Photo de famille

Atakpamé : Formation des sages femmes sur la réduction de la mortalité maternelle et néonatale

C’est ce jeudi 12 juillet que prennent fin à Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou, les travaux d’un atelier de formation de quatre jours à l’endroit d’une centaine de sages femmes et des infirmières de toutes les régions du Togo sur les soins essentiels et la réanimation du nouveau-né.

Cette formation organisée par la Société Togolaise de Pédiatre (SOTOPED) en collaboration avec des experts américains et avec l’appui de l’UNICEF est placée sous les thèmes « aider les mères à survivre  et aider les bébés à respirer ». Elle vise à consolider la capacité des participantes selon l’approche HBB et la compétence de 4 nouveaux formateurs de la région des Plateaux et celle maritime.

Le Directeur par intérim de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Agossou Abram, représentant le Ministère de la Santé, a à l’ouverture des travaux expliqué que des insuffisances persistent dans l’accès aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence entre le milieu rural et urbain et dans la couverture de certaines interventions.

« Face aux défis posés par la santé de la mère et du nouveau-né, le Togo à l’instar des autres pays, a souscrit à différentes initiatives et a ratifié de nombreux engagement sous régionaux, régionaux et internationaux parmi lesquels figurent les ODD visant à induire dans les Etats, un développement inclusif et durable », a-t-il indiqué.

Pour le Dr Toke Yaovi , chargé de la vaccination et de la santé nouveau à l’UNICEF, il est scientifiquement prouvé qu’il est possible d’éviter deux tiers des décès de nouveau-nés par des soins essentiels et des gestes de réanimation simple et que l’accouchement dans de bonnes conditions et des soins néonatals efficaces sont essentiels pour éviter ces décès dont les principales causes sont les naissances prématurées ou les faibles poids de naissance, l’asphyxie à la naissance et les infections.

Les participantes ont au cours de ces 4 jours, été outillées sur 5 thématiques notamment le contexte et la situation de la santé néonatale dans le monde et au Togo, les soins essentiels au nouveau-nés, les soins spécifiques destinés aux nouveau-nés malade à la naissance, les soins aux nouveau-nés de mères atteintes de maladies spécifiques, et le transfert des nouveau-nés d’une structure à une autre, et la communication dans le domaine de la santé néonatale.

De notre correspondant à Atakpamé, Évrard NOMANYO




Stanley OKOLO, Directeur Général de l'OOAS

De grandes ambitions à l’agenda de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS)

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) célèbre ce lundi 9 juillet 2018, le 31e anniversaire de son existence. Le Directeur général de cette institution a à cette occasion, adressé un message aux populations d’Afrique de l’Ouest. Le Professeur Stanley OKOLO a évoqué les grands progrès réalisés dans le domaine de la santé au niveau de la sous région ouest africaine et la nouvelle vision de l’organisation devant permettre de relever les défis pour une meilleure santé des populations.

Au rang des acquis de l’OAAS, la création du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO, les activités de formation et le perfectionnement, l’harmonisation des politiques pharmaceutiques à travers l’ensemble de la région, l’amélioration de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et vaccins, la création d’un réseau d’institutions nationales de coordination pour la surveillance des maladies et la réponse en situation d’urgence aux épidémies, la mise en place d’un réseau de laboratoires régionaux de référence.

Egalement à l’actif de l’Organisation, la publication de façon périodique, d’informations sanitaires relatives aux épidémies, l’organisation périodique d’un Forum de partage des meilleures pratiques en matière de santé dans la région, la mise en place d’une base de données de collecte d’informations pour le suivi des zoonoses dans le contexte des maladies épidémiques suivant l’approche « une seule santé ».

En juin dernier à Banjul en Gambie, la 19ème réunion ordinaire de l’Assemblée des ministres de la santé de la CEDEAO a par ailleurs adopté plusieurs résolutions visant à donner un coup de pouce à la santé au profit des citoyens de la Communauté.

Dans les années à venir, l’OAAS compte veiller à ce que ses actions et interventions aient un impact visible sur les populations, en particulier dans les domaines thématiques tels que la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, la prévention et le contrôle des maladies transmissibles et non-transmissibles, l’accès aux médicaments et aux vaccins de très bonne qualité, la promotion des normes de qualité et des centres d’excellence, et la disponibilité d’informations régionales spécifiques sur la santé.

« Dans toutes nos interventions, nous travaillerons sans relâche pour renforcer les capacités humaines dans la région, renforcer nos réseaux et assurer la durabilité de tous les programmes qui concourent à l’amélioration de la santé », a indiqué Stanley OKOLO.

Cette nouvelle vision a été déjà approuvée en juin dernier par l’Assemblée des Ministres de la Santé de la CEDEAO, sur recommandation du Comité des Experts de la santé de la CEDEAO.

Créé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement des 15 pays de la CEDEAO, l’OOAS a pour objectif d’assurer aux populations de la sous région, le niveau le plus élevé possible de protection en matière de santé à travers l’harmonisation des politiques des États membres, la mise en commun des ressources et la coopération entre eux ainsi qu’avec les tiers, en vue d’une lutte collective et stratégique contre les problèmes de santé.

Cris DADA




Pr. Moustafa Mijiyawa, Ministre de la santé

Fermeture de la morgue du CHU-SO : Une décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive

La principale morgue de Lomé, celle du Centre Hospitalier universitaire Sylvanus Olympio sera fermée à compter du 15 juillet 2018 pour une durée de trois mois, pour cause de travaux de réhabilitation selon un communiqué signé du Ministre de la santé et de la protection sociale.

Le Pr. Moustafa Mijiyawa explique que cette décision est prise pour une célérité des travaux de réhabilitation qui rentrent dans le cadre de la redynamisation du secteur de la santé marquée par l’assainissement de la gestion fondée sur l’approche contractuelle, et la réhabilitation de même que l’équipement des structures sanitaires.

Cette décision de fermeture est depuis mardi au centre des débats notamment sur les médias et autres réseaux sociaux. Chacun y va de ses commentaires. Dans l’opinion, beaucoup de personnes évoquent une « décision impopulaire ». Certains dénoncent le manque d’approche pédagogique qui entour cette décision.

La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) est aussi montée au créneau en estimant pour sa part que cette décision ministérielle est inopportune et préjudiciable à la population. Par la voix de son président, la LCT est allé plus loin pour demander au Ministre de la santé de revenir sur sa décision.

« Le ministre ferait mieux de démarrer les travaux de réhabilitation par un service autre que la morgue, comme par exemple la pédiatrie. Même s’il fallait commencer par la morgue, on devrait arranger une autre place au sein du même centre pour conserver les corps qui y sont déjà déposés au lieu de demander aux familles éplorées de venir retirer leurs corps », a indiqué Emmanuel Sogadji qui ajoute que la LCT adressera un courrier dans ce sens au Ministre de la santé.

Au demeurant, les familles concernées sont invités à procéder au retrait des corps au plus tard le 14 juillet 2018 avant le démarrage des travaux le 16 juillet. Le Ministre de la santé a par ailleurs convié les populations à se référer aux morgues disponibles, notamment celles du CHR Lomé-Commune, CHR de Tsévié, CHR d’Atakpamé, CHP d’Aného et autres, pour d’éventuelles demandes de conservations de corps.

David




Opération de don de sang au CNTS à Lomé

Santé : Le don de sang, un acte de solidarité !

Ce jeudi 14 Juin marque la célébration de l’édition 2018 de la journée mondiale du donneur de sang. « Le don de sang en tant qu’acte de solidarité» : c’est la thématique au centre de cette célébration, occasion de mette  en avant les valeurs humaines fondamentales que sont l’altruisme, le respect, l’empathie et la compassion, pierre angulaire des systèmes de dons de sang volontaires non rémunérés.

La célébration chaque 14 juin de la Journée mondiale du donneur de sang est une manifestation qui permet de remercier les donneurs de sang volontaires, bénévoles pour le geste salvateur qu’ils font en donnant leur sang. Elle permet également de sensibiliser l’opinion à la nécessité de don de sang régulier pour assurer la qualité, la sécurité et la disponibilité de sang et de produits sanguins pour les patients qui sont dans le besoin notamment dans les formations sanitaires.

Le slogan adopté cette année à savoir «Soyez là pour les autres, donnez votre sang, partagez la vie » vise à attirer l’attention sur le rôle que jouent les systèmes de dons volontaires en encourageant les gens à prendre soin les uns des autres, à créer des liens sociaux et à construire une société unie.

Au Togo, en prélude à cet événement, le Centre National de Transfusion Sanguin (CNTS) a lancé depuis samedi 09 Juin dernier à son siège à Lomé, une opération de collecte de sang couplée d’une sensibilisation à l’endroit des leaders d’opinion sur le processus de production des produits sanguins, l’état des lieux de la transfusion sanguine au CNTS de Lomé, et les approches de solutions pour une meilleure gestion de la période de pénurie sanguins labiles.

Selon le Docteur Magnangue Hèzouwé, Responsable du service collecte au CNTS, le Togo dispose d’un nombre de poches de sang insuffisant (75 % de couverture). Il explique que la couverture est mieux à Lomé qu’à l’intérieur du pays, d’où la nécessité de mobiliser davantage les populations autour des opérations de don de sang.

Le sang est un liquide complexe et précieux qui ne peut donc être produit ou fabriqué. Or, le besoin est réel tous les jours dans les formations sanitaires. Donner de ce liquide précieux est ainsi considéré comme un geste de solidarité et d’amour.

Les raisons qui fondent ce geste qui peut être qualifié de citoyen sont multiples : il peut arriver à tout le monde de perdre du sang à la suite d’un accident grave, d’une opération chirurgicale ou d’un accouchement difficile quand il s’agit des femmes. Il existe par ailleurs des maladies à l’image du paludisme ou encore la drépanocytose qui détruisent les globules rouges du sang. L’acte de donner de son sang traduit une aide ou un secours aux malades qui se retrouvent dans ces circonstances.

David S.




Table d’honneur

Santé : Rencontre d’échange entre les instrumentistes à Lomé

Les instrumentistes membres de l’Association Togolaise des Techniciens en Instrumentation Chirurgicale (ATTIC) ont tenu ce samedi 09 juin à Lomé, leur troisième journée de formation post universitaire, une rencontre d’échange autour de cette activité professionnelle pour une amélioration de la qualité de soins aux patients.

Les débats ont porté sur la contribution de l’instrumentiste chirurgicale dans la prévention des incidents pendant les opérations, les différents types d’incidents pouvant survenir au cours d’une intervention chirurgicale et comment trouver des approches de solution pour les prévenir et au pire des cas, minimiser les conséquences sur le patient et l’équipe chirurgicale.

Dans son intervention de circonstance, le Professeur David Dosseh (chirurgien) a exhorté les participants à faire valoir davantage leur « savoir-faire et leur savoir-être ». Pour lui, le praticien hospitalier doit s’illustrer par un bon accueil aux patients, développer une relation conviviale envers tout le monde et offrir une meilleure prestation en termes de soins.

Il faut dire que la création de l’ATTIC répond au besoin de mieux faire connaître le rôle des instrumentistes des blocs opératoires et d’œuvrer pour leur meilleure visibilité au sein de la communauté.

L’instrumentiste est celui qui œuvre aux côtés des chirurgiens dans les hôpitaux, cliniques et autres différentes formations sanitaires. Pour Mme Kpégoh Christine présidente de l’Association Togolaise des Techniciens en Instrumentation Chirurgicale, « avec l’évolution de la médecine, une perpétuelle remise à niveau, une formation ou un recyclage s’impose à tous les praticiens afin de relever les imperfections et d’améliorer les rendements pour une meilleure qualité des soins », a-t-elle déclaré.

Espoir AMEHOASSI




Le tabagisme, un important facteur de risque de cardiopathies et d’AVC

Le monde entier célèbre ce jeudi 31 Mai, l’édition 2018 de la journée mondiale sans tabac axée sur le thème « le tabac et les cardiopathies ». L’objectif est non seulement d’attirer davantage l’attention des fumeurs et de la population dans son ensemble aux risques associés au tabagisme, mais aussi de plaider en faveur de politiques efficaces pour réduire la consommation de tabac.

Selon Mme Lucile Imboua, représentante résidente de l’OMS au Togo, les maladies cardiovasculaires tuent davantage de personnes que toute autre cause de décès dans le monde, et la consommation de tabac ainsi que l’exposition au tabagisme passif contribuent à raison d’environ 12 % de tous les décès dus à une cardiopathie. L’épidémie mondiale de tabac tue plus de sept (07) millions de personnes chaque année. « Le tabagisme est la deuxième cause principale de maladie cardiovasculaire, après l’hypertension artérielle », a-t-elle précisé dans son message à l’occasion de cette journée.

La célébration est marquée au Togo par le lancement d’une campagne de sensibilisation de la population sur le tabac et les maladies du cœur. « Le tabac vous brise le cœur », c’est le thème retenu pour cette campagne prévue pour durer toute l’année sur toute l’étendue du territoire national.

« Nous souhaiterions que nos populations soient informées de ces risques et choisissent la vie c’est-à-dire l’abandon du tabac. Prendre du tabac entraine de graves maladies et est mauvais pour la santé », a indiqué le Dr. Vinyo Kumako, Coordonnateur du Programme National Anti-tabac au Togo.

Dans la lutte anti-tabac, le Togo se dote d’un arsenal juridique en vue de décourager les fumeurs. Depuis 2014, tous les paquets de cigarettes vendus au Togo, portent un avertissement bien visible sur l’emballage. On peut lire sur les paquets en Français et en langues locales : « Le tabac nuit gravement à la santé », « la fumée donne des maladies comme le cancer » ou encore « la consommation du tabac n’est pas bonne pour la santé ». Il existe aussi depuis 2010, une loi interdisant de fumer dans les lieux publics en vue de protéger les non fumeurs contre le tabagisme passif. En outre, la publicité du tabac est interdite dans le pays.

Certes, il est, selon les informations, difficile pour les fumeurs de renoncer au tabac car la dépendance tabagique fait intervenir plusieurs phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques. Peu de consommateurs de tabac parviennent à s’en débarrasser à la première tentative. Mais il est attesté que c’est possible de renoncer au tabac avec des conseils, des médicaments et autres accompagnements psychologiques.

David SOKLOU




Faure Gnassingbé ce mardi au CHU-SO de Lomé

Santé/ L’approche contractuelle démarre au CHU Sylvanus Olympio de Lomé

L’approche contractuelle est dans sa phase d’extension dans les centres de santé au Togo. Cette réforme de la gestion des formations sanitaires publiques du pays a officiellement démarré ce mardi au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO) de Lomé à l’issue d’une cérémonie présidée par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Le CHU Sylvanus Olympio de Lomé (le plus grand centre hospitalier du Togo), est en effet l’un des trois sites pilotes retenus pour la mise en œuvre de cette réforme en plus du centre hospitalier préfectoral de Blitta et du centre hospitalier régional d’Atakpamé.

La contractualisation en effet est basée sur une délégation de gestion à une entité non étatique chargée de mettre en place des outils et des mécanismes  d’une gestion orthodoxe, participative et inclusive. Elle vise à prévenir ou à corriger par le biais d’une bonne gestion, les dysfonctionnements et les maux dont souffrent les structures sanitaires publiques du pays.

« L’assainissement de la gestion par l’approche contractuelle trouve sa justification dans la désaffection de nos populations pour les formations sanitaires publiques, née du fossé sans cesse croissant entre les ressources injectées et les résultats enregistrés », a expliqué le Ministre de la santé, Pr Moustafa Mijiyawa.

Il a annoncé qu’au regard des bons résultats déjà enregistrés notamment au CHR d’Atakpamé, la réforme sera dans sa phase d’extension dès la semaine prochaine dans les hôpitaux de Sokodé, de Kara et de Dapaong.

Il faut préciser que la cérémonie de ce jour rentre dans le cadre des activités marquant la commémoration des 58 ans de l’indépendance du Togo.

David




Entrée principale du CHU-SO de Lomé

Togo/ Les praticiens hospitaliers de nouveau en grève pour 04 jours

Plus rien ne va dans les formations sanitaires publiques au Togo. Réunis en assemblée générale lundi, les agents de santé membres du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot) ont annoncé une nouvelle grève de quatre jours à compter de ce mardi 27 mars.

A l’image de la semaine dernière, les structures sanitaires publiques seront encore fortement perturbées cette semaine sur l’ensemble du territoire national. Ces agents réclament essentiellement de meilleures conditions de travail notamment l’amélioration du plateau technique de même que de nouveaux recrutements.

La dernière rencontre entre les syndicalistes et le Ministre en charge de la santé n’a visiblement rien donné de concret. « Nous observerons encore quatre jours de grève à compter de mardi, avec service minimum. Si rien n’est fait, nous allons durcir le ton », a indiqué Gilbert Tsolenyanu, secrétaire général adjoint du Synphot.

Ces grèves à répétition font des victimes collatérales dans les centres de santé avec des malades qui sont abandonnés à leur triste sort. Hier lundi dans la matinée à Lomé, des femmes enceintes sont descendues dans les rues non loin du Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio CHU-SO (le plus grand hôpital du pays) pour manifester leur mécontentement et demander au Gouvernement de trouver des solutions aux revendications des agents de santé.

Cris DADA




Assemblée générale du Synphot ce lundi au CHU SO de Lomé

Togo/ Santé : Une nouvelle grève de 04 jours avec fermeture des hôpitaux et morgues

La tension est montée d’un cran ce lundi dans les formations sanitaires publiques au Togo. En assemblée générale ce matin au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO) de Lomé, la plus grande formation sanitaire publique du pays, le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot), qui est souvent monté au créneau ces derniers temps pour réclamer de meilleures conditions de travail, a annoncé une nouvelle grève de quatre jours avec fermeture des hôpitaux publics du pays y compris les morgues à compter de ce mardi 13 Mars.

« La décision de l’Assemblée générale est claire. Nous allons observer à partir de demain une grève sèche. Toutefois, il y a des services sensibles qui vont continuer par fonctionner. Il s’agit de la réanimation, de centre de transfusion, de l’hémodialyse où la vie des gens est en jeu mais tous les autres services sont fermés aussi bien la morgue, les services de radio, de laboratoire, les admissions et urgence (…) ; Aucun centre de Lomé à Cinkassé ne sera ouvert pour recevoir les gens », a indiqué Gilbert Tsolenyanu, secrétaire général adjoint du Synphot.

« Nous sommes déterminés et solidaires pour aller jusqu’au bout parce que c’est l’intérêt des togolais qui est en jeu. C’est leur vie que nous soignons et nous demandons aux togolais d’être solidaires à la cause qui n’est pas que notre cause à nous, mais qui est la cause des togolais », a-t-il ajouté.

Les praticiens hospitaliers exigent non seulement la satisfaction des points inscrits à leur plateforme revendicative, mais aussi la libération du Pr. Ihou Watéba de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) de l’Université de Lomé qui est impliqué dans une supposée affaire de falsification de notes d’étudiants, et placé en garde à vue depuis quelques jours au Service de Renseignement et d’Investigation (SRI) de la Gendarmerie nationale. Mais pour des raisons de santé, il aurait été évacué au CHU Campus de Lomé.

Également impliqués dans cette affaire qui suit son cours, deux étudiants en médecine dont l’un se trouve être le fils du Pr. David Dosseh, ancien secrétaire général du Synphot.

Une nouvelle assemblée générale est prévue le vendredi 16 mars prochain pour décider de la suite.

David




Photo de famille

Pour un environnement sain : Le projet AWOEMA lancé à Atakpamé

La phase pilote du projet environnement sain pour une vie saine dans les centres d’établissement scolaire dénommé AWOEMA, a été officiellement lancée en fin de semaine dernière au cours d’une réunion des acteurs tenue à l’OCDI à Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou.

Ce projet d’hygiène et d’assainissement co-financé par les associations « PAROLA e AZIONE » et « FRIULI VENEZIA GIULIA » basées en Italie, à pour objectif d’enrayer la pauvreté sous toutes ses formes dans les pays du tiers monde, d’entreprendre autrement des travaux de salubrité dans les écoles afin de préparer les enfants à prendre une part active à l’organisation de leur milieu scolaire en matière d’hygiène.

Il s’agira d’encourager les élèves à créer et préserver un environnement sain, protecteur et épanouissant pour leurs activités d’apprentissage à l’école et ailleurs.

L’initiative de ce projet est félicitée par les premiers responsables de la Commune d’Atakpamé notamment le président de la délégation spéciale, M. Adjonou Kassègnin. Ce dernier a remercié les initiateurs et les partenaires financiers car selon lui, c’est un des moyens pour faciliter la création d’un cadre communautaire favorisant la scolarisation et le suivi du travail scolaire des élèves.

Pour le Directeur régional de l’assainissement des plateaux M. Sibité Makpalibé, c’est une occasion de plus pour assurer et créer un environnement confortable, sécurisé qui favorise non seulement l’apprentissage, mais aussi un cadre attrayant aux touristes. Il a émis le vœu qu’une commission hygiéniste soit mise sur pied dans les établissements retenus.

Le président de l’association PAROLA e AZIONE, M. Akpo Komlan a saisi l’occasion de la réunion du lancement pour retracer la genèse de son association et les motivations à la base de l’élaboration du projet. L’équipe du projet, de même que la procédure de gestion des déchets et les résultats attendus sont également présentés au public. « Des notions d’hygiène sont indispensables aux élèves pour leurs permettre d’assurer une vie saine et agréable », a souligné M. BADA Joseph, le chargé du projet.

Il faut préciser que l’association Parola e Azione a été créée le 26 juin 2009 avec pour ambition, celle d’enrayer la pauvreté sous toutes ses formes.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard NOMANYO