Le CIP-UEMOA à la rencontre des acteurs de la crise togolaise

Le CIP-UEMOA à la rencontre des acteurs de la crise togolaise

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Jacob OUEDRAOGO, Vice-président du CIP-UEMOA
Jacob OUEDRAOGO, Vice-président du CIP-UEMOA
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Le Comité Interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CIP-UEMOA) apporte sa contribution pour une résolution de la crise sociopolitique au Togo. Une délégation du Conseil parlementaire pour la paix au sein du CIP-UEMOA est en visite dans le pays pour échanger avec les différents protagonistes de la crise. Conduite par son Vice-président Jacob OUEDRAOGO, la délégation du CIP a eu ce lundi, une séance de travail avec les députés aussi bien de la majorité que de l’opposition parlementaire.

« Nous voulons faire en sorte que le dialogue prévale dans le cadre de la recherche des solutions à la crise. Nous pensons qu’en écoutant les différents protagonistes, les positions doivent bouger, afin d’aboutir à un dialogue républicain pour que la paix puisse revenir », a indiqué Jacob Ouédraogo.

Les députés de la majorité UNIR (Union pour la République) ont expliqué à la délégation, tout le processus engagé au niveau de la représentation nationale, un processus qui est à ce jour au stade du référendum.  « La crise est née, mais nous déplorons les violences lors des manifestations de l’opposition et aussi le comportement de nos collègues de l’opposition qui ont systématiquement adopté la politique de la chaise vide. Vous savez, il faut être à deux pour résoudre une crise », a déclaré Gerson Dobou, vice-président de la majorité parlementaire UNIR.

Pour sa part, l’opposition parlementaire a également saisi l’occasion pour exposer à la délégation, la situation qui prévaut actuellement dans le pays et les préalables pour un éventuel dialogue. « Nous avons dit à la délégation que nous ne sommes pas fermés au dialogue. Mais, d’abord, il y a des conditions au dialogue. Beaucoup de Togolais sont arrêtés, certains ont fui leur domicile. Pour un apaisement, il faut libérer les personnes arrêtées, et permettre à ceux qui sont partis de leur maison de revenir. Ceci va apaiser le climat, afin qu’on puisse discuter », a fait savoir le porte-parole de l’opposition parlementaire, Aimé Gogué qui souligne par ailleurs, la nécessité est que les forces de défense et de sécurité libèrent les villes de Sokodé et de Mango qui, dit-il, sont en état de siège.

Au cours de sa mission, la délégation du CIP-UEMOA aura également à rencontrer les organisations de la société civile.

La classe politique togolaise demeure divisée au sujet des réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles. La situation s’est aggravée depuis août dernier avec des manifestations de l’opposition souvent soldées par de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre avec des morts, des blessés et des dégâts matériels.

Cris DADA