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Le FMI note une timide reprise de la croissance économique des pays d’Afrique au Sud du Sahara

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Jules Tapsoba, représentant résident du FMI au Togo
Jules Tapsoba, représentant résident du FMI au Togo
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Une croissance économique en légère hausse, avec les vulnérabilités liées à la dette qui s’aggravent dans de nombreux pays : Ainsi se présentent les résultats clés du Rapport 2018 sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne élaboré par le Fonds Monétaire International et officiellement présenté ce jeudi à Lomé par le Représentant résident du FMI au Togo, Jules Tapsoba au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre de la Planification du développement, Kossi Assimaïdou.

Selon le représentant du FMI au Togo, cette reprise timide de la croissance au niveau des pays s’explique par le fait qu’elle est tirée non seulement par la croissance mondiale, mais aussi par le prix des matières premières et l’endettement externe de beaucoup d’Etats.

« La croissance est là, mais elle n’est pas encore suffisante pour tirer tout le monde de la pauvreté et en même temps, elle fait face à des risques externes et internes tels que la mise en place de politiques d’assainissement des finances publiques », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne le Togo, les données montrent que le pays a connu une bonne performance depuis 2013 en termes de croissance autour de 5 % avec beaucoup d’investissement du secteur public. Cependant, l’activité économique a connu une certaine baisse au cours de l’année 2017 en raison des manifestations sociopolitiques et selon les dernières estimations données par le Ministre Assimaïdou, la croissance économique a enregistré une décélération suite au ralentissement des activités du secteur tertiaire qui sont les plus affectées.

« La croissance atteindra néanmoins 4,7 % cette année et 4,5 % en 2019. Nous restons donc déterminés, malgré les défis, à poursuivre les efforts qu’il faut pour le redressement de l’économie togolaise », a-t-il déclaré. Le challenge selon le FMI, c’est de voir comment l’investissement privé pourrait prendre le relais.

Comme solutions à l’ensemble des pays de la région Afrique subsaharienne, le FMI dans ses analyses, propose deux principales pistes. D’abord, face à la vulnérabilité de la croissance, les pays doivent mesurer les risques quand ils s’endettent et bien utiliser l’endettement pour créer de la croissance afin de pouvoir payer la dette. La deuxième solution est liée à la nécessité pour le secteur privé de prendre le relais du secteur public pour tirer la croissance car le FMI note que jusqu’à présent, la croissance des économies africaines a été toujours tirée par le secteur public.

« L’investissement privé est très important. De part le monde, tous les pays se sont développés avec l’investissement privé. Donc il faut mettre en place des conditions pour que l’investissement privé reprenne. Cela veut dire améliorer le climat des affaires, l’accès au crédit et aussi les bonnes politiques économiques et la sécurité des investissement », a indiqué Jules Tapsoba.

Le Ministre de la planification du développement a rassuré que le Gouvernement poursuivra sans relâche et approfondira l’assainissement des finances publiques et surtout la mise en œuvre des reformes afin de parvenir à une croissance encore plus inclusive et durable.

David S.