Dialogue politique : les négociations ouvertes sous la houlette de Nana Akufo-Addo

Dialogue politique : les négociations ouvertes sous la houlette de Nana Akufo-Addo

SHARE
Photo de famille à l’ouverture des travaux
Photo de famille à l’ouverture des travaux
image_pdfimage_print

Le dialogue politique inter-togolais s’est ouvert ce lundi 19 février à Lomé au cours d’une cérémonie officielle présidée par le Chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo. Autour de la table des négociations, 14 délégués comme le stipule le règlement intérieur des pourparlers, soit sept du parti Union pour la République (UNIR) au pouvoir, et sept du côté de la Coalition de l’opposition.

Le parti UNIR est représenté aux discussions par Gilbert Bawara, Christian Trimua, Atcholé Aklesso, Malick Natchaba, Charles Kondi  Agba, Tsegan Yawa et Payadowa Boukpessi. En face au niveau de l’opposition, il y a Jean Pierre Fabre, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Yawovi Agboyibor, Aimé Guogué, Paul Dodzi Apevon, Ouro Dzikpa Tchatikpi et Antoine Folly.

Le premier sujet à débattre sur la table des négociations porte sur les mesures d’apaisement exigées par la Coalition des 14 partis de l’opposition. Les autres sujets qui seront abordés concernent le rétablissement de la Constitution de 1992 et ses implications, la question de la transition, l’organisation du référendum portant révision de la Constitution de 1992, les réformes constitutionnelles et électorales sont entre autres, les sujets inscrits à l’ordre du jour du processus du dialogue.

A l’ouverture des travaux, le Président ghanéen a été clair et précis sur le rôle qu’il aura à jouer. « Je ne suis pas Togolais et donc je ne peux pas prendre position dans cette affaire. Je peux seulement assister, apporter mon effort dans la recherche d’une solution durable pour votre pays », a fait savoir Nana Akufo Addo. « Vous devez être en mesure de trouver des solutions pour faire avancer le Togo (…) », a-t-il indiqué à l’endroit des protagonistes de la crise.

« Nous sommes venus ici pour assister à un dialogue qui va faire en sorte que le peuple togolais et ses intérêts soient bien pris en compte pour aboutir à un Etat démocratique, un Etat de droit, un Etat ouvert qui permettra au peuple de s’exprimer librement et de choisir leur dirigeant d’une manière transparente et libre. Je pense que c’est ça qui est le défi de nous tous, de notre génération ici en Afrique », a ajouté le Président ghanéen qui a imploré la bénédiction divine pour que les travaux aboutissent à des solutions pour le bien-être des togolais.

Dans son intervention d’ouverture, le leader de l’ANC Jean Pierre Fabre a souligné que la participation de l’opposition aux présentes assises demeure liée à l’achèvement des mesures d’apaisement convenues. Il a formulé le vœu qu’avec l’assistance des facilitateurs, les assises apportent au Togo et au peuple togolais, les réponses qui correspondent à leur aspiration légitime. Il a dans ce sens appelé au sens de responsabilité et à la bonne foi du pouvoir en place.

Pour sa part, le représentant du parti Union pour la république UNIR, Pr. Charles Kondi Agba a relevé les efforts du Président de son parti, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, des efforts qui dit-il, ont abouti à la tenue de ces assises. Après avoir salué le travail du comité préparatoire, il a expliqué que le parti UNIR vient à ce dialogue dans un esprit d’ouverture.  « Nous savons que l’intérêt à nous tous togolais est d’arriver à résoudre dans la tolérance et le respect mutuel, tous les griefs quelque soit leur nature », a-t-il déclaré, remerciant au passage, les Président Nana Akufo-Addo du Ghana et Alpha Condé de la Guinée pour leurs efforts déployés afin que les togolais acceptent de s’assoir ensemble autour de la table des négociations.

Il faut souligner que l’ouverture des travaux  a connu la présence du Premier ministre Komi Sélom Klassou, du Président de l’Assemblée nationale Dama Dramani, de même que diverses autres autorités politiques, administratives religieuses et traditionnelles.

David