Remise de matériels

Filière Karité/ Campagne 2019-2020 : Du matériel pour les sociétés coopératives des femmes

C’est parti pour la campagne de karité 2019-2020. La présidente de la Filière karité du Togo (FIKATO), Mme Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA a officiellement lancé cette saison au cours d’une tournée qu’elle a effectuée du 27 au 31 Mai 2019 dans les régions productrices du karité.

Elavagnon, Sokodé, Kara et Dapaong sont les principales étapes de cette tournée de la présidente de la filière karité du Togo où elle a offert du matériel aux femmes de plusieurs sociétés coopératives de ladite filière. Le matériel est composé entre autres, de tricycles, de bassines, des gans, des bottes, des coupe-coupe et des sacs.

Cette remise du matériel aux groupements de femmes de la filière karité du Togo est le résultat d’un partenariat avec le Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV) voulu par le chef de l’Etat Togolais Faure Gnassingbé. L’opération a pour objectif de booster et sécuriser la production nationale du karité  afin de contribuer par ricochet à l’autonomisation économique des femmes surtout en milieu rural.

Cette démarche vise surtout à garantir des meilleures conditions de vie et de travail des actrices de la filière karité pour contribuer notamment à la réalisation de l’axe2 du Plan National de Développement (PND) lancé le 04 Mars 2019 par le Chef de l’Etat.

Au-delà de ce matériel le Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV) et la filière karité du Togo, construit des forages au profit de ces sociétés coopératives de la filière karité du Togo.

« Il s’agit d’une étape importante dans le vaste programme de durabilité de la filière karité du Togo soutenu par le gouvernement Togolais et ses partenaires », a indiqué Mme Elisabeth PALI-TCHALLA tout en invitant les femmes à jouer leur partition dans la mise en œuvre du PND.

Classé parmi les 10 premiers pays producteurs du Karité en Afrique, le Togo fait partie de l’Alliance Globale du karité qu’il a intégré en Mars 2018 lors de la 11ème Conférence mondiale annuelle du Karité tenue du 12 au 14 Mars 2018 à Abuja au Nigéria.

Avec son nouveau statut de pays membre de l’AGK, le Togo entend bien faire du karité une culture de rente au même titre que le café, le cacao ou encore le coton. Depuis Novembre 2017, la présidente de la filière karité du Togo, Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA a procédé au renforcement des capacités de plus de 800 femmes des régions Centrale, Kara et Savanes sur les bonnes pratiques dans le domaine du karité.

On estime en Afrique à plus de 4 Millions le nombre de femmes qui vivent de l’activité du karité. Au Togo le karité occupe essentiellement les femmes dans la région septentrionale à travers la production et la commercialisation du beurre de karité et de ses produits dérivés.

Gaëtan K.




NSIA Assurances : les 2 Directeurs Généraux priés de quitter le sol Togolais

Le Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements Financiers et des Assurances du Togo (SYNBANK) exige le départ du territoire Togolais, des Directeurs généraux de la compagnie d’assurance NSIA Vie et NSIA IARDT pour cause de « maltraitance envers les employés » et le « licenciement sans motif » de neuf (9) salariés de cette compagnie d’assurance.

Selon les informations, depuis la prise de fonction de ces deux (2) directeurs qui travailleraient de manière illégale sur le sol Togolais, le climat social est délétère dans ces institutions.

Selon le SYNBANK, Mme Chantal BOSSO et M. Constant DJEKET respectivement directeur adjoint de NSIA Vie et NSIA IARDT, exercent des pressions de tout genre et mènent la vie dure aux employés dans ces institutions.

« Nous dénonçons les agissements de ces 2 directeurs qui ne disposent même pas de permis de travail sur le territoire Togolais et qui traitent mal nos collègues. Alors que l’article 47 du code du travail fait obligation à tout expatrié de détenir une autorisation du Directeur général du travail avant la prise de fonction. Le personnel travaille à plus de 8H par jour, certains travaillent jusqu’à 3h du matin, ils sont traités comme des sous-hommes et sont victimes de décisions illégales de la part des nouveaux responsables. En plus de cela, Mme BOSSO Chantal pollue l’environnement de travail en fumant dans les locaux de l’entreprise aux heures de service », a dénoncé la secrétaire générale du SYNBANK, Mme Josée Manawezoué Patassé.

Le SYNBANK fait savoir que le 29 mai 2019, le directeur général de NSIA IARDT en toute illégalité, met fin aux contrats de travail à durée indéterminée sans préavis ni faute lourde de neuf (9) salariés de la société et évoque comme argument les déficits consécutifs des 3 derniers exercices, les prêts de 2 milliards de FCFA contractés en 2016 et en 2017 et les déséquilibres des branches assurances maladies.

Au regard de tous ces évènements, le SYNBANK indique avoir mené des démarches pacifiques pour régler cette situation inconfortable dans laquelle se trouvent les employés, lesquelles démarches sont restées sans suite.

« De même, la Direction générale du travail a opposé un refus catégorique à cette procédure de licenciement mais ils ont outrepassé la décision pour le faire, même le ministre les a rappelés à la raison mais pourtant ils ont continué le licenciement. Nous pensons que trop c’est trop, ces personnes ne respecte pas nos autorités au Togo mais on ne peut pas laisser des expatriés nous traités de la sorte », a déclaré José Patassé.

Vue le comportement de ces deux personnes qui selon les informations, avaient été renvoyés du territoire malien pour les mêmes histoires et qui ne veulent pas faire preuve de diligence, le SYNBANK appelle le gouvernement pour mettre fin au séjour de ces personnes sur le sol Togolais au plus tard le 13 juin prochain. Le Syndicat exige de la part des responsables de cette société, une augmentation de salaire de 50 % à tous les employés NSIA Assurances, un versement de 60 mois de salaires aux agents licenciés abusivement.

Il faut rappeler qu’une prochaine assemblée générale est annoncé pour décider de la suite à donner à l’affaire si les réclamations ne sont pas prises en compte.

Elisabeth S.




Photo de famille des participants à l’atelier

Validation du document de la politique minière du Togo

Les acteurs impliqués dans le développement du secteur minier prennent part ce jeudi 23 Mai à Lomé, à un atelier national de validation du document de la politique minière du Togo. Ce document élaboré dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Développement de Gouvernance Minière (PDGM) une fois validé, sera un document de référence du secteur extractif du Togo et permettra d’attirer davantage des investisseurs intéressés par les ressources minières du pays.

Prévu pour durer deux jours, cet atelier permettra à tous les acteurs impliqués dans le développement du secteur minier de s’approprier le contenu du document de politique minière du Togo et de s’accorder sur les axes stratégiques devant constituer les piliers de cette politique.

Selon le directeur général des Mines et de la Géologie, Marcel SOGLE, le gouvernement Togolais entend faire du secteur extractif, l’un des leviers de redressement de son économie. Pour ce faire, il nécessite la mise en place d’un cadre de planification, de politique et de stratégie dédié pour le secteur extractif.

« Le Gouvernement togolais s’engage sur la voie d’une meilleure gouvernance du secteur extractif pour une croissance rationnelle de l’économie et l’épanouissement de la population. A travers les grandes orientations stratégiques qui découleront de ce projet de document de politique qui nous sera soumis pour validation, sortira un document de stratégie susceptible de proposer des plans d’actions pour la mise en œuvre effective des actions porteuses de résultats pour ce secteur », a-t-il déclaré.

Pour Louka Masséti, le coordonnateur du PDGM, le nouveau document renferme plusieurs avantages car il prend en compte plusieurs aspects notamment les aspects sociaux et environnementaux.

« L’exploitation des mines par essence entraine des impacts et ces impacts sont parfois positives ou négatives. Généralement, on a tendance à oublier les impacts négatifs or ces impacts négatifs sont environnementaux et sociaux et ça a un effet négatif sur les riverains. Donc ce sont des éléments forts de la politique et des stratégies qui seront définis lors de cet atelier pour voir comment faire, quels sont les ressources à mobiliser et comment les utiliser pour atténuer effectivement ces impacts négatifs sociaux et environnementaux sur l’homme »,

Il sera question pour les participants au cours de ces deux jours de travaux, de se pencher sur le diagnostic qui a été fait, d’apprécier l’analyse du diagnostic, et tous les éléments qui ont été analysés et permis de définir les axes stratégiques.

Elisabeth S.




Des responsables de Millénium Micro finance

Millenium Microfinance : Des résultats satisfaisants avec de bonnes perspectives pour les membres

Dans le cadre de la célébration de ses dix (10) ans d’existence, la Coopérative Millénium Microfinance en abrégé « 2M », a tenu ce samedi 18 Mai à Lomé, son dixième Assemblé générale ordinaire comptant pour l’exercice 2018. Une occasion pour les premiers responsables de cette institution financière de jubiler avec leurs milliers de membres et de leur présenter le bilan des activités de l’année écoulée et les perspectives d’avenir de l’institution.

Dans son discours de circonstance, le Président du Conseil d’Administration (PCA), M. Bernard GBAGBA a salué les milliers de membres qui, malgré les nombreux troubles qu’a connus le Togo sur le plan sociopolitique, ont démontré leurs attachements à la coopérative.

Le Président du Conseil d’Administration a fait savoir que le bilan enregistré pour le compte de l’exercice 2018 est tout à fait satisfaisant. « L’exercice 2018 de notre institution a connu un résultat excédentaire de 39.845.190 F CFA », a indiqué Bernard GBAGBA. Selon lui, ce résultat mérite d’être salué car c’est le fruit du travail abattu par l’équipe technique, des administrateurs, des partenaires et surtout la confiance sans cesse croissante des membres de la coopérative 2M.

« L’année 2018 a été pour nous une année d’intenses activités mais aussi de formation à l’endroit des administrateurs, du personnel et des membres en matière de gestion des activités génératrices de revenus. Au soir de l’exercice 2018, le nombre de membres de notre coopérative se chiffre à 25.697 soit un accroissement de 24 % par apport à 2017 ce qui prouve que notre famille 2M s’agrandit », a-t-il indiqué.

En termes d’innovations, outre l’interconnexion de leurs agences pour permettre aux membres de faire des opérations quelques soit l’endroit où ils sont, l’institution financière 2M met également à la disposition de ces clients de nouveaux produits tels que « 2M IMMO » et « éducation assuré ».

« Cette année, nous allons lancer de nouveaux produits tels que le produit 2M IMMO qui est un produit immobilier qui consiste à faire des prêts à long termes à nos membres afin de leur permettre de construire leurs propres maisons. Il y a aussi  le produit « éducation assurance »  qui consiste à ce que notre institution paie les frais de scolarités des enfants en lieu et places du membre quelque soit le montant et à son tour ce dernier prend l’engagement de payer l’institution à petit cout selon sa capacité », a expliqué le Directeur général de 2M, M. Romaric LISSANON.

Dans sa mission de contribuer à la réduction de la pauvreté au Togo, la coopérative 2M a signé un partenariat gagnant-gagnant avec le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) qui a vue bénéficier plusieurs groupements de femmes et d’hommes de crédits pour leurs diverses activités. « En matière de crédits nous avons touché 15 000 membres grâce au partenariat avec le FNFI qui nous a beaucoup aidé », s’est réjoui le Directeur général de 2M.

Comme perspective d’avenir la Coopérative Millénium Microfinance œuvre déjà pour la mise à disposition de ses membres d’une assurance maladie. « Nous sommes en négociation avec la compagnie d’assurance pour mettre à disposition de nos membres une assurance maladie », a rassuré le M. LISSANON.

La coopérative compte également ouvrir bientôt ses portes à Totsi pour selon les responsables, être encore plus proche des membres.

Il faut noter qu’à ce jour, Millénium Micro finance dispose de quatre (4) agences qui sont celles de Hédzranawoé, d’Adidogomé, d’Agoè et de Bè.

Elisabeth S.




La 3ème édition de la foire « Made In Togo » prévue du 26 juillet au 5 août 2019

Le site du Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF Lomé) accueille du 26 juillet au 5 août prochains, la 3ème édition de la foire « Made In Togo ». « Valorisons et consommons les produits locaux », c’est le thème retenu cette année pour cet évènement qui s’organise dans une période qui coïncide avec les grandes vacances au Togo.

La foire « Made In Togo » regroupe les opérateurs économiques de tous les secteurs d’activités de l’économie togolaise pour l’exposition des produits réellement fabriqués au Togo.

L’objectif de cette manifestation annuelle est de promouvoir, d’une part les produits d’origine togolaise afin de favoriser et d’encourager leur consommation et d’autre part, la culture togolaise.

Les opérateurs économiques togolais de même que les sponsors, parrains, jeunes entrepreneurs, groupements associatifs, coopératives sont invités à cette 3ème Foire Made In Togo, la seule foire qui rassemble les producteurs et les produits fabriqués dans le pays.

David




Photo de famille

Togo : Réunion de concertation entre le Gouvernement et le secteur privé

Le Premier Ministre Komi Selom KLASSOU a présidé ce mardi à Lomé, une nouvelle réunion du Comité de concertation entre l’Etat et le secteur privé. Objectif, renforcer la confiance mutuelle entre l’Etat et les acteurs du secteur privé et mieux les informer sur les solutions majeures déjà apportées à certaines de leurs préoccupations.  Cette rencontre vise par ailleurs à échanger sur les stratégies concrètes de financement public et privé dans le but de favoriser la mise en œuvre effective du Plan national de développement (PND) 2018-2022.

Au cours de la réunion, le Chef du Gouvernement a présenté aux acteurs du secteur privé, l’ensemble des réformes déjà menées en vue de répondre à leurs préoccupations exprimées lors de la précédente réunion du comité. Ces réformes portent notamment sur l’amélioration du climat des affaires où à ce jour, la création d’entreprise peut se faire en une demi-journée au Togo, la modernisation de la fiscalité, la réforme du foncier ainsi que sur l’apaisement du climat sociopolitique.

En réponse,  les représentants du secteur privé ont félicité le Gouvernement pour les différentes mesures déjà prises, et ont en outre réitéré leur disponibilité à jouer pleinement leur partition dans le financement du PND et à l’ensemble des projets. Ils ont également promis prendre une part active au prochain forum économique Togo-Union Européenne prévu les 13 et 14 juin 2019.

Le secteur privé a cependant, soulevé certaines préoccupations relatives entre autres à l’accès à l’énergie et à la fluidité de la connexion Internet. Il a dans ce sens souhaité que la concertation au sein du comité puisse se poursuivre afin de trouver des solutions appropriées à ces problèmes. Le Président de la Chambre de commerce er d’industrie du Togo (CCIT), Germain Meba a demandé par exemple que la connexion Internet soit beaucoup plus fluide pour faciliter davantage les affaires et autres activités économiques.

A la fin des échanges, le Premier Ministre a exhorté les participants à maintenir le fil de la concertation afin de relever les défis et d’œuvrer ensemble pour un Togo émergent.

Elisabeth S. / David S.




Célébration des 10 ans d’existence de Millénium Microfinance sur fonds d’un bilan satisfaisant

Dans le cadre des activités marquant la célébration des 10 ans de la coopérative d’épargne et de crédit Entreprenariat Féminin « Millénium Microfinance », les premiers responsables de cette institution financière étaient face aux hommes de media ce lundi à Lomé pour leur présenter le bilan et les différentes activités inscrites au programme de cette célébration.

Selon Lissanon Dossou Romaric, le directeur général de cette institution qui se veut la meilleure institution financière au service de la population Togolaise et surtout de la gente féminine, après ces 10 ans d’existence, le bilan est satisfaisant au regard des résultats obtenus.

« Après ces 10 années de durs labeurs, nous sommes satisfaits des prouesses opérées et du service rendu à la population mais ça ne suffit pas car nous pouvons faire mieux pour le bien-être de tous les Togolais », s’est-il réjoui.

Plusieurs activités sont inscrites aux programmes de cet évènement à savoir un gala de football, des formations initiées pour le renforcement des capacités des membres sur la gestion de leurs activités financières, des activités de salubrités, une assemblée générale et la présentation des nouveaux produits qui sont désormais mis à la disposition des clients.

Le président du conseil d’administration Gbagba Djosou Bernard à dans son intervention venté les prouesses de son institution financière qui selon lui, se classe parmi les meilleures en termes d’innovation et de transparence dans la gestion.

Au titre d’innovation on peut citer entre autres de SMS millénium, un système automatique qui alerte les abonnés relativement aux opérations sur leurs comptes, des interconnexions des agences qui offrent aux membres la possibilité d’opérer partout ou ils sont et les prêts immobiliers pour aider les clients désireux de s’acquérir un terrain tout en gardant la ligne de leurs activités.

Créée depuis 2009, Millénium Microfinance est une institution financière qui offre des services d’épargne comme épargne simple, épargne bloqué, épargne scolaire, et les tontines. Elle compte à ce jour 4 agences basées à Lomé et a, à son actif, 24.000 membres avec un dépôt en compte de 1 milliard 800 millions de FCFA.

Elisabeth S.

 




Siège de ECOBANK à Lomé

ECOBANK : les bénéfices en progression de 77 %

Au cours de l’année 2018, la société ECOBANK Transnational Incorporeted a réalisé un bénéfice de 322 millions de dollars contre 182 millions de dollars l’année précédente soit une progression de 77 %.  C’est ce qui ressort du dernier rapport annuel  de l’institution financière panafricaine qui a tenu ce jeudi 25 avril à son siège à Lomé, sa  31ème assemblée générale ordinaire.

« Bâtir l’avenir financier de l’Afrique » : c’est la thématique au centre de cette assemblée dont les travaux ont été essentiellement axés sur le bilan de l’exercice 2018, l’approbation des comptes, l’affectation des résultats et le renouvellement des mandats des administrateurs.

Selon les données, les activités de l’institution sont tirées vers le haut en Afrique de l’Ouest grâce aux marchés de la Côte d’Ivoire et du Nigeria, deux géants économiques de la sous région. Pour 2019, l’optimisation du capital reste la priorité de la banque, selon Emmanuel  IKAZOBOH, Président du conseil d’administration du groupe ECOBANK.

Il faut rappeler qu’Ecokank a été fondée en 1985 au Togo. Elle est actuellement présente dans 36 pays à travers le continent.

David S.




Faure Gnassingbé dans l’usine Africa Plastic Technology (APT)

Deux nouvelles unités industrielles inaugurées ce jeudi par Faure Gnassingbé

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a procédé ce jeudi à l’inauguration de deux unités industrielle à savoir l’usine de production de tuyaux plastics à Tsévié et celle de transformation de fruits biologiques située à Gbatopé dans la préfecture de Zio.

Dénommée Africa Plastic Technology (APT), l’usine de production de matériaux plastics de Tsévié (Zio) est construite sur une superficie de 100.580 m2. Elle a pour vocation de transformer le polychlorure en vue de la production des tuyaux polyéthylènes de diverses dimensions destinés à l’adduction d’eau potable, à l’assainissement et au gainage de câbles téléphoniques, et des plafonds PVC.

Le coût de l’investissement est estimé à plus de 15 milliards de francs CFA, exclusivement financé par le secteur privé togolais. Le fonctionnement de cette unité va générer 220 emplois directs et 500 emplois indirects. Africa Plastic Technology (APT) va produire 65.000 tonnes de produits plastics variés sur les trois premières années d’activités et un chiffre d’affaires de 123 milliards de francs CFA sur la même période.

L’usine de transformation de fruits biologiques dénommée « Jus Délice SA » va de son côté produire du jus d’ananas en fûts de 220 Kg pour l’exportation en direction des industriels conditionneurs. Le volume prévisionnel pour la première année est de 3000 tonnes. Pour l’approvisionnement en matières premières, 800 petits producteurs des environs ont été identifiés et formés aux règles de l’agriculture biologique. Le projet de Jus Délice SA a bénéficié d’une subvention de 130 Millions de Fcfa de la part de la Coopération allemande.

Le Président de la République a également procédé ce jeudi au lancement des travaux de construction d’une nouvelle usine de production d’effets d’habillement militaires à Adétikopé dans la préfecture d’Agoè Nyivé.

Il s’agit d’un projet porté par la compagnie canadienne Logistik Unicorps (LOGISTIK). Il mobilisera un investissement estimé à plus de dix millions de dollars soit six milliards de francs CFA.

Il faut souligner que toutes ces activités rentrent dans le cadre des manifestations du 59ème anniversaire de l’indépendance du Togo qui sera célébré le samedi 27 avril prochain.

David




Ange Kossivi KETOR, Directeur de l’APSFD Togo

La finance digitale au centre d’une formation des responsables des IMF à Kpalimé

« Comment développer et gérer des produits financiers digitaux » : c’est le thème au centre d’une formation démarrée ce mercredi 24 avril à Kpalimé, à l’endroit des responsables des Institutions de micro finance (IMF) venus de toutes les régions du Togo. C’est une initiative de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD) qui vise à définir l’importance et les enjeux de la digitalisation pour les Services Financiers Décentralisés (SFD) du Togo, et d’identifier les exigences règlementaires de la digitalisation dans l’espace UEMOA.

Il s’agira pour les participants durant les trois jours de travaux, d’identifier l’écosystème et la cartographie des produits financiers digitaux dans l’UEMOA et au Togo, et de développer et gérer des produits financiers digitaux et modèles d’affaires.

Cette formation permettra également de mettre en place le marketing des réseaux d’agents, d’identifier les risques liés aux solutions digitales et approches de solutions et de conduire un processus de digitalisation institutionnelle.

« Nous sommes à l’ère du numérique et qu’autour de nous, tout se numérise. On est en train de quitter les papiers pour aller plus vite. Nous sommes à l’ère des NTICs. Les institutions ne sont pas en marge de cette révolution », a souligné le Directeur de l’APSFD Togo, Ange Kossivi KETOR.

« Ce qui nous pousse à y aller, c’est la stratégie sous régionale d’inclusion financière qui est basée essentiellement sur la numérisation et la digitalisation des processus. Ce qui fait qu’à l’horizon de cinq ans, toutes les institutions de micro-finance, de finance inclusive  des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) devront muter vers la digitalisation. Donc, étant une institution promotrice de la micro-finance au Togo, notre rôle est de pousser les institutions à cette nouvelle dynamique », a-t-il précisé.

« Nous sommes membre du comité sous régional de mise en œuvre de la stratégie. Donc, notre rôle est de pousser les acteurs, que ce soit les institutions de micro- finance et les clients, vers la numérisation. Raison pour laquelle nous avons initié cette formation, pour donner l’information aux institutions. Parce que la stratégie est reprise par le Togo et il ne faut pas qu’on soit en marge », a expliqué M. KETOR.

« Ce n’est pas sure que tout le monde à l’information sur ce qui se fait en Côte d’Ivoire, au Sénégal. En plus les formateurs viennent du Tchad, de la RDC et du Bénin. Nous avons mobilisé toutes ces ressources humaines pour permettre à nos institutions de micro-finances d’avoir l’information et mesurer l’enjeu de la digitalisation », a-t-il laissé entendre.

Pour Géorges ZOLA (Formateur / Chef exploitant au Cabinet AGECFI), la finance digitale est composée de deux mots : il s’agit de la finance associée à la technologie.

« Nous allons dans une certaine mesure transformer les pièces et les billets dans les téléphones portables, dans les tablettes. Donc, la finance de demain que nous appelons la finance digitale, ne sera plus la finance par les billets, mais de la finance que nous retrouvons à travers la manipulation des tablettes, des portables et des androïdes », a-t-il expliqué.

La formation portera sur des thèmes à savoir l’aperçu sur la finance digitale, le processus de développement des nouveaux produits digitaux, les risques liés à ce processus en matière de fraude.

Soulignons que l’APSFD du Togo a pour mission d’informer le public, de renforcer les capacités de ses acteurs, de faire des plaidoyers pour le changement des politiques  financières ainsi que la représentativité et l’engagement dans la défense des intérêts de ses membres.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE