Les femmes sollicitées dans la lutte contre le terrorisme dans les pays...

Les femmes sollicitées dans la lutte contre le terrorisme dans les pays du bassin du lac Tchad

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Le ministre YARK (au milieu) à l’ouverture des travaux
Le ministre YARK (au milieu) à l’ouverture des travaux
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Comment intégrer efficacement les perspectives genres en matière de désarmement, de non-prolifération et de contrôle des armements dans la région du lac Tchad ? La question est au centre d’un atelier de trois jours qui prendra fin ce 20 décembre à Lomé. C’est une initiative du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement (UNREC) qui réunit des acteurs de la société civile du Cameroun, du Niger, du Nigéria et du Tchad.

Au cours des trois jours de travaux, les participants seront en effet formés sur plusieurs thématiques pour plus de respect de l’équité genre, plus d’implication des femmes dans la lutte contre la prolifération des armes et munitions et pour une lutte efficace contre le terrorisme dans la région. Les participants seront également outillés sur l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) de même que le plaidoyer et le développement de projets.

En outre, ils serviront de relais dans la promotion de l’éducation et de la sensibilisation pour réduire les opportunités pour les trafiquants d’exploiter les groupes vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

C’est le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Colonel Damehame Yark qui a présidé l’ouverture des travaux de cette rencontre en présence de la coordonnatrice du système des Nations Unies au Togo, Mme Khardiata Lo N’Diaye et d’Anselme Yabouri Directeur du Centre UNREC.

Cet atelier constitue l’activité principale du projet : « Importance du genre dans la lutte contre l’acquisition des armes et des munitions par les terroristes dans le bassin du lac Tchad » ; Lequel projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions 1325, 2349 et 2370 du Conseil de sécurité ainsi que des résolutions de l’Assemblée générale sur les femmes, le désarmement, la non-prolifération et le contrôle des armes.

Le projet, financé par le Royaume de Suède, vise à améliorer la participation des femmes aux niveaux décisionnels dans la résolution des conflits et les processus de paix et leur contribution aux questions relatives au désarmement, à la non-prolifération et au contrôle des armes dans les pays du bassin du Lac Tchad.

« En plus d’être victimes, certaines femmes sont actives et jouent des rôles de messagers, d’espions, de recruteurs, bailleurs de fond, contrebandiers et de plus en plus de kamikazes au sein du groupe Boko Haram », a relevé le Ministre Yark. « Il est important de revisiter la question du genre dans la lutte contre le terrorisme partout ailleurs et surtout dans le bassin du Lac Tchad, espace géographique objet de ce projet initié par l’UNREC (…) ; La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent est une charge commune, et pour être efficace, aucune actrice, aucun acteur ne doit-être négligé », a-t-il ajouté.

David