Nicodème HABIA finalement évacué dans une clinique de Lomé

Nicodème HABIA finalement évacué dans une clinique de Lomé

SHARE
Nicodème Habia lors de son évacuation
Nicodème Habia lors de son évacuation
image_pdfimage_print

En grève de la faim depuis deux semaines devant l’Ambassade du Ghana à Lomé pour exiger la libération des détenus politiques, le Président national du parti Les Démocrates (opposition),  Nicodème HABIA a été finalement évacué ce mardi dans une clinique de Lomé pour des soins de santé. L’ambulance qui le transportait pour les soins à Accra au Ghana n’a pas été autorisée à franchir les frontières togolaises.

C’est depuis le 19 septembre dernier que Nicodème Habia observe une grève illimitée de la faim devant les locaux de l’Ambassade du Ghana, pays dont le Président Nana Akufo Addo est l’un des facilitateurs dans la crise togolaise.

L’opposant togolais exige la libération sans condition des détenus politiques au rang desquels Eza Joseph et Messenth Kokodoko membres du mouvement Nubuéké, de même que Johnson Assiba, président du REJADD et Foly Satchivi, président du mouvement « En aucun cas ».

L’ancien député togolais refusait de se faire évacuer dans une structure sanitaire, malgré le fait que son potentiel vital soit entamé, selon son médecin.

Ce mardi, une polémique autour d’un avion qui serait affrété par les autorités ghanéennes pour évacuer l’ancien député a fait réagir le Ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Général Damehame Yark qui a indiqué que « l’avion a bien atterri, mais ne pouvais pas prendre Habia, parce qu’on ne sait pas quelle était la mission ».

« Le Togo ne peut pas envoyer un avion dans une ville du Ghana chercher un malade sans que les autorités togolaises ne donnent leur avis. Je ne crois pas. (…) Le Togo n’est pas une colonie du Ghana », a déclaré le ministre de la sécurité sur une radio de la place.

Au sujet de l’initiative de la grève de la faim, le Général Damehame Yark estime qu’il s’agit simplement d’une « comédie » qui ne met aucune pression sur les autorités togolaises. « Il (Habia, Ndlr) demande la libération de ces personnes en tant que qui ? Qu’il laisse la justice faire son travail. C’est quoi son problème ? Il pense faire de la pression sur des gens en faisant ça? C’est de la comédie qu’il est en train de faire », a-t-il laissé entendre.

Au cours des deux semaines de la grève de la faim, Nicodème Habia a régulièrement reçu la visite et le soutien de ses amis de  la Coalition de l’opposition.

Cris DADA