Remise de prix à un volontaire par la Ministre Victoire Tomegah-Dogbé

La Journée internationale des volontaires célébrée à Atakpamé

C’est la ville d’Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou qui a accueilli ce mercredi 05 décembre, la célébration de l’édition 2018 de la Journée internationale des volontaires (JIV) placée sous le thème « les volontaires pour bâtir des communautés résilientes ». Une journée qui célèbre chaque année, le volontariat dans toutes ses facettes et rend hommage aux volontaires qui travaillent pour implémenter les Objectifs de développement durable (ODD).  

La célébration a connu la présence de la Ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mme Victoire Sidemeho Tomegah-Dogbé et d’éminentes personnalités composées du coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo M. Damien Mama, de la Cheffe de Délégation de l’Union européenne au Togo, Mme Cristina Martins-Barreira, du Préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh, du Directeur général de l’ANVT Omar Agbangba, des responsables des corps de volontaires et des volontaires nationaux comme étrangers en mission au Togo.

Pour le compte de cette année 2018, au delà du volontariat, la JIV célèbre également les efforts des volontaires pour renforcer l’implication locale et la résilience des communautés face aux catastrophes naturelles, aux tensions économiques et aux chocs politiques.

L’édition 2018 de la JIV donne la parole aux jeunes volontaires qui ont également eu l’occasion de partager avec le public leur témoignage sur les efforts qu’ils fournissent quotidiennement à faire des communautés de base au Togo, des sociétés humaines résilientes et confiantes.

Pour la Ministre Dogbé, c’est une opportunité de rassembler tous les acteurs pour reconnaître les valeurs prônées par les différents types de volontariat à savoir le volontariat d’engagement citoyen, de compétence, d’expertise senior, et international de réciprocité. Lesquelles valeurs concernent l’engagement, l’humilité, le dévouement, le respect de l’autre, la solidarité, le partage, le don de soi, le sacrifice du temps, de l’énergie et de la compétence au service des communautés à la base.

Le Préfet de l’Ogou a pour sa part indiqué que le volontariat est inévitablement le meilleur vecteur de renforcement de la cohésion et de l’inclusion sociale, une arme de l’intégration et du changement de mentalité. Il a exprimé ses reconnaissance aux différentes parties prenantes qui ne ménagent aucun effort pour le rayonnement du volontariat au Togo et ailleurs.

Le représentant résident du Corps de la paix au Togo a de son côté expliqué que le concept de volontariat en lui-même exige une reconnaissance à travers la célébration de cette journée, le volontariat s’étant selon lui, imposé comme l’instrument efficace par excellence de développement économique et social.

Au delà des activités de sensibilisation et d’informations sur les différents volets du volontariat national, de la foire des expositions des acteurs du volontariat au Togo et des causeries-débats sur la thématique de cette édition, les meilleurs volontaires lauréats du concours national « Prix du meilleur volontaire 2018 » ont également reçu leurs prix composés de motos, des ordinateurs et des portables.

Il faut souligner qu’en prélude à cette célébration, une course populaire couplée d’une grande opération de salubrité publique a été organisée le mardi 04 décembre dans la ville d’Atakpamé. Tous engagés pour le développement du Togo, les volontaires de la préfecture de l’Ogou ont chanté et dansé au son des castagnettes et des gongs, ramassé les déchets plastique et vidé certains caniveaux obstrués par des déchets avant de chuter au Centre Culturel d’Atakpamé, lieu de la manifestation.

Evrard Nomanyo / David S.




Danse traditionnelles

De la danse traditionnelle pour renforcer le vivre ensemble dans l’OGOU

La Direction Régionale des Arts et de la Culture (DRAC) des Plateaux en collaboration avec la Fédération des Associations de Groupes Folkloriques et Artistiques de la Préfecture de l’Ogou (FEAGROFAPO) a officiellement lancé cette semaine, la  2eme édition des journées de folklore de la préfecture de l’Ogou dans le cadre du projet de valorisation du patrimoine culturel immatériel de ladite préfecture.

Placées sous le thème « nos danses traditionnelles renforcent notre vivre ensemble », ces journées ont pour objectif de promouvoir la paix à partir de la valorisation du patrimoine culturel immatériel notamment les danses traditionnelle dans la préfecture.

Il s’agit d’entretenir et de consolider la culture de la paix, de la tolérance dans le respect de la différence, d’affirmer  l’identité culturelle des communautés de la préfecture de l’Ogou et d’offrir des spectacles de danses traditionnelles d’une cinquantaine de groupes folkloriques dans les différentes zones de la commune d’Atakpamé.

Le Directeur régional des arts et de la culture des Plateaux, en expliquant le choix du thème de cette édition a souligné que la commune d’Atakpamé abrite en effet plus de 50 groupes folkloriques affiliés à la FEAGROFAPO mais ces derniers ne jouissent pas d’une grande visibilité et de rayonnement.

Selon lui, cette richesse folklorique enregistre une disparition et une dégradation à cause de l’apparition des technologies de l’information et de la communication, l’avancée de la modernisation et l’expansion de la religion étrangère entraînant le déchirement du tissu social, la fragilisation de l’économie, des problèmes d’ethnicité et d’intérêt avec des crises sociopolitiques, ce qui complique le processus de réconciliation entre les fils et filles des communautés. Il a remercié le gouvernement et l’ensemble des partenaires pour leurs efforts incessants en faveur du développement de la culture au Togo.

Pour M. Dagbe Yao, Président de FEAGROFAPO, « tout développement prend nécessairement ses fondements dans la culture, parce que la dynamique socio-économique et culturelle d’un pays est fortement dépendante de la créativité culturelle et éducative de ses habitants ». Il a félicité les différents groupes pour leur dévouement et leurs actions culturelles au service du développement local et les a encouragés à poursuivre cette initiative pour l’épanouissement des populations.

Ces danses vont se dérouler par zone notamment à Agbonou, Djama, Gnagna et à Datcha respectivement le 20 janvier et les 3, 10 et 27 février 2019.

Créée en juin 2010 à Atakpamé, la FEAGROFAPO œuvre pour la promotion de la diversité culturelle dans la préfecture de l’Ogou.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Une image des activités

Promotion du genre : Des cadres régionaux de concertations mis en place à Atakpamé

Les acteurs intervenant dans le domaine du genre et de la promotion de la femme, du monde associatif, des ONG, de la chefferie traditionnelle de la Région des Plateaux se sont retrouvés les 3 et 4 décembre à Atakpamé pour la mise en place d’un cadre régional de coordination et de concertation sur la thématique du genre. L’objectif visé est de disposer d’arènes formalisées de concertation et de collaboration pour une meilleure coordination des activités du secteur du genre et de la promotion de la femme sur toute l’étendue du territoire National. Il s’agit d’un mécanisme devant favoriser au niveau des régions, une meilleure synergie d’action et de capitalisation des interventions des acteurs dans le domaine du genre et de la promotion de la femme.

En lançant ce projet dans les Plateaux, le Secrétaire général du Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, M. Stanislas Bileba a au nom de la Ministre Tchabinandi Kolani-Yentcharé, relevé le motif de la mise en œuvre de ce cadre de concertation qui se justifie par « la difficulté de coordination réelle et de la traçabilité des actions multiformes menées dans le secteur ».

Selon lui, la plupart des acteurs travaillent en vase clos et parfois sans référence aux orientations de la Politique Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre. « Et c’est pourquoi le gouvernement a pris sur lui de corriger le tir, en jouant pleinement désormais son rôle régalien de coordination de toutes les interventions sur le territoire national, mais dans une démarche inclusive », a-t-il ajouté.

L’installation de ces cadres se poursuivra dans les autres régions économiques du pays et balisera la voie à l’instauration dans une phase ultérieure, d’un cadre national de coordination.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Le DG du CETEF avec les lauréats

Une course populaire pour agrémenter les activités de la foire

A la 15ème foire internationale de Lomé, il n’y a pas que les activités commerciales. Le sport fait également partie de la fête foraine. C’est dans ce cadre que l’administration du Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF) a organisé dans la matinée de ce samedi 1er décembre, une course populaire à l’endroit des professionnels et amateurs. L’idée est de travailler les conditions physiques et en même temps offrir un support de promotion aux participants à la foire.

Pour la catégorie dame, les athlètes ont parcouru une distance de 2,5 Km. Du côté des hommes, la distance parcourue est de 5 Km. A l’issue de la course, c’est Mlle Essossinam N’Goum qui a été la première à franchir la ligne d’arrivée chez les dames tandis que chez les messieurs, la première place est occupée par Adjeya Essodjénam.

Les gagnants de la course sont repartis avec une enveloppe financière, des gadgets et différents produits offerts par les exposants. Les trois premiers de chaque catégorie ont été également primés de même que les 17 coureurs qui les ont suivis.

Selon Kueku-Banka Johnson, Directeur général du CETEF, cette course vise à permettre aux participants de garder la bonne forme. « Nous voulons démontrer à travers cette course, l’importance des exercices physiques (…) ; En dehors de ça, elle permet également à ce que nos exposants puissent assurer aussi leur visibilité. On a eu des sponsors, des participants et des exposants et cela sert de support de promotion pour les participants à la foire », a-t-il expliqué.

Cette course populaire coïncide avec la célébration de l’édition 2018 de la journée mondiale contre le SIDA. Occasion pour le CETEF d’attirer l’attention des uns et des autres sur cette maladie et les mesures visant à l’éviter.

La Rédaction




Le prophète Céphas Anthonio

Céphas ANTHONIO porté à la tête de l’Observatoire Togolais des Eglises

L’Observatoire Togolais des Eglises (OTE) a fait peau neuve. Il vient de connaitre un nouveau président en la personne du prophète Céphas Anthonio. Le nom de ce dernier a été dévoilé le vendredi 30 novembre au cours d’une cérémonie de nomination au siège de ladite institution religieuse à Lomé.

Contrairement à certaines institutions où les dirigeants sont élus par vote, il s’agit pour le cas de l’OTE de se référer  au Saint-Esprit pour désigner celui qui doit présider à la destinée de l’institution. Le processus consiste donc à enregistrer les candidatures et prier le Tout-puissant afin qu’il révèle lui-même le nom du président. Et après ce processus, c’est Céphas Anthonio du Ministère International Jésus en Action (MIJA) qui a été dévoilé selon l’Observatoire pour conduire un bureau de 11 membres durant les cinq années à venir. Celui-ci a jusqu’au 04 janvier 2019 pour choisir ses dix (10) autres collaborateurs.

Pour le président sortant, Révérend Docteur Cyrus B. Padabadi, le prophète Anthonio a pour mission de réconcilier toutes les églises. « Quelles que soient les dénominations les églises appartiennent à Jésus-Christ », a indiqué le Docteur Padabadi. Et d’ajouter : « Dans un pays comme le nôtre, où les moments sont compliqués à cause du contexte politique, il se doit de sensibiliser les pasteurs sur les valeurs de la paix dans le pays ».

S’agissant de son mandat à la tête de l’observatoire, il a jugé le bilan noble. « Lorsque nous étions arrivés à la tête de l’OTE, nous avions remarqué que le corps du Christ était divisé. C’est ce qui fait que les pasteurs se donnaient des coups bas. Mais avec l’Observatoire, nous avons réussi à les réunir tous afin qu’ils sachent que nous sommes le même corps. Nous avons également organisé des formations à l’intention des Hommes de Dieu pour qu’ils puissent comprendre leur rôle dans la société », a défendu le Président sortant.

Pour nouveau président Céphas Anthonio, il s’agit d’une nomination surprise. Il a indiqué dans cette logique n’avoir pas encore eu le temps nécessaire pour définir les grands axes de son projet à la tête de l’Observatoire. Toutefois, il lance un appel à tout le corps du Christ à se mobiliser derrière lui pour l’accomplissement de sa mission.

Espoir AMEHOASSI




Une image des activités

Des consultations juridiques gratuites aux femmes à Atakpamé

Les femmes et jeunes filles d’Atakpamé (préfecture de l’Ogou) ont bénéficié gratuitement des consultations juridiques offertes par des magistrats et psychologues ce 30 novembre dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes au Togo. Axée sur le thème « Halte aux violences faites aux femmes et aux filles », cette initiative du Groupe d’action Femme Démocratie et Développement (GF2D) a reçu le soutien des certains partenaires dont le PNUD, l’ISDB et l’UNFPA.

Elle a pour objectif de combattre la discrimination, l’inégalité entre les sexes et la violence à l’égard des femmes et des filles. À l’occasion, les participantes ont été entretenues à travers une causerie-débat sur les violences sexuelles à l’égard des femmes et filles, leurs causes, manifestations, conséquences, leur prise en charge juridique, et l’autonomisation de la femme et de la jeune fille entre autres.

Le substitut du procureur au tribunal d’Atakpamé, M. Attah Sydy Baketou et son Président M. Balouki Jean et d’autres personnes ressources en la matière ont tour à tour satisfait les préoccupations de leurs auditrices à l’aide d’une série de questions-réponses.

Pour M. Amevor Marc, représentant Mme la Ministre de l’Action Sociale de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, « la campagne des 16 jours nous rappelle que nous sommes loin de l’idéal des droits de l’homme voulu par nous tous ». Selon lui, les inégalités entre les sexes persistent dans le monde entier empêchant les femmes et les filles d’exercer leurs droits fondamentaux et compromettent les perspectives qui s’offrent à elles.

« La violation à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde », a-t-il indiqué.

Il a pour finir lancé un appel à une action concertée de tous les acteurs pour une prise en charge holistique des victimes, et a par ailleurs exhorté la population d’Atakpamé et de ses environs à saisir l’opportunité de venir exposer leurs difficultés et chercher solutions auprès des experts.

Depuis Atakpamé, Evrard NOMANYO




La Présidente du HCRRUN au milieu (©HCRRUN)

HCRRUN : Démarrage de la 2ème étape d’indemnisation des victimes vulnérables

Le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) a démarré ce mardi à son siège à Lomé, la deuxième étape de la mise œuvre du volet indemnisation du programme de réparation des victimes de violences sociopolitiques de 1958 à 2005 au Togo. La cérémonie de lancement a été présidée par Mme Awa Nana Daboya (présidente du HCCRUN), en présence du Ministre Pius Agbétomey en charge de la justice et de plusieurs autres acteurs impliqués dans le programme de réparation.

Cette deuxième étape concerne les victimes dites vulnérables nécessitant une prise en charge médicale et psychologique. « Les victimes vulnérables avoisinent, suivant la base de données de la CVJR environ 444 victimes vulnérables dont 123 victimes pour la période 1958-1989, 268 pour la période 1990-2004 et le reste concerne les victimes  de 2005, celles-ci n’ayant pas été retrouvées au cours de la première étape », a précisé la présidente du HCRRUN.

Sur les 444 victimes vulnérables recensées, 55 provenant de la commune de Lomé et de ses environs sont attendues du 27 au 30 novembre 2018 au siège du HCRRUN à Lomé.

A l’image de l’étape précédente, ces victimes vulnérables bénéficieront non seulement de la prise en charge médicale et psychologique dont les frais seront entièrement assurés par le HCRRUN, mais aussi d’une indemnité conformément au quantum fixé par la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

« Nous émettons le vœu de voir cette nouvelle étape permettre de panser de nouvelles plaies et participer à la guérison des déchirures sociopolitiques qui n’ont que trop gangréné le vivre ensemble au Togo », a fait savoir Mme Awa Nana Daboya, qui a saisi l’occasion pour exhorter toutes les victimes et particulièrement celles vulnérables garder patience car dit-elle, « l’Etat à travers le HCRRUN, ne laissera personne en marge du processus en cours ».

En effet, c’est au total 22.415 victimes qui ont été identifiées par la CVJR sur la période de 1958 à 2005. Pour le compte de la première étape de réparation, 2.510 victimes ont été servies avec un taux de satisfaction évalué à 96, 87 %.

David S.




Une image de l’atelier

Le MAEP souffle sa 15eme bougie à Atakpamé

Le bilan des acquis de la gouvernance du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) après 15 ans de sa mise en œuvre en Afrique a fait l’objet d’un atelier organisé les 21 et 22 novembre derniers à Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou. Cette rencontre de capitalisation des acquis du processus MAEP a regroupé les responsables politiques, administratifs de la préfecture de l’Ogou, les experts formateurs, les formateurs et formatrices endogènes de la Concertation Nationale de la Société Civile du Togo (CNSC) et ceux des réseaux régionaux de la société civile.

Organisé par la Commission Nationale du MAEP (CNMAEP), cet atelier vise à maintenir en veille, les ressources humaines de la société civile impliquées dans l’implantation du MAEP au niveau national, à renforcer  les capacités des acteurs sur l’évolution du contexte historique, la mission et mandat du MAEP et à organiser un panel de discussion autour des thèmes intéressant le MAEP pour marquer la célébration de sa 15eme anniversaire.

Au cours des deux jours, les participants sont sensibilisés et prêts aux exercices d’évaluation et d’auto évaluation. Un débat est aussi organisé pour commémorer les 15 ans d’existence du MAEP et un réseau de formateurs à été par ailleurs mis en place.

Ils ont également avec les formateurs de la CNMAEP et de la CNSC plancher sur les différentes thématiques notamment le rôle de la jeunesse dans la quête du MAEP pour la bonne gouvernance, le développement et la démocratie, les principaux goulots d’étranglement auxquels l’Afrique fait face, le MAEP comme outil de suivi et d’évaluation des ODD et de l’agenda 2063, et d’alerte précoce pour la prévention des conflits en Afrique.

À l’occasion, l’ancien Ministre Charles Kondi Agba, président de la CNMAEP a indiqué que ce séminaire est initié pour entretenir la flamme du MAEP dans les populations pour l’amélioration de la gouvernance. Pour lui, le MAEP est équivalent à la bonne gouvernance dans l’équité, sans corruption et avec un devoir de redevabilité.

« Le mécanisme est né en 2003, le Togo y a adhéré en 2008 et il nous incombe de nous évaluer sur la gestion quotidienne de nos entreprises, du développement socio-économique et la démocratie », a-t-il souligné.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




La voiture criblée de balles

Plus de 13 millions de F CFA emportés dans un braquage à Lomé

Treize millions cinq cent milles francs (13 500 000 FCFA), c’est la somme emportée par des malfrats à l’issue d’un braquage opéré ce mercredi dans le quartier de Bè à Lomé. Selon les informations, il s’agit de deux individus qui, à bord d’une moto et munis d’un AK47, ont d’abord tiré sur les deux pneus avant d’une voiture qu’ils poursuivaient. Ils ont ensuite réussi à l’aide de leur arme, à déposséder les occupants de la voiture (des commerçants nigériens) d’une somme de 13,5 millions de francs CFA contenus dans un sac.

Après leur forfait, les deux malfaiteurs auraient d’abord tiré en l’air pour dissuader la foule avant de disparaitre dans la nature avant que les éléments de la gendarmerie nationale alertée, n’arrivent sur les lieux.

Sur la carrosserie de la voiture de marque Toyota des victimes, les impacts de balles sont visibles. Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Selon certains témoignages, les victimes au nombre de trois, venaient de quitter une banque et se rendaient à l’aéroport international de Lomé.

Il faut souligner que les braquages sont devenus très récurrents ces derniers temps à Lomé. Le 28 août dernier, la station d’essence T-Oil du Marché de Bè avait déjà été victime d’un braquage. Quelques jours plus tôt au quartier Hanoukopé toujours à Lomé, un cambiste d’origine congolaise avait reçu également la visite des braqueurs qui ont réussi à emporter une somme évaluée à plus de 3 millions de FCFA. Le cambiste en question décèdera plus tard des suites de ses blessures.

Lomé et ses environs ont enregistré au premier semestre de 2018 au Togo, le plus grand nombre de cambriolage : 44 au total, selon des chiffres du Ministère de la sécurité et de la protection civile.

David




Photo de famille

Le GF2D lance son projet « la Semaine de la Jeune Fille édition 2018 » à Kpalimé

Le projet « Semaine de la jeune fille », initié par le Groupe de Réflexion et d’Action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la  Population (UNFPA) a été officiellement lancé cette semaine à Kpalimé  (environ 120 km au nord de Lomé), lors d’une cérémonie présidée par le préfet de Kloto, Bertin Koku ASSAN.

Placée sous le thème : « Jeune fille, actrice de son destin », le projet « Semaine de la jeune fille, édition 2018 », vise à  sensibiliser la jeunesse en général et plus particulièrement les  jeunes filles, à prendre conscience de leurs potentiels, à s’affirmer  et à s’engager activement au sein de leur communauté et de la société.

A travers ce projet, le GF2D entend également outiller les jeunes,  surtout les filles à rompre avec les pratiques et normes  discriminatoires les empêchant de jouir pleinement de leur droit,  renforcer leurs capacités pour qu’ils soient acteurs et  actrices de leur destin et du changement dans leur communauté et société et enfin accroitre leur leadership et leur engagement.

Ce projet vise aussi à mobiliser les différents acteurs que sont les  élèves et étudiants, les associations de jeunes, les autorités  nationales, les organisations non gouvernementales, la société  civile et les partenaires techniques et financiers autour des  questions qui minent le développement de la jeune fille.

« Nous nous sommes rendu que, malgré tout l’accompagnement des  partenaires techniques et financiers du gouvernement et des  organisations de la société civile, les jeunes filles continuent de
subir des violences de tout genre. Donc pour nous, cette semaine de la  jeune fille est une occasion d’échanger avec nos jeunes sœurs pour  identifier les stratégies et les moyens à mettre en place pour les  aider afin qu’elles connaissent et jouissent de leurs droits et à dire  non à toutes les formes de violences qu’elles subissent
», a souligné  la Coordinatrice de CRIFF/Gf2D Mme Adoudé TOUNOU-GBLODZRO.

Selon elle, les jeunes filles sont confrontées à plusieurs formes de  violences telles des violences physiques, psycho morales, des  violences sexuelles etc.., parce qu’elles ignorent leurs droits. « Nous allons les accompagner durant ces trois jours, les sensibiliser  sur leurs droits, les amener à prendre conscience qu’elles ont des  potentiels et qu’elles peuvent contribuer énormément au développement  de leur pays », a expliqué Mme TOUNOU-GBLODZRO.

A cet effet, la Coordinatrice de CRIFF/Gf2D a invité tous les acteurs impliqués  dans l’éducation des jeunes filles, à mieux accompagner les filles au  même titre que les garçons, afin qu’elles accèdent et jouissent  pleinement de leurs droits.

Pour la chargée des programmes à l’UNFPA Mme Victoire DOVONOU  (représentante du Représentant Résident de l’UNFPA au Togo), l’UNFPA  note avec satisfaction la constante de l’engagement des autorités  togolaise en faveur de l’épanouissement et du bienêtre de la fille et
de la femme. Elle a réitéré la disponibilité et l’engagement de  l’UNFPA, à accompagner le GF2D dans l’exécution et la mise en œuvre de  ce projet.

Selon Bertin Koku ASSAN, en trois ans,  374 filles sont tombées enceintes sur les bancs d’écoles dans la  préfecture de Kloto. Il s’est réjoui à cet effet, de la célébration de la semaine de la jeune fille, qui selon lui, interpelle tous les acteurs. « C’est une occasion de sensibilisation des jeunes filles sur leurs  potentialités pour leur permettre de s’instruire, de se former et de  pouvoir jouer leur rôle.  La rencontre d’aujourd’hui vise également à emmener les jeunes filles à accéder à un développement, à cultiver  leur engagement », a souligné le préfet.

Il a invité les jeunes filles et garçons, présents à cette rencontre à  participer activement aux débats afin de tirer le meilleur profit des  communications qui seront développées.

Plusieurs activités sont inscrites à l’agenda de la célébration de la  semaine de la jeune fille, édition 2018 notamment une conférence  inaugurale sur le thème : ‘’l’éducation sexuelle de la jeune fille et
la problématique des grossesses précoces’’, une visite d’entreprise et  un partage d’expériences avec des femmes et jeunes filles leaders. Une orientation académique et professionnelle, des tables rondes entre  jeunes, un concours d’art oratoire sous les thèmes :’’les jeunes et  les réseaux sociaux’’ et ‘’l’éducation, meilleure voie de l’autonomisation’’, ainsi que des émissions radiophoniques et  télévisées seront également au menu des activités de la célébration de  cette 7ème édition de la semaine de la jeune fille.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE