Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice de la coalition

Togo : La convocation du corps électoral fait réagir la Coalition de l’opposition

La Coalition des 14 partis de l’opposition a réagi ce samedi 10 novembre au sujet de la convocation du corps électoral par le Gouvernement pour les élections législatives du 20 décembre prochain. Dans un communiqué rendu public, la C14 a dénoncé « l’obstination du pouvoir en place à organiser dans la précipitation, des élections à ses propres conditions, avec un électorat qu’il aura lui-même choisi ».

Réuni en Conseil des Ministres le jeudi 8 Novembre dernier, le gouvernement togolais avait en effet pris un décret portant convocation du corps électoral pour le 20 Décembre 2018. Dans la foulée, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a signé une décision d’appel à candidatures pour les prochaines élections législatives.

La coalition de l’opposition estime qu’en convoquant le corps électoral au moment où les deux facilitateurs dans la crise togolaise travaillent activement à la constitution d’une véritable CENI inclusive et paritaire chargée de la mise en œuvre consensuelle du processus électoral édicté par la feuille de route de la CEDEAO, le pouvoir en place au Togo confirme à l’opinion, son « obstination à organiser dans la précipitation, des élections à ses propres conditions, avec l’électorat qu’il aura lui-même choisi à travers un recensement de complaisance, un découpage électoral totalement arbitraire et des candidats concurrents qu’il aura cooptés ».

Pour  ce regroupement de partis de l’opposition, il s’agit d’une nouvelle violation de l’esprit de la feuille de route de la CEDEAO, expliquant que le régime du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé refuse toujours de s’inscrire dans un processus électoral conforme aux règles les plus élémentaires de la démocratie et aux standards internationaux.

« La Coalition des 14 partis n’entend nullement se soumettre au dictat d’un régime cinquantenaire aux abois qui a tout simplement peur des élections démocratiques et transparentes. La Coalition des 14 partis est plus que jamais déterminée à poursuivre aux côtés des populations togolaises, son combat pour une application rigoureuse et consensuelle de la feuille de route de la CEDEAO passant obligatoirement par la mise en œuvre des mesures d’apaisement, la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles et l’organisation d’élections totalement libres, transparentes et équitables », indique le communiqué signé de la coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson

La Coalition a par ailleurs saisi l’occasion pour appeler toutes les populations togolaises de l’intérieur et de l’extérieur à se mobiliser pour la « libération totale » du Togo qui selon elle, est sous « des griffes d’un régime prédateur dont le seul programme politique se résume à son maintien au pouvoir pour continuer à s’accaparer les ressources nationales au détriment de la grande majorité des Togolais ».

Les responsables de la coalition qui envisagent de nouvelles manifestations de rue le 17 novembre prochain, disent être toujours préoccupés par les questions relatives à la présidence de la CENI, la composition équilibrée des démembrements de la CENI à savoir les Commissions électorales locales indépendantes (CELI) et les Comités des Listes et Cartes (CLC), l’abandon de la présidence des CELI par des magistrats ès qualité, l’élaboration d’un chronogramme électoral consensuel par la CENI dans sa nouvelle composition avec l’appui des experts, et l’étude l’adoption d’un découpage électoral équitable entre autres.

Cris DADA/ Espoir AMEHOASSI




Les Ministre Ine Marie Eriksen Soreide et Robert Dussey

Renforcement des liens de coopération entre la Norvège et le Togo

La coopération entre le Togo et la Norvège se renforce davantage avec la visite cette semaine  du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Prof. Robert DUSSEY à Oslo au Royaume de Norvège où il a pris part au « 8th Nordic-African Business Summit ».

Au cours de cette visite qui a pris fin ce vendredi 09 novembre, le Ministre Robert Dussey a participé aux discussions du panel consacrées à « Africa’s Port outlookspecially with an update on the current deep sea port development in Togo » à travers lequel il a relevé l’importance que constitue le port de Lomé pour le développement économique du Togo et, partant, pour la sous-région ouest africaine. Il a cet effet invité les opérateurs économiques norvégiens et africains à faire du Port Autonome de Lomé, la destination finale de leurs produits.

Le patron de la diplomatie togolaise a en outre eu un entretien avec son homologue norvégien, S.E. Madame Ine Marie Eriksen Soreide avec au menu des échanges, des questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral et international.

Les Ministres togolais et norvégien se sont notamment félicités de l’excellente qualité des relations d’amitié et de coopération qui unissent leur deux pays et se sont engagés à œuvrer à leur renforcement dans les domaines politique, économique, scientifique et culturel. Ils ont souligné l’importance de renforcer leur collaboration dans le cadre des organisations internationales, en particulier en s’accordant un soutien réciproque lors des candidatures à des postes au sein des organisations internationales.

Egalement au sujet des questions d’ordre international, ils ont réaffirmé leur disponibilité à collaborer et à œuvrer aux côtés des autres partenaires internationaux dans la lutte contre le terrorisme, le changement climatique, les crises humanitaires et la question des réfugiés.

Les Ministre Robert Dussey et Ine Marie Eriksen Soreide ont par ailleurs relevé la nécessité du renforcement de la coopération entre les secteurs privés des deux pays, à travers l’organisation des visites d’échanges et de prospections des opérateurs économiques du Togo et de la Norvège ainsi que la participation aux grandes rencontres organisées par l’une ou l’autre Partie dans les domaines économiques et connexes.

Il faut souligner qu’en marge de cet évènement et à l’invitation des autorités norvégiennes, le Prof. Robert DUSSEY a présenté une communication sur le thème « Extrémisme violent et défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : quel rôle pour la diplomatie préventive ? » à l’Institut de Recherche de la Paix d’Oslo (PRIO).

La Rédaction




Les facilitateurs Nana Akufo-Addo et Alpha Condé (archives)

La CEDEAO recommande une prorogation du recensement électoral au Togo

A l’issue de la troisième réunion du Comité de suivi des recommandations de la CEDEAO, qui s’est tenue il y a quelques jours à Conakry dans la capitale guinéenne, les facilitateurs de l’Institution sous régionale sur la situation sociopolitique togolaise viennent de sortir un communiqué, document à travers lequel la CEDEAO, en ce qui concerne le recensement électoral, encourage le Gouvernement à examiner la possibilité d’une prorogation exceptionnelle des inscriptions sur les listes électorales pour une période maximale de trois (03) jours. Ceci, dans le souci de « permettre aux acteurs politiques et aux citoyens qui n’auraient pas pu se faire enrôler de pouvoir le faire sans préjudice de la date du 20 décembre 2018, telle que fixée par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO pour la tenue effective des élections législatives ».

En effet, l’un des protagonistes de la crise togolaise notamment la Coalition des 14 partis de l’opposition, avait appelé au boycott du recensement électoral dont les opérations avaient pris fin le 25 octobre dernier.

Quant à la recomposition de la CENI, les facilitateurs, afin d’aider à surmonter les difficultés persistantes, ont instamment exhorté l’Union des Forces du Changement (UFC) à bien vouloir retirer son représentant à la CENI au profit d’un autre parti politique de l’opposition parlementaire pour « éviter le blocage du processus électoral en cours et surtout pour ne pas compromettre l’organisation d’élections inclusives et ouvertes ».

L’organisation sous régionale a par ailleurs recommandé la poursuite des mesures d’apaisement afin de renforcer le climat de confiance entre tous les acteurs. A cet effet, les facilitateurs guinéen Alpha Condé et ghanéen Nana Akufo-Addo encouragent le Gouvernement à renforcer les mesures de sécurité et à poursuivre les efforts visant à garantir les droits et libertés de tous les leaders et acteurs politiques dans l’exercice de leurs activités sur toute l’étendue du territoire national.

Ils ont également réitéré leur opposition au recours à la force et à la violence et recommandent par la même occasion le calme et la retenue à tous les acteurs togolais. « Les facilitateurs sous l’égide de la CEDEAO, ne ménageront aucun effort s’agissant de la conduite du processus menant aux élections. Ils réaffirment leur disponibilité à continuer d’accompagner les acteurs politiques et le peuple togolais dans la consolidation du climat de paix et de cohésion », précise le communiqué.

Il faut rappeler que du 03 au 06 novembre dernier, le Président guinéen Alpha Condé, co-facilitateur dans la résolution de la crise togolaise avait reçu à Conakry dans le cadre de l’évaluation périodique de la feuille de route définie par la CEDEAO, des délégations du Gouvernement togolais et de la Coalition des 14 partis de l’opposition. Ceci en présence du ministre ghanéen de la sécurité M. Kan-Dappah, (représentant du co-facilitateur ghanéen) et du Président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi BROU.

David




Togo : Le Gouvernement adopte un projet de loi portant modification Constitutionnelle

Réuni ce vendredi 09 novembre à Lomé, le Conseil des Ministres a procédé à l’adoption du projet de loi portant modification Constitutionnelle. Cette modification concerne notamment les articles 59, 60 et 100 de la Constitution de 1992, qui sont relatifs à l’élection du Président de la République, au mode de scrutin et à la composition de la Cour constitutionnelle. Le projet de modification constitutionnelle adopté par le gouvernement devrait être très rapidement envoyé à l’Assemblée nationale. Le Gouvernement et les acteurs politiques avaient été invités par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à œuvrer en vue de l’adoption des réformes constitutionnelles qui prennent en compte, entre autres, les points relatifs au mode de scrutin à deux tours pour l’élection du Président de la République, à la limitation à deux, du nombre de mandats présidentiels et la recomposition de la Cour Constitutionnelle pour notamment revoir sa composition et limiter le nombre de mandat de ses membres. Ces réformes constitutionnelles se feront par voie législative ou à défaut, par référendum.

Nous vous proposons dans son intégralité, le Communique ayant sanctionné le Conseil des Ministres de ce vendredi 09 novembre 2018.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 09 NOVEMBRE 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce vendredi 09 novembre 2018 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE.

Au cours des travaux, le Conseil a adopté un projet de loi portant modification des articles 59, 60 et 100 de la Constitution de 1992 relatifs notamment à l’élection du Président de la République et au mode de scrutin, ainsi que la composition de la Cour constitutionnelle.

Il est à rappeler que le Gouvernement avait introduit en septembre 2017, un projet de loi portant modification de certains articles de la Constitution, ceci dans la vision des réformes entamées par le Président de la République.

Face à la situation sociopolitique dans notre pays, le Président de la République a appelé tous les acteurs à l’apaisement et au dialogue en vue de la préservation de la paix et de la cohésion pour favoriser la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

C’est dans ce contexte que la 52e Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO a désigné deux facilitateurs et leur a confié la mission d’appuyer les acteurs politiques togolais dans la résolution durable de la situation socio politique.

A l’issue des efforts menés par les deux facilitateurs, la 53e Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO a adopté des recommandations et décisions sur le Togo et a « invité le Gouvernement et les acteurs politiques à œuvrer en vue de l’adoption des réformes constitutionnelles en prenant en compte, entre autres, les points suivants :

a-le mode de scrutin à deux tours pour l’élection du Président de la République ;

b-la limitation à deux, du nombre de mandats présidentiels ;

c- la recomposition de la Cour Constitutionnelle pour notamment revoir sa composition et limiter le nombre de mandat de ses membres, … ».

Ainsi, le nouvel article 59 fixe le mandat du Président de la République à cinq (05) ans renouvelable une seule fois.

L’article 60 nouveau, quant à lui, prévoit l’élection du Président de la République au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Ainsi, lorsqu’aucun des candidats en lice n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, il est organisé un second tour pour départager les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix au premier tour.

Enfin, l’article 100 nouveau, limite le mandat des membres de la Cour Constitutionnelle à six (06) ans renouvelable une seule fois. Outre les trois premières institutions, à savoir le Président de la République, l’Assemblée Nationale et le Sénat, il prévoit également que le Conseil Supérieur de la Magistrature puisse désigner des magistrats en qualité de membres de la Cour Constitutionnelle.

La conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO a préconisé que les réformes constitutionnelles se fassent par voie législative et à défaut, par référendum.

Fait à Lomé, le 09 Novembre 2018

Le Conseil des Ministres




Photo de famille

Entrepreneuriat féminin : Une cinquantaine de jeunes femmes outillées à Atakpamé

L’Association les Amis des Oubliés (Les ADO) a outillé une cinquantaine de jeunes filles et femmes âgées de 18 à 35ans de la commune d’Atakpamé sur l’entrepreneuriat féminin au cours d’un atelier d’échanges tenu ce 09 novembre entre femmes leaders d’entreprises et jeunes filles. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet de 12 mois financé par l’UNFPA à travers le Ministère du Département à la Base de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes en faveur de la promotion de l’entrepreneuriat féminin chez les jeunes à Atakpamé.

L’initiative est saluée par le Secrétaire Général de la mairie d’Atakpamé, M. Pinizi Essohanam qui a félicité Les ADO et ses partenaires pour leur action visant à inciter les femmes à l’esprit entrepreneurial. Pour lui, l’autonomisation de la femme est le passage obligé pour atteindre le développement intégral.

Pour M. Kameti-Ati John, coordonnateur de l’Agence nationale du développement à la base (ANADEB) dans les Plateaux, l’un des meilleurs outils pour aller au développement inclusif est l’entrepreneuriat. Il a expliqué que depuis un moment, le Ministère de développement à la Base en charge de la jeunesse ne cesse de réfléchir au meilleur dispositif pour accompagner les jeunes pour leurs propres emplois. « C’est un créneau porteur pour permettre aux jeunes de s’épanouir et de contribuer à l’économie nationale », a-t-il souligné.

Le coordonnateur des ADO, Kpandekpa Adome (représentant sa présidente) a pour sa part rappelé que ce projet est subdivisé en 2 phases. La 1ère phase est celle en cours de mise en œuvre à travers cette séance d’échanges entre les femmes leaders et jeunes filles et femmes d’Atakpamé, et la 2eme consistera à l’accompagnement des bénéficiaires dans la formulation des projets bancables qui seront transmis au Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAIEJ-SP). Il a invité les participants à pratiquer les conseils de leurs prédécesseurs car selon lui, « on ne naît pas entrepreneur, on le devient ».

L’Association Les ADO est créée en 2011 et basée à Atakpamé. Elle ambitionne d’améliorer les conditions de vie des populations, la scolarisation de la jeune fille et promouvoir  un environnement sain. Elle a pour stratégie d’action, le renforcement de l’éducation par les activités de soutien scolaire dans les écoles primaires et l’appui aux Activités de génératrices de revenus (AGR).

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard NOMANYO




Photo de famille

Le GF2D lance son projet « la Semaine de la Jeune Fille édition 2018 » à Kpalimé

Le projet « Semaine de la jeune fille », initié par le Groupe de Réflexion et d’Action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la  Population (UNFPA) a été officiellement lancé cette semaine à Kpalimé  (environ 120 km au nord de Lomé), lors d’une cérémonie présidée par le préfet de Kloto, Bertin Koku ASSAN.

Placée sous le thème : « Jeune fille, actrice de son destin », le projet « Semaine de la jeune fille, édition 2018 », vise à  sensibiliser la jeunesse en général et plus particulièrement les  jeunes filles, à prendre conscience de leurs potentiels, à s’affirmer  et à s’engager activement au sein de leur communauté et de la société.

A travers ce projet, le GF2D entend également outiller les jeunes,  surtout les filles à rompre avec les pratiques et normes  discriminatoires les empêchant de jouir pleinement de leur droit,  renforcer leurs capacités pour qu’ils soient acteurs et  actrices de leur destin et du changement dans leur communauté et société et enfin accroitre leur leadership et leur engagement.

Ce projet vise aussi à mobiliser les différents acteurs que sont les  élèves et étudiants, les associations de jeunes, les autorités  nationales, les organisations non gouvernementales, la société  civile et les partenaires techniques et financiers autour des  questions qui minent le développement de la jeune fille.

« Nous nous sommes rendu que, malgré tout l’accompagnement des  partenaires techniques et financiers du gouvernement et des  organisations de la société civile, les jeunes filles continuent de
subir des violences de tout genre. Donc pour nous, cette semaine de la  jeune fille est une occasion d’échanger avec nos jeunes sœurs pour  identifier les stratégies et les moyens à mettre en place pour les  aider afin qu’elles connaissent et jouissent de leurs droits et à dire  non à toutes les formes de violences qu’elles subissent
», a souligné  la Coordinatrice de CRIFF/Gf2D Mme Adoudé TOUNOU-GBLODZRO.

Selon elle, les jeunes filles sont confrontées à plusieurs formes de  violences telles des violences physiques, psycho morales, des  violences sexuelles etc.., parce qu’elles ignorent leurs droits. « Nous allons les accompagner durant ces trois jours, les sensibiliser  sur leurs droits, les amener à prendre conscience qu’elles ont des  potentiels et qu’elles peuvent contribuer énormément au développement  de leur pays », a expliqué Mme TOUNOU-GBLODZRO.

A cet effet, la Coordinatrice de CRIFF/Gf2D a invité tous les acteurs impliqués  dans l’éducation des jeunes filles, à mieux accompagner les filles au  même titre que les garçons, afin qu’elles accèdent et jouissent  pleinement de leurs droits.

Pour la chargée des programmes à l’UNFPA Mme Victoire DOVONOU  (représentante du Représentant Résident de l’UNFPA au Togo), l’UNFPA  note avec satisfaction la constante de l’engagement des autorités  togolaise en faveur de l’épanouissement et du bienêtre de la fille et
de la femme. Elle a réitéré la disponibilité et l’engagement de  l’UNFPA, à accompagner le GF2D dans l’exécution et la mise en œuvre de  ce projet.

Selon Bertin Koku ASSAN, en trois ans,  374 filles sont tombées enceintes sur les bancs d’écoles dans la  préfecture de Kloto. Il s’est réjoui à cet effet, de la célébration de la semaine de la jeune fille, qui selon lui, interpelle tous les acteurs. « C’est une occasion de sensibilisation des jeunes filles sur leurs  potentialités pour leur permettre de s’instruire, de se former et de  pouvoir jouer leur rôle.  La rencontre d’aujourd’hui vise également à emmener les jeunes filles à accéder à un développement, à cultiver  leur engagement », a souligné le préfet.

Il a invité les jeunes filles et garçons, présents à cette rencontre à  participer activement aux débats afin de tirer le meilleur profit des  communications qui seront développées.

Plusieurs activités sont inscrites à l’agenda de la célébration de la  semaine de la jeune fille, édition 2018 notamment une conférence  inaugurale sur le thème : ‘’l’éducation sexuelle de la jeune fille et
la problématique des grossesses précoces’’, une visite d’entreprise et  un partage d’expériences avec des femmes et jeunes filles leaders. Une orientation académique et professionnelle, des tables rondes entre  jeunes, un concours d’art oratoire sous les thèmes :’’les jeunes et  les réseaux sociaux’’ et ‘’l’éducation, meilleure voie de l’autonomisation’’, ainsi que des émissions radiophoniques et  télévisées seront également au menu des activités de la célébration de  cette 7ème édition de la semaine de la jeune fille.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE




Siège de la CENI à Lomé

CENI : Ouverture des candidatures pour les prochaines élections législatives

Dans un communiqué publié ce jeudi 08 novembre, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) annonce l’ouverture dès demain vendredi 09 novembre, des candidatures pour les prochaines élections législatives dont la date est fixée au 20 décembre 2018. Les candidats ont jusqu’au mercredi 14 novembre 2018 pour déposer leur dossier au siège de la CENI à Lomé. Cette annonce faite suite au décret portant convocation du corps électoral pris par le Gouvernement ce même jeudi en Conseil des Ministres.

Nous vous proposons l’intégralité du communiqué de la CENI:

Dans le cadre de l’organisation des élections législatives du 20 décembre 2018 et conformément au décret pris en conseil des ministres ce jeudi 8 novembre 2018, le Président de la CENI informe les partis politiques, les regroupements de partis politiques et les groupes de candidats indépendants que le dépôt des dossiers de candidature commence le 9 novembre 2018 à 7 heures et prend fin le 14 novembre 2018 à minuit.

Le président de la CENI rappelle que, conformément ai code électoral :

  • est éligible, tout Togolais de naissance, âgé de 25 ans révolus à la date des élections et inscrit sur une liste électorale, sachant lie et écrire en langue officielle ;
  • les candidats ne doivent pas être frappés d’inéligibilité ou se trouve dans une situation d’incompatibilité ;
  • les députés sont élus au scrutin de liste bloquée à la représentation proportionnelles ;
  • chaque liste comporte le double du nombre de sièges à pourvoir par circonscription électorale. Les candidats sont déclarés élus selon l’ordre de présentation sur la liste ;

Chaque dossier doit comporter :

  • une déclaration individuelle de candidature comportant le nom, les prénoms, le sexe et le lieu de naissance de chaque candidat sur la liste ainsi que son numéro de carte d’électeur, sa profession et son domicile avec l’indication de son service, emploi et lieu d’affectation s’il est agent de l’Etat, d’une collectivité locale ou d’une entreprise ; elle doit mentionner que l’intéressé ne se trouve dans aucun cas d’inéligibilité prévus par la loi ;
  • les renseignements nécessaires à l’impression du bulletin unique de vote, en l’occurrence la désignation du parti politique, du regroupement de partis politiques et du groupe de candidats indépendants concerné(s) par la liste, le logo sur support papier et sur CD du parti, du regroupement de partis politiques et du groupe de candidats indépendants ;
  • la mention de la circonscription électorale.

La déclaration individuelle de candidature doit être accompagnée des pièces suivantes :

  • une copie légalisée du certificat de nationalité ;
  • une copie légalisée de l’extrait de naissance ou de jugement supplétif en tenant lieu ;
  • un extrait du bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
  • une photo d’identité ;
  • une déclaration par laquelle l’intéressé certifie qu’il pose sa candidature et qu’il ne se trouve dans aucun des cas d’inéligibilité prévus par la loi.

A l’exception du dernier jour de dépôt où il sera organisé une permanence, les dossiers de candidature seront reçus au siège de la CENI les jours ouvrables de 7h00 à 17h30.

Des formulaires de déclaration individuelle de candidature et des formulaires de transmission de candidatures sont disponibles au secrétariat de la CENI à Lomé.

Chaque déclaration individuelle de candidature est rangée dans une chemise portant les indications suivantes :

  • Le nom du parti politique ou le nom du regroupement de partis politiques légalement constitués ou la mention « indépendant »
  • La circonscription électorale
  • Le nom du candidat
  • Le numéro d’ordre de présentation sur la liste de candidature

L’ensemble des déclarations individuelles d’une liste et les renseignements nécessaires à l’impression du bulletin de vote sont rangés dans une chemise à sangles revêtues des mentions suivantes

  • Le nom du parti politique ou le nom du regroupement de partis politiques ou la mention « indépendant »
  • La circonscription électorale

Le Président de la CENI rappelle aux partis politiques, regroupements de partis politiques légalement constitués et groupe de candidats indépendants, que les listes de candidats doivent respecter dan s l’ensemble, la parité homme-femme et qu’aucun dossier incomplet ne sera accepté.

Un récépissé provisoire est délivré contre l’enregistrement du dossier à la CENI.

Après enregistrement des dossiers à la CENI et les vérifications administratives par le Ministère en charge de l’Administration territoriale, les dossiers sont transmis à la Cour Constitutionnelle qui publie la liste des candidats au plus tard vingt-cinq (25) jours avant la date du scrutin.

Dans les vingt-quatre heures (24h) qui suivent l’acceptation de la liste de candidature d’un parti politique ou d’un regroupement de partis politiques ou d’un groupe de candidats indépendants, le candidat en tête de liste verse au Trésor Public un cautionnement dont le montant est fixé par décret en Conseil des Ministres. Un récépissé définitif est délivré par la CENI sur présentation de la quittance de cautionnement. Le non versement du cautionnement entraîne l’annulation de la candidature.

Pour toute information complémentaire, s’adresser au secrétariat de la CENI sise au Boulevard Eyadema, Cité OUA. Téléphone 22 53 61 00.

Fait à Lomé, le 08 novembre 2018

Le Président,

Prof. Kodjona KADANGA




Francis Pédro AMUZUN

Francis Pédro Amuzun remplace l’UFC à la CENI

L’Union des Forces du Changement (UFC) va finalement quitter la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Au cours de sa séance plénière tenue ce jeudi, l’Assemblée nationale a en effet procédé au vote puis à la nomination de Francis Pédro Amuzun de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), dernier des 5 représentants de l’opposition parlementaire proposé par la Coalition des 14 partis l’opposition.

La guerre autour du siège de Jean-Claude Homawoo jusqu’alors représentant de l’UFC à la CENI, tourne donc à l’avantage de la Coalition de l’opposition. Par deux fois de suite notamment les 09 et 22 octobre derniers, les députés n’étaient pas parvenus à élire le dernier représentant de l’opposition parlementaire à la CENI, l’UFC clamant toujours sa légitimité d’être représentée au titre de l’opposition parlementaire au sein de l’Institution chargée de l’organisation des élections au Togo.

A la plénière de ce jeudi, les députés de la majorité et des autres partis de l’opposition (sauf l’UFC) ont enfin voté favorablement pour la passage de Francis Amuzun, lui qui avait été recalé lors du vote le 22 octobre dernier. La composition paritaire de la CENI, telle que voulue par la Coalition sera désormais une réalité, ceci après la prestation de serment des 8 personnes choisies par la C14.

Les 8 représentants de la Coalition au sein de la CENI ont donc finalement le quitus de l’Assemblée nationale. Ils devront prêter serment dans les prochains jours devant les membres de la Cour Constitutionnelle avant d’intégrer la Commission électorale.

Au Togo, les élections législatives sont prévues le 20 décembre prochain. Le décret portant ouverture et clôture de la campagne électorale a été adopté ce même jeudi 08 octobre en Conseil des Ministres. Selon le décret, la campagne électorale pour les législatives est ouverte du 04 décembre 2018 à 00 h 00 au 18 décembre 2018 à 23 h 59.

David




COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 08 NOVEMBRE 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 08 novembre 2018 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE.

Au cours des travaux, le Conseil a adopté quatre (04) décrets relatifs à l’organisation des élections législatives 2018.

Au début des travaux, le Président de la République a tenu à souligner le rôle important que le Gouvernement doit jouer aux côtés de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) afin d’organiser les élections législatives du 20 décembre 2018 dans de bonnes conditions de transparence, de crédibilité, de paix et de sécurité.

Au titre des décrets :

Le premier décret adopté par le Conseil fixe la date des élections législatives de 2018 et convoque le corps électoral pour lesdites élections. Le recensement électoral tel que recommandé par la CEDEAO réalisé du 1er au 25 octobre 2018 étant terminé, le corps électoral est à présent connu et peut donc être convoqué, conformément aux dispositions des articles 79 et 80 du code électoral, pour les élections législatives fixées au 20 décembre 2018.

Ainsi, le corps électoral est convoqué le 20 décembre 2018. Les bureaux de vote sont ouverts de 07 h 00 à 16 h 00 sur toute l’étendue du territoire national.

Il convient de rappeler aussi que cette date a été fixée depuis le 31 juillet 2018 par la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO à l’occasion de son 53ème sommet dans le cadre du règlement de la crise sociopolitique que notre pays a connue depuis le 19 août 2017.

Le deuxième décret adopté par le conseil fixe le montant du cautionnement à verser pour les élections législatives du 20 décembre prochain à cent mille francs (100.000 FCA) par candidat et doit être versé au Trésor Public par le candidat figurant en tête de liste. Il faut préciser que ce montant est réduit de moitié pour les candidats de sexe féminin conformément à l’article 225 du code électoral.

Le troisième décret adopté par le conseil des ministres porte ouverture et clôture de la campagne électorale.

Les élections législatives fixées au 20 décembre 2018, doivent être précédées de la campagne électorale animée par les partis politiques ainsi que par les candidats indépendants conformément à l’article 67 de la loi portant code électoral. Ainsi, la campagne électorale pour les élections législatives du 20 décembre 2018 est ouverte le mardi 04 décembre 2018 à 00 h 00 et prend fin le mardi 18 décembre 2018 à 23 h 59.

Le quatrième décret adopté par le conseil, porte vote par anticipation des forces de Défense et de Sécurité. L’art. 117 de la loi portant code électoral dispose : « Les membres des forces de défense et de sécurité peuvent, en cas de besoin, exercer leur droit de vote par anticipation. » Cette disposition est prévue par le code électoral pour libérer les Forces de Défense et de Sécurité le jour du scrutin afin de leur permettre de garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales.

Ainsi, les membres des Forces de Défense et de Sécurité appelés à garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales le jour du scrutin, sont autorisés à voter 72 h 00 avant la date du scrutin.

A l’issue du vote, les urnes sont scellées et déposées à la CELI. Les différents documents électoraux sont rangés dans des enveloppes scellés et transmises à la CELI. Le dépouillement a lieu le jour du scrutin général après le vote de l’ensemble du corps électoral dans les conditions prévues par le code électoral.

Prenant la parole, le Premier ministre, au regard des performances réalisées par notre pays en termes de reformes, a tenu à adresser les vives admirations de l’ensemble du Gouvernement au Président de la République pour le leadership qu’il a su imprimer à l’action gouvernementale qui a permis d’obtenir ses résultats très encourageants dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Togo.

En effet, selon le rapport Doing Bussiness sur le climat des affaires publié le 31 octobre 2018, le Togo occupe la 137ème place sur 190. A rappeler que le Togo occupait la 156ème place en 2017. Ce bon qualitatif a pu se faire grâce aux instructions du Président de la République suivant lesquelles la Cellule chargée de l’amélioration du climat des affaires a été mise en place.

Ce classement place le Togo, dans le Top 10 des économies du monde les plus réformatrices et révèle que le Togo est le 2ème pays au plan africain à avoir réalisé de nombreuses réformes, notamment six (06) sur onze (11), derrière le Rwanda qui en a réalisé sept (07) sur onze (11). Ces performances viennent renforcer les conditions d’attractivité et de compétitivité de notre pays.

Il en est de même de Millénium Challenge Account (MCA) qui a félicité le Togo pour avoir réalisé 14 scores sur 20 ainsi que l’Indice IBRAHIM MO qui a constaté une amélioration des indicateurs économiques au Togo.

Le Premier Ministre a renouvelé les admirations du Gouvernement au Chef de l’Etat pour sa participation remarquable à l’Initiative G20 Compact With Africa tenue à Berlin en Allemagne, du 29 octobre au 1er novembre 2018 qui va permettre une mise en œuvre efficiente du Programme National de Développement (PND) pour l’atteinte des objectifs de développement durable.

Pour terminer, le Premier Ministre a réitéré l’engagement du Gouvernement à intensifier les efforts afin de renforcer la dynamique de progrès déjà enregistrée.

En réponse, le Président de la République a félicité le Premier ministre et son Gouvernement, la conseillère chargée de l’amélioration du climat des affaires et ses collaborateurs ainsi que tous les acteurs qui ont permis d’atteindre ces bons résultats.

Le chef de l’Etat a particulièrement exhorté les membres du Gouvernement à continuer de faire progresser notre pays et de le faire passer sous la barre des 100 places. Les reformes induites par le Doing Bussiness doivent servir de levier pour la bonne exécution du PND. Il a ainsi convié tous les acteurs à travailler dans le sens de capter toutes les opportunités qui s’ouvrent, notamment l’Accord avec la MCA et le Programme Compact With Africa en vue d’attirer plus d’investissements étrangers et ainsi promouvoir davantage le secteur privé togolais.

Fait à Lomé, le 08 Novembre 2018

Le Conseil des Ministres




Stanislas BABA, Coordonnateur de la Cellule MCA-Togo

Le Togo valide 14 indicateurs au titre du Programme MCC

Au titre du programme Millenium Challenge Corporation (MCC), le Togo a validé quatorze (14) indicateurs, soit deux (02) indicateurs de plus que l’année dernière et neuf (09) indicateurs depuis la création de la Cellule MCA il y a cinq (05) ans. Ce sont les résultats de la carte des scores 2019 issue de l’évaluation annuelle de la performance des pays participant au processus compétitif de sélection aux différents programmes d’investissement du MCC.

Les résultats de cette nouvelle évaluation publiée le 05 novembre 2018 est la 16ème du genre et concerne quatre-vingt (80) pays dont le Togo. Elle est relative aux trois (03) catégories d’indicateurs que sont la Bonne Gouvernance, la Liberté Economique et l’Investissement dans le Capital Humain.

Avec ses quatorze indicateurs validés, le Togo se distingue de nouveau en occupant la deuxième position derrière le Sénégal, s’agissant des pays ouest africains éligibles audit programme.

Comparativement à la carte des scores 2018, les nouveaux progrès réalisés par le Togo concernent la validation des indicateurs relatifs aux dépenses dans la santé et à la politique commerciale. De la lecture de la carte de score 2019, il résulte que le Togo a satisfait pour la troisième année consécutive, les trois critères d’éligibilité au programme « Compact » à savoir : la validation de l’indicateur « maitrise de la corruption », la validation des indicateurs de droits démocratiques (droits politiques et libertés civiles) et la validation de la majorité des vingt (20) indicateurs avec au moins un indicateur au vert dans chaque catégorie.

« Cette bonne performance du pays, malgré les soubresauts liés au contexte politique, est l’affirmation claire d’une volonté politique au plus haut niveau, portée par le Chef de I ‘Etat et dont le leadership a permis d’opérer d’importantes réformes dans les secteurs stratégiques tels que les infrastructures économiques, la lutte contre la corruption, les libertés publiques, les libertés politiques, l’amélioration de l’environnement des affaires, et la modernisation de la justice », a indiqué dans un communiqué rendu public ce mercredi 07 novembre, la Cellule MCA-Togo qui compte poursuivre cette dynamique en vue de relever les défis tels que le renforcement de la gouvernance politique et économique notamment la lutte contre la corruption, l’accès au foncier, l’accès au crédit et les droits démocratiques.

Organisme gouvernemental des Etats-Unis d’Amérique, le MCC est chargé de la gestion du Millenium Challenge Account (MCA), une assistance financière dont l’objectif est de réduire la pauvreté dans les pays en développement qui démontrent leur engagement pour le développement économique et la lutte contre la pauvreté, en satisfaisant des critères bien précis.

Il faut souligner qu’après son éligibilité au programme « Threshold » du MCC en 2015, le Togo nourrit l’espoir d’une éligibilité au programme « Compact » dont l’assistance financière peut atteindre environ 700 millions de dollar US. D’une durée maximale de trois ans, le Threshold est une assistance financière qui va de 5 à 60 millions de dollars US.

Cris DADA