Le PDGM pour renforcer les organes étatiques en matière de planification et de réglementation du secteur minier

Le potentiel minier du Togo est bien connu. Malgré les tendances globales des prix des minerais à la baisse, le Togo continue d’attirer les investisseurs. Ce qui témoigne le lancement ce mardi à Lomé du Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM) avec l’appui de la Banque mondiale.

Financé sous forme de crédit par la banque mondiale à hauteur de 9 milliards de francs CFA, ce projet est prévu pour être exécuté sur une période de cinq (5) ans à compter de cette année.

Il va permettre d’améliorer la gestion et le suivi des activités de développement du secteur minier au Togo, depuis l’octroi des permis d’exploitation ou de recherche en passant par la supervision des activités minières jusqu’à la fermeture des mines. Il permettra également de renforcer les capacités des organes étatiques en minière de planification et de réglementation du secteur minier.

« Le Togo s’engage à relever le défi de la saine gouvernance et de la protection de l’environnement. A cet effet, l’une des récentes actions menées par le Togo dans ce sens de la promotion de la transparence dans le secteur est la souscription et l’adhésion à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives. Ce qui a permis au Togo d’être déclaré candidat puis pays conforme », a indiqué le Directeur de cabinet du ministère des Mines et de l’énergie Assoumatine Sartchi Aissah.

Ce secteur fait partie des secteurs à fort potentiel de croissance identifié par le gouvernement dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi.

Le Représentant Résident par intérim de la Banque mondiale au Togo Gogwill Tange s’est pour sa part réjoui d’accompagner le Togo dans une gestion transparente et efficiente de ses ressources minières.

En ce moment où le secteur subit la chute des cours mondiaux des matières premières, le projet va accompagner les structures étatiques à surmonter les défis associés à la contraction du marché. Cela affecte directement le rendement de la société nationale des phosphates du Togo (SNPT) qui devra s’adapter à un environnement moins avenant.

Le lancement de ce projet n’est que la suite logique de la signature entre le gouvernement togolais et la Banque mondiale le 29 janvier 2016.

Joseph Ahodo