Le délégué national du MJU échange avec les jeunes

Concept « rencontres unies » : Le MJU au contact des préoccupations de la jeunesse

C’est une initiative qui servira dorénavant de cadre d’échange entre le Bureau National du Mouvement des Jeunes Unir (MJU) et l’ensemble de la jeunesse togolaise au sujet de leurs différentes préoccupations. Annoncées le 06 janvier dernier, les « rencontres unies » du MJU ont effectivement démarré ce jeudi 11 janvier à Lomé.

Selon les explications du délégué national du MJU, l’initiative des « rencontres unies » est motivée par le souhait d’aller à la rencontre de la jeunesse togolaise.

« Nous souhaitons être le réceptacle des propositions des jeunes, de leurs initiatives mais aussi de leurs préoccupations. Nous avons voulu proposer ce cadre d’échanges entre le MJU et tous les jeunes sur des sujets qui les préoccupent surtout voir ensemble comment nous pouvons contribuer à développer notre pays », a indiqué Kanka-Malik Natchaba.

« L’idée c’est d’avoir le bureau du MJU parmi les jeunes avec les jeunes dans un endroit du territoire national une fois par mois avec comme principe de base, l’informel et l’ouverture à la discussion », a-t-il ajouté.

Au cours de la rencontre, les jeunes ont eu à partager avec le bureau national du MJU, leurs suggestions, observations et autres préoccupations en ce qui concerne les différents aspects du développement et des actions publiques, afin que des solutions soient trouvées aux différents problèmes auxquels est confrontée la jeunesse.

Ces rencontres se tiendront également  dans diverses autres localités du pays.

David




COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 10 JANVIER 2018

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 10 janvier 2018 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Avant le début des travaux de ce premier Conseil des ministres de l’année 2018, le Premier ministre, Chef du gouvernement, a présenté avec déférence, au nom du gouvernement et en son nom propre, les voeux au Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, également, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

Le Premier ministre a salué le ferme engagement du Président de la République qui a toujours œuvré inlassablement pour la consolidation de la paix, la sécurité, et pour l’ancrage des valeurs de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays.

Il a également salué la vision de positionnement stratégique du Chef de l’Etat pour le Togo à l’horizon 2022, vision qui se traduit dans les faits par les réformes courageuses engagées depuis plusieurs années et ce, dans les domaines politique, économique, social, diplomatique etc., vision qui forge et explique l’adhésion massive du peuple souverain qui lui a accordé son suffrage.

Poursuivant ses voeux, le Premier ministre a exprimé l’admiration du gouvernement pour le courage politique, la lucidité et la sérénité avec lesquels le Président de la République, qui s’est résolument inscrit dans l’action et la responsabilité, conduit notre pays depuis toujours et particulièrement durant cette période de mouvements sociopolitiques.

Enfin, le Chef du gouvernement a rappelé la légitimité du Président de la République, légitimité tirée des élections libres, démocratiques et transparentes, ayant permis au peuple souverain de choisir celui qui est le plus en phase avec lui et non des vendeurs d’illusions.

Avant de clore les voeux, le Premier ministre a tenu à rassurer le Président de la République que le gouvernement a bien pris la mesure de l’appel qu’il a lancé lors des voeux qu’il a prononcés à l’endroit de la nation le 3 janvier 2018, et promet que le gouvernement redoublera d’ardeur dans la discipline, la cohésion, le dévouement total et la culture de la gestion axée sur les résultats afin de répondre mieux aux attentes de nos populations.

Prenant à son tour la parole, le Président de la République a remercié le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement, et leur a formulé ses voeux les meilleurs de santé, de prospérité, ainsi qu’à leurs familles respectives.

Le Chef de l’Etat a demandé à chacun de redoubler d’efforts dans l’accomplissement de sa mission, d’être encore plus disponible, d’avoir le souci permanent de l’atteinte des résultats pour le bien-être des populations, de cultiver la proximité du terrain et de faire de la pédagogie pour expliquer à nos populations les actions du gouvernement.

Pour terminer, le Président de la République a demandé aux membres du gouvernement de travailler en synergie et en totale cohésion.

Afin de donner plus de crédibilité à l’action gouvernementale, un arrêté portant Charte de bonne conduite des membres du gouvernement a été remis à chaque ministre.

Le Président de la République et le Premier ministre ont invité les membres du gouvernement à se l’approprier et à s’en imprégner dans leurs actions au quotidien.

Le Conseil a ensuite :

– adopté trois (3) décrets

– et procédé à des nominations

Au titre des décrets

Le premier décret adopté par le Conseil porte organisation et fonctionnement du Fonds national pour le développement du sport (FONADES).

Dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement, le ministère chargé des sports a fait approuver la politique nationale des sports (PNS) par le décret n°2011-040 du 16 mars 2011 et adopter la loi n°2011-017 du 16 juin 2011 portant charte des activités physiques et sportives.

L’objectif visé par ces textes est de contribuer au développement social et économique de notre pays par la promotion de la pratique sportive à travers la mise en place d’un mécanisme de mobilisation des ressources nécessaires pour le développement du sport, conformément aux dispositions de l’article 58 de ladite loi.

Bras financier de l’Etat pour mobiliser les ressources en faveur de la promotion du sport et doté d’autonomie de gestion, le FONADES, a pour mission de mobiliser, de gérer le financement des activités physiques et sportives et de soutenir matériellement et financièrement la pratique des sports au Togo.

Le deuxième décret adopté par le Conseil porte règlementation de l’importation des véhicules automobiles d’occasion au Togo.

L’importation incontrôlée de véhicules d’occasion, hors normes, et leur utilisation porte préjudice à la sécurité routière (enjeu majeur de santé publique et de protection des personnes) puis engendre la dégradation précoce des infrastructures routières ainsi que des coûts énormes pour l’entretien routier.

Par ailleurs, sur le plan environnemental, ces véhicules d’occasion engendrent des nuisances considérables et émettent des substances polluantes, exposant ainsi les populations à des risques de maladies respiratoires aigües.

Le présent décret permettra de limiter à l’avenir l’âge des véhicules d’occasion importés au Togo.

En adoptant ce décret, le conseil entend assainir le parc automobile togolais et surtout sauvegarder la vie des citoyens, victimes de l’insécurité routière liée entre autres à l’état délabré de ces véhicules d’occasion hors normes.

Le troisième décret adopté par le conseil des ministres, fixe le nombre des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) et leurs ressorts territoriaux.

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), dont les membres sont entrés en fonction depuis le 20 octobre 2017, a entamé ses activités pour la préparation des différents scrutins prévus en 2018.

La CENI a prévu d’entamer dès ce mois de janvier, la révision des listes électorales.

La première étape dans le cadre de cette opération de révision consiste à la mise en place des commissions électorales locales indépendantes (CELI).

Le nombre de ces commissions ainsi que leurs ressorts territoriaux sont fixés par décret en conseil des ministres, conformément aux dispositions de l’article 27 de la loi portant code électoral.

Ainsi, le présent décret prévoit 38 commissions électorales locales indépendantes, de même que leurs ressorts territoriaux.

Au titre des nominations

  • Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le conseil a procédé à la nomination du secrétaire général de l’Université de Lomé.
  • Au ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales, le conseil a procédé à la nomination des préfets des préfectures de Dankpen et de Kpendjal Ouest.
  • Au ministère de la planification du développement, le conseil a procédé à la nomination du directeur général de l’institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
  • Au ministère de l’économie et des finances, dans le cadre de la réorganisation de ce ministère, amorcée par le décret n°2017-112/PR du 29 septembre 2017, portant attributions, réorganisation et fonctionnement dudit ministère, le conseil a procédé aux nominations du secrétaire général du ministère, du directeur général du budget et des finances, du directeur général du Trésor et de la comptabilité et du directeur général des études et des analyses économiques.

Fait à Lomé, le 10 janvier 2018

Le Conseil des ministres




Des responsables de la coalition face à la presse

Dialogue politique/ L’opposition dénonce une « duplicité » du régime de Faure Gnassingbé et annonce de nouvelles manifestations

Face à la presse ce lundi à Lomé pour la présentation de ses vœux de nouvel an au peuple togolais, la coalition des 14 partis de l’opposition a dénoncé ce qu’elle appelle une « duplicité » du pouvoir de Faure Gnassingbé au sujet du dialogue de sortie de crise annoncé par le Gouvernement.

Pour la coalition de l’opposition en effet, l’adhésion de Faure Gnassingbé à ce dialogue doit rimer avec toutes les mesures d’apaisement qui, selon elle, devraient permettre de créer un « climat de confiance propice à des discussions sereines ».

« En réalité, le Pouvoir, convaincu d’un rapport des forces défavorable, n’a aucune envie ni aucun intérêt à aller à un dialogue avec l’opposition », estiment les responsables de la coalition. Au rang des exigences de l’opposition pour une éventuelle participation au dialogue en effet, la libération de tous les détenus politiques dans le cadre des manifestations notamment.

Il faut souligner que le Gouvernement avait initié fin 2017, une série de mesures d’apaisement devant baliser la voie au dialogue dont la date n’est toujours pas fixée. Les mesures du Gouvernement concernaient entre autres la levée des restrictions temporaires concernant les marches et autres manifestations de rues en semaine, la libération de certaines personnes dans le cadre des manifestants et l’allègement du dispositif de sécurité déployé entre temps à Sokodé, à Bafilo et à Mango.

Autre revendication de l’opposition réaffirmée lors de cette rencontre avec la presse, la double médiation guinéenne pour les mesures d’apaisement et ghanéenne pour les discussions proprement dites au moment où en face, le pouvoir s’inscrit dans la logique d’un dialogue inter-togolais.

Selon la coalition, il n’est pas question de « participer à un dialogue qui se ferait à partir des lois et des règles taillées sur mesure par le régime pour ses intérêts ». « Un dialogue où les opposants feraient ce que veut le pouvoir RPT-UNIR se sera pas tout simplement possible. Cela reviendrait à légitimer la monarchie », indiquent les leaders de ce regroupement de partis politiques. Ils estiment que « le combat de libération actuel n’est plus un combat politique entre le parti au pouvoir et l’opposition, mais un conflit ouvert entre d’une part, un régime héréditaire qui a confisqué le pouvoir et la souveraineté depuis plus de cinquante ans et d’autre part, un peuple décidé à conquérir sa souveraineté ».

Dans ce sens, ces responsables de l’opposition ont annoncé deux nouvelles manifestations notamment les 13 et 20 janvier prochains à Lomé et dans certaines localités de l’intérieur du pays.

Il faut rappeler que le Togo vit depuis plus de quatre mois déjà au rythme d’une crise sociopolitique avec des manifestations de l’opposition qui exige des réformes politiques notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral, l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger entre autres.

David




Des membres du Bureau National du MJU

Le Mouvement des Jeunes Unir annonce des « rencontres unies » avec la jeunesse togolaise

Porté sur les fonts baptismaux le 08 décembre 2017 à l’issue de son Congrès Statutaire tenu à Dapaong, le Mouvement des Jeunes Unir (MJU) s’illustre déjà à travers sa vision et son pragmatisme. Le MJU a saisi l’occasion de sa cérémonie de présentation de vœux à la jeunesse togolaise ce samedi 06 janvier 2018 pour présenter une de ses principales actions en ce début d’année à savoir les « rencontres unies » qui seront des sessions mensuelles d’échanges ouvertes entre le Mouvement et l’ensemble de la jeunesse togolaise.

Cette cérémonie de présentation de vœux a été d’abord une occasion pour le Bureau National du MJU de rendre grâce au Seigneur pour sa bonté à l’endroit du Togo, de ses dirigeants et de la population. Le MJU a également salué l’engagement du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, fondateur du parti UNIR pour sa politique sociale et de consolidation du climat de paix dans le pays.

« Notre souhait pour 2018 est que l’ensemble de la jeunesse renforce sa position d’acteur principal de la création de richesse en saisissant les opportunités qui lui sont offertes. Nous souhaitons que cette année 2018 soit l’année où nous apporterons le meilleur de nous-mêmes à notre pays afin d’espérer continuer ensemble la route vers la prospérité et le développement commun », a laissé entendre Kanka-Malik Natchaba, Délégué National du MJU.

En ce qui concerne les « rencontres unies », Kanka-Malik Natchaba a expliqué qu’il s’agira de sessions qui se tiendront sur l’ensemble du territoire national au moins une fois par mois. « Ce sera l’occasion d’échanger avec vous et de nous faire le réceptacle de vos propositions et initiatives mais aussi de vos préoccupations. Notre objectif est la réalisation de notre bien-être commun. C’est ensemble que nous gagnerons le pari de notre devenir », a-t-il indiqué, invitant la jeunesse togolaise à cultiver la non violence, l’esprit d’innovation, le vivre ensemble dans un engagement placé sous le signe de la maturité politique au service de la paix et du développement.

« Par notre engagement politique mature et responsable, nous serons des instruments de préservation d’un climat de paix propice au développement économique bénéfique à tous », a ajouté le Délégué National du MJU.

David S.




Faure Gnassingbé, Président de la République

Faure Gnassingbé : « J’ai foi en notre capacité à transcender nos divergences (…) »

Comme annoncé, le Chef de l’Etat s’est adressé à la nation togolaise ce mercredi 03 janvier 2018. Dans un message de vœu qui fixe les grandes orientations de la vie politique et socio-économique pour cette nouvelle année, Faure Gnassingbé a souhaité que 2018 soit pour la nation togolaise, « une année de grandes réalisations sur la voie de la construction de la destinée commune ». Il a évoqué les succès enregistrés au cours de l’année écoulée avant de revenir sur la crise sociopolitique dans laquelle est plongé le Togo depuis plus de quatre mois déjà. « Si des avancées ont ainsi été réalisées dans plusieurs secteurs, l’animation de la vie politique, en revanche, n’a pas toujours été à la mesure de la profonde aspiration du peuple togolais à la concorde et à la paix », a-t-il reconnu. « (…) J’ai foi en notre capacité à transcender nos divergences (…) ; Je reste convaincu que l’unique voie de sortie, qui nous permet de retrouver le chemin du progrès reste le dialogue », a ajouté Faure Gnassingbé qui a saisi l’occasion de son adresse à la nation pour annoncer les grands chantiers de 2018 notamment les sur les plans social, de la gouvernance et du développement. Nous vous proposons dans son intégralité, le discours du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

« L’année 2017 appartient désormais à l’histoire. Je veux, avec vous, rendre grâce à Dieu pour les grandes réalisations, les réussites et les joies dont elle a été porteuse. Une aspiration qui, dit-il, est à portée de main.

Il convient également de saluer le mérite des braves populations togolaises qui, par leur ardeur au travail et leur dévouement, ont contribué à faire avancer notre pays sur la voie du développement.

Les mois écoulés ont aussi mis notre existence collective face à de nombreux défis. Sans m’appesantir sur les épisodes regrettables que nous avons connus avec les récentes manifestations politiques violentes, j’ai une pensée pieuse pour toutes les victimes. Je veux assurer leurs familles de ma compassion et souhaiter aux blessés un prompt rétablissement.

Pour l’année qui commence, j’adresse mes meilleurs vœux à chacune et à chacun d’entre vous, et à tous ceux qui vous sont chers. Je souhaite pour notre nation une année de grandes réalisations sur la voie de la construction de la destinée commune.

Cette aspiration est à portée de main. Mais elle requiert de notre part un engagement résolu et une détermination, fondés sur l’amour que nous avons pour le Togo. C’est en faisant appel à la fibre patriotique qui vibre en chacun d’entre nous que je veux ébaucher les perspectives de notre pays en 2018.

Togolaises, Togolais,

Chers compatriotes,

Pour aborder l’avenir, notre meilleur repère se trouve dans le bilan des mois écoulés, tant il est vrai, selon une sagesse bien de chez nous, que c’est au bout de l’ancienne corde que se tisse la nouvelle.

L’année 2017 a permis à notre pays d’enregistrer des succès qui méritent d’être reconnus et renforcés en vue d’en élargir la portée et les retombées.

Conformément aux engagements pris, j’ai veillé avec le gouvernement à l’intensification de nos efforts d’assainissement des finances publiques, et un accent particulier a été mis sur la rationalisation des dépenses. Le déficit primaire s’est ainsi amélioré, avec une incidence positive sur la réduction de la dette publique.

L’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens et la diversification des mécanismes de soutien de l’Etat aux couches les plus vulnérables de la population sont restées des préoccupations constantes. Une attention particulière a été portée à l’inclusion sociale à travers des programmes ambitieux et volontaristes, dotés des moyens adéquats. Je considère comme des signaux encourageants le dynamisme observé dans la prise en charge par les communautés à la base des questions de développement. Il en est de même des bons résultats notés dans le secteur de la santé, quelques mois après l’introduction de la gestion contractualisée dans les structures pilotes d’Atakpamé et de Blitta.

C’est un travail de longue haleine dont les premiers fruits portent en eux toutes les raisons d’espérer. Il doit être poursuivi inlassablement, en remettant chaque jour l’ouvrage sur le métier et en affinant les interventions étatiques afin qu’elles répondent encore plus et encore mieux aux attentes des uns et des autres.

Togolaises, Togolais,

Chers compatriotes,

Si des avancées ont ainsi été réalisées dans plusieurs secteurs, l’animation de la vie politique, en revanche, n’a pas toujours été à la mesure de la profonde aspiration du peuple togolais à la concorde et à la paix.

Je voudrais réaffirmer que la cohésion sociale doit rester pour nous tous un objectif cardinal, dont il est tenu compte en toutes circonstances. Les réformes à mener dans le sens d’une amélioration des normes et des cadres existants ne sont pas incompatibles avec le maintien de la paix civile.

Nous avons fait le choix de la démocratie. Il implique une architecture institutionnelle stable, qui se conforte progressivement en s’adaptant aux évolutions légitimes souhaitées par le peuple. Il implique aussi que l’ensemble des acteurs politiques ac­cepte de se conformer aux règles, et d’exercer ses prérogatives dans le respect des droits et libertés de tous les citoyens.

Récemment, la culture du vivre-ensemble, la courtoisie et la fraternité ont souvent été affectées par des attitudes, des postures et des comportements qui sont aux antipodes de nos valeurs. C’est une situation intolérable et préjudiciable à notre marche commune. Les auteurs d’actes de violence, de destruction et de meurtres doivent être recherchés et soumis aux rigueurs de la loi afin de préserver notre société de ces menaces.

Mais j’ai foi en notre capacité à transcender nos divergences pour parvenir à faire évoluer le cadre institutionnel et politique, tout en préservant le tissu social. Pour cela, je reste convaincu que l’unique voie de sortie, qui nous permette de retrouver le chemin du progrès reste le dialogue.

Togolaises, Togolais,

Chers compatriotes,

Le dialogue doit rester la voie privilégiée de résolution des désaccords entre les acteurs politiques. Par le passé, nous avons réussi à surmonter nombre de difficultés grâce à notre sens de responsabilités.

Je n’ai aucun doute qu’aujourd’hui encore, nous sommes capables d’explorer toutes les voies de la concertation et des échanges d’idées, de dépasser les griefs tenant aux personnes et aux circonstances pour nous élever à la hauteur de ce que notre pays mérite.

Le Togo mérite que chacun d’entre nous lui donne le meilleur. Le meilleur, à mon sens, c’est de valoriser, entretenir et préserver les acquis, puis d’œuvrer à faire évo­luer l’existant en opérant les réformes qui s’imposent, dans le respect des principes de l’Etat de droit et de la démocratie.

C’est dans cette optique, et en restant attentif aux demandes émanant de la classe politique que j’ai pris au mois de septembre dernier l’initiative de proposer à la représentation nationale une révision de la constitution qui limite désormais à deux le nombre des mandats présidentiels et législatifs et qui introduit, pour l’élection du Président de la République un mode de scrutin uninominal à deux tours.

Conformément à notre loi fondamentale, c’est maintenant au peuple togolais tout entier, seul détenteur de la souveraineté nationale, qu’il appartient de se prononcer. Dans l’Etat de droit que nous construisons, nous ne pouvons pas prétendre substituer des voix plus autorisées au suffrage universel.

Togolaises, Togolais,

Chers compatriotes,

En 2018, nos concitoyens seront plusieurs fois appelés à décider, par le vote, des grandes orientations de la vie nationale.

L’aboutissement du processus de décentralisation permettra aux collectivités territoriales de se doter de représentants élus à l’issue des consultations locales attendues avec impatience. C’est une excellente occasion pour les nombreux talents, jeunes, femmes et hommes de qualité de se mettre au service de leurs communautés respectives et de la nation toute entière en prenant en main la démocratie et la gouvernance à la base.

L’élection des députés à l’Assemblée nationale constituera également un important rendez-vous démocratique auquel je convie la classe politique et l’ensemble des électeurs à participer dans un esprit constructif.

Cette année, le chantier du développement sera poursuivi et les actions intensifiées. Nous continuerons sans relâche de lutter contre les fléaux que sont la pauvreté et la précarité. Le gouvernement reste guidé par la nécessité de conforter la croissance, d’améliorer le partage de la richesse nationale en insistant sur l’inclusion financière et sociale et de mettre les institutions au service de tous les citoyens, sans exclusion.

À cet effet, les filets sociaux seront sensiblement renforcés, notamment en portant le nombre des ménages bénéficiaires des transferts monétaires de 30.000 actuellement à 120.000 durant les trois prochaines années.

La jeunesse togolaise dont le dynamisme et l’engagement doivent être soutenus et accompagnés sera au cœur des interventions de l’Etat. Je demeure persuadé que les solutions les plus pertinentes aux problématiques de l’éducation, de l’emploi et de l’insertion des jeunes sont celles qui sont nourries par leurs propres réflexions et contributions.

Dans les mois qui viennent j’aurai avec eux une rencontre pour débattre des projets que je compte mettre en œuvre. Ils englobent, entre autres, la récompense du mérite scolaire, le renforcement de l’autonomie ou encore l’appui à l’entrepreneuriat. J’envisage par exemple que l’attribution des marchés publics réserve un quota allant jusqu’à 20% aux jeunes entrepreneurs et aux femmes, qui bénéficieront par ailleurs de procédures allégées.

Je souhaite que nous engagions un échange fructueux sur l’ensemble de ces questions. C’est en partenaires que nous relèverons le défi d’ouvrir pour la relève de demain un horizon d’opportunités.

L’accent sera mis sur la qualité de la formation professionnelle car c’est d’elle que proviennent les outils et compétences nécessaires à une réelle participation des jeunes au développement. Dix nouveaux instituts de formation pour le développement seront créés sur les cinq années qui viennent dans les domaines de l’agriculture, de la logistique, du bâtiment, des transports et du numérique.

En matière de santé et de protection sociale, les initiatives seront portées à une plus grande échelle. La gestion contractuelle des structures publiques de santé a fait ses premières preuves ; elle sera étendue dès cette année à d’autres hôpitaux, en commençant par Lomé et Kara.

Le gouvernement prendra les mesures idoines pour faire de la couverture assurance une réalité pour les deux millions d’élèves initialement visés. Puis cette mesure sera progressivement étendue à d’autres catégories de personnes.

Au plan de la gouvernance, nous continuerons de soutenir le fonctionnement d’institutions démocratiques fortes qui œuvrent efficacement à la promotion de l’Etat de droit et des libertés individuelles et collectives. Dans le but de parvenir à une justice plus efficace et moins onéreuse, nous envisagerons l’implantation sur l’ensemble du territoire de maisons de justice.

La voie de notre développement doit être bordée par les balises indispensables de la paix et de la sécurité. Nos forces de défense et de sécurité sont en première ligne pour préserver notre pays et assurer à nos populations la quiétude qui seule permet d’envisager les lendemains avec confiance et sérénité. Je voudrais saluer leur mérite et leur demander de poursuivre avec discipline et sérieux la mission républicaine qui est la leur. J’attache de l’importance à une conduite exemplaire et tous ceux qui s’écarteront de cette voie seront passibles des sanctions prévues par la loi.

Mes chers compatriotes,

En faisant le choix du progrès, de la fraternité et de la cohésion, nous parviendrons à exprimer le potentiel de notre pays et à réaliser ensemble le rêve d’une grande nation, prospère et stable.

C’est à cela que je nous convie tous, alors que l’année qui commence nous offre l’occasion de former des desseins salutaires pour notre pays et de nous engager résolument à les réaliser au long des mois qui viennent. Ma confiance est grande que nous en sommes capables.

Je vous réitère mes vœux de bonne et heureuse année.

Dieu bénisse le Togo ! »




Des cadres d’UNIR à l’ouverture de la session de formation

Togo/ UNIR démarre son moteur pour les échéances électorales de 2018

Au quartier général du parti Union pour la République UNIR (pouvoir), les festivités de fin d’année ont rimé avec un regard sur les prochaines échéances électorales notamment les législatives et les locales. Le bureau national du parti du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a démarré mardi à Lomé, une session de formation des formateurs à l’endroit des délégués du parti.

Pendant trois jours, ces délégués venus de toutes des régions du pays auront à se familiariser avec l’organisation du parti, le maillage territorial de même que les nouveaux textes adoptés lors du Congrès de Tsévié tenu les 28 et 29 octobre derniers.

En dehors de l’appropriation des statuts, ces futurs formateurs au sein d’UNIR pourront également mieux comprendre les motivations ayant conduit à la création de ce parti, la philosophie qui sous-tend la nouvelle architecture de son instance dirigeante, le fonctionnement et le processus de décentralisation en cours dans le pays.

« Cette rencontre est la suite logique du congrès de notre grand parti tenu à Tsévié et qui a mis en place de nouveaux textes qui prévoient entre autres, l’installation des structures de base. Nous savons tous que nous sommes rentrés dans une année de grands enjeux, les grandes olympiades sont déjà annoncées et nous devons nous préparer à y faire face », a indiqué Atcholé Aklesso, Secrétaire Exécutif du parti UNIR.

Il faut souligner que cette session de formation intervient après la mise en place du mouvement des jeunes du parti à Dapaong et celui des femmes récemment à Kpalimé.

La formation est animée par trois cadres du parti notamment les anciens ministres et conseilleurs à la Présidence, Esso Solitoki,  Christian Trimua, et le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie, Me Fiatuwo Sessénou.

Cris DADA




Des responsables de la coalition de l’opposition lors d’un meeting à Lomé

Une délégation de la coalition de l’opposition à Accra pour rencontrer Nana Akufo-Addo

Une délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition rencontre ce vendredi 29 décembre à Accra, le Président ghanéen Nana Akufo-Addo. La délégation composée de la secrétaire générale de la CDPA, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, du leader du PNP Tikpi Atchadam et du président national de l’ANC Jean Pierre Fabre effectue le déplacement d’Accra pour selon les informations, avoir la version officielle de la décision prise par le dernier Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO sur la question de la médiation du dialogue de sortie de crise au Togo.

Il faut souligner que le pouvoir et l’opposition ne sont pas pour le moment parvenus à s’accorder sur les conditions de la tenue du dialogue de même que sur la forme qu’il devra prendre. L’opposition réclame en effet la médiation d’un Chef d’État de la sous-région alors qu’en face, le pouvoir s’inscrit plutôt dans la logique d’un dialogue inclusif inter-togolais, estimant que le Togo n’a pas besoin de médiateur ni de facilitateur extérieur.

Pour le parti au pouvoir, la seule chose que la Conférence a demandé aux Chefs d’Etat de la sous-région, c’est de continuer à suivre la situation au Togo et d’aider à surmonter d’éventuels blocages s’il y a lieu. L’opposition ne croit donc pas à ces propos et va elle-même aux nouvelles auprès de Nana Akufo-Addo, lui qui a été entre temps mandaté par ses pairs de la sous-région pour suivre de près la situation sociopolitique actuelle du Togo.

Il faut rappeler que dans son message de vœu publié mercredi, Jean Pierre Fabre avait de nouveau dénoncé et condamné la volonté des autorités togolaises visant selon lui, à écarter toute médiation notamment celle ghanéenne. Il a également exhorté  les Chefs d’Etat guinéen et ghanéen à poursuivre leurs missions de bons offices afin d’assurer la nécessaire médiation pour une véritable sortie de crise au Togo.

Mais en attendant ce dialogue dont la date n’est toujours pas annoncée, la coalition de l’opposition continue ses manifestations de rue. Celle de jeudi a été violemment réprimée à Lomé notamment à Deckon que les manifestants avaient voulu transformer en point de chute contrairement à ce qui avait été arrêté, à en croire le Ministre de la sécurité et de la protection civile, Colonel Damehame YARK. Cependant, face à la presse ce vendredi à Lomé, des responsables de la coalition ont indiqué qu’ils n’ont jamais eu l’intention d’organiser un meeting à Deckon.

« Il n’a jamais été prévu un meeting à Deckon. Deckon fait partie de notre itinéraire. Si nous nous arrêtons là-bas pour donner quelques consignes à nos militants, cela ne voudrait pas dire que nous organisons un meeting. Si nous nous arrêtons là-bas, ce n’est pas une violation de l’itinéraire », a en effet précisé Antoine Folly, un des leaders de la coalition. Le bilan des affrontements dressé par la coalition de l’opposition fait état de douze (12) blessés dont cinq (5) cas graves.

David




Des députés présents lors de la clôture de la session

Assemblée nationale : Fin de la 2ème session ordinaire avec l’adoption de deux projets de lois

La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de l’année 2017 a pris fin ce jeudi 28 décembre par une séance plénière marquée par l’adoption de deux projets de lois relatifs au protocole portant élimination du commerce illicite des produits du tabac et du traité révisé de la Conférence Interafricaine de Prévoyance Sociale (CIPRES). 

Les deux textes votés permettent au Togo de renforcer son arsenal juridique. La première loi rentre dans un cadre de protection de la santé publique notamment en ce qui concerne la production, la commercialisation et la consommation du tabac et ses dérivés. Elle permettra également au pays de bénéficier des ressources et des technologies pertinentes en faveur de l’élimination de toutes les formes du commerce illicite des produits du tabac et de ses dérivés.

Selon le ministre Gilbert Bawara de la fonction publique, le traité révisé de la CIPRES permettra d’améliorer considérablement l’organisation, les missions, les moyens d’actions, la gestion et le fonctionnement d’un organisme de protection sociale et de prévoyance sociale, notamment le rôle de premier plan que ces organismes jouent au Togo, qu’il s’agisse de la Caisse de Retraite (CRT), de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), ou de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM).

« Une fois que le traité révisé est rentré en vigueur, nous allons continuer à apporter la contribution de notre pays, afin que les organismes de prévoyance sociale soient mieux gérés et répondent aux aspirations et aux attentes de l’ensemble de la population », a-t-il ajouté. « Cette ratification s’impose à notre pays, afin de lui permettre de prendre une part active dans la politique de prévoyance sociale et de bénéficier de nouvelles opportunités en la matière », a pour sa part souligné l’honorable Christophe Tchao, président du groupe parlementaire UNIR (majorité).

Il faut souligner qu’au cours de cette année 2017, au total 24 séances plénières ont été tenues, 11 pour le compte de la 1ère session ordinaire, et 10 pour la deuxième session. Seize textes de loi (dont neuf lois ordinaires et sept lois de ratifications) ont été votés au cours de l’année selon les chiffres communiqués par le président de l’Assemblée nationale, Dama Dramani.

Cris DADA




Dispersion des manifestants au carrefour Déckon à Lomé

Togo/ Manifestation : La marche de ce jeudi dispersée à coups de gaz lacrymogènes

Les manifestations de la coalition des 14 partis de l’opposition étaient à leur deuxième journée ce jeudi pour le compte de cette semaine. Partis des trois points de départ notamment Atikoumé, Adéwi et Bè Gakpoto, les manifestants de Lomé se sont retrouvés au carrefour commercial de Deckon qu’ils voulaient transformer en point de chute comme c’était le cas hier mercredi, contrairement à ce qui était convenu avec l’autorité publique. La volonté pour les manifestants de transformer ce lieu commercial en point de chute n’a pas abouti cette fois-ci. Les manifestants ont été très vite dispersés à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre.

Quelques manifestants ripostaient par des jets de pierres. Le reste, ce sont des courses-poursuites dans les quartiers environnants avec des interpellations.

Pour exprimer leur colère, certaines personnes n’ont pas hésité à jeter sur la voie publique notamment sur l’avenue Maman N’Danida, des poubelles remplies d’ordures, chose plutôt rare. Certains usagers de la route seront dans la foulée invités par les forces de l’ordre à aider à ramasser les ordures sur la voie.

« Il n’est pas question de faire un meeting à Deckon », martèle le ministre de la sécurité et de la protection civile. Le Colonel Damehame Yark avait en effet à travers un communiqué, demandé aux organisateurs de la marche  et aux manifestants de respecter scrupuleusement les itinéraires définis de commun accord et tant qu’ils ne respecteront pas l’ordre, ils seront dispersés.

Face à la presse en début de soirée, le ministre Yark a indiqué que cette situation pouvait être évitée si les organisateurs de la marche avaient respecté les clauses des rencontres préparatoires, expliquant que c’est la plage qui avait été retenue comme point de chute de la manifestation et non le carrefour Deckon.

« C’est un centre commercial où certains compatriotes font leurs affaires », a-t-il ajouté, avant de qualifier les responsables de la coalition de « criminels ». L’intention de l’autorité n’est pas d’empêcher les marches, explique le ministre Yark, et d’exprimer la disponibilité du Gouvernement à continuer par encadrer les manifestations publiques.

Cris DADA




Jean Pierre Fabre, leader de l’ANC et chef de file de l’opposition

Togo/ Dialogue politique : Jean Pierre Fabre ne veut pas sentir les partis non membres du G14

Il n’est pas question pour les partis politiques qui ne font pas partie de la coalition des 14 partis de l’opposition, de participer au dialogue de sortie de crise annoncé par le Gouvernement. C’est en tout cas, la position affichée par les responsables de ce regroupement de partis, position réaffirmée par le chef de file de l’opposition Jean Pierre Fabre dans son message de vœux à la population.

« Nous voulons être clairs : les deux seules parties à la crise togolaise, appelées à prendre part, aux discussions politiques attendues sous la médiation des pays mandatés par la CEDEAO, sont : le pouvoir RPT/UNIR, d’une part, et notre regroupement des 14 partis politiques de l’opposition, d’autre part. Il revient donc à chacune des deux parties de constituer librement sa délégation suivant la taille convenue. Aucun participant n’est admis s’il n’appartient à l’une des deux délégations », a en effet indiqué le président national de l’ANC (parti membre de la coalition), dans son message rendu public hier mercredi 27 décembre.

Jean Pierre Fabre estime par ailleurs que le Gouvernement est en train de tenter d’imposer toujours au sujet de ce dialogue, « une pléthore de participants de paille à la solde du pouvoir et missionnés pour noyer les discussions en les transformant, comme par le passé, en une mascarade où le pouvoir RPT/UNIR est juge et partie ».

Sur le sujet en effet, le chef de l’Etat avait dans une récente interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique, estimé qu’au-delà des partis représentés à l’Assemblée nationale, les partis extraparlementaires et ceux qui n’ont ni manifesté ni revendiqué et qui agissent dans le cadre des institutions ont aussi le droit de participer au dialogue.

Ailleurs, certains observateurs de la scène politique togolaise estiment que des organisations de la société civile et même l’armée pourront également participer aux discussions sur la base d’un critère rationnel afin d’éviter des frustrations.

Sous un autre angle, il faut également relever qu’à travers cette position de Jean Pierre Fabre, le leader de l’ANC et ses amis de la coalition n’ont pas certainement digéré les flèches qui leur sont lancées de même que les critiques qu’ils essuient de la part de certains de leurs pairs de l’opposition. D’aucun pourront par ailleurs estimer que les responsables de la coalition ont dans la tête l’idée de réclamer après, la paternité des éventuels acquis de ce dialogue dont la date n’est toujours pas fixée.

Dans son message, Jean Pierre Fabre a par ailleurs dénoncé et condamné la volonté des autorités togolaises visant selon lui, à écarter toute médiation notamment celle ghanéenne en cours. Il a exhorté les Chefs d’Etat de la Guinée et du Ghana à poursuivre leurs missions de bons offices afin d’assurer la nécessaire médiation que requiert une véritable sortie de crise au Togo. Il a pour finir invité l’ensemble des populations togolaises à une vigilance et à une mobilisation plus fortes afin de mener à son terme, la lutte en faveur de l’alternance politique dans le pays.

Il faut souligner que la coalition de l’opposition a entamé depuis hier mercredi, de nouvelles manifestations. Les revendications restent inchangées : le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral, le vote des togolais de l’étranger, la libération de tous les détenus dans le cadre des manifestations et des incendies des marchés de Lomé et Kara.

David