L’OTM dresse un nouveau rapport sur l’état de la presse au Togo

L’OTM dresse un nouveau rapport sur l’état de la presse au Togo

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Une vue des officiels
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A l’occasion de la célébration ce jeudi 03 mai, de l’édition 2018 de la journée de la liberté de la presse, l’Observatoire togolais des médias (OTM) a présenté un nouveau rapport sur l’état de la presse togolaise. C’est au cours d’une conférence-débat conjointement organisée avec l’Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) autour du thème retenu pour cette célébration à savoir : « Médias, justice et état de droit : les contrepoids du pouvoir ».

Dans l’ensemble, depuis le 3 mai 2017, il n’y a pas eu de changement majeur au Togo en matière des médias, selon l’OTM. Classé 86ème sur 180 pays tout comme en 2017, le Togo stagne en effet dans le classement mondial 2018 de la liberté de la presse rendu public le 25 avril dernier par Reporters Sans Frontières.

Il ressort du rapport présenté par le président de l’OTM Komla Ekpé, que la presse togolaise prend le temps de s’améliorer et de se parfaire pour être à la hauteur des enjeux. Au plan qualitatif, l’Observatoire a relevé que du chemin reste à faire en termes de modernisation des médias. « Quant aux professionnels des médias publics, même s’ils n’ont toujours pas une grande marge de manœuvre dans l’exercice de leur profession, eux-mêmes ne font pas assez d’efforts pour améliorer leurs productions dans l’intérêt de la nation », indique le rapport qui ajoute qu’en ce qui concerne les médias privés, mis à part les audiovisuels qui font l’effort sensible d’équilibre même si beaucoup reste encore à améliorer « les journaux pour la plupart, sont tellement alignés qu’ils ne donnent l’information qu’en sens unique selon leur ligne éditoriale. De même, ils s’intéressent beaucoup à la politique au point d’ignorer leur autre rôle qui est celui d’éduquer et de former les masses », a fait remarquer l’OTM.

Le rapport souligne par ailleurs plusieurs dérapages dus à l’inobservation des textes régissant la profession des journalistes, des atteintes à la liberté de presse de même que le non respect des règles de la confraternité.

Des recommandations sont également formulées dans ce sens notamment à l’endroit du Gouvernement, de la HAAC, des journalistes, des organisations de la société civile et des partis politiques.

Dans son message à l’occasion de cette journée de la liberté de la presse, le ministre Guy Madjé Lorenzo en charge de la communication a appelé les journalistes à s’engager davantage sur la voie du professionnalisme et participer efficacement à l’édification de la démocratie et de l’état de droit au Togo.

A ce jour, l’espace médiatique togolais est composé de 79 radios, 07 chaines de télévisions, 171 journaux qui paraissent plus ou moins régulièrement, 03 d’agences de presse et de nombreux sites internet et blogs sans oublier des représentations d’agences et de médias internationaux tels que RFI, BBC, la Voix d’Amérique, l’AFP, PANA PRESS, XINHUA entre autres.

Cris DADA