Frédéric Rivière, Directeur Général de Total Togo

« Oasys Plus », la dernière innovation de Total-Togo

Chez Total Togo, la satisfaction des clients au-delà d’une nécessité, devient une exigence. Pour y parvenir, la société de distribution des produits pétroliers ne lésine pas sur les moyens en termes d’innovations et d’amélioration de la qualité de ses services. Elle a, à cet effet lancé ce jeudi 27 septembre 2018 à Total Lomé II de GTA (Lomé) son tout nouveau produit dénommé « Oasys Plus », carte prépayée d’achat de tous ses produits.

Présidée par Mme la Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé Léguézim-Balouki Bernadette qui avait à ses cotés le tout nouveau Directeur de Total Togo Frédéric Rivière, la cérémonie a donné droit à la présentation et au lancement de la nouvelle innovation de Total Togo.

Fabriquée en PVC 75/100e équipée d’une puce, la belle et majestueuse carte « Oasys Plus » mesure 8,5 cm sur 5,4. Sur sa face recto sont mentionnés son nom et les produits auxquels elle donne accès. A l’inverse, c’est-à-dire sur sa face verso figurent le nom du Togo, les logos des produits, services en station et des informations utiles.

« Oasys Plus » présente un avantage en termes de sécurité avec un code secret connu de son propriétaire. Ce qui offre la possibilité à ce dernier d’opposer sa  carte en cas de perte. Elle permet également de gagner en temps et d’avoir des formalités réduites. L’autre aspect avantageux, c’est qu’elle donne droit à son détenteur de bénéficier de bonus au rechargement et d’actions promotionnelles sur les produits ou services de Total Togo.

« Oasys Plus » est un produit innovant de Total Togo, reposant sur la décentralisation des services de la société. « Nous sommes dans une décentralisation totale de cette carte à la fois sur sa recharge que sur la consommation. Ce sera essentiellement, et uniquement d’ailleurs sur les points de vente autrement dit, les stations service de Total Togo », a précisé Frédéric Rivière, le Directeur Général de Total Togo.

Quant à Mme la Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, « Oasys Plus » est un nouveau produit qui vient s’ajouter aux produits prépayés à savoir Oasys, Fat’ka, etc. Au sujet des actions entreprises par la société de distribution des produits pétroliers, Mme Bernadette Legzim-Balouki n’a pas manqué de souligner « l’extension du réseau de distribution sur toute l’étendue du territoire national, l’engagement pour une responsabilité sociale  à travers la promotion et le financement de l’entrepreneuriat des jeunes, l’assistance et le soutien aux couches vulnérables ».

Elle a pour finir, suggéré à la société d’envisager dans la mesure du possible, des coupures de moindres bourses pour les cartes de « Oasys Plus » en vue de favoriser une plus grande inclusion financière. La carte est accessible au prix de 3 500f Cfa et rechargeable à partir de 5 000f Cfa (minimum).

A ce jour, Total Togo compte 86 stations service disponibles sur l’ensemble du territoire national.

Espoir AMEHOASSI




Les Ambassadeurs lors de la conférence

Plus de 3,6 milliards de l’UE pour la lutte contre le changement climatique au Togo

Au Togo, le changement climatique a accentué la dégradation des ressources naturelles en générale et des ressources forestières en particulier. La lutte contre les effets néfastes du changement climatique fait partie intégrante du processus de développement socio-économique, avec comme axe central, la lutte contre la pauvreté. Pour aider le Togo à faire face à ce phénomène, la Délégation de l’UE appuie financièrement des projets dans le pays avec une enveloppe financière de 3,6 milliards de F CFA.

Cette subvention servira à accompagner des projets portés par des Organisations Non Gouvernementales (ONG) togolaises à savoir : Association pour la Jeunesse d’Afrique (AJA), Agence d’Appui aux Initiatives de Base Centrale (AGAIB), Organisation pour le Développement et l’Incitation à l’Auto Emploi (ODIAE), Entrepreneurs Du Monde  (EDM) et Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF).

Ce programme qui a pour ancrage institutionnel le ministère de l’environnement et des ressources forestières (MERF) a pour objectif d’appuyer le Togo dans la mise en œuvre d’une réponse nationale aux défis posés par le changement climatique et contribuer à l’émergence d’une économie résiliente et à faible émission de carbone.

Le financement s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique (PALCC) qui va appuyer la poursuite du processus permettant l’appropriation de la thématique changement par les décideurs, de connaitre l’état du patrimoine ligneux du pays et de mettre en œuvre les activités d’atténuation des effets du changement climatique.

La signature des contrats intervenue ce lundi 24 septembre à Lomé a été suivie d’une conférence de presse marquant ainsi le début de la Semaine Européenne du Climat 2018 dans le pays. Elle a été animée par la représentation de l’UE au Togo, l’Ambassadeur de France, son collègue de l’Allemagne et le Ministre conseiller de la Délégation de l’UE. L’objectif est d’éclairer l’opinion sur les raisons de l’instauration d’une semaine européenne de la diplomatie  climatique et les efforts de l’UE en matière de lutte contre le changement climatique.

« Nous nous allions également aux Togolais pour mener cette bataille sur leur territoire. Car le Togo, ce petit émetteur, est avant tout une grande victime des changements climatiques. C’est pourquoi le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade et l’AFD agissent de concert pour porter des initiatives  pro-climat au Togo : énergie et agriculture durables, lutte contre la déforestation, sensibilisation des populations, adaptation, renforcement des capacités des médias et acteurs de la société civile », a déclaré l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy.

C’est donc une semaine riche en activités qui est prévue jusqu’au 29 septembre prochain pour marquer cet engagement dans la lutte contre le changement climatique au Togo.

Espoir AMEHOASSI




Remise de prix à un lauréat

Des jeunes récompensés pour leurs projets de vulgarisation des ODD au Togo

Un million et demi de F CFA, c’est l’enveloppe financière mise à la disposition de chacun des trois lauréats du concours de vulgarisation des Objectifs de développement durable (ODD) lancé dans le cadre de l’initiative « Génération 2030 ». Ces lauréats sont des porteurs de projets relatifs à la vulgarisation des ODD auprès des enfants et des jeunes au Togo, une initiative soutenue par le Ministère de l’action sociale, celui de la Planification du Développement, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance au Togo (UNICEF), Plan International Togo, L’ONG WAO Afrique et la Fédération des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET).

Lancée en 2017, l’initiative « Génération 2030 » vise à donner aux jeunes, l’opportunité de contribuer à faire connaitre les Objectifs de développement durable (ODD) auprès de leurs pairs par le moyen de projets originaux de vulgarisation numérique et physique conçus par eux-mêmes. Par ailleurs, ce programme permet aux jeunes de renforcer leur niveau d’information sur les questions qui les concernent et de leur permettre de participer pleinement à la vulgarisation des ODD.

Les trois projets sélectionnés sur les 38 enregistrés sont : « Je comprends et je m’engage dans les ODD au Togo » soumis par Sananeka DOUTI de la région des Savanes, « Promotion de la participation des enfants et jeunes à la vision 2030 » soumis par Eyassinam N’Zonou de la région des plateaux et « 17 ODD pour les enfants et adolescents » présenté par Guéoudba Douna de la région centrale.

Les financements octroyés ce 19 septembre aux récipiendaires sont destinés à la mise en œuvre de ces différents projets. Les résultats obtenus seront capitalisés et disséminés pour susciter d’autres projets ou initiatives auprès des jeunes.

« La réalisation effective des ODD passe justement par la sensibilisation, l’éducation et la prise de conscience des enfants et des jeunes qu’il faut agir. Au Togo comme ailleurs, la jeunesse doit pouvoir être équipée pour devenir un partenaire à part entière dans la réalisation des ces objectifs », a indiqué Mme Fosca Giulidori, Représentante adjointe de l’UNICEF au Togo.

David




Une image des participants au forum

L’ONG-IJD outille les jeunes d’Adétikopé sur la vie pratique et le leadership

Ils sont environ 400 jeunes d’Adétikopé (localité située à 15 km au nord de Lomé), à avoir pris part du 13 au 15 septembre dernier à une session de formation à la vie pratique et au leadership. C’est une initiative de l’ONG-IJD (Initiatives des Jeunes pour le Développement) qui s’inscrit dans le  cadre de la 5ème édition de l’école citoyenne placée sous le thème « Des Jeunes à la découverte de leurs potentialités ».

Cette école citoyenne est en effet un forum d’initiation des jeunes à la vie pratique et  au leadership. Durant 3 jours, le Directeur Exécutif de l’ONG-IJD, Pascal Edoh AGBOVE a entretenu presque 400 jeunes de la localité sur divers thèmes notamment : Comment découvrir ses talents pour mieux réussir sa carrière professionnelle, l’orientation scolaire et les nouveaux métiers, l’entrepreneuriat et le leadership, la jeunesse et le développement Local,  l’innovation et la créativité.

L’objectif de ce forum est de préparer les jeunes à pouvoir mieux affronter les réalités actuelles du monde de travail d’une part et de les motiver à s’impliquer dans les initiatives de développement de leurs localités d’autre part.

Cette rencontre marquée par des conférence-débats et ateliers pratiques a été organisée par l’ONG-IJD en partenariat avec le CDE MESA d’Adétikopé, une structure spécialisée dans l’accompagnement des enfants.

La Rédaction




Cérémonie de pose de la première pierre

Bientôt un espace d’accès au droit et à la justice pour les enfants au Togo

Au Centre d’Orientation et de Réinsertion Sociale de Cacavelli (CORSC) à Lomé, il sera bientôt construit un espace d’accès au droit et à la justice pour les enfants au Togo. La pose de la première pierre a été effectuée ce vendredi au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre Pius Agbetomey en charge de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, en présence de la Cheffe de la Délégation de l’Union européenne Mme Cristina Martins Barreira, et du Représentant résident de l’UNICEF au Togo, Isselmou Boukhary.

C’est une réalisation qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé « Amélioration de l’accès à la Justice pour les enfants au Togo » évalué à 820 000 000 FCFA et soutenu à hauteur de 80 % par l’Union Européenne sur financement du 11ème Fonds Européen de Développement (FED) et pour 20 % par le bureau de l’UNICEF au Togo.

Avec une capacité de 60 places,  cet espace servira à accueillir, à orienter et à réinsérer les jeunes filles et les garçons bénéficiaires du projet. L’espace servira également de cadre à l’organisation d’activités éducatives, ludiques et de réinsertion adaptées à ces enfants.

Les interventions prévues dans le cadre du projet bénéficieront en effet à environ 3600 enfants au Togo dont 2700 enfants victimes de violences. Lancé en 2016 pour une période de trois ans, le projet est une composante du Programme d’appui au secteur de la Justice (PASJ) au Togo.

La Rédaction




Le Premier Ministre (au milieu) au lancement de la campagne

Une campagne nationale pour renforcer la lutte contre la corruption au Togo

Le Togo engage une nouvelle offensive contre la corruption qui est un phénomène de société avec des effets néfastes sur le développement du pays.  Une campagne nationale vient d’être lancée cette semaine pour se dérouler sur toute l’étendue du territoire national avec pour objectif, conscientiser et mobiliser les citoyens contre ce fléau de la corruption et les infractions assimilées.

L’initiative est  de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) dont l’une des missions est justement de prévenir la corruption à travers la sensibilisation.

Il sera organisé dans toutes les régions du pays, des ateliers d’informations et d’échanges sur diverses thématiques portant notamment sur l’état de la corruption et des infractions assimilées au Togo, la répression du fléau, les différents textes de la CEDEAO, des Nations Unies et de l’Union africaine sur la prévention et la lutte  contre la corruption entre autres.

A travers cette campagne, il s’agira de montrer aux populations que la lutte contre la corruption est l’affaire de tous les citoyens et pas seulement de la justice, ni du Gouvernement seul encore moins de la HAPLUCIA.

« Eradiquer ce fléau exige d’abord et avant tout un changement de comportement et de mentalité à tous les niveaux afin d’optimiser l’utilisation des ressources publiques au profit du citoyen. Nous avons besoin de tous les citoyens pour non seulement dénoncer tous les actes de prévarication mais aussi appeler à refuser de participer à toute activité qui ne soit légale ni transparente », a indiqué le Premier Ministre Komi Selom Klassou à la cérémonie de lancement de la campagne.

Au Togo, diverses mesures d’ordre législatif et réglementaire ont été prises en faveur de l’éradication de la corruption en vue de permettre au pays de se développer socialement et économiquement. Mais la lutte est loin d’être gagnée.

Cris DADA




Siège de la FTF à Lomé

La Fédération Togolaise de Football victime d’un braquage

C’est une mauvaise nouvelle dans le monde du football togolais. Le siège de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a été victime d’un braquage dans la nuit du lundi 03 au mardi 04 Septembre 2018. Selon les informations parvenues à notre Rédaction, plusieurs bureaux ont été défoncés notamment celui du Président de la Fédération, ceux des deux vices présidents, du Secrétaire Général et du Comptable. Un policier en faction aurait été aussi grièvement blessé et évacué à l’hôpital pour des soins intensifs.

En attendant que les responsables de la FTF ne situent l’opinion sur l’ampleur des dégâts causés, il est signalé d’importants dégâts matériels avec des bureaux saccagés. Les braqueurs auraient également emporté une somme d’argent et autres biens matériels.

Ce braquage intervient au moment où les Eperviers du Togo s’activent dans les préparatifs pour affronter les Ecureuils du Bénin dimanche prochain à Lomé dans le cadre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2019.

Il faut signaler que ces derniers temps, les actes de braquage se sont répétés à Lomé. La station d’essence T-Oil du Marché de Bè avait déjà été victime le 28 août dernier d’un braquage. Le week-end écoulé au quartier Hanoukopé, un cambiste d’origine congolaise a reçu également la visite des braqueurs qui ont réussi à emporter une somme évaluée à plus de 3 millions de FCFA. Le cambiste en question décèdera plus tard des suites de ses blessures.

Vivement que les autorités en charge de la sécurité et de la protection civile mettent la main sur ces individus qui ne semblent pas désarmer. Il faut signaler que Lomé et ses environs ont enregistré au premier semestre de 2018 au Togo, le plus grand nombre de cambriolage : 44 au total, selon des chiffres communiqués il y a quelques semaines par le Ministère de la sécurité et de la protection civile.

David




L’équipe Amitié Sport FC

Tournoi « Trophée meilleur citoyen » : Du football pour promouvoir l’engagement citoyen des jeunes

Le Mouvement YOUTH STAND UP et la Coalition Communautaire Anti-Drogue de Kélégougan (CCADK) unissent leur force pour la promotion des valeurs civiques et citoyennes  au Togo. Ces deux organisations ont en effet initié du 26 août et 2 septembre 2018 sur le terrain de Nétimé à Kélégougan à Lomé, la première édition d’un tournoi de football dénommé « Trophée meilleur citoyen » avec pour objectif, échanger et sensibiliser les jeunes sur les concepts d’engagement citoyen et de développement communautaire.

Cette initiative s’inscrit dans un vaste projet dénommé « Mon Quartier, Mon Développement » mis en place par les jeunes du quartier de Kélégougan réunis au sein du Mouvement YOUTH STAND UP, une organisation de la société civile œuvrant pour la promotion de la paix et du développement harmonieux de la jeunesse ainsi que la culture des valeurs civiques et citoyennes.

L’évènement a rassemblé les jeunes du quartier de Kélégougan sans distinction de religion, d’ethnie ou d’appartenance politique autour du tournoi de football au cours duquel se sont déroulées des séances de sensibilisation sur les effets néfastes de l’usage de drogue par les adolescents et jeunes. Occasion également pour les organisateurs, de rendre un hommage à Togbui Komlan MIDOAGBODJI ALI V, chef du quartier et président de la coalition Anti-Drogue de Kélégougan décédé il y a quelques semaines.

Au cours de l’apothéose de ce tournoi, les membres de la CCADK accompagnés depuis quelques années dans leurs différentes initiatives par l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo), ont profité de l’occasion pour entretenir les jeunes sur l’existence de la coalition dans la localité, et sur les effets néfastes de la consommation des substances psycho actives sur l’homme, et qui portent malheureusement un coup dur au développement à la base.

« C’est un bilan satisfaisant que nous faisons à l’issue de cette première édition du tournoi dénommé ‘’Trophée meilleur citoyen’’. Dans l’ensemble, nous pouvons dire que tout a marché et quand nous disons que nous sommes satisfait, c’est parce que la jeunesse de Kélégougan s’est appropriée ce projet et a donné un peu de tout jusqu’à ce qu’on en arrive là », a indiqué le promoteur du tournoi, Alexandre AKLA qui a saisi l’occasion pour remercier cette jeunesse qui selon lui, a démontré qu’elle est prête à s’engager dans le développement de ce quartier.

Pour les prochaines éditions de ce tournoi, les promoteurs comptent faire des évènements qui seront échelonnés sur plusieurs semaines avec diverses activités. « La spécificité de la deuxième édition du tournoi ‘’Trophée meilleur citoyen’’ est que nous n’allons pas simplement jouer un tournoi. Nous allons faire des évènements qui seront échelonnés sur plusieurs semaines à savoir des conférences débats, des formations ciblées à l’endroit de cette jeunesse qui se cherche. La question est de savoir qu’est-ce qu’on peut donner à notre pays. Petit à petit nous allons y arriver. Quand la jeunesse comprend et saisit le message, je pense qu’on ne sera pas obligé de jouer le gendarme derrière cette jeunesse pour qu’elle commence à poser des pas nobles pour le développement de notre nation », a ajouté Alexandre AKLA.

Il faut souligner que cette première édition du tournoi Trophée Meilleur Citoyen a connu la participation de huit équipes. La finale a été remportée par Amitié Sport FC qui a dominé FC Les Vainqueurs sur le score de trois buts à zéro (3-0) à l’issue des séances de tirs aux buts.

David




Des éléphants

TOGO : Les espèces protégées du parc Fazao menacées d’extinction

Le Togo dispose de parcs naturels tels que le parc national du Kéran et le parc du Fazao. Bien que protégé, le parc Fazao souffre des méfaits des braconniers. Les espèces protégées sont chassées. Ce qui du coup engendre le trafic illicite des espèces végétales et animales menacées comme l’éléphant, le serpentaire, la tourterelle des bois entre autres.

Les trafiquants, grâce à la corruption arrivent à passer par les mailles du filet. Selon les responsables du parc, presque toutes les espèces du site sont menacées d’extinction, notamment les babouins, cobes, éléphants, serpentaires, buffles, lions, panthères, hyènes, chacals, renards, phacochères, antilopes, porc-épic, pangolins géants et quelques 200 espèces d’oiseaux. Ils ajoutent que les efforts consentis pour protéger les espèces ne diminuent pas l’ardeur des trafiquants, en connivence avec certaines autorités s’activent dans le braconnage et la vente des espèces tuées ou capturées vivants. « Le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF), a repris en 2016, la gestion de ce parc de 192 000 hectares après la fin du contrat de la Fondation Weber, mais ne maîtrise pas les questions liées au suivi de la faune et de la flore du parc, ou encore des problématiques de braconnage, ou d’autres activités illégales », explique un des responsables du parc Fazao Malfakassa.

A part le trafic des espèces protégées, l’on assiste également à une exploitation illégale de bois dans le parc. « Nous n’avons pas d’effectifs suffisants et nous manquons aussi de matériels pour bien travailler. Le nombre des éco-gardes, qui sont les jeunes des villages environnants du parc est insuffisant. On n’a pas de menottes en nombre suffisant et lorsqu’on arrête des braconniers, on les attache avec une corde », a déclaré le conservateur du parc, Komi Gbémou.

La protection de la faune ne vise pas seulement la préservation des espèces animales. Elle contribue à la biodiversité et à l’équilibre de l’écosystème. Les populations riveraines du parc Fazao Malfakassa, en sont conscientes. Les jeunes sont organisés en éco-gardes volontaires. Ils surveillent à tour de rôle le parc avec les moyens du bord. « On n’a pas de fusils. Même pour payer le carburant pour nos engins, c’est avec nos propres moyens financiers », a déclaré un jeune éco-garde. De janvier à août 2018, sur 102 éléphants du parc, une dizaine de mammifères sauvages dont un éléphanteau et au moins 11 oiseaux migrateurs ont été abattus dans les secteurs sud et centre du Parc. « On fait tout pour surveiller, mais les braconniers tentent toujours de tuer les espèces protégées. On pense même que les agents de l’Etat soutiennent les braconniers, mais ils démentent toute implication de leurs éléments dans ces abattages des animaux. D’après eux, les militaires déployés dans ce secteur participent plutôt activement dans les opérations de lutte contre le braconnage. Plusieurs hommes armés circulent sans être contrôlés dans cette zone », précise l’éco-garde. Les braconniers traquent les espèces sauvages, profitant du nombre insuffisant des éco-gardes. Les grands mammifères dont les éléphants du parc sont des cibles de choix, et leur chasse est facilité par la corruption : « Un notable proche de la réserve le confirme : « La corruption constitue un obstacle majeur à l’application des lois ».

Les braconniers sont des acteurs locaux et étrangers qui vendent la viande des espèces menacées du parc à des individus et à des restaurants dans les localités environnantes. Les produits de chasse comme l’ivoire, les peaux et même les dents sont vendues par la suite à des trafiquants, qui s’occupent de leur commercialisation illicite à travers des réseaux de trafiquants plus importants. En réalité, le braconnage est encouragé par les trafiquants, qui fournissent aux braconniers armes, munitions et outils pour la chasse. Le braconnage est la partie émergée de l’iceberg, alors que le manque d’intérêt flagrant pour la partie immergée, soit les trafiquants, permet aux braconniers de continuer à prospérer. Il est en effet plus facile de remplacer un braconnier qu’un trafiquant, et trop souvent, seuls les braconniers sont arrêtés. « Ce trafic met en danger la survie d’espèces menacées dont certains sont chassées pour leur peau ou leurs cornes, d’autres pour servir d’animaux de compagnie. Ce qui fragilise les populations d’espèces menacées déjà en déclin, comme les éléphants et les babouins », précise encore le notable. Le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore. Citons au passage l’article 761 de ce code qui dispose: « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ».

Les braconniers et les trafiquants qui privent les Togolais de leur héritage en tuant les animaux protégés s’exposent ainsi à de lourdes peines pour leurs méfaits.

(Source : EAGLE-Togo)




Les membres du nouveau bureau

Togo/ Secteur informel : La FAINATRASIT se dote d’un nouveau bureau

La Faitière Nationale des Travailleurs du Secteur Informel du Togo (FAINATRASIT) s’est dotée d’un nouveau bureau à l’issue d’une assemblée générale tenue ce 27 août 2018 à Lomé. A la fin des travaux, c’est Mme Kozon Badawi  qui a été élue présidente de la nouvelle équipe dirigeante pour un mandat de 4 ans.

« L’économie informelle et la transition vers le formel : Rôle de la Fainatrasit », c’est autour de ce thème que se sont déroulés les travaux de cette Assemblée Générale qui a accouché d’un nouveau bureau de 11 membres dirigé par Mme Kozon Badawi.

La mission assignée à cette nouvelle équipe est la redynamisation du mouvement dont les activités étaient au ralenti depuis quelques années à cause du manque de motivation des membres. « Nous avons tenu cette Assemblée générale pour redynamiser notre faitière qui était devenue mourante parce que les membres ne sont plus motivés pour des raisons financières. Ils ne viennent plus aux réunions. Le bureau sortant n’existe pratiquement plus », a expliqué Mme Kozon.

Selon elle, pour parvenir à la redynamisation, les chantiers prioritaires devront consister à « refaire la cour aux membres dispersés pour qu’ils reviennent, les mettre en confiance en leur permettant de passer de l’économie informelle vers le formel pour qu’ils se sentent à l’aise dans leurs métiers ».

« Dans la dynamique de la formalisation, nous voudrions que nos organisations soient fortes, crédibles et autosuffisantes. Nous devons bâtir désormais une Fainatrasit de valeur et d’actions, de solidarité, une Fainatrasit  scientifique et non cosmétique, qui s’appuie sur l’homme et son environnement, une Fainatrasit de proposition à visage plus humain ouverte au développement et à la justice sociale. Nous devons être toujours et partout positifs pour porter loin le flambeau des acteurs de l’économie informelle en vue de sa formalisation inclusive », a déclaré la nouvelle présidente élue dans son mot de remerciement.

Pour rappel,  la Fainatrasit est créée depuis 2004 et est aujourd’hui à son deuxième bureau. Cette faitière rassemble un peu plus de trente (30) syndicats œuvrant dans les domaines de l’artisanat et du commerce.

Espoir AMEHOASSI