Photo de famille

Togo : Des infirmiers renforcent leurs capacités en matière de prise en charge moderne des plaies chroniques

Une quinzaine d’infirmiers formateurs prennent part depuis jeudi à Lomé, à une formation des formateurs sur la prise en charge moderne des plaies chroniques et podologie. Initiée par l’Association National des Infirmières et Infirmiers du Togo (ANIIT), cette formation des formateurs vise à harmoniser et à utiliser des moyens plus modernes dans la prise en charge des plaies chroniques et podologie.

A travers cette formation, les organisateurs veulent renforcer les capacités de ces formateurs du Togo en adaptant les pratiques, les moyens et les matériels aux réalités du Togo, ceci dans le souci d’amoindrir les coûts de prise en charge chez les patients.

Cette formation sera animée par des experts venus du Cameroun et de la Suisse. Les infirmiers formés vont à leurs tours divulguer leurs connaissances en matière de bonnes pratiques de prise en charge de plaies et de podologie en formant d’autres collègues.

Il faut noter qu’une plaie chronique est une plaie soignée durant 4 à 12 semaines mais qui ne se cicatrise pas.

Elisabeth S.




Une vue des officiels

Togo : une série formation pour une meilleure prise en charge des personnes traumatisées

Lomé la capitale togolaise abrite
depuis vendredi 05 avril, une série de réunion initiée par la fondation AO
alliance à l’endroit du personnel soignant du service de traumatologie des pays
francophones. Selon le président international de la fondation AO alliance
Claude Martin, cette série de formation qui prendra fin le 12 avril prochain, va
permettre à ces médecins, chirurgiens et infirmiers, de faire connaitre la
problématique des traumatisés dans le monde enfin d’augmenter les capacités de
prise en charge des patients traumatisés.

« La fondation AO alliance est une fondation à but lucratif qui est basé
en Suisse et qui aspire à la prise en charge des traumatisés dans les pays à
faible revenus et présentement, nous intervenons en Afrique et dans quelques
pays de l’Asie. On cible surtout les gens qui prennent soin des patients
traumatisés en faisant de l’éducation pour qu’ils apprennent à mieux traiter
les fractures que ce soit de façon non opératoire ou pas. Notre vision c’est
que tout patient traumatisé que ce soit n’importe où, ait accès à des soins
appropriés et des soins de qualité pour traiter ses blessures
», a-t-il déclaré.

Le responsable d’AO
alliance Togo,  Abalo Anani s’est réjoui
de cette initiative, la troisième du genre. « Après des sessions à Kpalimé et Kara en 2017 et 2018, la même Fondation
revient encore cette année pour nous aider à former les infirmiers du bloc
opératoire, pour nous aider lors des opérations, car un infirmier bien formé
aide beaucoup le chirurgien pour une meilleure prise en charge des patients
fracturés
», a-t-il souligné.

Au cours d’une rencontre
avec la presse ce samedi 06 avril à Lomé, Claude Martin a exhorté les
professionnels des médias à jouer leur partition dans le système de prise en
charge des patients traumatisés à travers des articles de sensibilisation à
l’endroit des populations sur la prévention des accidents de la route, le
respect du code de la route, le port du casque et surtout la limitation de
vitesse.

La fondation AO alliance
est une fondation à but lucratif qui est créée en 2015 et est basée en Suisse.

Elisabeth S.




Une image de la maquette

A propos de l’Hôpital « Saint Pérégrin » en construction à Lomé

C’est un projet qui s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2018-2022 notamment en son volet relatif au développement social et au renforcement des mécanismes d’inclusion. La construction de l’Hôpital « Saint Pérégrin », dont la pose de la première pierre a été effectuée ce 15 février à Agoè-Nyivé par la Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, se présente comme un centre de santé ultra-moderne et de reference.

La structure qui sera implantée sur un domaine de 60.000m2 dont 11.000 dédiés aux installations hospitalières de très courte durée et 7.000 aux infrastructures hôtelières, sera dotée d’un vaste plateau de consultations et d’interventions.

« Saint Pérégrin » prendra en effet en compte les services spéciaux à savoir la médecine interne, la maternité, la chirurgie, la cardiologie, la neurologie, la traumatologie, l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) avec possibilité de télémédecine et de télé-interprétation. Il est annoncé dès sa mise en oeuvre, environ 80.000 consultations, 10.000 hospitalisations et 3.000 naissances par an.

Selon les informations, le cadre de travail s’alignera sur les critères et les standards internationaux avec un environnement propre et rassurant. Le projet vise non seulement à faciliter l’accès aux soins de santé pour un grand nombre, mais aussi à réduire de manière sensible le taux de mortalité et de morbidité, à renforcer l’équité dans l’accès aux services de soins de santé et surtout réduire les évacuations sanitaires.

Portée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’Hôpital « Saint Pérégrin » allie rentabilité de placement et satisfaction socioéconomique des populations. « Nous sommes heureux d’accueillir deux représentants d’un hôpital américain pour des partenariats (…) ; La santé est un puissant vecteur de croissance socio-économique et un facteur réducteur de la pauvreté, car une population en bonne santé est une source intarissable de richesse et de productivité », a indiqué la Directrice générale de la CNSS, Mme Ingrid Awadé

Le coût de réalisaton est évalué à 17 milliards de francs CFA. Les travaux de construction sont prévus pour durer 12 mois.

La Rédaction




Photo de famille au lancement du projet

Togo : Ma santé, mon école, un enjeu collectif !

Au Togo, le taux d’accès à l’hygiène et à l’assainissement est de 43 % et plus de 30 % des latrines scolaires de Lomé enregistrent plus de 100 élèves par cabine. De plus, la majorité des apprenants évolue dans un environnement scolaire peu salubre, peu sûr et peu protecteur ou la mauvaise santé est source d’absentéisme, d’abandon scolaire, de morbidité et parfois de mortalité en dépit des interventions ponctuelles de l’Etat et des ONG. Pour contribuer à palier à ce phénomène, l’association La Chaine de l’Espoir à mis en place un projet dénommé « ma santé, mon école, un enjeu collectif », afin d’aider à développer les capacités de la communauté scolaire et réduire à long terme, les facteurs mettant en péril la santé des élèves et leur apprentissage scolaire.

Les activités dudit projet financé par l’Agence Française de Développement, ont été lancées ce mardi 12 février à Lomé. Initié par l’association La chaine de l’Espoir en collaboration avec les associations Jeunesse et Avenir du Togo et Wash Volunteers, ce projet « ma santé, mon école, un enjeu collectif », propose une approche intégrée pour l’amélioration de la santé et du bien-être au sein des établissements scolaire du pays.

Il vise également le changement de comportement des élèves et de la communauté scolaire et sur le renforcement de leur capacité afin de leur donner des outils pour prévenir et agir eux-mêmes sur les facteurs qui mettent à risque leur santé et leur bien-être.

« C’est un projet qui développe quatre thématiques très intégrées, la thématique de la santé sexuelle et de la reproduction, de l’hygiène menstruel, de la non-violence et la thématique de l’eau, l’hygiène et assainissement à l’école. Il y a aussi une autre approche innovent qu’on appelle approche ‘Nyagbé’ ou au-delà de l’apprentissage dans les salles de classe, les enfants développent des compétences en matière d’écriture et d’expressions orale et cette approche est fait de façon inclusive où ce n’est pas seulement les élèves qui interviendront mais aussi les élèves peu timides chez qui on a déclenché un réveil pour qu’ils puissent contribuer eux même à leur propre développent », a souligné Espoir Komivi DaTCHIDI, chef projet éducation.

Pendant les trois (3) ans que va durer ce projet, plusieurs activités seront menées au sein même des établissements permettant de développer des capacités de prévention, d’éducation et de leadership des apprenants.

Pour ce faire, 100 élèves seront formés pour œuvrer et pérenniser les résultats dudit projet, des plates formes interclubs seront également mises en place afin de promouvoir des échanges entre les jeunes des différents clubs des établissements bénéficiaires du programme, le renforcement des compétences des membres des parents, des associations des parents d’élèves, du corps enseignant et des revendeuses de denrées alimentaires sur les thématiques de l’hygiène et assainissement, et enfin des actions de sensibilisation et de communication autour des problématiques de santé scolaire et autres thématiques clés seront organisées.

L’association La Chaine de l’Espoir a vue le jour en 2002 au Togo et les activités de son projet « ma santé, mon école, un enjeu collectif au Togo », couvrent 4 écoles à Lomé centre et le grand Tokoin.

Elisabeth S.




Image d’une équipe d’intervention

Action humanitaire : 4ème campagne d’opération chirurgicale de l’association NOHA au Togo

Une soixantaine d’enfants sélectionnés sur l’ensemble du territoire national bénéficient gratuitement des actions humanitaires de l’Association NOHA. La présente campagne d’opération chirurgicale qui est la 4ème du genre de l’équipe médicale de cette association, s’est déroulée du 02 au  09 décembre  2018 à Lomé. Objectif, donner du sourire aux parents pauvres à travers le traitement de leurs enfants tout en permettant aux jeunes chirurgiens d’apprendre.

Comme d’habitude, des chirurgiens pédiatres venus de France ont appuyé les nationaux afin de traiter des enfants souffrant des malformations viscérales ou  des malformations des organes. Cette opération, au-delà d’être une ouvre humanitaire, constitue aussi une très belle opportunité pour les jeunes chirurgiens pédiatres de pouvoir s’essayer en la matière.

« L’objectif de cette mission est de venir participer à la formation de certains futurs chirurgiens pédiatres orthopédistes du Togo tout comme d’autres des pays voisins en faisant des missions chirurgicales où on fait des consultations et on opère ensemble durant toute la semaine », a indiqué Pr. Benoit de Billy  du CHU Besançon de France.

Avant l’opération proprement dite, l’équipe médicale étudie les dossiers enregistrés et sélectionne les cas de maladies qui nécessitent plus d’intervention. « Nous essayons de prendre en compte les cas les plus nécessiteux au cours de nos opérations », a fait savoir Pr. Gnassingbé Jean-Pierre président de l’Association Noha et chef service chirurgie pédiatrique du CHO Sylvanus Olympio de Lomé.

Du côté des bénéficiaires la joie est immense. Et les mots de gratitude à l’endroit des bienfaiteurs ne manquent pas. « C’est pour nous une grande joie que nos enfants soient enfin traités. Nous espérons qu’une solution sera trouvée pour les pathologies de nos enfants. Tout en réitérant nos remerciement à l’association Noha, nous souhaitons que cette mission se pérennise et pour que d’autres aussi puissent en bénéficier », a déclaré une dame dont l’enfant de 2 ans souffre de la malformation de l’urètre depuis sa naissance.

En précision, le coût lié à ces opérations chirurgicales est estimé à 200 000f CFA par enfant.

Espoir AMEHOASSI




Opération retransmise en vidéo conférence

L’Arthroscopie, une nouvelle technique opératoire des articulations désormais possible au CHU Sylvanus Olympio

Le Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO) se modernise au grand bonheur des patients. Désormais, l’opération des articulations (genou, épaule, poignet, hanche, cheville etc.) est possible sans trop d’ouverture de la chair grâce l’introduction de l’arthroscopie. La toute première opération à l’aide de cette nouvelle technique a été réalisée ce vendredi 26 octobre 2018 au plus grand centre hospitalier du Togo au cours d’une formation à l’endroit des spécialistes retransmise et projetée en vidéo conférence.

Technique opératoire permettant d’explorer l’intérieur d’une articulation à l’aide d’un petit tube appelé endoscope, l’arthroscopie a pour but de détecter des anomalies au niveau des structures articulaires ou d’accompagner le chirurgien sur de petites interventions sur le genou, l’épaule, le poignet, la hanche, la cheville.

Cette révolution en vogue depuis des décennies dans les pays développés présente plusieurs avantages. Elle permet dans un premier temps l’esthétique sur le corps du patient après l’opération (pas de cicatrice après la guérison), ensuite occasionne une guérison rapide (la peau n’étant plus largement ouverte). Tertio, elle permet de voir les recoins les plus serrés de l’articulation et en dernière position elle offre la possibilité de pouvoir détecter le mal qui n’est pas observable par les yeux.

« Maintenant avec arthroscopie, avec de petites incisions de 2 à 3 cm et à l’aide d’une caméra on rentre à l’intérieur, on observe le problème réel posé par le patient et on fait le traitement », a déclaré le Prof. Abalo Anani Grégoire, Chef Service chirurgie, orthopédique et traumatologie au CHU Sylvanus Olympio de Lomé.

Ce projet qui vient de connaitre son envol au CHU S.O. pourra être  étendu dans les mois et années à venir dans les autres CHU et Centre Hospitalier Régional (CHR) du Togo.

A part les produits (pharmaceutiques) à payer, le coût de l’opération est estimé entre 20 000 F et 30 000 F CFA.

Espoir AMEHOASSI




Les responsables de l’ONG UJPOD

L’ONG UJPOD appelle à une grande mobilisation contre les maladies mentales

Toute personne peut à un moment de sa vie être touchée par une maladie mentale ou voir un proche en être victime. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), « les troubles mentaux ou neurologiques affecteront une personne sur quatre à un moment ou l’autre de leur vie ». C’est à base de ce constat que l’Ong l’Union des Jeunes Pour le Développement préoccupée par la question, a initié une série d’activités dans la région maritime les 17, 18 et 19 octobre passés pour sensibiliser les populations et  les acteurs médicaux sur cette maladie non transmissible.

Face à la presse ce mardi 23 octobre à son siège à Adéticopé (banlieue nord de Lomé), l’Ong Ujpod a dressé un bilan positif des trois jours d’activités qu’elle a mené dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la Santé mentale le 10 octobre de chaque année dont le thème retenu pour l’édition de 2018 est : «Jeunesse et la santé mentale dans un monde en évolution».

« C’est pour permettre aux populations que nous n’avons pas pu toucher durant les trois jours de nos activités à Adéticopé, d’être informées de ce que c’est que la santé mentale. Il s’agit également de faire noter les Centres de référence en termes de prise en charge des pathologies mentales », déclaré Samson Zémélo, Directeur exécutif de l’Ong Ujpod.

Selon lui, une bonne santé mentale dépend entre autres d’un bon environnement social. D’où la nécessité de garantir une bonne atmosphère sociale aux parents et aux enfants et surtout avoir un bon temps d’écoute pour chacun.

Au rang des activités qui ont meublé cette journée, Ujpod fait noter la formation qu’elle a organisée à l’intention des paramédicaux le 17 octobre 2018 pour les aider à mieux détecter et orienter les patients susceptibles de souffrir des troubles mentaux. Ce fut également une occasion pour l’O NG d’inviter ces corps de métier à accorder une attention particulière à l’individu dans sa globalité.

Pour ce qui concerne la deuxième journée d’activités qui est le 18 octobre, le Directeur de l’Ong Samson Zémélo a fait savoir que conformément à l’objectif fixé, sa structure  s’est planchée sur le renforcement des capacités des leaders communautaires notamment les religieux et les tradithérapeutes afin de les sensibiliser sur l’approche moderne des maladies mentales et la possibilités de collaboration entre la médecine traditionnelle et celle moderne.

La troisième et dernière journée a été marqué par une sensibilisation de masse au cours de laquelle des informations sur les différents troubles mentaux et leurs causes ont permis d’encourager la population non seulement d’éviter la discrimination des personnes souffrant des affections mais encore et surtout de les conduire vers les centres de prise en charge appropriés. Aussi, précisent les responsables, des jeunes adolescents ont été également sensibilisés aux méfaits de l’usage des substances psycho actives.

L’Ujpod a pour terminer déploré la négligence constaté au niveau de la santé mentale qui constitue une composante essentielle pour le bien-être de la population et se révèle indispensable pour le développement économique du pays.  Elle invite des partenaires financiers et les bonnes volontés pour des appuis techniques en vue d’une grande mobilisation pour relever le défi.

Espoir AMEHOASSI




Une vue des officiels lors des travaux

De l’engagement de la Chine aux côtés de l’Afrique pour l’élimination du Paludisme

Le paludisme est l’une des plus grandes menaces pour la santé en Afrique. Bien que des efforts soient consentis par des gouvernants, beaucoup de défis liés à cette maladie restent à relever. C’est pourquoi la Chine, partenaire incontournable de l’Afrique, apporte son appui à des pays du continent dans leur lutte contre la maladie. Un Symposium Chine-Afrique sur le contrôle du Paludisme vers son élimination, a été organisé dans ce sens ce 18 septembre 2018 à Lomé par l’équipe médicale de l’université de médecine traditionnelle de Guangzhou, spécialisée dans la lutte contre le paludisme.

Selon le rapport mondial sur le paludisme de 2013 publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 207 millions de cas de paludisme et 627 000 décès ont été enregistrés  en 2012. Selon les estimations, 3,4 milliards de personnes continuent d’être à risque de contracter le paludisme. Et, les mêmes études précisent qu’environ 80 % des cas de paludisme surviennent en Afrique.

C’est donc dans ce contexte que la Chine a décidé de venir en appui au continent à travers le projet dénommé Fast Elimination of Malaria by Source Eradication (FEMSE), en français « Contrôle et Elimination Rapide de Paludisme » qui, introduit aux Comores en 2006, a connu un succès retentissant sur une courte période où le pays est passé de région fortement endémique à une région à faible endémie.

Le projet FEMSE a donc pour objectif de permettre aux Iles Comores, Malawi, Sao Tome et Principe et au Togo de lutter à moindre coût contre le paludisme, ainsi que la préservation de vies qui auraient autrement été perdues, et sauver les survivants des lésions cérébrales que le paludisme peut causer.

Au Togo, le projet qui est à sa phase pilote dans le district de l’Est-Mono, a permis de réduire la prévalence du paludisme dans cette localité. Dans cette lutte, la Chine apporte des soutiens logistiques et financiers au pays.  « La Chine nous a appuyé par rapport au médicament et au financement étant donné que nous sommes dans des  traitements de masse qui se font sous forme d’une campagne. Et c’est les partenaires chinois qui nous aident à prendre en charge la rémunération des agents que nous recrutons pour cette campagne. C’est un projet financé entièrement par la Chine », a déclaré le Coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme, Dr Atcha-Oubou Tinah.

Pour l’ambassadeur de Chine au Togo, Chao Weidong, ce projet est la matérialisation des bonnes relations qui lient la République populaire de Chine à l’Afrique dans plusieurs domaines y compris celui de la santé. « Il s’agit en particulier de renforcer les liens de coopération ente le Togo et la Chine afin que les populations togolaises puissent jouir des résultats concrets et tangibles de cette coopération », a indiqué  M. Weidong.

Espoir AMEHOASSI




Notsè, ville hôte de la 4ème édition de la campagne de lutte contre les faux médicaments

Du 24 au 26 août prochain,  Notsè le Chef-lieu de la préfecture de Haho sera le pole d’attraction à la faveur de la 4è édition de la campagne de sensibilisation contre les faux médicaments. Une initiative portée par le Club RFI-Togo.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 100.000 personnes meurent par an en Afrique à cause des médicaments contrefaits. Au Togo, l’Ordre national des pharmaciens estime que 60 à 70 % des médicaments sont faux et la plupart des populations demeurent toujours dans l’ignorance malgré les efforts du gouvernement et de la société civile. C’est sur la base de ces constats que le Club Radio France internationale au Togo (RFI-Togo) a décidé depuis quelques années d’attirer l’attention des populations sur les conséquences nuisibles de ces produits contrefaits.

Pour l’édition de cette année 2018 qui est la 4è, le thème choisi est : « Les faux médicaments, un crime contre l’humanité ». Plusieurs activités sont au programme parmi lesquelles des consultations foraines de dépistage du VIH/Sida, des conférences-débats, des jeux-Kermesses, ainsi qu’un festival de football doté de prix.

D’après le Président du Club RFI-Togo, Amouh Bienvenu, cette organisation répond à la nécessité d’éveiller la conscience de ces personnes qui méconnaissent encore les effets secondaires et les dangers de la prise des faux produits pharmaceutiques.

«Le phénomène devient récurrent.  Les étalages de faux médicaments se retrouvent à chaque coin de rue dans presque toutes les villes du Togo. C’est la raison pour laquelle à chaque édition, le club RFI-Togo met les bouchées doubles pour aller au fin fond du pays, histoire de toucher ceux qui ignorent encore ce fléau qui tue plus que les armes »,  a-t-il indiqué.

Soulignons que cette campagne placée sous la Présidence de la Directrice de RFI, Marie Christine Saragosse est parrainée par le Préfet de Haho. Elle se veut un cadre d’échanges et de partage sur les questions liées aux risques de consommation de ces produits d’origine douteuse qui inondent malheureusement les marchés d’Afrique.

Espoir AMEHOASSI




Pansement de plaies

Santé : l’association « Helfer Hand » vole au secours des enfants de Kouniko dans le ZIO

Les responsables de l’Association « Helfer Hand » en collaboration avec ceux de l’Association humanitaire des jeunes volontaires du Togo (AHJV) ont organisé le 30 juillet dernier, une activité de pansement des plaies chroniques, couplée de remise de divers dons composés de produits alimentaires, de ballons de football, ainsi que de soutiens financiers à l’endroit des enfants et des jeunes du village de Kouniko, localité située à environ 24,5 Km de la ville de Tsévié dans la préfecture de Zio.

Cette activité du genre humanitaire qui a couvert la période du 26 et le 31 Juillet 2018, s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des communautés pauvres dans la lutte contre les plaies chroniques. Elle vise à soulager les souffrances et les peines des enfants et des jeunes spécialement.

Une quarantaine d’enfants et de jeunes ont pu bénéficier des soins sanitaires (pansements des plaies) et des actions humanitaires. Ces actions humanitaires se sont traduites par des dons d’aliments composés de boîtes de Nido et des farines pour bébé remis à des femmes, des habits neufs aux enfants et des ballons de football aux jeunes. Des biscuits, des boîtes de boissons ont également été distribuées aux différents patients. Ces lots de matériels donnés et les soins faits aux enfants et aux jeunes sont évalués à 5.850.000 FCFA.

Le chef du village Togbui Tékpé Komi Amétowomenya Agbatsè IV a remercié les bienfaiteurs. Il a exprimé le vœu de voir se répéter souvent de telles initiatives pour le bien des habitants du village de Kouniko.

La présidente de l’association « Helfer Hand »,Têko Nana née Tabiou, a souligné que la santé est l’un des droits fondamentaux de la personne humaine et chaque Etat est censé le garantir à ces citoyens. Elle a fait savoir que c’est pour accompagner les multiples efforts des communautés, et soulager les nécessiteux de leurs souffrances que « Helfer Hand » a pris l’initiative d’agir. Elle a lancé un appel à toute bonne volonté pour soutenir ce projet.

« Ce n’est pas qu’à Kouniko que cette réalité existe. C’est une réalité également dans d’autres villages où nous devons intervenir. Il y a deux ans, lors de notre dernière activité au CHU Sylvanus Olympio, nous avions pris en charge non seulement les enfants, mais également les adultes. Mais cette fois-ci, le partenaire principal du projet a souhaité ne prendre en compte que les enfants et les jeunes ; c’est pourquoi seulement cette catégorie de personnes a été priorisée dans les activités. Nous avons également constaté d’autres besoins dans la localité comme la nécessité de construire des latrines. Nous verrons dans quelle mesure cela pourra se faire » a-t-elle déclaré.

Kouniko dispose d’une école primaire (des salles de classes en terre battue et couverts de pailles, les tables bancs insuffisants) que fréquentent 115 élèves dont 68 sont des filles. Les habitants de Kouniko accordent une grande importance à l’éducation de leurs enfants. Sur environ 5 enseignants, un seul est fonctionnaire d’Etat et les autres sont des volontaires dont les salaires sont payés par les parents d’élèves.

L’AHJV et l’association « Helfer Hand » sont respectivement est créées en 2005 en 2016. Présidée par Charles Egah, l’AHJV apporte des soutiens scolaires aux élèves de la préfecture du Zio, organise des activités sportives et ludiques, réalise des projets de construction de latrines.

Pédro Montana