Mme Fatimata Maman Sidibé (au micro)

Réformes : Les diplomates africains accrédités au Togo recommandent le dialogue

Il faut que tous les acteurs politiques privilégient la voie d’un dialogue constructif pour un heureux aboutissement du processus de réformes constitutionnelles et institutionnelles en cours au Togo. C’est la position affichée par le groupe des Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques et consulaires africains accrédités au Togo, au sujet de la crise que traverse le pays.

Reçu en audience ce mardi par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, le groupe conduit par l’ambassadeur du Niger au Togo, Mme Fatimata Maman Sidibé dit suivre de près, la crise sociopolitique qui secoue actuellement le Togo. Pour Mme Sidibé, la seule issue à la crise togolaise est le « dialogue franc et serein » qui doit être engagé entre les protagonistes notamment les différents acteurs politiques. Ce qui, dit-elle pourra faire revenir la paix et la stabilité dans le pays.

Il faut signaler qu’avant de recevoir les diplomates africains en poste à Lomé, Faure Gnassingbé a reçu les lettres de créances des nouveaux Ambassadeurs de la République Fédérale du Nigeria, M. Joseph OLUSOLA IJI et du Ghana, M. Nana Kwasi OWUSU-YEBOA près le Togo.

Ces nouveaux diplomates se sont tour à tour félicités de l’excellente qualité des relations de coopération et d’amitié entre leurs pays et le Togo. Ils comptent œuvrer pour le renforcement de ces liens dans les domaines diplomatique, économique, sécuritaire, commercial et technologique.

Cris DADA




Le ministre Robert Dussey

Le ministre Robert Dussey qualifie la déclaration d’Ousainou Darboe d’« irresponsable »

Le Ministre togolais des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine a réagi ce lundi suite à la déclaration de son homologue gambien, Ousainou Darboe qui a dans un entretien, demandé la démission du Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé compte tenu de la crise sociopolitique qui secoue actuellement le pays.

Dans un communiqué rendu public, le Prof Robert Dussey a protesté contre cette déclaration qu’il a qualifiée d’ « irresponsable ». Le patron de la diplomatie togolaise a saisi cette occasion pour rappeler que le Président de la République Faure GNASSINGBE « est régulièrement élu, dans le respect des dispositions de la Constitution togolaise au cours d’élections reconnues transparentes, équitables et acceptables par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’ensemble de la communauté internationale ».

« Le gouvernement togolais continue de privilégier le dialogue et la concertation pour résoudre cette crise qui risquerait de réduire les nombreuses années d’efforts faits par l’ensemble des pays de la CEDEAO qui font face à des défis sécuritaires sans précédents », ajoute le communiqué qui réitère par ailleurs, la volonté du Gouvernement togolais d’œuvrer toujours pour la paix et la stabilité à l’intérieur de ses frontières nationales, et dans la sous-région ouest-africaine.

Depuis le 19 août dernier, le Togo traverse une crise sociopolitique avec des manifestations d’une coalition de 14 partis politiques de l’opposition ; lesquels partis exigent de profondes réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles notamment le retour à la Constitution originelle de 1992 avec toutes ses conséquences, le vote des togolais de l’étranger entre autres.

La Rédaction




Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’OIF

L’OIF déplore l‘escalade de la violence au Togo

La crise sociopolitique actuelle au Togo préoccupe l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui déplore l’escalade de la violence de ces dernières semaines dans le pays.

Dans un communiqué publié ce mercredi, la Secrétaire générale de l’OIF a également déploré le fait que le pays soit confronté à de telles tensions mettant la population en danger. Pour Mme Michaëlle Jean, « rien ne peut justifier ces affrontements ».

« Nous pensons aux victimes, aux familles endeuillées, au climat général de peur et de colère. Il faut impérativement privilégier le dialogue en toutes circonstances » a-t-elle déclaré.

« Il est primordial d’encourager toutes les actions de nature à contribuer à la résolution de cette crise et au retour à un climat apaisé. Toute la Francophonie s’inquiète et se mobilise face à cette situation qu’il faut à tout prix résoudre », peut-on également lire dans le communiqué.

Michaëlle Jean a par ailleurs renouvelé l’entière disponibilité de l’OIF, en lien avec ses partenaires, pour contribuer à la résolution de cette crise au Togo où doit se tenir du 24 au 26 novembre prochain, la 34ème session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF).

Les affrontements liés aux manifestations de cette semaine ont déjà fait six morts, des dizaines de blessés et d’importants dégâts matériels notamment à Lomé, Sokodé et Balifo.

La rédaction




Faure Gnassingbé et Ibrahim Boubakar Keita

Faure Gnassingbé à Bamako pour une conférence sur la sécurité en Afrique de l’ouest

Le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, Président en exercice de la CEDEAO est depuis ce samedi à Bamako dans la capitale malienne où il a pris part à une conférence sur la situation sécuritaire dans le Sahel et dans la sous région ouest africaine.

Organisée sous le Haut parrainage du Pésident malien Ibrahim Boubakar Keita et en collaboration avec l’Union africaine et les Nations unies, cette conférence regroupe selon les informations, plusieurs parties prenantes, notamment les pays de la région, les membres permanents du Conseil de sécurité, ainsi que les représentants d’organisations régionales et internationales.

L’objectif est d’évaluer la situation sécuritaire au Mali et dans la sous région afin d’identifier des mesures pouvant permettre de relever les défis auxquels sont confrontés les pays, notamment les menaces terroristes.

« La protection efficace de nos populations passe par des actions communes et concertées contre le terrorisme », a fait savoir Faure Gnassingbé dans son intervention. Il a également appelé à faire moins de discours et à agir plus pour arriver à bout du terrorisme et ramener définitivement la paix non seulement au Mali, mais aussi partout où cette paix est menacée.

Faure Gnassingbé et son homologue malien Ibrahim Boubakar Keita ont par ailleurs procédé à l’inauguration d’un Centre de coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse créé par la CEDEAO avec le soutien des USA.

La crise sociopolitique actuelle du Togo aurait probablement fait aussi l’objet de discussion en marge de la conférence. « Il est tout à fait normal que la situation au Togo soit un sujet de discussion entre les chefs d’Etat », avait indiqué une source diplomatique à nos confrères de la RFI.

David S.




Faure Gnassingbé et Cipriano Cassama

Ballet diplomatique à la Présidence de la République

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a accordé mercredi au Palais de la Présidence, plusieurs audiences à diverses personnalités notamment les Présidents des Assemblées nationales de Madagascar Jean Max Rakotomamanjy, de la Guinée Bissau Cipriano Cassama et du Mali Issaka Sidibé.

Ces parlementaires sont à Lomé dans le cadre de l’ouverture de la 2ème session ordinaire de l’année 2017 de l’Assemblée nationale du Togo.

Avec l’honorable Jean Max Rakotomamanjy, les échanges ont essentiellement porté sur le renforcement des relations de coopération et d’amitié entre le Togo et Madagascar à travers la mise en place d’un groupe d’amitié parlementaire entre les deux pays.

En sa qualité de président de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), Cipriano Cassama, a abordé avec le Chef de l’Etat, Président en Exercice de la CEDEAO, la médiation de l’institution sous-régionale dans la résolution de la crise sociopolitique en Guinée Bissau. Il a par ailleurs salué les initiatives du Chef de l’Etat en matière de réformes politiques au Togo.

La troisième personnalité à être reçue est Issaka Sidibé qui a évoqué avec Faure Gnassingbé, les relations de coopération entre le Togo et le Mali de même que les questions relatives à la sécurité dans la sous région.

Autre personnalité reçue ce mercredi, la Présidente de la Cour de Justice de l’UEMOA, Mme Joséphine Suzanne Bah-Traoré. En visite de courtoisie, elle a fait le point sur les activités de l’institution au Chef de l’Etat.

La Rédaction




Arrivée de Faure Gnassingbé à Luanda

Faure Gnassingbé en Angola pour l’investiture du Président Joao Lourenço

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé est depuis ce mardi à Luanda en Angola où il assistera dans la journée à l’investiture du nouveau Président élu, Joao Lourenço.

Selon un communiqué de la Présidence de la République, ce déplacement sera l’occasion pour les deux chefs d’Etat d’évoquer le renforcement des liens d’amitié et du partenariat existant entre le Togo et l’Angola notamment pour la promotion de la paix, de la stabilité et du développement.

Lors de la première visite officielle de Faure Gnassingbé en Angola en juin 2007, les deux pays ont en effet convenu d’un cadre général de coopération bilatérale qui prend en compte plusieurs secteurs d’intérêt mutuel.

Joao Lourenço, général à la retraite, prend la tête de l’Angola après 38 ans de règne de José Edouardo Dos Santos. Il avait été élu le 23 août dernier avec plus de 64% des suffrages selon les chiffres de la Commission nationale électorale.

Né en 1954 à Lobito dans l’ouest du pays, Joao Lourenço est un cadre du MPLA (parti au pouvoir) et un compagnon de longue date de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos. Dans une certaine mesure, il s’agit d’un changement dans la continuité.

Le nouvel homme fort de Luanda hérite, selon les informations, d’une situation économique délicate, mais promet tout de même un « miracle économique » pour le pays qu’il s’apprête à diriger.

Deuxième producteur africain de pétrole, dont il tire 70 % des recettes fiscales et l’essentiel des devises, l’Angola souffre encore de la  baisse considérable des cours du pétrole. La balance commerciale est redevenue déficitaire depuis 2014.

David S.




Le Premier ministre dans son intervention

Le Togo marque son passage à la 72ème Assemblée générale des Nations Unies

Ouvert depuis mardi dernier au siège de l’organisation à New York, le débat général annuel de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies s’est poursuivi jeudi avec le passage du Togo qui a fait une déclaration de sa politique générale en rapport avec la thématique retenue pour cette session à savoir : « Priorité à l’être humain : paix et vie décente pour tous sur une planète préservée ».

Dans sa présentation, le Premier ministre Komi Sélom Klassou, a au nom du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, souligné la pertinence du thème qui, selon lui, rappelle à tous que l’humain et le bien-être des peuples doivent demeurer la priorité de toutes les actions.

Il a évoqué la nécessité de mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat, l’agenda de développement 2030 et le Plan d’action d’Addis Abeba sur le financement du développement afin de surmonter les multiples défis auxquels font face les Etats surtout en développement.

En ce qui concerne le Togo, le Premier ministre a expliqué à l’Assemblée que le pays s’apprête à adopter avant la fin de 2017, son Plan National de Développement (PND) pour remplacer, sur la période (2018-2022), la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE) qui arrive à son terme.

« Ce nouveau document de planification et de programmation du développement viendra identifier les priorités et définir les actions appropriées à mettre en œuvre dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD) », a-t-il signifié.

Afin de garantir aux populations, une croissance inclusive et durable, le pays s’est déjà engagé dans divers chantiers avec la mise en œuvre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) qui a pour actions prioritaires, l’accès à l’eau potable, l’accès à l’énergie, l’entreprenariat rural et l’agrobusiness, la productivité et la création de richesses, l’emploi et l’autonomisation des femmes et des jeunes, et la protection sociale.

Au sujet de l’actualité nationale sur le plan sociopolitique, le Premier ministre a estimé que « le développement harmonieux et durable du Togo ne peut se faire sans la paix, la cohésion sociale, la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit ». Il a présenté à l’assistance, le processus de réformes constitutionnelles en cours notamment le projet de loi du gouvernement portant sur les articles 52, 59 et 60 de la Constitution du 14 octobre 1992, relatifs à la limitation des mandats du Président de la République et des députés, et au mode de scrutin à savoir, un scrutin uninominal majoritaire à deux (02) tours.

Il a pour finir appelé à un renforcement sur le plan international de l’engagement des Etats afin de faire de la planète Terre, un monde de paix et de prospérité partagée.

Il faut rappeler que l’Assemblée générale des Nations Unies est une rencontre périodique qui représente une occasion pour les chefs d’Etats et de gouvernement de se réunir au siège de l’ONU afin de débattre des questions d’ordre mondial.

Au coup d’envoi du débat général de l’Assemblée Générale des Nations Unies les chefs d’Etats et de gouvernement du monde entier se relayent au podium de l’organisation pour présenter leur vision de l’état du monde et de leur pays respectif. Pour cette année, les déclarations des chefs d’État et de gouvernement sont reçues entre le 19 et le 25 septembre 2017.

Bruno O.




Mme Maria Cristia Martins-Barrera et sa délégation chez Faure Gnassingbé

Togo/ Présentation des lettres de créance des ambassadeurs de l’UE et de la France

Le Chef de l’État Faure Gnassingbé a reçu ce mardi au Palais de la Présidence à Lomé, les lettres de créance de la nouvelle ambassadrice de l’Union Européenne (UE) au Togo, Mme Maria Cristia Martins-Barrera, et celles du nouvel ambassadeur de la France, M. Marc Vizy.

Mme Maria Cristia Martins-Barrera s’est félicitée de la qualité des relations entre l’UE et le Togo et a évoqué les perspectives de raffermissement des liens de coopération.

«Nous allons mettre l’accent sur les investissements et l’implication du secteur privé. L’objectif de l’UE est de travailler dans le sens de création d’emplois pour la jeunesse africaine y compris le Togo. Et nous serons là comme par le passé dans les efforts de développement pour garantir un meilleur futur aux citoyens», a précisé la nouvelle cheffe de la délégation de l’Union européenne au Togo.

Le diplomate français a pour sa part salué la « grande amitié » qui existe entre le Togo et la France. Marc Vizy s’est engagé à poursuivre la dynamique coopération qui existe dans les deux pays, notamment dans les domaines de l’éducation, l’eau, l’énergie et la promotion de l’économie bleue.

Il a été également relevé au cours des échanges, la convergence de vues entre l’ensemble des partenaires en développement dont l’AFD ou encore l’Union européenne pour un accompagnement commun du développement du pays.

Cris DADA




Faure Gnassingbé et Benyamin Netanyahou (archives)

Diplomatie : Le Sommet Afrique-Israël reporté à une date ultérieure

Initialement prévu pour se tenir du 23 au 27 octobre 2017 à Lomé au Togo, le Sommet Afrique-Israël vient d’être reporté à une date ultérieure suite à une demande du Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé et des consultations avec le Premier Ministre de l’État d’Israël, Benyamin Netanyahou.

Selon un communiqué de la Présidence rendu public ce lundi, ce changement permettra « d’optimiser les préparations et d’assurer la réussite de cet événement ».

Par ailleurs, les informations font état de ce que dans les semaines à venir, Israël va promouvoir des consultations en Afrique, aussi bien sur le plan bilatéral que dans des forums régionaux sur le continent, pour garantir le plein succès du sommet.

Premier événement du genre, ce Sommet est destiné à resserrer les liens de coopération entre l’Afrique et Israël à la fois sur les plans politique, diplomatique et économique. Il portera sur des thèmes relatifs à la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le développement agricole, énergétique, sanitaire et des nouvelles technologies.

La Rédaction




Dr. Ibn Chambas et Faure Gnassingbé

Dr. Ibn Chambas reçu en audience à Lomé par Faure Gnassingbé

Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a reçu en audience au Palais de la Présidence de Lomé, Dr. Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel.

Ensemble, ils ont discuté des derniers développements politiques dans notre pays notamment les questions de réformes institutionnelles et constitutionnelles.

Dr. Ibn Chambas, s’est félicité de l’adoption en Conseil des ministres de l’avant-projet de loi portant révision constitutionnelle et relative à la limitation du nombre de mandat présidentiel et du mode de scrutin pour lequel l’Assemblée nationale sera convoquée.

Le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel a partagé avec le chef de l’Etat les conclusions de ses échanges avec le Chef de file de l’opposition.

«Je l’ai encouragé à s’investir dans des discussions avec le gouvernement pour faire avancer l’agenda des reformes de manière définitive. Dans le même temps, je l’ai invité à préserver la paix et la sécurité qui constituent désormais des atouts précieux en Afrique de l’ouest. Des atouts que le Togo a su préserver jusqu’à présent», a-t-il précisé.

Le diplomate a salué la bonne disposition du Président de la République à travailler de manière constructive avec toutes les parties prenantes de la vie politique du Togo.