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Le COPED forme des jeunes et femmes sur les notions de paix et de stabilité lors des processus électoraux

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Faire des jeunes et des femmes des vecteurs de la paix et de la stabilité lors des processus électoraux, telle est l’idée maîtresse qui soutient la tenue d’un atelier de renforcement des capacités de ces deux acteurs non négligeables de la société. Initié par le Centre d’Observation et de Promotion de l’Etat de Droit (COPED) et la Plateforme pour le Développement et la Gouvernance (PDG), ledit atelier de deux jours a ouvert ses portes ce vendredi 10 août 2018 à Lomé.

« Processus électoraux, la stabilité des institutions et les contestations citoyennes. Quels défis pour les jeunes », c’est autour de ce thème que près d’une cinquantaine de jeunes issus des associations, des organisations de la société civile et de simples citoyens seront entretenus au cours des travaux.

L’objectif est de contribuer à l’enracinement de la démocratie et au renforcement de l’Etat de Droit en entretenant des jeunes et des femmes sur les lois de la République en vue de faire d’eux, des acteurs prioritaires du développement dans le cadre du processus des réformes politiques mouvementées.

« L’actualité politique togolaise démontre à suffisance une non-maitrise des textes et lois de la République aussi bien par les acteurs politiques que par les citoyens, mais aussi la non connaissance des jeunes et des femmes du fonctionnement des institutions nationales et surtout celles impliquées dans les processus électoraux. Or, un citoyen à conscience civique et politique faible constitue un danger pour toute démocratie et pour le développement », a expliqué Ouro-Bossi Tchakondo, Consultant, Expert électoraliste et Président du COPED.

C’est pourquoi, il estime « impérieux de leur faire connaitre le fonctionnement des institutions de la République mais également et leur rôle dans les processus électoraux ».

Aussi, a-t-il ajouté qu’il est important de développer au sein des communautés, la vocation à l’action civique impliquant une mobilisation publique motivée par le développement, à quelque échelle que ce soit, et fondé sur le respect des différences entre les individus et les groupes appartenant à cette communauté.

Selon lui, c’est ce déficit d’éducation citoyenne qui fait qu’un peu partout sur le continent africain, il y a parfois des foyers de contestations, que le pays soit à démocratie acceptable ou même avancée.

De son côté, Kepomey Franck, Consultant et formateur trouve nécessaires ces genres d’initiatives qui permettront aux jeunes de connaître leurs droits et devoirs pour ne pas être manipulés à céder aux actes de violences avant, pendant et après les échéances électorales.

Espoir AMEHOASSI