Lancement du marché unique du transport aérien en Afrique

Lancement du marché unique du transport aérien en Afrique

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Dévoilement de la plaque marquant le lancement du SAATM
Dévoilement de la plaque marquant le lancement du SAATM
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Les travaux du 30è Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l‘Union Africaine se sont poursuivis ce lundi au siège de l’institution à Addis Abeba en Ethiopie avec le lancement  du marché unique du transport aérien africain (SAATM/Single African Air Transport Market).

Le dévoilement de la plaque marquant le lancement de ce marché a été effectué par le nouveau président en exercice de l’UA, le rwandais Paul Kagamé et le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, Président en exercice de la CEDEAO, en présence du Président de la Commission de l’Union, le tchadien Moussa Faki.

Le SAATM est selon les informations, le premier projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA. L’objectif est de créer un marché unique du transport aérien en Afrique et de libéraliser l’aviation civile en faveur de l’intégration économique sur le continent.

« Les compagnies aériennes continentales transportent moins de 3 % du trafic aérien mondial. Le SAATM contribuera à améliorer substantiellement cette performance », a expliqué Faure Gnassingbé sur son compte twitter.

« Le lancement du marché unique va stimuler les opportunités de promotion du commerce, les investissements transfrontaliers dans les industries de production et de services, y compris le tourisme, aboutissant ainsi à la création de 300 000 emplois directs supplémentaires et deux millions d’emplois indirects, une contribution importante à l’intégration et à la croissance socio-économique du continent », a indiqué Amani Abou-Zeid, Commissaire de l’UA chargée des Infrastructures et de l’Energie.

Les compagnies africaines notamment Ethiopian Airlines, Kenya Airways, SAA, Egypt Air, Royal Air Maroc ou encore Asky Airlines devraient tirer profit  du SAATM dont le lancement traduit la vision de la Déclaration de Yamoussoukro adoptée en 1999 pour permettre non seulement une libéralisation complète de l’accès au marché entre les Etats africains, mais aussi le libre exercice des droits de trafic, l’élimination des restrictions à la propriété et la libéralisation complète des fréquences, tarifs et capacités.

Ouverts hier dimanche 28 janvier, les travaux de ce 30è Sommet de l’UA prendront fin ce lundi. Au centre des débats entre les dirigeants africains, de grands dossiers notamment ceux relatifs à la paix et la sécurité sur le continent, la lutte contre la corruption et le développement économique, et les réformes institutionnelles au sein de l’UA.

David