chaque type de préjudice » a précisé la présidente du HCRRUN, Mme Awa Nana Daboya.

La prise en charge médicale est assurée dans divers domaines notamment la médecine générale, la neurologie, l’ORL, la gynécologie, et de la chirurgie.

Cris DADA




Remise des attestations aux participants

Fin de la 14ème foire internationale de Lomé sur une note de satisfaction

C’est sur une note de satisfaction que les rideaux sont tombés ce lundi 11 décembre sur la 14ème foire internationale de Lomé. Placée sous le thème « le numérique au service des affaires », cette édition de la foire a connu la participation de 17 pays, avec au total 820 exposants et plus de 250.000 visiteurs.

« Ce que nous devons retenir comme bilan cette année, c’est l’organisation même de cette foire. A quelques mois de la date prévue, nous doutions de la tenue ou non de l’évènement. Ce que nous retenons de la 14ème foire internationale de Lomé, c’est la tenue de l’événement avec autant d’exposants et de visiteurs », s’est réjoui Johnson Kuéku Banka, Directeur général du Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF-Lomé).

« Ils étaient nombreux que ce soit les visiteurs, les start-ups, surtout les étudiants qui ont participé à tous les panels. C’est autant d’éléments qui nous permettent d’apprécier cette manifestation, qui a été tirée vers le haut cette année parce que tous les exposants se sont comportés en professionnels », a-t-il ajouté, remerciant au passage, tous ceux qui de près ou de loin, d’une manière ou d’une autre, ont œuvré pour le bon déroulement des activités. « Nous avons constaté au niveau des participants, une certaine joie d’avoir eu beaucoup de contacts et le thème choisi cette année a beaucoup intéressé le public », a fait savoir Johnson Kuéku Banka.

Les rencontres professionnelles « B to B » ont quant à elles connu la participation de plus d’une cinquantaine d’entreprises avec déjà environ 40 promesses de partenariat selon les informations.

La cérémonie de clôture de cette 14ème foire a été marquée par une remise d’attestation aux participants notamment les sponsors et exposants. La date de la 15ème foire internationale de Lomé sera communiquée très prochainement par l’administration du CETEF.

David




La ministre Legzim-Balouki (1er plan à gauche)

La Ministre Legzim-Balouki en Argentine pour une conférence de l’OMC sur le commerce dans les PMA

La ministre Bernadette Legzim-Balouki en charge du commerce et de la promotion du secteur privé participe à Buenos Aires en Argentine à la 11ème Conférence Ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) placée sous le thème : « Investir dans le commerce des Pays moins avancés (PMA) » ; Un dialogue de haut niveau dont les réflexions permettront d’identifier des mécanismes plus performants de collaboration entre donateurs et PMA dans le souci de valoriser davantage les secteurs porteurs des économies.

Cette conférence est une occasion pour les ministres du commerce des pays membres de l’OMC de se prononcer sur la situation du commerce dans leurs pays respectifs et dans le monde.

Dans son intervention, la ministre Bernadette Legzim-Balouki a souligné la nécessité pour les gouvernements des PMA d’opérer des réformes qui permettront de développer et de diversifier les exportations, source d’emploi notamment pour les femmes et les jeunes.

Au rang de ces réformes dit-elle, l’amélioration continue du climat des affaires pour des investissements, l’instauration et l’opérationnalisation des guichets uniques pour réduire les délais et les coûts des opérations d’importation et d’exportation, la ratification et la mise en œuvre de l’Accord de l’OMC sur la Facilitation des Echanges, l’adoption et la mise en œuvre des normes de qualité ainsi que les mesures relatives à l’étiquetage et l’emballage des produits, le développement des chaînes de valeurs prioritaires et la valorisation de la transformation dans les secteurs miniers, agroalimentaires et textiles.

Elle a également évoqué les programmes de réformes initiés par le Gouvernement à savoir la mise en place depuis juillet 2014 du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur. « Il facilite la dématérialisation des documents échangés et l’automatisation des procédures administratives, logistiques et douanières. De même, un Guichet unique de création d’entreprises est opérationnel pour toutes les activités de création, de dissolution ou de cessation d’activité des entreprises à coût très réduit (environ 45 dollars) et dans un délai record (24 heures) », a indiqué Mme Bernadette Legzim-Balouki.

La Conférence ministérielle de l’OMC est l’organe de décision suprême de l’institution. Les travaux prendront fin ce mercredi 13 décembre.

Cris DADA




Table d'honneur

La BIDC se fait découvrir à la foire internationale de Lomé

Les institutions saisissent l’occasion de leur participation à la foire internationale de Lomé pour se promouvoir et se faire découvrir. C’est le cas de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), le bras financier de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a organisé une conférence sur le site de la foire pour présenter ses activités au grand public.

La conférence a été animée par une délégation de la BIDC conduite par Apollinaire Ibrahim TINI, chef division infrastructures modernes et services à la Banque, en présence du Directeur général du CETEF, Johnson Kuéku Banka.

Selon les conférenciers, la BIDC a pour objectif essentiel de contribuer à l’essor économique de l’Afrique de l’Ouest à travers le financement des projets publics et privés relevant de divers domaines notamment le transport, l’énergie, les télécommunications, l’industrie, les services, la réduction de la pauvreté, l’environnement ou encore les ressources naturelles.

Le chef division infrastructures modernes et services a expliqué que la BIDC qui a son siège à Lomé au Togo, comprend deux guichets : l’un destiné au secteur privé, et l’autre au secteur public.

« La BIDC a pour objet d’accorder des prêts et garanties pour le financement de projets et programmes d’investissement relatifs au développement économique et social des Etats membres, de mobiliser à l’intérieur et hors de la Communauté des ressources destinées au financement de ses projets et programmes d’investissement et de fournir l’assistance technique qui peut être nécessaire au sein de la Communauté pour l’étude, la préparation, le financement et l’exécution de projets et programmes de développement », a indiqué Ibrahim TINI.

En 2016, le Togo a bénéficié de 10 % des interventions de la banque. Le pays figure parmi les trois pays bénéficiant de plus de financement de la part de la BIDC. Au cours de 2017, au total 43 projets ont été approuvés par la Banque pour un montant total évalué à 117,8 milliards de FCFA. « Nous avons comme sources de financement : nos fonds propres, les fonds spéciaux, les marchés financiers et des partenaires financiers », explique Ibrahim TINI.

En termes de perspectives, la BIDC compte renforcer ses interventions en faveur du développement des infrastructures, de l’agriculture, du secteur privé et de la protection sociale.

Il faut rappeler que la BIDC regroupe 15 pays notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

David




Johnson Kuéku Banka, Directeur général du CETEF

Interview de Johnson Kuéku Banka, Directeur général du CETEF : « Nous pouvons dire que le bilan est totalement positif »

La 14ème foire internationale de Lomé rentrera dans l’histoire ce lundi 11 décembre 2017. A moins de deux jours de la fin de cette fête foraine pour le compte de cette année, nous avons tendu notre micro au Directeur général du Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF Lomé), Johnson Kuéku Banka. Il nous dresse le bilan des activités de même que le sens que les exposants doivent donner à une foire, avant de dire un merci à ceux qui font le déplacement du site du CETEF.

Quel bilan dressez-vous à quelques heures de la fin de la  14ème foire internationale de Lomé ?

Merci à La Voix de la Nation. Nous pouvons dire que ce qui est positif, c’est la tenue de cette manifestation. On pouvait avoir zéro chiffre, mais on a les exposants qui sont là de même que les visiteurs. C’est vrai que la première semaine a été timide mais à partir de la deuxième semaine, les chiffres correspondent à ceux que nous avons toujours eus à la foire. Nous pouvons dire que le bilan est totalement positif.

Un mot à l’endroit de certains exposants qui se plaignent toujours de la mévente

Encore une fois c’est un peu dommage et heureusement que c’est une minorité, c’est-à-dire ceux-là qui ne comprennent pas pourquoi ils sont à la foire. Ils doivent comprendre qu’il faut mettre beaucoup plus l’accent sur la promotion de leurs produits auprès du public qui est là au lieu de penser uniquement à la vente. C’est dommage parce qu’ils pensent à la vente et ils oublient leur lieu principal d’affaire qui est leurs boutiques. Ici, ils doivent profiter beaucoup plus pour faire la promotion des affaires. Mais nous allons toujours continuer avec les sensibilisations pour qu’ils comprennent que la nécessité dans une foire, c’est d’abord de faire la promotion des produits.

Vous dites que la foire commence après la foire ?

Oui effectivement la foire commence après la foire parce que ce n’est qu’après avoir fait toute la foire qu’il faut reprendre dans son lieu d’affaire, tous les contacts enregistrés ou reçus durant la foire et d’essayer d’aller vers ceux qui sont les plus importants pour des négociations et partenariats. Parce que c’était juste une rencontre à la foire et s’il y a à faire, c’est après la foire. C’est en ce moment qu’il faut aller vers les potentiels clients rencontrés à la foire pour développer ses affaires.

C’est le dernier week-end à la foire, où une grande foule est attendue…

C’est toujours une grande foule qui fait le déplacement du site de la foire le dernier week-end. Et pour cela toutes les dispositions sont prises à cet effet. Les dispositions sont surtout d’ordre sécuritaire pour permettre à cette grande foule que nous attendons de pouvoir venir assez aisément à la foire dans la grande quiétude.

Un mot à l’endroit de la population

Merci à tous ceux qui ont cru en nous, qui nous ont visités et qui vont nous visiter jusqu’à la fin de la foire ce lundi.

Propos recueillis par David S.




Des responsables de la coalition lors d’un point de presse

Togo/ L’opposition maintient ses manifestations des 13, 14 et 16 décembre

Les manifestations de l’opposition prévues les 13, 14 et 16 décembre prochains auront bel et bien lieu malgré les mesures d’apaisement dans lesquelles s’est engagé le gouvernement. Dans un communiqué publié samedi, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a de nouveau invité la population à se mobiliser davantage et à démontrer leur détermination en faveur de l’obtention des réformes politiques qu’exige l’opposition.

C’est dire que les mesures d’apaisement du Gouvernement sont toujours jugées insuffisantes par l’opposition qui maintient la pression sur le pouvoir de Faure Gnassingbé au moment même où les tractations sont toujours en cours pour l’ouverture d’un dialogue entre les acteurs de la classe politique en vue d’une sortie de crise.

Avec la libération des imams Mollah Hassane de Sokodé et Alpha Abdoul Wahid de Bafilo, ajoutée aux autres mesures antérieures initiées pour la décrispation du climat sociopolitique, le gouvernement avait estimé que toutes les conditions étaient réunies pour aller au dialogue.

Cependant, dans le camp de l’opposition, ce n’est pas la même lecture que l’on fait de la situation. La coalition affirme d’ailleurs que le Gouvernement va trop vite en besogne.

« Le gouvernement va vite en besogne en estimant que toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour permettre le démarrage du dialogue, alors que les mesures d’apaisement annoncées lors de sa conférence, ne sont qu’à leur début d’exécution », peut-on en effet lire dans une déclaration rendue publique par les 14 partis lors d’une conférence de presse organisée vendredi à Lomé.

Tout en affirmant sa disponibilité pour les discussions lors du prochain dialogue, la coalition de l’opposition exige la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations de même que les personnes incarcérées dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara. Des exigences qui s’ajoutent aux revendications à l’origine des manifestations notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger entre autres.

Cris DADA




Quelques membres du bureau national du MJU

Le MJU veut voir UNIR devenir davantage un parti rayonnant

Depuis vendredi 08 décembre dernier, le Mouvement des Jeunes UNIR (MJU) s’est doté d’un bureau national dirigé par Malick Kanka Natchaba, ancien directeur général de la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT). C’est à l’issue d’un congrès constitutif tenu à Dapaong dans la région des savanes (plus de 600 Km) au nord de Lomé. Composé de 13 membres, le bureau national se donne comme objectif de mobiliser, d’encadrer et de former les jeunes aux idéaux du parti du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Le délégué national rassure déjà de l’entière disponibilité de son équipe sous le contrôle du bureau national du parti, à mettre tout en œuvre pour résoudre les problèmes politiques et sociaux au sein du parti et atteindre les objectifs assignés.

« Nous avons l’obligation de faire fonctionner de façon harmonieuse tous les étages de notre organisation pour en produire une unité d’actions. Nous continuerons d’œuvrer afin de voir UNIR devenir un parti davantage rayonnant, au sein duquel règnent la démocratie, la justice et l’équité où les dirigeants sont très proches de leurs bases », indique Kanka Malick Natchaba.

« Nous devons inaugurer une nouvelle façon de fonctionner et de résoudre les différents problèmes auxquels sont confrontés nos militants. Aux défis de structuration, d’organisation, de formation idéologique et citoyenne, s’ajoute la nécessité d’apporter des réponses idoines aux problèmes de pauvreté, d’employabilité, de chômage et autres pris en compte dans la déclaration de politique générale de notre parti », ajoute-t-il.

La mise en place du MJU est d’ailleurs l’une des recommandations du Congrès statutaire du parti qui s’est tenu les 28 et 29 octobre derniers à Tsévié dans le Zio (région maritime). Dans ses ambitions, la jeunesse du parti est encouragée par les premiers responsables d’UNIR à tenir régulièrement des rencontres d’échanges et de partage, à rester ouvert aux critiques, et à œuvrer pour l’encrage du parti à l’échelle nationale.

Les travaux du congrès ont également permis aux délégués de procéder à l’examen et l’adoption du Règlement Intérieur du Mouvement.

Cris DADA




L’imam Mollah Hassane de Sokodé

Togo : Libération des imams de Sokodé et de Bafilo

C’était l’une des exigences des responsables de la coalition des 14 partis de l’opposition avant toute participation au dialogue politique. C’est désormais chose faite depuis ce vendredi. Les imams Mollah Hassane de Sokodé et Alpha Abdoul Wahid de Bafilo ont été remis en liberté par le Gouvernement.

Lors de la conférence de presse de jeudi dernier, le Gouvernement avait en effet annoncé que des mesures étaient envisagées en faveurs de ces imams, ceci dans le respect des règles de la procédure judiciaire.

Du côté du pouvoir de Lomé, l’on estime que c’est un geste de plus de la part du gouvernement pour la décrispation du climat sociopolitique actuel du pays en prélude à l’ouverture du prochain dialogue politique. Selon les informations, il s’agit tout de même d’une libération sous contrôle judiciaire et par conséquent, toute récidive entrainerait des mesures plus fermes.

Il faut rappeler que les deux imams avaient été arrêtés en octobre dernier pour « incitation des populations à la violence ». L’arrestation de ces imams avait entrainé une vague de manifestations avec des morts, des blessés et d’importants dégâts matériels.

La rédaction




Faure Gnassingbé

Crise politique : Faure Gnassingbé invite tous les acteurs à « un sursaut national »

Le dialogue de sortie de crise annoncé par le Gouvernement est toujours attendu. Pour l’heure, les appels et initiatives se multiplient afin de baliser la voie à cette rencontre entre les acteurs de la classe politique togolaise. Le Chef de l‘Etat estime que tous les acteurs doivent faire preuve d’un sursaut national pour la tenue du dialogue tant attendu.

« J’invite tous les acteurs politiques de toutes les obédiences à un sursaut national qui permettra aux différentes composantes de notre pays de se retrouver autour d’une table », a en effet indiqué ce vendredi, le Président Faure Gnassingbé sur son compte twitter, avec l’espoir que les mesures d’apaisement et le climat de décrispation créés par le Gouvernement puissent constituer des bases solides pour des discussions sincères et fécondes.

« L’une de nos plus grandes qualités, sur la terre de nos aïeux reste le dialogue. Je nous invite donc à un dialogue au Togo », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a initié ces derniers jours, une série de mesures d’apaisement visant à baliser la voie au prochain dialogue politique. Au rang de ces mesures, la levée des restrictions temporaires qui avaient été décidées pour limiter les marches et les manifestations de rues en semaine, la restitution des engins à deux roues saisis à Lomé lors de la manifestation du septembre 2017, la libération de 42 manifestants ( y compris le secrétaire général du PNP) membres de la coalition des 14 partis, qui avaient été interpellés, jugés et condamnés à des peines de prison de même que l’allègement du dispositif de sécurité déployé à Sokodé, Bafilo et Mango.

Face à la presse hier jeudi, le gouvernement avait également affiché sa disponibilité de continuer à manifester sa volonté d’ouverture et d’apaisement pour favoriser une normalisation complète de la situation.

« Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour permettre le démarrage du dialogue », avait indiqué le ministre Gilbert Bawara, annonçant que le Gouvernement adressera des invitations aux représentants des partis politiques afin de les convier à des consultations visant à recueillir leurs suggestions concernant le format et les modalités du dialogue.

Cris DADA