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Crise politique : Gilchrist Olympio appelle les acteurs à « la modestie et au dépassement de soi »

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Gilchrist Olympio
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Dans un message rendu public ce jeudi à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Togo, le Président national de l’Union des Forces du Changement (UFC) Gilchrist Olympio est revenu sur la crise sociopolitique togolaise en appelant les acteurs à un sursaut patriotique afin de trouver des solutions durables à la crise qui secoue le Togo depuis août 2017.

« J’exhorte les acteurs politiques togolais à la nécessaire humilité, à la modestie et au dépassement de soi pour trouver avec l’appui de la CEDEAO, des solutions durables à la crise qui mine notre pays », a indiqué Gilchrist Olympio. « La classe politique a l’impérieux devoir d’opérer des réformes institutionnelles et constitutionnelles fiables devant propulser le Togo sur la voie d’une démocratie consensuelle », a-t-il ajouté.

Selon l’opposant historique, les crises récurrentes et le malaise que vit le Togo depuis la date du 13 janvier 1963 (marquée par l’assassinat du Président Sylvanus OLYMPIO, père de l’indépendance du Togo), ne peuvent être surmontés que si le peuple togolais renoue avec le rêve qui a abouti à la naissance de la nation togolaise.

Au sujet de l’indépendance,  le leader de l’UFC a rendu un grand hommage aux pères et pionniers de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. « Que leur courage, leurs sacrifices illuminent le chemin de l’histoire, inspirent leurs héritiers dans la lutte pour une véritable démocratie, un développement aux fruits équitablement partagés, un pays stable, un pays de paix, des Togolais épanouis », a-t-il souhaité.

« L’UFC prône le changement. Une alternance dans laquelle il fera bon vivre pour tous les Togolais, aussi bien pour ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui et qui seront dans l’opposition demain, que pour ceux qui seront au pouvoir demain », a souligné Gilchrist Olympio.

Il est également revenu dans son message sur l’accord signé en 2010 avec le parti au pouvoir en expliquant que l’UFC, en acceptant de signer l’Accord du 26 mai 2010, avait à cœur d’œuvrer dans le sens de l’alternance politique pacifique.

« Notre parti a voulu donner une ultime chance aux réformes institutionnelles et constitutionnelles de s’opérer dans l’esprit du dialogue, de la paix et de l’essor économique de notre chère patrie. Malheureusement, l’incompréhension des uns et le non respect des clauses des autres ne nous ont pas facilités la tâche », a-t-il regretté.

Il a appelé tous les acteurs politiques, qu’ils participent au dialogue ou non, afin qu’ils contribuent de la meilleure manière possible à une issue heureuse de la crise, dont le but est dit-il, « une alternance politique réussie ». « Nous ne devons pas perdre de vue la nécessité de l’unicité d’actions de l’opposition dans notre combat pour l’enracinement de la démocratie, la fin du long règne du régime en place et la victoire aux prochaines élections qui doivent être libres, transparentes et crédibles », a-t-il conclu.

Cris DADA