Conseil des Ministres

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 06 DECEMBRE 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 06 Décembre 2018 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Au cours des travaux, le conseil a adopté:

– un projet de loi;

– deux (02) décrets et;

– écouté une communication.

Le projet de loi adopté par le Conseil, porte modification de la loi n°2017-008 du 29 juin 2017 relative à la création des communes au Togo. En effet, cette Loi en créant les 116 communes actuelles, en application des dispositions constitutionnelles, avait prévu la communalisation intégrale du pays.

Ainsi, la création des communes en vertu de cette Loi, reposait sur le critère principal selon lequel chaque préfecture devrait avoir au moins 2 communes. Toutefois pour tenir compte de l’éloignement entre certaines communes, du relief, des aspects sociologiques et économiques, certaines préfectures ont pu voir le nombre de leurs communes augmenter à 3 ou 4, voire au-delà, tel que Agoè -Nyivé qui en a 6 et Golfe 7.

Au regard des critères ci-dessus énoncés, la préfecture de Doufelgou devrait bénéficier du relèvement du nombre de ses communes. C’est pour régler cette situation que le Conseil a adopté le présent projet de loi portant modification de la Loi n° 2017-008 du 29 juin 2017 relative à la création des communes au Togo, en relevant le nombre de communes de cette préfecture de 2 à 3.

Au titre des décrets :

Le premier décret adopté par le conseil, porte abrogation des décrets n° 2017-088/PR du 13 juillet 2017 portant création, attributions et organisation de la société togolaise d’infrastructures (TOGOInfraCom), n° 2017-089/PR du 13 juillet 2017 portant création, attributions et organisation de la société togolaise de services (TOGOServiceCom) et n° 2017-090/PR du 13 juillet 2017 portant création, attributions et organisation de la société togolaise d’installation et de support à la maintenance (TOGOInstalCom).

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de transformation et de mise à niveau du Groupe Togo Telecom, le Gouvernement a adopté un décret portant création de la Holding Togolaise des Communications Electroniques (TOGOCOM) et de trois (3) entités filiales détenues à 100% par cette Holding.

Pour réaliser pleinement le potentiel de croissance du groupe, l’ouverture du capital à un partenaire stratégique a été décidée et l’Assemblée nationale a voté, le 15 novembre 2018, la loi portant autorisation de la privatisation de la société Holding Togolaise des Communications Electroniques (TOGOCOM).

C’est pour tenir compte de la nouvelle orientation de la restructuration de TOGOCOM que sont abrogés les trois décrets susmentionnés.

Le second décret adopté par le conseil est relatif à l’organisation d’un recensement général de la population et de l’habitat et des enquêtes intercensitaires au Togo.

Le Togo se prépare à réaliser son cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 5). L’objectif de ce recensement est de procéder à un comptage exhaustif de la population, à un inventaire des conditions d’habitation et de déterminer les caractéristiques de la population afin d’établir un fichier village et communal actualisés. Les données statistiques issues de l’opération permettront la mise en oeuvre efficace des ODD, du PND, de l’agenda 2063 de l’UA et du processus de décentralisation.

Enfin le conseil a écouté une communication.

Présentée par Madame la Ministre des postes et de l’économie numérique, cette communication est relative à la validation du dossier d’appel d’offres pour l’ouverture du capital social de TOGOCOM.

Le déploiement des infrastructures de communications électroniques haut débit fixes (FTTH) et mobiles (4G) requiert des investissements significatifs. Afin de fournir à Togo Télécom et Togo Cellulaire l’appui dont ils ont besoin pour la mise en œuvre de ces investissements, il a été décidé d’ouvrir le capital social de la société Togocom au profit d’un partenaire stratégique qui apportera son savoir-faire et son expertise.

A cet effet, il est prévu d’organiser un appel d’offres international pour le choix d’un tel partenaire à la fin du mois de mars 2018. Le dossier d’appel d’offres préparé et validé, comprend des dispositions qui préservent et protègent les intérêts de l’Etat togolais. Le Conseil à l’analyse du dossier présenté par Madame la Ministre des postes et de l’économie numérique, l’autorise donc à lancer l’appel d’offres selon les clauses et spécifications y afférentes.

Fait à Lomé, le 06 décembre 2018

Le Conseil des ministres




Meeting de SENOU SOKLINGBE à Ountivou

Canton de Ountivou : Des militants UNIR toujours contre le choix du candidat SOKLINGBE

Les leaders d’opinion et autres personnes ressources qui affirment être très attachés aux idéologies du parti Union pour la République (UNIR) dans le canton de Ountivou (préfecture de l’Ogou), ne sont toujours pas prêts à accepter le choix de SOKLINGBE SENOU comme candidat du parti pour le compte des législatives du 20 décembre prochain.

Selon les informations, ces leaders d’opinion et personnes ressources de même que les populations en âge de voter ont à l’unanimité boycotté le meeting de lancement de campagne du parti dans le canton.

Ce boycott fait suite à la sortie des chefs traditionnels il y a quelques jours, relative à la contestation de SOKLINGBE SENOU qui selon eux, est parachuté comme candidat par le Major KOULOUN sous le regard impuissant de M. IHOU Attigbé, premier vice président UNIR pour la région des plateaux.

Ces leaders d’opinion et autres personnes ressources expliquent que le boycott du meeting de SOKLINGBE s’explique entre autres par l’immaturité politique du candidat, son manque d’humilité dans les interactions entre  lui, son électorat et les leaders d’opinions,  la détermination et l’engagement des forces vives à faire blocage à toutes tentatives susceptibles de retarder le développement de l’Ogou et en particulier celui du canton de OUNTIVOU.

Il faut rappeler que dans un courrier adressé il y a deux semaines aux premiers responsables du parti UNIR, les chefs traditionnels et leaders d’opinion en question ont exprimé leur désapprobation en indiquant que le choix de ce candidat ne retient pas l’assentiment de la communauté.

Selon eux, SENOU SOKLINGBE est inconnu et jamais vu par les populations, et n’a fait son apparition qu’à l’ouverture du dépôt des dossiers de candidature. Ils affirment par ailleurs que le candidat n’a jamais participé à une manifestation du parti, ni au niveau national, préfectoral voire dans le canton où il est parachuté. « Il n’est pas connu par les militants dans la préfecture de l’ogou. Même lors de récentes activités sur le recensement électoral, M. Sénou SOKLINGBE était totalement invisible. Les populations à la base ne le connaissent pas  et vis-versa », avaient-ils indiqué.

Au Togo, la campagne électorale pour les prochaines élections législatives a démarré depuis le 04 décembre pour prendre fin le 18 décembre prochain.

La Rédaction




Payadowa Boukpessi (archives)

Togo/ Le Gouvernement dit « NON » à la campagne de la C14

« Les manifestations relatives aux caravanes de sensibilisation que vous avez programmées dans les rues de Lomé, ainsi que les marches synchronisées du 6 au 18 décembre 2018 à Lomé et sur toute l’étendue du territoire national ne sont pas acceptées en application de l’article 16 de la loi n° 2011-010 du 16mai2011 » : telle est la réponse donnée par le Ministre Payadowa Boukpessi en charge de l’administration territoriale aux responsables de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition qui projettent battre campagne dès ce jeudi 06 décembre contre le processus électoral en cours au Togo.

Selon le Ministre Payadowa Boukpessi, cette décision d’interdiction est motivée par des risques élevés de troubles graves à l’ordre public en ces moments de campagne électorale.

« Le risque que vos caravanes et cortèges se heurtent à ceux des partis engagés dans la campagne électorale demeure par conséquent fort probable. Ce qui conduirait à un risque très élevé de troubles grave à l’ordre public », a indiqué le ministre dans son courrier adressé ce lundi 05 décembre aux leaders de la C14.

« Vous avez publiquement indiqué à plusieurs reprises, votre volonté d’empêcher par tous les moyens la tenue des élections législatives du 20 décembre 2018 telles que décidées par la CEDEAO. Ces déclarations publiques ont été confirmées par le fait que votre coalition n’a pas présenté de listes pour le scrutin du 20 décembre 2018. Dans ces conditions, vous ne pouvez pas prendre part à la campagne électorale pour les élections du 20 décembre 2018 », a-t-il expliqué.

En conférence de presse ce mercredi 05 décembre à Lomé, la coalition de l’opposition a en effet annoncé son programme de campagne visant à empêcher la tenue des élections législatives du 20 décembre prochain. Au programme de cette campagne qui s’étendra jusqu’au 18 décembre 2018, des caravanes de sensibilisation dans les rues de Lomé et les villes de l’intérieur du pays, un culte protestant, une messe et des prières musulmanes aux intentions du Togo de même que des marches synchronisées à Lomé et sur toute l’étendue du territoire national.

En dehors de l’arrêt du processus électoral, l’opposition réclame également la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles conformément à la feuille de route de la CEDEAO, la réforme du cadre électoral et la réalisation des mesures d’apaisement notamment la libération des détenus politiques et le retour des réfugiés et exilés.

David




Gerry Taama, Président national du NET

Le NET vise au moins 09 sièges à la prochaine Assemblée nationale

La campagne électorale pour les élections législatives du 20 décembre prochain a démarré ce 04 décembre. Les choses commencent déjà par bouger à l’état major des partis politiques. Au niveau du Nouvel Engagement Togolais (NET), les ambitions sont claires : avoir au moins neuf (09) sièges et disposer d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Le parti politique présidé par Gerry Taama a présenté à la presse ce mercredi à son siège à Lomé, les thématiques de sa campagne électorale.

Pour ces législatives, le NET a présenté des listes de candidats dans 13 circonscriptions électorales à savoir Kpendjal dans les Savanes, Dankpen, Doufelgou, Kozah et Bassar dans la région de la Kara, Sotouboua et Blitta dans la région centrale, Est-Mono, Amou, Danyi et Haho dans les Plateaux, Lacs-Bas Mono dans la région maritime et le Grand Lomé.

Entouré de ses collaborateurs et de certains candidats, Gerry Taama a dévoilé ce que propose son parti aux électeurs. Pour le NET, il y a d’abord la nécessité pour les députés de faire des propositions de loi et parvenir au moins à une parité de 50-50 avec les projets de lois gouvernementaux, tout en restant à l’écoute des populations. « C’est une chose assez curieuse qu’on ait des députés qui ne font qu’entériner les décisions du Gouvernement », a indiqué Gerry Taama pour qui les députés doivent par ailleurs retourner régulièrement vers les populations.

« Nous voulons que tous les députés du NET aient la maison du député dans leur circonscription et y retournent au moins une fois par semaine pour écouter les populations », a-t-il ensuite fait savoir, avant d’ajouter : « Nous pensons qu’aujourd’hui, l’Assemblée nationale doit faire plus et doit pouvoir interpeller régulièrement surtout le premier ministre et le Président de la République qui doit une fois par an venir faire un discours sur l’Etat de la Nation et le Premier Ministre une fois par mois, doit venir dire exactement ce que son gouvernement fait ».

Pour cette campagne prévue pour une période de 15 jours, le NET a choisi pour thème : « Pour une minorité de blocage à l’Assemblée nationale ». Un thème qui selon le Président national du parti, traduit la nécessité  d’avoir une minorité de blocage au parlement pour empêcher un éventuel « tripatouillage » de la Constitution et autres lois de la République.

« Le NET est un parti pragmatique. Nous savons que nous ne pourrons pas pour cette élection de 2018, avoir la majorité des 46 députés et donc nous pensons qu’il est très important d’avoir une minorité de blocage pour empêcher une éventuelle modification de la Constitution. Si éventuellement sous l’égide de la CEDEAO, on fait une modification de la Constitution, que ceux qui seront à l’assemblée ne fassent pas comme ce que nous avons eu en 2002 », a expliqué Gerry Taama.

Le NET fait également d’autres propositions entre autres l’instauration d’un Revenu Minimum Interprofessionnel (RMI) de 15.000 F CFA pour tout demandeur d’emploi inscrit à l’ANPE, un appui aux petites en moyennes entreprises et industries, une assurance maladie pour tous, une législation sur les avances de loyer (maximum trois mois), le renforcement des travaux d’aménagement urbain, la mise en place d’un syndicat pour le monde paysan et l’instauration de tribunaux militaires.

David




Des responsables de la C14 face à la presse (©aLomé)

La coalition de l’opposition entre en campagne contre les législatives du 20 décembre

A partir de ce jeudi 06 décembre, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition veut rentrer en campagne pour empêcher la tenue des élections législatives du 20 décembre prochain. Face à la presse ce mercredi à Lomé, la C14 qui exige l’arrêt du processus électoral en cours, a en effet annoncé son programme de campagne destiné à appeler les populations à « empêcher le coup de force électoral contre la feuille de route et les lois de la République ».

Au programme de cette campagne qui s’étendra jusqu’au 18 décembre 2018, des caravanes de sensibilisation dans les rues de Lomé et les villes de l’intérieur du pays, un culte protestant, une messe et des prières musulmanes aux intentions du Togo de même que des marches synchronisées à Lomé et sur toute l’étendue du territoire.

« Les élections prévues le 20 décembre constituent un grave danger pour le Togo. Elles ne doivent pas avoir lieu », ont estimé les leaders de la coalition, invitant les corps organisés et toute la société togolaise à manifester de la meilleure manière possible « leur rejet du coup de force électoral en cours ».

Les responsables de ce regroupement de partis ont en outre lancé un appel aux facilitateurs et à la CEDEAO afin qu’ils prennent leurs responsabilités pour « éviter aux populations togolaises des violences et massacres que peut engendrer le simulacre d’élection en cours ».

Au Togo, la campagne électorale pour les prochaines élections législatives élections a démarré le 04 décembre pour une période de 15 jours.

Les samedi 17 novembre, jeudi 29 novembre et samedi 1er décembre derniers, la coalition était déjà dans les rues de Lomé et de plusieurs villes du Togo ont pour demander l’arrêt du processus électoral unilatéral en cours. Autres revendications, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles conformément à la feuille de route de la CEDEAO, la réforme du cadre électoral et la réalisation des mesures d’apaisement notamment la libération des détenus politiques et le retour des réfugiés et exilés y compris le président national du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam.

Cris DADA




Spécimens de bulletin de vote

Législatives de 2018 : Ouverture de la campagne électorale, des spécimens de bulletin de vote remis aux candidats

C’est ce mardi 04 décembre que démarre au Togo, la campagne électorale dans le cadre des élections législatives du 20 décembre prochain. Au total 850 candidats issus de 130 listes dont 105 des partis politiques et 25 des candidats indépendants sont en lice pour le scrutin.

Les candidats ont deux semaines pour convaincre l’électorat. Des spécimens de bulletins de vote leur ont été remis ce lundi 3 décembre par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). L’objectif est de leur permettre de mieux sensibiliser les populations.

Le Président de la  CENI, Pr. Kodjona  Kadanga a expliqué que ces spécimens permettront en effet aux états-majors des différents partis de sensibiliser les électeurs quant au positionnement sur les bulletins et surtout comment voter afin d’éviter les bulletins nuls.

Selon M. Tadjidini Amadou, chargé de la logistique à la CENI, il y a une différence entre ces spécimens  et le bulletin de  vote qui sera utilisé le jour du scrutin. En effet, sur le  spécimen, il n’y a que les logos  des partis  politiques  et des indépendants tandis que sur le bulletin de vote le jour « J », il y  aura  les logos et les photos des candidats pour le scrutin.

Il faut souligner que le processus électoral est boycotté par la coalition des 14 partis politique de l’opposition qui appelle la population à une journée « Togo mort » ce mardi 04 décembre. Ces partis de l’opposition exigent entre autres, l’arrêt du processus, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des Togolais de la diaspora, la libération des détenus politiques.

La Rédaction




Kodjona Kadanga, Président de la CENI

Campagne électorale : Kodjona Kadanga appelle à l’apaisement et à la transparence

En prélude à l’ouverture de la campagne électorale qui démarre ce 04 décembre sur l’ensemble du territoire national, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a appelé l’ensemble des acteurs à l’apaisement et à la transparence.

Dans un message diffusé ce lundi 03 décembre, veille de cette importante étape du processus électoral, le Prof. Kodjona Kadanga a indiqué que tout doit être mis en œuvre pour faire de la campagne électoral, une parfaite réussite dans la sécurité, l’apaisement, le calme et la sérénité.

« La CENI sait pouvoir compter sur l’engagement politique et citoyen des candidats et des électeurs, gage du raffermissement de notre démocratie et du triomphe de notre vivre ensemble dans la paix et l’harmonie », a-t-il ajouté.

Il a pour finir témoigné sa gratitude non seulement au Gouvernement pour les dispositions prises en vue de sécuriser le processus électoral et de garantir la libre circulation des candidats à l’élection dans leurs différentes circonscriptions électorales, mais aussi aux institutions de la République pour leur collaboration multiforme et à la Commission de la CEDEAO pour son accompagnement à travers les experts dépêchés à la CENI dans le but de contribuer à la transparence et à l’adhésion au processus.

Au total 850 candidats issus de 130 listes dont 105 des partis politiques et 25 des candidats indépendants sont en lice pour ce scrutin.

Il faut rappeler que le processus électoral est boycotté par la coalition des 14 partis politique de l’opposition dont les leaders n’ont pas fait acte de candidature pour les élections législatives prévues le 20 décembre prochain selon la feuille de route de la CEDEAO. La C14 qui appelle à une journée « Togo mort » ce mardi 04 décembre, exige entre autres, l’arrêt du processus, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des Togolais de la diaspora, la libération des détenus politiques, le retour des réfugiés et des déplacés y compris le président national du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam.

Cris DADA




Législatives de 2018 : Le choix du candidat UNIR ne fait pas l’unanimité dans le Canton de Ountivou (OGOU)

Le choix du sieur SENOU SOKLINGBE en qualité de candidat du parti Union pour la République (UNIR) pour le compte du canton de OUNTIVOU dans le cadre des prochaines élections législatives ne fait pas l’unanimité. En effet, des leaders d’opinion et autres personnes ressources du canton qui affirment être très attachés aux idéologies du parti, ont dans une lettre adressée au secrétaire exécutif Aklesso Atcholé, indiqué que « le parachutage » de M. SENOU SOKLINGBE en qualité de candidat « ne retient pas l’assentiment de toute la communauté », notamment les chefs traditionnels, les leaders d’opinions et personnes ressources, le groupe des femmes et les ressortissants Adja résidant à Lomé.

Ces leaders estiment qu’il s’agit d’un choix orchestré par le Major KOULOUN sous le regard impuissant du vice président UNIR pour la région des plateaux. Selon eux, le candidat est inconnu et jamais vu par les populations, et n’a fait son apparition qu’à l’ouverture du dépôt des dossiers de candidature.

Ils affirment également que M. SENOU SOKLINGBE n’a jamais participé à une manifestation du parti, ni au niveau national, préfectoral voire dans le canton où il est parachuté. « Il n’est pas connu par les militants dans la préfecture de l’ogou. Même lors de récentes activités sur le recensement électoral, M. Sénou SOKLINGBE était totalement invisible. Les populations à la base ne le connaissent pas  et vis-versa », ont-ils indiqué.

« Les chefs traditionnels du canton de OUNTIVOU invitent  les autorités de notre grand parti Union Pour la République à prendre en compte nos préoccupations afin que le travail soit accessible sur le terrain car la victoire est certes acquise mais long est encore le chemin à parcourir et grand le travail à abattre pour le sacre de notre grand parti UNION POUR LA REPUBLIQUE car le dit on souvent : ‘’Dans la course vers les législatives, un siège de perdu est un siège de trop’’ », soulignent-ils dans le note, tout en précisant que pendant ce temps, de dignes fils militants et acteurs de l’émergence intégrale du milieu, à l’image de AGBENOWOSSI Yaovi, Mme AFAN Noudégno ou encore GECHI Djima Pierre, soucieux du développement économique, constructif, harmonieux et fraternel des filles et fils du grand canton en qui les populations se sentent concernés, « sont mis sur les carreaux pour des raisons inavouées ».

Il faut souligner que les 182 candidats UNIR en lice pour les législatives du 20 décembre prochain ont été déjà formés cette semaine à Lomé sur les enjeux et défis lés à ces élections. Il s’est agi pour le parti de Faure Gnassingbé, de leur permettre d’adopter les bonnes stratégies pour convaincre l’électorat au cours de la campagne électorale qui s’ouvre ce 04 décembre 2018 selon le chronogramme de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Cris DADA




Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson

La C14 projette une journée « Togo mort » le 04 décembre prochain

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition tient à sa série de revendications au rang desquelles, l’arrêt du processus électoral en cours au Togo. A l’issue de leurs manifestations organisées ce samedi 1er décembre à Lomé et dans certaines localités de l’intérieur du pays, les leaders de la C14 ont appelé les populations à une journée « Togo mort » le 04 décembre prochain, date du démarrage du recensement électoral pour les élections législatives.

« Nous allons faire en sorte que le 4 décembre, même la mouche ne volera pas dans nos rues. Ce sera une journée Togo mort sur toute l’étendue du territoire. Je vous dis que Togo mort, c’est la petite partie des actions d’envergure que nous allons faire dans les prochains jours », a déclaré la coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

Ces derniers jours, la coalition de l’opposition multiplie les manifestations de rue en faveur d’un accord pour des élections libres, transparentes et démocratiques avant toute poursuite du processus électoral.

« Les manifestations se poursuivent et c’est pour montrer qu’on ne peut pas organiser des élections dans le contexte actuel où une grande majorité de la population contexte l’organisation unilatérale de ce scrutin. C’est pour cette raison que les manifestations se poursuivent et vont se poursuivre sous toutes les formes légales », a indiqué Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition et leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), parti membre de la coalition.

Autre revendication de la C14, les réformes constitutionnelles et institutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des Togolais de la diaspora, la libération des détenus politiques, le retour des réfugiés et des déplacés y compris le président national du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam.

Il faut rappeler que le recensement électoral avait été boycotté par les responsables de cette coalition qui n’ont pas non plus fait acte de candidature pour lesdites élections prévues le 20 décembre prochain selon la feuille de route de la CEDEAO.

Cris DADA




Le PM (en veste) et autres cadres du parti (©Afreepress)

Les candidats UNIR en préparation pour les prochaines législatives

En prélude aux prochaines élections législatives, les candidats d’Union pour la République (UNIR, majorité) « affûtent leurs armes » pour une « victoire éclatante » du parti. Les 182 candidats de la formation politique de Faure Gnassingbé ont en effet entamé ce mardi à Lomé, une formation de deux jours axée sur le thème « Législatives 2018: Enjeux et défis ».

Il s’agit de permettre aux candidats UNIR en lice pour les législatives du 20 décembre prochain, d’adopter les bonnes stratégies pour convaincre l’électorat au cours de la campagne électorale qui s’ouvre le 04 décembre 2018 selon le chronogramme de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

« Vous devez jouer à fond la carte de l’humilité, la carte de la proximité, de l’ouverture, d’écoute, de rassemblement afin de fédérer toutes les énergies susceptibles de faire gagner notre parti UNIR », a indiqué à l’endroit des candidats, le Premier Ministre Komi Sélom Klassou, militant du parti.

« Durant cette campagne, nos adversaires ne nous épargneront guère. Une campagne exigeante, une campagne de proximité, du porte à porte, afin de convaincre un par un, tous nos concitoyens à travers tout le pays », a fait savoir Komi Sélom Klassou.  « Unis, nous devons nous engager sans calcul à donner une majorité confortable à notre parti à l’issue des élections législatives du 20 décembre 2018. C’est une campagne rude qui va s’ouvrir en cette fin d’année », a-t-il ajouté.

Il faut souligner que le processus électoral est toujours boycotté par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Les leaders de la C14 ont appelé à de nouvelles manifestations sur l’ensemble du territoire national les 29 novembre et 1er décembre prochains pour exiger entre autres, les réformes constitutionnelles institutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des Togolais de la diaspora, l’arrêt immédiat du processus électoral en cours, la libération des détenus politiques, le retour des réfugiés et des déplacés y compris le président national du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam.

David