Manifestation : Mésentente entre Gouvernement et opposition au sujet des itinéraires

Manifestation : Mésentente entre Gouvernement et opposition au sujet des itinéraires

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Payadowa Boukpessi et Brigitte Adjamagbo-Johnson
Payadowa Boukpessi et Brigitte Adjamagbo-Johnson
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Vers un nouveau bras de fer et des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans les rues de Lomé ? Tout porte à le croire malheureusement. Le Gouvernement et la coalition des 14 partis de l’opposition ne sont en effet pas parvenus à s’entendre sur les itinéraires de la marche que prévoit la coalition ces 25, 26 et 28 avril à Lomé et dans plusieurs autres localités du pays.

Après avoir déploré la persistance de la coalition à vouloir manifester à nouveau pour des questions qui sont en cours de discussion au sein du dialogue inter-togolais, le Gouvernement, par un courrier signé du Ministre Payadowa Boukpessi en charge de l’administration territoriale, avait recommandé de nouveaux itinéraires à la coalition en ce qui concerne la ville de Lomé. Ces itinéraires se concentrent dans les quartiers Bè, Akodésséwa et Anfamé.

Pour justifier cette recommandation, le gouvernement affirme avoir régulièrement enregistré des plaintes de la part des riverains des voies que les manifestants de la coalition empruntent depuis sept (07) mois, pour les gênes diverses que les marches leurs créent.

L’opposition maintient pour sa part, ses itinéraires initiaux et rejette ceux proposés par le Gouvernement. La coalition reste déterminée à emprunter ses itinéraires définis à Lomé dont les trois points de départ sont la Mission catholique d’Adidogomé, la zone de Totsi au niveau de la Pharmacie de la Nation et la plage en face de l’hôtel Sancta Maria.

« Aucune loi ne dit qu’il faut manifester la où on ne peut pas gêner les gens. A quoi servirait des manifestations si elles ne gênent un temps soit peu le déroulement normal de la vie économique et sociale. C’est fait justement pour attirer l’attention de l’opinion et des décideurs sur les revendications de ceux qui manifestent », a en effet déclaré la coordinatrice de la coalition de l’opposition, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson ce lundi sur une radio de la place.

Par ailleurs, pour Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, il n’est pas question de marquer une trêve pour la commémoration de la fête de l’indépendance parce que dit-elle, « les Togolais attendent toujours qu’on prenne en compte leurs aspirations profondes. Pour nous tous les jours sont bons pour manifester, c’est notre droit le plus élémentaire ».

Il faut rappeler que les exigences de la Coalition de l’opposition n’ont pas varié à savoir le retour à la Constitution originelle de 1992, le droit de vote de la diaspora, la révision du cadre électoral, les réformes institutionnelles  et la libération des prisonniers politiques entre autres.

Cris DADA