La coalition de l’opposition togolaise à la rencontre des présidents Alpha Condé...

La coalition de l’opposition togolaise à la rencontre des présidents Alpha Condé et Nana Akufo-Addo

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Des leaders de la coalition de l’opposition lors d’une manifestation à Lomé
Des leaders de la coalition de l’opposition lors d’une manifestation à Lomé
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A quand le dialogue de sortie de crise au Togo ? La question reste toujours posée, tant les protagonistes ne parviennent toujours pas à s’entendre sur les conditions de la tenue des discussions. Dans le cadre des préparatifs, une délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition rencontre encore en début de cette semaine sur invitation, les présidents guinéen Apha Condé et ghanéen Nana Akufo-Addo pour des entretiens quant à l’ouverture du prochain dialogue politique annoncé par le gouvernement.

La délégation de la coalition est composée de six personnes notamment Jean Pierre Fabre, Chef de file de l’opposition et président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Tikpi Atchadam président du Parti National Panafricain (PNP), Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson Coordonnatrice de la coalition et secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), Aimé Gogué président de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), Me Paul Dodji Apévon Président des Forces Démocratiques pour la République (FDR) et Me Yawovi Agboyibo, Président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR).

Ce lundi en effet, la délégation a quitté Lomé pour Conakry où elle devra échanger avec le président Alpha Condé. Ces leaders de la coalition sont ensuite attendus demain mardi 16 janvier à Accra au Ghana pour s’entretenir également avec le président Nana Akufo-Addo au sujet des conditions de préparation et de la tenue du dialogue dont la date n’est toujours pas fixée.

A Lomé, le pouvoir et l’opposition sont toujours à couteaux tirés sur la présence ou non d’un médiateur pour le dialogue. L’opposition exige par ailleurs des mesures d’apaisement qui prennent en compte la libération de tous les détenus politiques de même que ceux dans le cadre des incendies des marchés de Lomé et de Kara avant une éventuelle participation aux discussions.

Samedi 13 janvier dernier, les deux camps se sont encore une fois mesurés dans les rues de plusieurs localités du pays. Les uns (UNIR, parti au pouvoir) pour prôner la paix et réaffirmer leur soutien au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé et aux Institution de la république, et les autres (opposition) pour réclamer des réformes politiques notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral, et le vote des togolais de l’étranger entre autres. Le climat politique reste donc tendu dans le pays à quelques mois plusieurs échéances électorales à savoir les législatives, les locales et le référendum.

Cris DADA