Le siège du GF2D

Togo/ 04 morts dans l’accident d’une délégation du GF2D

C’est une triste nouvelle qui fait froid dans le dos depuis la soirée de ce mercredi 24 Mai. De retour d’une mission à Atakpamé dans l’Ogou (région des plateaux), une délégation du GF2D (Groupe de Réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement), une organisation de la société civile togolaise, a été victime d’un grave accident de circulation faisant quatre décès dont celui de Manaf Alfa Boukari, Enseignant chercheur à l’Université de Lomé et acteur de défense des droits de l’homme, également très connu dans le monde de la communication au Togo. « Nous déplorons le décès d’un de nos membres, de sa mère, et de sa fille ainsi que celui d’un des consultants », indique en effet un communiqué du GF2D rendu public par sa secrétaire générale Michèle Aguey.

Selon les informations, l’accident a également fait deux autres blessés qui sont hospitalisés. Pour l’heure, les causes ne sont pas encore communiquées.

Ce jeudi, le siège du GF2D de Lomé, a été envahi par une foule venue exprimer sa tristesse et ses sincères condoléances  aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

La Rédaction




Le HCRRUN en réunion préparatoire

Le HCRRUN à la rencontre des populations du Golfe ce jeudi 18 Mai à Lomé

Dans le cadre de la tournée d’échanges et de sensibilisation des populations en prélude au programme de réparation, les responsables du Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) seront ce jeudi 18 Mai face aux populations de la préfecture du Golfe à Lomé.

Plus de 500 personnes issues des différentes couches sociopolitiques de la préfecture sont attendues à cette rencontre. Il s’agit notamment des représentants des partis politiques, de la chefferie traditionnelle, des Comités villageois de Développement (CVD), des Comités de Développement des Quartiers (CDQ), des syndicats, des religieux, des associations des jeunes, des femmes, les forces de l’ordre et de sécurité et des membres des Comités de Paix.

« Le comité d’organisation a déjà pris toutes les mesures devant aboutir à la réussite de cette sensibilisation », a rassuré le préfet du Golfe, Colonel Awaté Hodabalo au cours d’une réunion préparatoire tenue lundi avec les membres du HCRRUN conduits par la Présidente Awa  Nana Daboya.

Démarrées la semaine dernière, ces rencontres de sensibilisation ont pour objectif d’expliquer aux populations, le caractère symbolique du programme des réparations devant apaiser les cœurs des victimes, avant l’étape d’indemnisation dans le processus de justice transitionnelle et de réconciliation au Togo.

Ce mardi, deux autres délégations du HCRRUN sont respectivement à Atakpamé et à Kara pour la même mission d’information et de sensibilisation.

David




David Baini Djagbavi, Manager Général du T des medias

David Baini Djagbavi, Manager Général du T des medias répond à nos questions

“Tous les ingrédients sont contenus dans le programme de la soirée pour offrir une sixième édition de la soirée T des médias qui allie particularité et surprises…”, selon le manager général du T des medias

Question : Après cinq éditions des soirées T des medias, pouvez-vous nous présenter un bilan général des dernières éditions?

Notre bilan est celui relatif à la conclusion faite chaque année par la presse togolaise. Un bilan positif et satisfaisant depuis 2012 que nous avions débuté cette aventure ensemble avec la presse togolaise. Ce bilan est porté par toute la famille des médias togolais et est le symbole de notre satisfaction. La presse togolaise a joué un grand rôle à nos côtés depuis le début et aujourd’hui nous pouvons estimer que nous sommes satisfaits de toutes les éditions des soirées T des medias que nous avions déjà organisées. Notre satisfaction est relative à la grande mobilisation et à la grande adhésion des médias togolais à notre événement et aussi à la totale confiance que nous font nos partenaires chaque année.

Qui sont les partenaires des soirées T des medias? 

Nos premiers partenaires sont les journalistes et les médias.  De par leur adhésion et leur mobilisation autour du T des medias, ils constituent la première réelle grande famille de notre assurance à organiser chaque année le T des médias.  Puis viennent ensuite nos partenaires financiers et techniques. Durant six années,  Moov Togo nous a toujours soutenus et cette présence a constitué pour nous l’assurance de la réussite de cette soirée chaque année.  Nous avons réussi à associer de nouveaux partenaires cette année et dans le lot nous citerons la société Glory of God qui nous a dotés de tissus de marque Wina Wax avec lesquels les stylistes ont créé des tenues d’exhibition à la soirée. Nous n’oublions pas tous les autres partenaires qui nous ont fait confiance et qui ont accepté d’associer leurs images à la soirée T des médias. Nous n’oublions pas années si les stylistes togolais qui ont donné leur accord pour valider leur participation à la soirée T des médias. Ce sont de jeunes stylistes togolais plein de créativité et d’imagination que nous avons retenu cette année et sans eux nous ne pouvons pas organiser cette soirée.  C’est le lieu ici d’adresser à tous, nos sincères remerciements pour l’accompagnement qu’ils nous ont faits.

Qui défilent sur le T des médias?

Sur le T des médias nous mettons les journalistes, les animateurs et les techniciens bref l’ensemble de la grande famille des médias du Togo. Ces journalistes viennent de tous les médias de notre pays et sont choisis pour leur volonté à défiler et à partager d’intenses moments de bonheur avec leur premier public. Cette année nous avons mis sur le T des médias de nouveaux visages d’hommes de médias qui n’ont jamais défilé et qui sont à leur première participation.  Ceci est relatif à la rotation que nous avons toujours imprimée au choix des hommes de médias qui défilent chaque année sur le T des médias.

Quelles sont les nouvelles couleurs qui seront contenues dans la sixième édition de la soirée T des médias?

Cette année nous ramenons le journal radiophonique dans la salle de la soirée. Nous l’avions déjà fait à la première édition et ça a permis au public de découvrir comment se prépare une édition de journal radiophonique depuis les reportages jusqu’à la présentation d’une édition de journal en direct. A côté de ça,  nous allons permettre au public de défiler aussi sur le T de médias cette année. Il s’agit d’un concept que nous avions pensé pour permettre au public de monter sur le podium et de défiler comme les journalistes. Enfin le karaoké qui sera au programme de cette soirée cette année et c’est le seul moment où le public va découvrir les talents des journalistes sur des créations artistiques et musicales de notre pays. Tous ces ingrédients sont contenus dans le programme de la soirée pour offrir une sixième édition de la soirée T des médias qui allie particularité et surprises.

En un mot qu’est ce qui va se passer cette année à la soirée T des médias?

La sixième édition de la soirée T des médias réserve de belles surprises à la taille de l’événement. Nous avons estimé nécessaire d’associer les attentes du public aux surprises de la soirée et donc un joli mélange de spectacles et de shows que les journalistes vont offrir au public à la soirée cette année.  Au-delà de l’aspect défilé de mode il y aura des prestations artistiques et scéniques qui vont être dirigées que par les hommes de médias pour composer le contenu de la soirée. Le public aura la chance de voir les journalistes et animateurs transformés en vedettes et artistes et aussi en danseurs sur les nouvelles tendances musicales de l’heure.  Ça va être une belle soirée.

Les conditions d’accès à la soirée pour les journalistes et le public?

L’accès est libre et gratuit pour tous les journalistes de notre pays sur présentation de leurs cartes professionnelles et de presse. C’est une soirée consacrée essentiellement aux journalistes et donc nous attendons 350 journalistes à ce rendez-vous annuel. Le public est aussi invité à la soirée et éternelle cela il paie un ticket unique d’accès à 5 000 francs cette année pour vivre ce beau moment de spectacles et de shows que proposent les journalistes. C’est pour nous une façon de demander le soutien du public à notre événement. Et chaque année ce public répond massivement présent au rendez-vous du T des medias. On ne doit rater le T des médias pour aucune raison. La sixième édition promet et elle va assurer comme les précédentes éditions…




Colonel Yark Damehame, le Ministre togolais de la sécurité présent à cette réunion

Les pays de la CEN-SAD en ordre de bataille contre le terrorisme

« Ensemble contre le terrorisme, pour la sécurité et le Développement », c’est autour de cette thématique que les Ministres chargés de la Défense des pays membres de la CEN-SAD s’étaient réunis du 04 au 05 Mai dernier à Abidjan dans la capitale ivoirienne. Une  6ème réunion soldée par une déclaration dite de COCODY en faveur d’une lutte coordonnée contre le terrorisme, pour un développement solidaire et inclusif au sein de la communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD).

Trafic de drogue, prolifération des armes légères, de petit calibre et des armes lourdes sont entre autres, quelques préoccupations sécuritaires de premier plan pour les pays de l’espace Sahélo-Saharien visiblement déterminés à éradiquer le terrorisme par un renforcement continu de la coopération.

Pour les pays de la CEN-SAD, relever les défis sécuritaires revient à la nécessité de renforcer durablement les capacités des Forces de défense et de sécurité afin de les familiariser avec les meilleures pratiques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aussi, une bonne stratégie de lutte contre le terrorisme doit-elle selon eux, aller au-delà de l’action militaire pour prendre en compte les dimensions politiques, économiques et sociales à travers une meilleure redistribution des richesses et une réponse efficace aux besoins prioritaires des populations.

A l’issue de la réunion d’Abidjan, les Ministres chargés de la Défense ont salué les initiatives déjà entreprises dans la lutte contre le terrorisme avant de réitérer leur ferme attachement à la dynamique de coopération militaire et sécuritaire entre les Etats dans l’espace sahélo-saharien, face aux groupes terroristes dans le Sahel, le Bassin du Lac Tchad et en Somalie.  L’intensification de la coopération régionale et internationale vise en outre à déceler et tarir les sources de revenus des organisations terroristes.

Les Etats de la CEN-SAD sont également encouragés à mettre en place des dispositifs militaires et sécuritaires interétatiques, à l’image de la Force Mixte Multinationale (FMM) chargée de la lutte contre la secte islamique Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad.

Les Ministres ont aussi appelé à l’inclusion politique, économique et sociale de toutes les composantes de la société, à travers une large et bonne redistribution des fruits de la croissance, une gestion transparente des richesses nationales et une réponse efficace aux besoins prioritaires des populations. Dans ce sens, les pays sont encouragés à accroitre leurs programmes de création d’emplois et de renforcement du pôle éducation-formation pour répondre aux défis démographiques et apporter des solutions efficaces aux préoccupations des jeunes.

Le Togo a été représenté à cette réunion par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Colonel Yark Damehame. Il a rappelé aux participants, les efforts entrepris par le Togo qui s’est consacré à la refondation des forces de défense et de sécurité avec la subdivision du pays en deux régions militaires, la modernisation de l’outil de défense, l’organisation des exercices conjoints des forces de défense et de sécurité avec le Burkina Faso et très prochainement avec le Bénin et le renforcement de la coopération militaire et sécuritaire internationale.

Bruno OBOE




Image du débat public de Marine Le Pen et Emmanuel Macron

Les élections en Afrique et au Togo : A quand l’instauration des débats publics entre candidats ?

La démocratie souvent définie comme « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », est considérée dans les sociétés dites modernes comme la forme la plus adaptée de gouvernance afin de répondre de manière adéquate aux besoins et demandes de la population. Au rang des principes démocratiques, figurent les élections qui permettent à la population d’accomplir leur devoir civique et de choisir librement leurs dirigeants. Cependant, au cours de ces consultations nationales, les débats publics entre les candidats ne sont pas souvent organisés dans bon nombre de pays africains dont le Togo, pour permettre à la population de mieux  comprendre les programmes de société et la vision des candidats, contrairement à ce qui se fait dans la démocratie dite « évoluée ».

Au cours des scrutins, il est souvent dénoncé dans les pays africains, les votes ethniques ou régionalistes. Une situation imputable dans une certaine mesure au manque de débats contradictoires sur les médias ou réseaux sociaux. C’est pourtant avec plaisir que les africains saluent et apprécient ces genres d’initiatives dans d’autres pays notamment la France et les Etats Unis entre autres.

En dehors de quelques rares pays sur le continent, le débat public est quasi inexistant alors qu’il permet aux électeurs de se faire une idée du programme des candidats, de ce qu’ils proposent pour le pays afin de pouvoir faire un choix. Aux yeux de certains observateurs de la scène politique continentale, les populations peuvent exiger des politiques aussi bien du pouvoir que de l’opposition, ces genres de débats au-delà des meetings et autres manifestations populaires.

« C’est un débat républicain, ce n’est pas pour insulter ni stigmatiser les gens. Tous les togolais, béninois, ivoiriens, sénégalais ont le droit de vivre heureux sur leur terre. Il faut juste un débat. De temps en temps, la tension peut monter et c’est normal. Ce qui est important c’est de rester dans le cadre programmatique, c’est-à-dire que pour tel candidat, voilà ce que je veux faire pour le pays sur le plan sécurité social, accès gratuit aux soins de santé à aux écoles ou à l’internet etc.…», a expliqué le juriste Francis KPATINDE,  enseignant à Sciences-Po de Paris, rencontré il y a quelques jours à Lomé.

Selon lui, afin que le débat soit équitable et transparent, il doit être organisé par une organisation internationale à l’image du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

« Le PNUD a le budget associé aux élections dans nos pays. Le PNUD a les moyens donc il suffit qu’un journaliste par exemple togolais, équilibré et qui connait bien le pays, aille négocier par exemple avec le PNUD afin que des fonds soient débloqués », a-t-il fait savoir. Pour le reste, dit-il, il suffira juste de se charger de la neutralité, d’élaborer des notes de cadrage et prendre contact avec les candidats pour l’organisation de ces débats républicains.

« Ce qui est déplorable c’est qu’un candidat peut manquer à l’appel. Par exemple en Ouganda, il y a eu plusieurs débats. Au premier débat, le Président Museveni n’est pas venu. Mais comme il a vu que la population a bien suivi, il était présent au second débat. Au Kénya, ils étaient huit candidats au premier tour et Uhuru Kenyatta était présent aux débats dirigés par deux journalistes, un homme et une femme », ajouté l’ancien observateur électoral et des Droits Humains pour l’ONU au Mali, en Haiti et en Afrique du Sud.

Que ce soit pour les scrutins à un ou à deux tours, le débat entre les candidats se présente donc comme une nécessité pour l’ensemble des pays africains dans leur marche vers la démocratie. Ces exercices permettront de mesurer les réelles capacités des candidats à assoir une vision pour les communautés et pays qu’ils aspirent à diriger.

David




le personnel de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET)

La fête du 1er Mai célébrée avec faste à la CEET

C’est dans une ambiance festive des grands jours que le personnel de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), regroupé autour du Directeur général Mawussi Kakatsi, a célébré ce 1er mai, la fête des travailleurs. Un moment de joie, et de partage entre l’administration et le personnel pour plus d’engagement au développement de cette société distributrice de l’énergie électrique au Togo.

Pour cette célébration de la fête du premier (1er) Mai, les choses n’ont pas été faites à moitié. Dans une ambiance entretenue par la chorale « Lumière » de la Compagnie, l’orchestre « Gloria » et autres artistes de la chanson togolaise notamment Kossi APESON et Wilfried A²,  le premier responsable de la société a saisi ce moment de réjouissance pour témoigner sa reconnaissance à tous les agents de la CEET pour le travail abattu.

Mawussi Kakatsi a souligné l’engagement de son personnel qui a beaucoup œuvré pour le maintien de la CEET au niveau de sa viabilité financière et de sa mission. Mais, dit-il, le travail n’est pas terminé. « C’est ensemble nous pourrons atteindre les objectifs déclinés entre la modernisation des infrastructures et l’accélération de l’accès à l’énergie notamment au niveau des ménages à faibles revenus », a-t-il indiqué. Il a en outre lancé un appel aussi bien aux agents de la CEET qu’à l’ensemble de la population à faire en sorte que la Compagnie soit une société plus viable et plus rentable afin qu’elle puisse contribuer davantage au développement du pays.

Il est également revenu sur les différents points inscrits dans le cahier de doléances soumis à lui par le personnel, tout en les exhortant à plus d’ardeur pour le travail bienfait afin d’atteinte les objectifs de la société.

Au rang des revendications contenues dans le cahier de doléances du personnel, la mise en œuvre des recommandations du comité de réflexion créé par arrêté interministériel pour plancher sur l’impact de Contour-Global dans les comptes de la CEET, l’ouverture de discussions quant au problème de cohabitation de deux statuts du personnel, (celui du 22 décembre 2009 et celui du 30 octobre 2015), et entre autres, le renforcement des besoins en ressources humaines de la Compagnie.

Les festivités se sont poursuivies très tard dans l’après-midi avec la prestation des artistes, les séances de démonstration d’arts martiaux, et la distribution d’attestation de reconnaissance à certains cadres de la société.

David




Fête du 1er Mai : la CCST toujours en revendication

Togo/ Fête du 1er Mai : la CCST tient à son cahier de doléances !

Le 1er mai de chaque année est célébrée de par le monde, la fête des travailleurs, une journée essentiellement marquée  par des défilés de différents syndicats ou associations de travailleurs qui se soldent souvent par des formulations de doléances aux autorités.

A Lomé, la commémoration de cette fête a été marquée par diverses manifestations dont un défilé de la Coordination des Centrales Syndicales du Togo (CCST). Parti du quartier Tokoin Ramco, le défilé a eu pour point de chute, l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé en présence du Premier ministre Komi Sélom Klassou.

Pour le compte de cette année 2017, il n’y a pas eu la présentation d’un nouveau cahier de doléances. Les travailleurs ont demandé au gouvernement de pencher sur les revendications existantes, notamment celles formulées en 2016.  La CCST a appelé le gouvernement et les travailleurs à prendre des dispositions afin de favoriser les négociations franches et sincères pour la résolution définitive des différents problèmes qui se posent au monde du travail.

En effet, la Coordination des centrales syndicales du Togo estime que plusieurs revendications existantes n’ont pas encore trouvé de solutions. Le porte-parole de la coordination souligne qu’un retour au cahier de doléances de 2016 et à la plate-forme revendicative de la CCST permet de constater que les revendications exprimées sont toujours d’actualité et sont restées dans leur grande majorité sans suite.

Ephrem Mokli TSIKPLONOU fait savoir qu’à l’analyse, si dans le secteur privé, la CCST est rentrée en discussions sur la plate-forme à travers des rencontres de prise de contact avec les directions nationales des enseignements catholique et protestant, et l’Association des sociétés de la zone franche (ASOZOF), tel n’est pas encore le cas avec le Conseil National du Patronat (CNP). « Du côté de l’Etat, ce n’est que tout dernièrement que l’ouverture des négociations sur les revendications des centrales a fait l’objet de discussions sérieuses entre les centrales syndicales et le ministre de la fonction publique en vue de définir les modalités de l’agenda », a-t-il ajouté.

L’application de la nouvelle grille indiciaire avec l’avancement au deuxième échelon pour les agents de l’Etat bloqués jusqu’en 2014 en classe exceptionnelle, la signature de la convention sectorielle du commerce en ce qui concerne le secteur privé, le maintien du prix du gaz domestique (à défaut de le réduire) sont cependant, quelques avancées enregistrées par la CCST entre Mai 2016 et Mai 2017.

Au demeurant, la grande attente des travailleurs togolais demeure donc la satisfaction dans les meilleurs délais de leurs revendications qui concernent entre autres : la révision de la convention sectorielle de la Zone franche pour plus de protection des travailleurs souvent victimes d’abus, la revalorisation de la valeur indiciaire, la revalorisation des pensions de retraite dans le public comme dans le privé,  le respect de la législation du travail par l’application des dispositions de la convention collective interprofessionnelle, l’adoption des conventions sectorielles dans le secteur privé.

Le gouvernement reconnait que beaucoup d’efforts restent à faire afin d’améliorer de manière encore plus substantielle, les conditions de vie, l’environnement et le cadre de travail des agents. « Que ce soit des conditions individuelles de traitement, d’émoluments ou qu’il s’agisse des conditions collectives, il y a encore beaucoup d’efforts à faire », a indiqué le ministre Gilbert Bawara en charge de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative à l’occasion de cette célébration.

Afin de trouver des solutions durables aux problèmes sociaux, le gouvernement promet de continuer le travail sur les différentes revendications. La voie du dialogue sera fortement exploitée selon le Premier ministre Komi Sélom Klassou.

Cris DADA




Photo de famille faite dans les jardins de la Chancellerie à Rabat

Un moment de retrouvailles et de partage entre les togolais du Maroc

Le 27 avril dernier, le Togo célébrait le 57è anniversaire de son indépendance. L’évènement a été également observé au Maroc au cours d’une soirée commémorative organisée vendredi dernier dans les jardins de la Chancellerie à Rabat, par l’Ambassade du Togo au Royaume Chérifien.

C’est une soirée qui a été un moment de retrouvailles et de partage entre les Togolais et les amis du Togo. Elle a connu la participation de quelques quatre cent (400) invités à savoir des officiels du Royaume du Maroc, des Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques, des représentants des Organisations régionales et Internationales, des responsables du secteurs privé, des élèves officiers togolais en formation au Royaume Chérifien, de même qu’une forte communauté estudiantine togolaise et autres membres de la diaspora togolaise vivant au Maroc.

Le Chargé d’Affaire de l’Ambassade, Koudjo ADANOU, a saisi l’occasion pour rendre un hommage aux plus Hautes Autorités du Togo et du Maroc pour leur vision panafricaine et leur volonté qui, selon lui, ont permis de poser les bases d’une coopération Sud-Sud diversifiée, dynamique et mutuellement bénéfique entre les deux pays.

Il n’a pas manqué de saluer le dynamisme « sans précédent » que connait la coopération entre le Togo et le Maroc sur ces deux dernières années dans les domaines politique, diplomatique, sécuritaire, militaire, économique, scientifique et culturel.

Avant la dégustation des mets togolais concoctés et présentés par la diaspora togolaise au Maroc et la coupure du gâteau commémoratif par le Chargé d’Affaires de l’Ambassade, l’assistance a eu droit au cours de la soirée, à une projection vidéo sur les avancées économiques et sociales du Togo ces dernières années.

Cris DADA




Faure Gnassingbé, Président de la République togolaise

Célébration du 27 Avril 2017 : Faure Gnassingbé invite à la préservation de la paix civile et sociale

Le Togo célèbre ce jeudi 27 avril 2017, le 57ème  anniversaire de son indépendance. Dans un message de circonstance adressé à la nation, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a d’abord invité la population à rendre un hommage à toutes ces personnes qui se sont sacrifiées pour que naisse la nation togolaise. Pour Faure Gnassingbé, leur dévouement à la cause nationale doit être une source d’inspiration pour les générations suivantes. « Nous devons renouveler, à notre tour, cette volonté de bâtir une nation forte et prospère », a-t-il indiqué dans son message.

Il a ensuite invité à un renforcement du civisme et de la solidarité, et la nécessité de préserver en toute circonstance, la paix civile et sociale dans le pays. « Elle (la paix, ndlr) demeure la condition indispensable à la poursuite d’une volonté de progrès social. Nous nous sommes dotés de structures de concertation qui doivent favoriser des solutions constructives face aux difficultés qui peuvent apparaître dans le fonctionnement de notre démocratie. Lorsque surviennent des désaccords, il est nécessaire que toutes les voies du dialogue soient recherchées. Il est important que les citoyens puissent trouver chez leurs interlocuteurs investis de responsabilités l’attention et la disponibilité indispensables à la réduction des tensions », a déclaré Faure Gnassingbé pour qui seuls le patriotisme et l’unité nationale permettront de sauvegarder le respect mutuel et le comportement citoyen.

Nous vous proposons l’intégralité du discours du Président de la République :

Togolais, Togolaises,

Mes chers compatriotes,

A l’occasion de la célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, je vous invite, à donner à ce 57ème anniversaire, sa pleine signification.

En effet, évoquer le fait fondateur de notre indépendance simplement pour s’en réjouir, réduirait son ampleur et toute sa signification.

En faisant mémoire de ces pages de notre histoire, nous devons nous souvenir que cette conquête est avant tout l’aboutissement de l’effort et du sacrifice de toute une génération de compatriotes : agriculteurs, commerçants, employés et intellectuels réputés dans toute la sous-région qui ont été la fierté et l’honneur de notre peuple, dans la période difficile qui a précédé notre indépendance.

Nous devons leur rendre un hommage mérité car ce sont eux, les vrais bâtisseurs de notre souveraineté. Leur dévouement à la cause nationale doit être source d’inspiration pour les générations suivantes.

Nous devons renouveler, à notre tour, cette volonté de bâtir une nation forte et prospère. Il est important qu’à leur image les jeunes, hommes et femmes, ainsi que toutes les forces vives de la nation participent aux efforts que requiert le progrès social et économique, au bénéfice de tous.

Car c’est ainsi que l’on peut définir le véritable patriotisme : celui qui, loin des considérations partisanes, construira, dans un élan partagé, un nouveau destin à notre nation. Nous devons désormais faire face à de nouveaux défis.

Notre pays, mes chers compatriotes, ne peut rester à l’écart des changements qui agitent le monde.

Notre adaptation devra, en premier lieu, se traduire par l’amélioration de nos performances tant au niveau des institutions que de notre capacité à réaliser une véritable inclusion économique et sociale.

Nous franchirons cette nouvelle étape en libérant les énergies et l’immense potentiel de nos compatriotes dans l’ensemble du pays. Par l’implication d’un plus grand nombre de citoyens dans l’exercice des responsabilités locales, nous favoriserons, en particulier, la participation des jeunes et des femmes dans les régions et communes.

Unis par l’attachement à la patrie, animés d’une volonté commune et héritiers de la vision des héros de l’indépendance, ils seront les artisans de la réussite nationale. Toutefois, chers compatriotes, cette réussite est au prix d’un renforcement du civisme et de la solidarité.

A cet égard je voudrais souligner, avec force, la nécessité de préserver en toute circonstance la paix civile sociale dans notre pays. Elle demeure la condition indispensable à la poursuite d’une volonté de progrès social.

Nous nous sommes dotés de structures de concertation qui doivent favoriser des solutions constructives face aux difficultés qui peuvent apparaître dans le fonctionnement de notre démocratie.

Lorsque surviennent des désaccords, il est nécessaire que toutes les voies du dialogue soient recherchées. Il est important que les citoyens puissent trouver chez leurs interlocuteurs investis de responsabilités l’attention et la disponibilité indispensables à la réduction des tensions. Il ne s’agit pas ici uniquement de la puissance publique : le milieu associatif et traditionnel, la société civile ainsi que les groupes sociaux, sont tous concernés par la quête constante de l’apaisement et la sauvegarde de l’intérêt général.

Il faut le reconnaître, notre société, comme tant d’autres, est traversée par des tentations de remise en cause des valeurs traditionnelles de morale collective et individuelle que notre culture nous enseigne et qui nous sont chères.

Seuls le patriotisme et l’unité nationale permettront de sauvegarder le respect mutuel et le comportement citoyen. Il ne faut jamais perdre de vue que chacun d’entre nous a sa part de responsabilité dans le bonheur de tous.

Cette approche collective qu’il faut promouvoir, nous conduit de surcroit, à préserver en toutes circonstances la souveraineté de notre nation. Elle s’accommode parfaitement avec les relations solidaires que nous entretenons avec les pays frères africains.

Elle se renforce avec la prise en compte des dangers qui menacent notre sécurité commune. Notre nation a payé le lourd prix du sacrifice de ses enfants dans cette lutte contre la barbarie.

Cette solidarité, dans ses aspects plus heureux, nous permet de consolider la cohésion de nos organisations régionales pour une politique concertée de nos investissements et l’intégration de nos marchés.

Au niveau intercontinental cet esprit d’indépendance qui nous anime nous a permis de nouer des relations fructueuses dans le cadre desquelles nous gagnons, chaque jour un peu plus, le respect de nos partenaires.

Notre politique d’ouverture, le professionnalisme de notre secteur privé sont des facteurs propres à encourager la venue de tous ceux qui souhaitent participer à notre développement dans le respect de nos règles.

Notre position sur la scène internationale, il faut le souligner est principalement le fruit de la sagesse de notre peuple qui a choisi le développement dans la paix et l’unité.

Toutefois, ces valeurs essentielles ne pourront se pérenniser sans satisfaire à une triple exigence : préserver nos acquis démocratiques, assurer la sécurité de notre peuple et veiller à l’intégrité de notre territoire national.

En ce 57ème anniversaire de notre accession à l’indépendance, je tiens donc, à nous convier, tous ensemble, à faire revivre et redonner chaque jour tout son sens à cette richesse acquise de haute lutte.

J’encourage nos forces de défense et de sécurité, qui accomplissent leur devoir dans des conditions parfois difficiles. Elles sont tout à la fois notre fierté et notre rempart. Je les invite à maintenir la discipline, le sens du dévouement et la culture de l’esprit républicain dans l’exercice de leur mission.

Bonne fête de l’indépendance et que Dieu bénisse notre cher Togo.




L’arrivée du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé à bord du cortège présidentiel

Un imposant défilé militaire et civil à l’apothéose du 57ème anniversaire de l’indépendance du Togo

L’apothéose des manifestations de la célébration du 57ème  anniversaire de l’indépendance du Togo a été marquée ce jeudi 27 Avril 2017 à Lomé par un grand défilé militaire, paramilitaire et civil. Après les vingt et un (21) coups de salves tôt dans la matinée annonçant le déroulement des festivités du jour, beaucoup de personnalités se sont retrouvées sur le boulevard de la nouvelle présidence de la république pour le traditionnel défilé du 27 Avril sous la présidence du Chef de l’Etat Faure GNASSINGBE.

Au rang de autorités, le Premier ministre Komi Selom Klassou, le président de l’Assemblée nationale, Dama Dramani, des membres du gouvernement, les députés à l’Assemblée, des membres du corps diplomatique et consulaire accrédité au Togo et autres autorités politiques, administratives, militaires, traditionnelles et religieuses.

Egalement présents à cette cérémonie, des anciens Premiers ministres dont Me Yawovi Agboyibo actuel président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Agbéyomé Kodjo (actuel président de OBUTS) ou encore Joseph Kokou Kofigoh, et des représentants des organisations de la société civile.

Tout a commencé aux environs de 09H GMT avec l’arrivée du Chef de l’Etat à bord du cortège présidentiel sur fond de la musique principale des Forces Armées Togolaise (FAT) dans un impressionnant dispositif sécuritaire mis en place pour la circonstance.

Après avoir reçu les honneurs militaires, le Chef de l’Etat s’est ensuite installé dans la loge avant de donner au Commandant des troupes, le Lieutenant-colonel Apédoh Kodjo, le quitus  pour le démarrage du défilé.

Tour à tour, les différentes troupes militaires et paramilitaires et autres écoles de formation de même que les civils en groupes organisés se sont succédées sous les acclamations du public, pendant plus de deux heures d’horloge pour célébrer la mémoire des pionniers de l’indépendance, ceux-là même qui ont fait naître la nation togolaise.

La cavalerie de la gendarmerie nationale sera la  première à faire son passage sur la piste. Elle sera suivie par les troupes à pied. Passeront ainsi les écoles de formations des FAT, la marine nationale, les Bérets rouges, le Régiment parachutiste commando, du Régiment Commando de la Garde Présidentielle (RCGP), l’armée de l’air, le 1er Régiment d’infanterie, le 1er Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), le Régiment blindé de Reconnaissance et d’Appui (RBRA), la police nationale, la gendarmerie nationale, les sapeurs-pompiers, et les agents des eaux et forêts.

La puissance et la capacité de réaction de l’armée togolaise a été également démontrée par le passage des troupes motorisées : Motos, véhicules légers de reconnaissance, l’infanterie motorisée, la composante blindée, les Lance-roquettes, les véhicules de transport logistique, l’escadron motocycliste de la police nationale, les éléments motorisés des douanes et des sapeurs-pompiers feront également leur passage sur la piste sous les ovations du public.

Le défilé militaire fera ensuite place à celui des civils. L’Ecole Nationale d’Administration, les Universités de Lomé et de Kara, les groupes des femmes issues des diverses régions du pays, les groupes folkloriques, les humoristes, les équipes des différentes disciplines sportives  se sont également offerts en spectacle pour le public, mettant en relief, toute la diversité culturelle dont dispose le Togo.

Le défilé a pris fin aux environs de 11heurs 15 minutes avec le départ des autorités. Les manifestations se poursuivent avec des réjouissances dans les quartiers, la finale de la coupe de l’indépendance et plus tard dans la soirée, des concerts à Lomé et dans les différents chefs-lieux des régions du pays.

David