Tchagnao Arimiyao, nouveau président du CONAPP

Média : Tchagnao Arimiyao succède à Jean-Paul Agbo-Ahouélété à la tête du CONAPP

Le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) du Togo a un nouveau président en la personne de Tchagnao Arimiyao, Directeur de Publication du Journal Nouvelle Opinion. Il a été élu ce vendredi 18 Mai au cours d’une assemblée générale organisée à Lomé.

Ils étaient au total quatre candidats au poste de la présidence de cette organisation professionnelle de presse à savoir Tchagnao Arimiyao, Loïc Lawson Directeur du journal Flambeau des Démocrates, Joël Agah patron du journal Fraternité et le Directeur du Magazine Sika’a, Gérad Weissan qui a finalement désisté à moins d’une heure du vote.

A la fin du dépouillement, Tchagnao Arimiyao arrive en tête avec 68 voix contre 23 pour Loïc Lawson et 03 pour Joël Agah, soit 94 votants. Le nouveau président élu et les candidats malheureux se sont donnés la main à l’issue de la publication des résultats par la commission électorale.

Le nouveau président succède ainsi au président sortant Jean-Paul Agbo-Ahouélété. Il dirigera un nouveau bureau de 12 membres qui sera également élu au cours de cette assemblée générale.

Nous y reviendrons.

David




Une vue des officiels

L’OTM dresse un nouveau rapport sur l’état de la presse au Togo

A l’occasion de la célébration ce jeudi 03 mai, de l’édition 2018 de la journée de la liberté de la presse, l’Observatoire togolais des médias (OTM) a présenté un nouveau rapport sur l’état de la presse togolaise. C’est au cours d’une conférence-débat conjointement organisée avec l’Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) autour du thème retenu pour cette célébration à savoir : « Médias, justice et état de droit : les contrepoids du pouvoir ».

Dans l’ensemble, depuis le 3 mai 2017, il n’y a pas eu de changement majeur au Togo en matière des médias, selon l’OTM. Classé 86ème sur 180 pays tout comme en 2017, le Togo stagne en effet dans le classement mondial 2018 de la liberté de la presse rendu public le 25 avril dernier par Reporters Sans Frontières.

Il ressort du rapport présenté par le président de l’OTM Komla Ekpé, que la presse togolaise prend le temps de s’améliorer et de se parfaire pour être à la hauteur des enjeux. Au plan qualitatif, l’Observatoire a relevé que du chemin reste à faire en termes de modernisation des médias. « Quant aux professionnels des médias publics, même s’ils n’ont toujours pas une grande marge de manœuvre dans l’exercice de leur profession, eux-mêmes ne font pas assez d’efforts pour améliorer leurs productions dans l’intérêt de la nation », indique le rapport qui ajoute qu’en ce qui concerne les médias privés, mis à part les audiovisuels qui font l’effort sensible d’équilibre même si beaucoup reste encore à améliorer « les journaux pour la plupart, sont tellement alignés qu’ils ne donnent l’information qu’en sens unique selon leur ligne éditoriale. De même, ils s’intéressent beaucoup à la politique au point d’ignorer leur autre rôle qui est celui d’éduquer et de former les masses », a fait remarquer l’OTM.

Le rapport souligne par ailleurs plusieurs dérapages dus à l’inobservation des textes régissant la profession des journalistes, des atteintes à la liberté de presse de même que le non respect des règles de la confraternité.

Des recommandations sont également formulées dans ce sens notamment à l’endroit du Gouvernement, de la HAAC, des journalistes, des organisations de la société civile et des partis politiques.

Dans son message à l’occasion de cette journée de la liberté de la presse, le ministre Guy Madjé Lorenzo en charge de la communication a appelé les journalistes à s’engager davantage sur la voie du professionnalisme et participer efficacement à l’édification de la démocratie et de l’état de droit au Togo.

A ce jour, l’espace médiatique togolais est composé de 79 radios, 07 chaines de télévisions, 171 journaux qui paraissent plus ou moins régulièrement, 03 d’agences de presse et de nombreux sites internet et blogs sans oublier des représentations d’agences et de médias internationaux tels que RFI, BBC, la Voix d’Amérique, l’AFP, PANA PRESS, XINHUA entre autres.

Cris DADA




Une vue des participants

Des patrons de presse à l’école des ODD, une initiative du RéMEDD-Togo

Dans son souci de permettre aux médias de jouer pleinement leur partition dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) au Togo et dans le monde, le Réseau des Médias Engagés pour le Développement Durable au Togo (RéMEDD-Togo) a organisé ce mardi 24 Avril, une session de formation à l’endroit des patrons de presse à Lomé.

Les échanges ont essentiellement porté sur l’ODD 9 qui demande à « bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation ». Les communications et débats ont permis aux participants de se familiariser avec les notions de développement durable, d’infrastructure résiliente et d’innovation.

Le Président du RéMEDD a expliqué que cet atelier est organisé pour amener les médias à s’intéresser davantage aux questions liées à l’innovation.

« A l’ère du numérique et des techniques de l’information et de la communication, l’innovation est un levier sûr du développement durable. Mais force est de constater que peu de médias togolais abordent le sujet, faute de connaissance alors que le Togo est un pays pilote dans la réalisation des ODD. C’est pour palier cette carence que le RéMEDD a initié cet atelier de formation à l’endroit de ses membres », a indiqué Isidore Sassou Akollor.

Il n’a pas manqué de remercier le Gouvernement pour avoir démontré son engagement dans la réalisation des ODD en hissant le Togo parmi les rares pays pilotes, et en mettant en place un point focal des ODD auprès du ministère de la planification du développement.

Cette session de formation est appuyée financièrement par l’Entreprise Sociale de Marché Commun (ESMC). Le chargé d’affaires à l’ESMC, Foudou BOUKPESSI a pour sa part souligné que cet appui traduit la volonté et l’engagement de cette Entreprise à jouer pleinement sa partition aux côtés du Gouvernement togolais afin que le Togo puisse s’illustrer dans l’atteinte des ODD.

Créé le 28 avril 2017 à Lomé, le RéMEDD regroupe plus de 200 médias engagés à accompagner les secteurs public et privé dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030 au Togo, l’un des pays pilote dans ce nouveau programme de développement porté par les Nations Unies. Le réseau compte organiser d’autres sessions de formation sur les ODD à l’endroit des journalistes togolais.

Il faut rappeler que les ODD sont 17 objectifs mondiaux que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2030. Ces objectifs portent sur divers domaines allant de la protection de la planète à l’édification d’un monde plus pacifique, en passant par la garantie donnée à tous, de pouvoir vivre en sécurité et dans la dignité.

David




La presse togolaise entre avancées, stagnations et régressions…

La presse togolaise a certes réalisé ces dernières années, des avancées mais aussi des stagnations et d’inquiétantes régressions. C’est ce qui ressort de l’analyse croisée de trois rapports du Baromètre des médias africains pour ce qui concerne le Togo entre 2010 et 2017.

L’édition 2017 du Baromètre de médias africains publié ce mercredi 14 février à Lomé renseigne qu’au nombre des avancées de la presse togolaise, il est à noter la mise en place de la loi de 2016 sur l’accès à l’information et à la documentation publique de même que la multiplicité des ressources d’information avec l’apparition de nouveaux médias notamment en ligne.

Cependant, précise le rapport, les médias togolais sont restés peu viables économiquement et ils sont politisés dans la grande majorité. « Le marché de la publicité est très étroit au Togo. Dans le privé, ce sont les entreprises de télécommunications qui sont les principaux annonceurs. Quant au Gouvernement, il a tendance à placer ses annonces dans les médias qui ne lui sont pas hostiles », indique le rapport qui ajoute : « Les journalistes togolais sont mal rémunérés. En fait, on ne peut pas parler de salaire (…) ».

En ce qui concerne les régressions, le rapport souligne la dégradation de la liberté d’expression et surtout le non respect des normes professionnelles par les acteurs des médias eux-mêmes.

« Les publications écrites d’Etat souffrent de l’ingérence des pouvoirs publics. Cette ingérence se fait souvent par l’intermédiaire de haut fonctionnaires zélés », peut-on lire dans le document réalisé avec l’appui de la fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES).

« Ces points de stagnation et de régression ne doivent pas constituer une source de découragement, mais au contraire, une motivation supplémentaire pour s’engager résolument dans la voie de la recherche de réponses efficaces à ces défis », recommande Dr. Rudolf Traub, représentant résident de la fondation Friedrich Ebert Stiftung au Togo.

Le Baromètre des médias africains (BMA) est une description approfondie et une évaluation de l’environnement médiatique sur le continent. Le BMA est en fait, un exercice d’auto-évaluation effectué par des africains. Les analyses permettent d’évaluer l’environnement des médias d’un pays et servent également d’instrument de lobbying pour des réformes dans le secteur des médias.

David SOKLOU




Photo de famille des officiels au lancement du concours

Lancement d’un concours sur le journalisme d’impact au Togo

Inciter les journalistes togolais à plus de professionnalisme et au respect de toutes les normes qu’exige l’exercice de leur métier, telle est l’idée principale du concours dénommé « Lauriers du Journalisme d’Impact au Togo » officiellement lancé ce mardi à Lomé. C’est une initiative de quatre représentations diplomatiques à savoir l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, la Délégation de l’Union Européenne, et les Ambassades de France et d’Allemagne au Togo.

La cérémonie de lancement du concours a connu la présence du Ministre en charge de la communication Guy Madjé Lorenzo, des Ambassadeurs de France Marc Vizy, des USA David Gilmour, d’Allemagne Christoph Sander, et de l’Union Européenne au Togo, Mme Cristina MARTINS BARREIRA.

Les « Lauriers du Journalisme d’Impact au Togo » visent en effet selon les organisateurs à « promouvoir et encourager la pratique du journalisme indépendant et professionnel sur le territoire togolais, basé sur des recherches approfondies, et le respect des lois, codes, règles de déontologie et d’éthique de la profession ».

Il s’agit d’un concours annuel qui est ouvert à tous les journalistes de nationalité togolaise, exerçant la profession depuis au moins deux années à la date de soumission de la candidature, résidant sur le territoire national, et sans discrimination sexuelle, religieuse ou régionale.

Aussi, les participants au concours doivent-ils jouir d’une bonne moralité, et être âgé d’au moins 18 ans au moment de la soumission de candidature, et travailler dans un organe de presse légalement constitué et à parution régulière depuis au moins une année.

« Nous avons lancé ce concours pour promouvoir le professionnalisme et le journalisme responsable ici au Togo. Notre souhait est de renforcer la qualité du journalisme », a indiqué l’Ambassadeur des USA, David Gilmour.

Les productions à soumettre au concours doivent avoir été publiées ou diffusées pour la première fois entre le 1er février 2017 et le 1er février 2018 et doivent porter sur des thèmes relatifs aux questions de développement et de réduction de la pauvreté, à la bonne gouvernance financière, à la santé/éducation, à la protection de l’environnement, à la démocratie et l’état de droit.

Les candidatures sont soumises dans les catégories « Presse Ecrite & Presse en Ligne », «  Radiodiffusion », et « Télévision  » entre le 10 février et le 10 mars 2018 sur le lien http://lji-togo.com. Les lauréats qui seront retenus à l’issue du travail du jury bénéficieront de divers prix notamment des voyages professionnels aux Etats-Unis ou en Europe, du matériel de travail et autres certificats de mérite.

Cette initiative est saluée par le Gouvernement par le biais du Ministère en charge de la communication et les organisations professionnelles de presse au Togo.

David S.




Willibronde TELOU

Willibronde TELOU élu nouveau président de la HAAC

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de Communication (HAAC) a désormais un nouveau président. Il s’agit de Willibronde Pitalounani Télou. Il a été élu ce jeudi (huit voix contre une) par les membres de l’institution au cours d’une séance plénière extraordinaire en présence d’un Huissier de justice en personne de Me Bruno Paraïso.

Willibronde Télou avait été nommé par décret le 19 décembre dernier pour compléter l’effectif des membres de la HAAC entre temps réduit à huit (8) à la suite de la disparition de son ancien président Pitang Tchalla.

Le désormais patron de l’instance de régulation des médias au Togo a prêté serment le vendredi 29 décembre 2017 devant la Cour Suprême du Togo avant d’intégrer cette institution de la République.

Il faut préciser qu’avant sa nomination, Willibronde TELOU était le Directeur général de Radio Lomé. Diplômé de l’Ecole de Journalisme du Cameroun, cet ancien journaliste-présentateur puis rédacteur en chef à la Télévision togolaise, a eu à apporter son expertise dans le domaine de la communication à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Togo et de la Guinée. Il avait également servi dans certaines institutions internationales notamment l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et le Conseil International des Radios et Télévisions d’Expression Française (CIRTEF).

La Rédaction




Isidore AKOLLOR, Président du RéMEDD-Togo

Le RéMEDD-Togo s’engage pour l’atteinte des ODD

Accompagner les secteurs public et privé dans la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) au Togo et dans le monde, c’est à ce souci que répond la création du Réseau des Médias Engagés pour le Développement Durable au Togo (RéMEDD-Togo) dont les activités ont été officiellement lancées ce mardi 09 janvier à Lomé au cours d’une cérémonie présidée par le vice-président de la HAAC, M. Octave Olympio.

Le RéMEDD-Togo a en effet pour but de contribuer à réduire la pauvreté sous toutes ses formes et à améliorer les conditions de vie socioéconomique des communautés dans une approche de développement humain durable et participatif. Initiative de l’Entreprise Sociale de marché Commun (ESMC), le Réseau qui regroupe plus de 200 médias répartis sur l’ensemble du territoire national, a pour domaine d’intervention, la lutte contre la pauvreté, la santé, le genre, l’environnement et l’éducation entre autres, suivant les cibles et indicateurs des ODD.

« Le réseau n’est là que pour accompagner, sensibiliser, éduquer et informer la population sur les Objectifs de Développement Durable (ODD). Vous n’êtes pas sans savoir que le Togo est un pays pilote dans la mise en œuvre des ODD et à ce sujet, nous ne devons pas faillir à notre responsabilité sociale d’accompagner les secteurs public et privé qui s’engagent dans le développement durable », a expliqué Isidore Sassou Akollor, président du RéMEDD-Togo.

Le vice-président de la HAAC de même que les responsables des autres organisations professionnelles de presse ont salué cette initiative et encouragé le réseau à être actif et professionnel dans toutes ses activités.

Porté sur les fonts baptismaux le 28 avril 2017 à Lomé, le RéMEDD regroupe des médias engagés à accompagner les secteurs public et privé dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030 au Togo, l’un des pays pilote dans ce nouveau programme de développement.

Les ODD sont 17 objectifs mondiaux que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2030. Ces objectifs portent sur divers domaines allant de la protection de la planète à l’édification d’un monde plus pacifique, en passant par la garantie donnée à tous, de pouvoir vivre en sécurité et dans la dignité.

Voici la composition du bureau exécutif du RéMEDD –Togo :

Président                                            : Akollor Sassou Atialo

Vice-président                                  : Bamazé Pawmondom

Secrétaire Général                         : Djobo Tétéréou Sama

Secrétaire Général adjoint         : Arouna Bouraïma Issaka

Trésorier général                            : Aboflan Marc

Trésorier général adjoint            : Memede Ambroisine

1er Conseiller                                    : Assah Franck Ayawo

2nd Conseiller                                    : Affognon Komlan

 

David




Willibronde TELOU lors de sa prestation de serment

Togo/ Willibronde TELOU désormais membre de la HAAC

L’effectif des membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de Communication (HAAC) est désormais au complet. Nommé par décret le 19 décembre dernier pour compléter l’effectif des membres de cette institution de la République réduit à huit (8) à la suite de la disparition de son président Pitang Tchalla, Willibronde Pitalounani Télou a prêté serment ce vendredi 29 décembre 2017 devant la Cour Suprême du Togo.

La main droite levée face à la Cour Suprême, Willibronde Pitalounani Télou a « juré solennellement de bien et fidèlement remplir ses fonctions de membre de la HAAC en toute indépendance et impartialité de façon digne et loyale et de garder le secret des délibérations ».

Le désormais ex-directeur de Radio Lomé intègre ainsi le collège des membres de cette institution chargée de la régulation des médias au Togo.

« Honorable membre que vous êtes devenus aujourd’hui, monsieur Télou, vous contribuerez, de part votre expertise, ensemble avec vos collègues à garantir et à assurer la liberté et la protection de la presse et des autres moyens de communication de masse dans le respect des principes », a indiqué à l’endroit de l’impétrant, le président de la Chambre judiciaire de la Cour Suprême, M. Agbenyo Koffi Bassa.

L’effectif des membres désormais au complet, le collège devra se réunir en séance plénière dans les prochains jours pour procéder à l’élection du président de la HAAC.

Willibronde TELOU est diplômé de l’Ecole de Journalisme du Cameroun. Ancien journaliste-présentateur puis rédacteur en chef à la Télévision togolaise, il a eu à apporter son expertise dans le domaine de la communication à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Togo et de la Guinée. Les compétences de cet Officier de l’Ordre National du Mérite ont été également sollicitées par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et par le Conseil International des Radios et Télévisions d’Expression Française (CIRTEF).

Il faut préciser que la cérémonie de prestation de serment s’est déroulée en présence des honorables membres de l’instance de régulation, des présidents de certaines institutions de la République et diverses autres personnalités notamment du monde des médias.

David S.




Quelques parutions de journaux au Togo

Togo/ De la responsabilité du journaliste en période de crise

Le Togo traverse une crise sociopolitique depuis quelques temps, une situation essentiellement marquée par de multiples manifestations publiques aussi bien du pouvoir que de l’opposition. Du coup, les médias sont très sollicités en ces moments par les politiques pour dérouler leur plan de communication, tant chacun essaie de faire passer sa thèse et tirer le drap de son côté. C’est justement à ce niveau que les Hommes de médias doivent davantage faire plus attention et preuve de responsabilité afin de bien se situer par rapport au débat politique qui ne cesse de diviser la classe politique togolaise.

Les contours du journalisme responsable en ces moments de crise posent forcément la problématique de la responsabilité des médias. Le sujet préoccupe d’ailleurs les organisations professionnelles de presse. C’est le cas par exemple du Conseil Togolais des Editeurs de Presse Privée (CTEP) qui à travers une rencontre d’échange tenue la semaine dernière à Lomé, a essayé de lancer un signal à l’endroit de tous les journalistes togolais en termes de responsabilité.

« Aujourd’hui plus qu’hier et plus que jamais, nous avons besoin d’insister sur la nécessité de jouer un rôle de médiateur dans notre pays pour éviter de tomber dans le piège des politiciens qui auront beau jeu de nous traiter en fin de compte de pyromanes. Il s’agit de sortir de l’environnement politique qui prévaut actuellement pour réaffirmer notre identité », a expliqué Lucien Messan Djossou, président du CTEP.

« Nous avons besoin de réfléchir sur notre pays pour garder notre place sur l’échiquier national et nous permettre de briller de notre propre lumière », a-t-il ajouté.

Des échanges au cours de cette rencontre du donner et de recevoir, il ressort qu’en période de crise notamment sociopolitique comme c’est le cas actuellement, il est du devoir du journaliste de traiter les informations en toute objectivité, même si les médias ont le droit d’avoir leur opinion. Aussi, la transparence et l’esprit du journalisme exigent l’exactitude, l’équilibre, et la neutralité .

« En tout état de cause, le journaliste se doit de mesurer avec responsabilité l’impact que pourraient avoir sur le public, ses paroles, ses images, ses écrits même s’il s’agit d’éléments qu’il relaie objectivement. Faire preuve de retenue devient une valeur à cultiver en plus d’une forte dose de déontologie », a indiqué Koessan Yovodévi, l’un des communicateurs.

« Si les écrits peuvent provoquer de graves violences dans le pays, mettre en péril l’unité nationale, créer des entorses à la sûreté de l’Etat, à la sécurité nationale, les médias doivent s’abstenir même si les informations détenues sont vraies. Le journaliste va donc tenter de concilier réalisme et idéalisme en optant pour la diffusion de l’information citoyenne», a-t-il ajouté avant d’aboutir à la conclusion selon laquelle, « le rôle social des médias doit amener ces derniers à rechercher la paix, la concorde, l’harmonie de la société dans laquelle ils vivent ».

David SOKLOU




Formation des journalistes

Togo/ Des journalistes outillés sur les ODD et changements climatiques

Une quarantaine de journalistes togolais ont été entretenus ce jeudi à l’Institut français de Lomé sur les questions relatives aux Objectifs de Développement Durable (ODD) et les changements climatiques. C’est une initiative de l’Alliance des Médias pour l’Eau et l’Assainissement (AMEA) en collaboration avec le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France au Togo.

L’objectif de cette rencontre d’échanges est de permettre aux Hommes de médias de mieux maîtriser les questions de développement durable afin qu’ils puissent contribuer à l’atteinte des ODD.

Selon François Koami AMEGNIGNON, président de l’AMEA, il s’agit d’un projet dénommé MEDIA COP qui pour le compte de cette année, met un accent particulier sur les ODD et les changements climatiques.

Les consultants-formateurs ont mis l’accent sur l’ODD 13 qui recommande à tous les pays de « Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions ». Ils ont insisté sur la nécessité de l’intégration des questions relatives aux changements climatiques dans les politiques, stratégies et autres planifications nationales en matière de développement.

« Les changements climatiques constituent un enjeu crucial pour le développement durable. Tous les pays du monde sont témoins des graves répercussions des changements climatiques. Les bouleversements du système climatique menacent les conditions d’existence de groupes entiers de population dans plusieurs régions du monde », a fait savoir Joseph Yaovi KOGBE, l’un des formateurs.

Les journalistes ont été invités à s’intéresser davantage dans leurs productions aux questions environnementales et de développement durable en collaboration avec les spécialistes du domaine. Ce qui permettra aux uns et autres de jouer leur partition en matière de réduction des effets néfastes liés aux changements climatiques.

« Il n’est pas utile de produire des articles sur le changement climatique juste pour plaire. Il faut impacter par le contenu de l’information et la pertinence du sujet traité. Il faut mettre l’humain au centre du sujet », a recommandé Franck ASSAH, l’un des communicateurs.

David