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La CENTIF veut conscientiser les OBNL à lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

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Une centaine de représentants des associations et organisations non gouvernementales venus de tout le Togo prennent part ce mercredi à Lomé à une journée de réflexion sur la contribution des Organisations à but non lucratif (OBNL) à lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

L’idée vient de la Cellule nationale des traitements des informations financières du Togo (CENTIF-Togo). Celle-ci entend à travers cet atelier mieux informer et sensibiliser les organisations à but non lucratif sur leur rôle et responsabilité contre ces deux (2) fléaux.

Les travaux de cette rencontre se focaliseront essentiellement sur la mise en œuvre des dispositions légales prescrites pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Pour le Président du CENTIF-Togo, Aquitème Tchaa Bignossi, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme participe pleinement à cette prévention car c’est bien là le but visé par les 40 recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisation internationale de lutte contre le blanchiment.

« Une des typologies les plus vulgaires des criminels est qu’ils peuvent procéder à des dons de sommes faramineuses à but non lucratif mais ces sommes peuvent cacher des intensions de financement du terrorisme. C’est pourquoi, la rencontre de ce jour est d’informer les OBNL des devoirs que leur attribue la loi mais aussi à conscientiser tous les acteurs sur les risques auxquels ils s’exposent et exposent toute la population », a-t-il indiqué.

Plus encore,a-t-il poursuivi, elle vise à associer dans un processus participatif, les autorités publiques et la société civile à la recherche des moyens pragmatiques pour empêcher les criminels à utiliser les associations et les organisations non gouvernementales à leurs fins.

Ouvrant les travaux de cette rencontre, le Secrétaire général du ministre d’Etat, de l’économie et des finances, de la planification du développement, Badawwasso Gnaro, a émis le vœu que les conclusions et recommandations issues de ces travaux aident le gouvernement à lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le terrorisme.

Les récentes tragédies, celles du Burkina-Faso, du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Belgique et d’autres menaces qui pourraient planer sur le reste du monde est un rappel de plus pour les théologiens, les ONG, associations de condamner avec la dernière rigueur tout acte barbare, a-t-il conclu.