Distribution de semence de soja

Filière soja : 48 000 Kg de semences mises à la disposition des producteurs

Entamée depuis quelques jours dans les régions économiques du Togo, la tournée nationale de remise des semences de base et semences certifiées de soja aux producteurs vient de connaitre son apothéose à Dapaong dans la région des savanes. Au total 48 000 kilogrammes de semences ont été distribuées pour le démarrage de cette campagne 2018-2019 à 49 multiplicateurs semenciers, 67 groupements ou coopératives de producteurs et productrices de soja des régions contre 40 000 kilogrammes en 2017, ce qui représente une augmentation de 20 %.

Cette opération de distribution rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement des capacités productives et commerciales de la filière soja au Togo. L’objectif est de faciliter l’accès des semences de qualité aux principaux producteurs et productrices pour une multiplication des semences de base et une production des semences améliorées de soja.

Au cours de cette tournée, la mission a également procédé à une visite de supervision du démarrage des travaux de construction des magasins de stockage de soja d’une capacité de 250 tonnes chacun, respectivement à Atakpamé dans la région des plateaux et à Dapaong dans celle des savanes.

La cérémonie de Dapaong effectuée le 29 juin dernier a été présidée par M. DOUTI Lamboni représentant la ministre du commerce et de la promotion du secteur privé, en présence du directeur régional de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, représentant le ministre de tutelle, du Préfet de Tône, du Point focal du Cadre Intégré Renforcé au Togo et du secrétaire général du conseil interprofessionnel de la filière soja au Togo.

La Rédaction




Ambiance mardi à l’occasion de la table ronde

Le Togo mobilise les partenaires autour de sa nouvelle stratégie d’électrification à l’horizon 2030

Faire en sorte que le Togo atteigne 100 % d’accès à l’électricité pour les populations d’ici 2030. Telle est l’ambition du Gouvernement dans le domaine de l’énergie. Afin de mobiliser les partenaires autour de ce projet, une table ronde des bailleurs est organisée depuis mercredi à Lomé autour de la nouvelle stratégie d’électrification élaborée par le Ministère des Mines et de l’Énergie, avec le soutien de la Société Financière Internationale.

L’objectif de la table ronde est de boucler la mobilisation des sommes nécessaires à la réalisation de la phase de démonstration 2018-2021 estimée à 180 milliards de FCFA et d’entamer la mobilisation pour la phase suivante.

Cette nouvelle stratégie s’inscrit dans le nouveau Plan National de Développement (PND) et décrit clairement la feuille de route à suivre pour réaliser 100 % d’électrification d’ici 2030. Elle s’appuie sur la promotion des énergies renouvelables, une bonne combinaison technologique entre l’extension du réseau et les solutions hors réseaux (kits solaires et mini centrales solaires) et une forte implication des acteurs du secteur privé.

C’est le Premier ministre Komi Sélom Klassou qui a présidé l’ouverture des négociations en présence d’invités de marque à l’image de Mme Ségolène ROYAL, envoyée spéciale du Président de la République française pour l’Alliance Solaire Internationale. Cette dernière n’a pas manqué de saluer la politique nationale d’électrification du Togo, de même que l’engagement du pays dans la mise en œuvre des recommandations de la COP21 ainsi que sa participation active au premier sommet de l’ASI tenu en mars dernier en Inde.

A ce jour, le taux d’accès à l’électricité est d’environ 39 %. Le pays souhaite porter ce taux à 50 % d’ici 2020. Les travaux de la table ronde prennent fin demain jeudi.

David




Faure Gnassingbé accompagné du Dr Akinwumi Adesina à la foire MIFA

Le MIFA, un nouveau mécanisme de financement agricole au Togo

Le Togo se dote d’un nouveau mécanisme de financement agricole. Il s’agit d’un mécanisme incitatif de financement fondé sur le partage de risques dénommé MIFA officiellement lancé ce lundi 25 Juin à Lomé par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Les partenaires du projet notamment le Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Dr Akinwumi Adesina, et celui du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) Gilbert Fossoun Houngbo ont également fait le déplacement de Lomé pour la circonstance.

Ce mécanisme innovant a principalement pour missions, l’élaboration des politiques adaptées au secteur agricole, l’application des outils de gestion des risques visant à attirer les compétences et acteurs clés par le biais d’incitatifs, puis la consolidation des maillons des différentes chaînes de valeur agricole.

Concrètement, le MIFA compte non seulement promouvoir les produits financiers et assuranciels adaptés au secteur agricole, mais aussi remédier à la fragmentation des chaînes de valeur agricole et faciliter le partage des risques entre les différents acteurs du secteur agricole. Le souci, c’est également de fournir une assistance technique aux institutions financières, aux PME/PMI et aux producteurs agricoles.

Selon le Premier ministre Komi Sélom Klassou, le lancement de la phase opérationnelle du MIFA est une réponse pragmatique apportée à l’épineux problème que rencontrent souvent les petits producteurs agricoles à savoir : l’accès au financement et au crédit agricoles. Par ailleurs dit-il, MIFA qui s’inscrit bien dans le Plan National de Développement (PND), constitue un meilleur levier pour la levée de fonds en vue de l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD).

« Le MIFA va donc permettre de créer les conditions optimales de mobilisation des financements privés, notamment bancaire, pour accélérer le programme de transformation agricole du Togo (Agropoles) basé sur le développement des chaînes de valeur agricoles et agro-industrielles », a-t-il précisé.

Le Président du Fonds International de Développement Agricole et celui de la Banque Africaine de Développement (BAD), ont également dans leurs interventions, salué cette initiative du Togo et ont par ailleurs rassuré du soutien de leurs institutions pour la réussite du projet.

La cérémonie de lancement a été couplée d’une foire du MIFA à laquelle participent divers exposants du monde agricole.

Le MIFA sera doté à terme, de cent millions d’euros, soit plus de 65 milliards de FCFA, (dont une contribution significative de l’Etat) pour régler la question de l’accès des exploitants d’unités agricoles au financement avec une réduction des taux d’intérêt.

Au Togo, l’agriculture est au cœur de l’activité économique. Elle pèse environ 38 % du PIB 2017. Cependant, le crédit à ce secteur semble encore un bien de luxe. Entre 2011 et 2016, seulement 0,3 % des prêts bancaires ont été consentis au secteur agricole. Ce taux a baissé à 0,2 % en 2017. Sur la même période, les allocations des systèmes financiers décentralisés au secteur sont passées de 11 % à 10 %.

Cris DADA




Visite des stands par les officiels

Finance agricole : La foire du MIFA bat son plein à Togo 2000

En prélude au lancement officiel ce lundi 25 juin du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA), le site du Centre togolais des expositions et foires de Lomé accueille depuis samedi, une foire qui regroupe les acteurs de la chaîne des valeurs notamment les structures étatiques, les centres de recherche, les distributeurs d’intrants, les producteurs, les unités de transformation et structures d’assurance, bancaires et de finance décentralisée.

Prévue pour durer une semaine, cette foire du MIFA a reçu ce dimanche 24 juin, la visite du Ministre Ouro-Koura Agadazi en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le ministre de l’agriculture est allé constater le bon déroulement des activités, occasion pour lui d’échanger avec les exposants sur leurs différents produits, technologies et autres solutions.

Selon le ministre Ouro-Koura Agadazi, le gouvernement a voulu organiser cette foire avec la volonté de concevoir de nouvelles relations entres tous les partenaires du secteur agricole de façon à pouvoir faciliter l’engagement des structures financières pour porter les actions du monde agricole dans son ensemble. Cette foire se présente justement comme un carrefour d’échanges entre ces différents acteurs pour sceller des partenariats et autres contrats de collaboration.

Il faut rappeler qu’au Togo, l’agriculture est au cœur de l’activité économique car elle contribue à la formation du PIB à hauteur de 40 %. Cependant, le crédit à ce secteur semble encore un bien de luxe. Entre 2011 et 2016, seulement 0,3 % des prêts bancaires ont été consentis au secteur agricole. Ce taux a baissé à 0,2 % en 2017. Sur la même période, les allocations des systèmes financiers décentralisés sont passées de 11 % à 10 %.

Le MIFA entend corriger cette situation pour transformer l’agriculture et la rendre résiliente aux chocs et augmenter la productivité. Ce nouveau mécanisme (MIFA) entend promouvoir les produits financiers et assuranciels adaptés au secteur agricole, remédier à la fragmentation des chaînes de valeur et faciliter le partage des risques entre les différents acteurs du secteur.

David




Le Premier Ministre (au milieu) lors des échanges

Le Programme national de développement (PND) à l’étape de la mobilisation des partenaires

Le contenu du nouveau Programme National de Développement (PND) du Togo sur la période 2018-2022, de même que les défis et les meilleurs moyens de réussir la mise en œuvre de ce document de planification stratégique étaient au centre d’une réunion de haut niveau tenue ce samedi au Palais de la Présidence de la République à Lomé.

Cette rencontre a regroupé autour d’une table de discussions, le Premier ministre Komi Sélom Klassou, des membres du Gouvernement, de hauts cadres de l’administration, des responsables des institutions privées notamment les banques, les entrepreneurs agricoles, les opérateurs économiques privés, les partenaires techniques et financiers et de grands noms dont l’Economiste Carlos Lopes.

Il s’est agi non seulement de partager la vision à moyen terme tel que décliné à travers le Programme National de Développement 2018-2022 qui succède à la SCAPE, mais aussi de disséminer l’information sur les priorités qui fondent la stratégie de développement proposée par le PND, et de créer une synergie d’action entre les différents acteurs impliqués dans la réalisation des objectifs visés par le programme.

Cette réunion a en outre pour objectif d’augmenter l’adhésion, l’appropriation et la compréhension des acteurs clés du programme et surtout d’impliquer fortement le secteur privé dans la recherche des voies et moyens pour une mise en œuvre efficace du PND.

A ces assises, les participants ont eu à découvrir les trois axes stratégiques du PND qui concernent : la mise en place d’un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région, le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives et la consolidation du développement social y compris le renforcement des mécanismes d’inclusion.

David




Finance agricole : Le lancement du MIFA annoncé pour le lundi 25 juin à Lomé

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé procèdera ce lundi 25 Juin à la foire Togo 2000 à Lomé, au lancement officiel du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA), nouvelle désignation de l’initiative TIRSAL (Togo Incentive-based Risk Sharing System for Agricultural Lending), mécanisme innovant destiné à la promotion du développement de l’agriculture togolaise.

Le MIFA a principalement pour missions, l’élaboration des politiques adaptées au secteur agricole, l’application des outils de gestion des risques visant à attirer les compétences et acteurs clés par le biais d’incitatifs, puis la consolidation des maillons des différentes chaînes de valeur agricole.

Concrètement, le MIFA compte non seulement promouvoir les produits financiers et assuranciels adaptés au secteur agricole, mais aussi remédier à la fragmentation des chaînes de valeur agricole et faciliter le partage des risques entre les différents acteurs du secteur agricole. Le souci, c’est également de fournir une assistance technique aux institutions financières, aux PME/PMI et aux producteurs agricoles.

« D’une contribution estimée actuellement à 0,2%, la contribution des banques au financement de l’agriculture et des chaînes de valeur sera portée à 5% au bout de cinq (05) ans grâce au mécanisme MIFA qui fédérera également l’ensemble des acteurs que sont, l’Etat, les centres de recherche, les distributeurs d’intrants, les producteurs, les unités de transformation et structures d’assurance, bancaires et de finance décentralisée. Le but étant de générer des emplois décents et massifs pour les jeunes et les femmes puis des opportunités d’affaires pour les PME/PMI», ont expliqué les responsables du Bureau d’implémentation de la phase pilote du MIFA au cours d’une rencontre avec la presse à Lomé.

Il faut rappeler que dans son discours à la Nation le 27 Avril dernier, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé avait indiqué que ce mécanisme innovant sera doté à terme de cent millions d’euros, soit plus de 65 milliards de FCFA, (dont une contribution significative de l’Etat) pour régler la question de l’accès des exploitants d’unités agricoles au financement avec une réduction des taux d’intérêt.

Au Togo, l’agriculture est au cœur de l’activité économique. Elle pèse environ 38 % du PIB 2017. Cependant, le crédit à ce secteur semble encore un bien de luxe. Entre 2011 et 2016, seulement 0,3 % des prêts bancaires ont été consentis au secteur agricole. Ce taux a baissé à 0,2 % en 2017. Sur la même période, les allocations des systèmes financiers décentralisés au secteur sont passées de 11 % à 10 %.

David




Echange entre les députés et Sama Essohamlon (au milieu à droite)

Togo : Les activités de l’ESMC expliqués aux élus du peuple

Les activités de l’Entreprise Sociale de Marché Commun (ESMC) étaient au centre d’une rencontre d’échanges organisée ce mercredi 20 juin par les responsables de l’Entreprise à l’endroit des députés à l’Assemblée nationale. L’objectif est de faire mieux connaitre aux élus du peuple, le caractère légal et innovant des activités de l’ESMC en faveur de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) au Togo.

Cette rencontre vise également à faire des députés, des partenaires et des points focaux de l’ESMC au près des populations à la base.

Dans sa communication, le gérant statutaire de l’ESMC, Sama Essohamlon a expliqué le mécanisme de fonctionnement de son entreprise et les principales activités à savoir : la souscription pour soi et pour tiers aux Comptes Marchands et aux bons de consommation, les achats et ventes en ligne, l’achat-vente réciproque, et « prestataires de la production commune » qui permet à toute personne détentrice de Compte Marchand sur la plateforme ESMC, de mettre son expertise ou son savoir-faire à la disposition de la communauté dans son domaine de compétence.

« Les élus du peuple sont un partenaire incontournable de l’ESMC pour leur mission au chevet de leurs populations. Pour ce faire, nous devons attendre d’eux d’emboiter le pas au système onusien. L’Etat togolais a pris des dispositions pour la mise en œuvre des ODD à travers le Plan national de développement (PND). Nous voudrions également à l’ESMC prendre la réalisation des ODD comme un chantier aux côtés du gouvernement », a déclaré Sama Essohamlon.

Cette démarche est saluée par les élus du peuple qui se sont familiarisés à l’issue des échanges avec les outils que propose l’ESMC pour la réalisation des ODD.

« Le Togo est un pays pilote des 17 ODD et poursuit ses efforts pour l’atteinte de ces objectifs (…) ; En tant que parlementaire, nous devons soutenir les efforts visant à atteindre les objectifs tout en respectant les spécificités de notre pays. Notre rôle est clair : élaborer des politiques et des priorités avec l’ensemble des citoyens et des parties prenantes de manière à ce que les population s’approprient pleinement les ODD », a indiqué le député Penn Laré, représentant le président de l’Assemblée nationale.

L’ESMC est une entreprise de droit togolais qui exploite un progiciel du nom de MCNP (Marché de Crédit en Nature Pérenne). Elle  se présente comme une nouvelle forme d’organisation des affaires commerciales. Le système ESMC fonctionne sur la base d’un compte marchand qui permet aux personnes physiques et morales de se connecter à la plateforme pour participer aux différentes activités de l’Entreprise.

Dans le cadre de la libéralisation des activités socioéconomiques, l’ESMC s’est engagée à la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable. Elle focalise actuellement ses actions sur l’ODD n°9 relatif à la mise en place d’une infrastructure résiliente, la promotion d’une industrialisation soutenable qui profite à tous et  celle de l’innovation.

David




Visite des stands d’exposition

Des journées portes ouvertes pour célébrer le partenariat entre la Banque Mondiale et le Togo

En vue de permettre au grand public de découvrir les réalisations des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Togo, l’Institution organise depuis mardi à son siège à Lomé, des journées portes ouvertes en collaboration avec le Ministère de la planification du développement.

L’ouverture de ces journées a été présidée par le Premier Ministre Komi Sélom Klassou en présence du Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Togo, Pierre Laporte, de la Représentante résidente Mme Joëlle Dehasse et de plusieurs autres autorités.

Prévue pour durer deux jours, cet événement vise à célébrer les fruits du Partenariat Togo-Banque mondiale et à donner plus de visibilité aux opérations en cours de mise en œuvre et les possibilités offertes aux populations. Des stands d’expositions sont dressés à cet effet pour des échanges entre les responsables des projets et le public.

« C’est une occasion spéciale que nous avons retenue pour célébrer le partenariat entre la République togolaise et la Banque mondiale, un partenariat de très bonne qualité qui date de plus de 50 ans, qui se renforce d’année en année, et qui est impulsé par les plus hautes autorités nationales », a déclaré Mme Joëlle Dehasse.

Pour le Ministre Kossi Assimaïdou en charge de la planification du développement, ces journées se veulent un cadre d’analyse des facteurs de succès, et des bonnes pratiques d’une part, et une opportunité d’échanges sur les zones de moindre performance ainsi que les besoins d’amélioration dans la mise en œuvre au Togo des actions financées par la Banque mondiale d’autre part.

A ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comprend en tout 16 opérations en cours d’exécution pour un montant total de plus de 200 milliards de F CFA dont 45 % sont des dons. Les interventions en cours portent sur plusieurs secteurs notamment l’enseignement de base, l’enseignement supérieur, la santé, l’agriculture, les télécommunications, l’énergie et les mines, le développement à la base et protection  sociale, l’emploi des jeunes, le commerce, la logistique et la gouvernance.

La mise en œuvre de ces projets se déroule de façon satisfaisante selon les deux parties, avec un taux de décaissement cumulé de 32 % à la date du 31 Mai 2018.

David




Mme Joëlle Dehasse et Pierre Laporte

Une délégation de la Banque mondiale reçue par le Premier Ministre Komi Selom KLASSOU

Une délégation de la Banque mondiale conduite par le Directeur des Opérations pour le Togo, M. Pierre Laporte, a été reçue en audience ce lundi par le Chef du gouvernement Komi Selom Klassou.

Accompagné de la Représentante-résidente de l’institution financière au Togo, Mme Joëlle Dehasse, M. Pierre Laporte est allé faire au Premier ministre, le point du portefeuille de la Banque Mondiale dans le pays. Il a saisi l’occasion pour discuter des préparatifs des journées portes-ouvertes que la représentation de la Banque Mondiale au Togo organise du 19 au 20 juin 2018 à son siège à Lomé.

Le Directeur des Opérations de la Banque a invité à cet effet, le public à venir visiter les expositions afin d’apprécier les initiatives et les projets que l’institution soutient au Togo.

Placées sous le Haut Patronage du Premier Ministre et en collaboration avec le Ministère de la planification du développement, ces journées portes-ouvertes visent à célébrer les fruits du Partenariat Togo-Banque mondiale et à donner plus de visibilité aux opérations en cours de mise en œuvre.

Cris DADA




Sani Yaya, Ministre togolais de l’Economie et des Finances

Le FMI décaisse environ 35,5 millions de dollars pour le Togo

Au titre le l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC), une nouvelle enveloppe financière évaluée à 35,5 millions de dollars US est mise à la disposition du Togo par le Fonds monétaire international (FMI) qui a achevé ce 15 juin, la deuxième revue de la performance économique du Togo.

Ce montant porte le total des décaissements au titre de l’accord à 106,5 millions de dollars sur un total de 241,5 prévus par l’accord triennal conclu avec le Togo en 2017.

« La performance réalisée par le Togo dans le cadre du FEC a été globalement satisfaisante, en dépit d’un environnement politique et économique difficile. La situation budgétaire s’est nettement améliorée, principalement grâce à la réduction des dépenses et de la réduction de la dette publique », a expliqué Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI.

Ce programme FEC vise non seulement à réduire sensiblement le déficit budgétaire global pour assurer la dette à long terme et la viabilité externe, mais aussi recentrer les politiques sur la croissance durable et inclusive au moyen de dépenses sociales ciblées et de dépenses d’infrastructure financées de manière durable. Par ailleurs, il s’agit et résoudre les faiblesses financières des banques publiques.

« Il est important que la politique budgétaire continue de se concentrer sur la réduction de la dette publique et la préservation de la viabilité budgétaire. Les autorités devraient poursuivre les réformes pour remédier à la faible collecte des recettes, éviter de nouveaux arriérés, améliorer la rentabilité des projets d’investissement public et limiter les dépenses publiques », a précisé M. Furusawa.

Selon le FMI, la mise en œuvre rapide des réformes structurelles peut aider le Togo à parvenir à une croissance plus forte et plus inclusive. Le Fonds rappelle en outre que la clé de la stabilité macroéconomique est d’assurer la réduction de la dette.

Il faut souligner que les autorités togolaises procèdent à un réexamen des dépenses en vue d’une amélioration de l’efficacité et ont commencé à mettre en œuvre des mesures visant à améliorer la gestion de la dette publique.

David