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Des professionnels de justice sensibilisés sur le droit de la femme à la terre à Atakpamé

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Photo de famille
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La fondation Konrad Adenauer Stiftung en collaboration de Wildaf-Togo organise à Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou, un atelier d’information d’une  vingtaine de magistrats et auxiliaires  de justice des régions maritime et de la Kara sur la problématique de l’accès  de la femme  à  la terre au Togo.

Cette rencontre de deux jours dont les travaux prennent fin ce vendredi, est placée sous  le thème « un seul monde sans faim ». Elle s’inscrit dans le cadre du projet « EWOH 2 » relatif aux droits fonciers de la femme en Afrique de l’ouest et a pour  but de réduire la discrimination à  l’égard des femmes en termes d’accès à la terre et par ricochet, contribuer à résoudre les questions d’insécurité alimentaire dans les communautés.

Il s’agit d’amener ces praticiens  de droit composés des présidents de tribunaux, des avocats, des notaires  et des greffiers à  réfléchir sur cette question  de l’heure pour  apporter des solutions aux Etats et de donner des outils aux femmes à se prendre en charge. L’objectif, c’est aussi de préparer la mise en place d’une assistance juridique pour l’accompagnement des femmes victimes dans ces régions.

Selon le président de la délégation  spéciale de la commune  d’Atakpamé, M. Adjonou Kasségnè (représentant  le préfet  de l’Ogou à l’ouverture des travaux), l’accès des femmes  à  la terre a été de tous  les temps un problème crucial. Pour lui, le problème  demeure pratiquement non résolu jusqu’à  ce jour, non pas qu’il est insoluble, mais parce qu’une bonne frange des acteurs du développement œuvrant  en faveur de l’autonomisation de la femme n’ont pas encore  pris  conscience des conséquences de la non jouissance des femmes à leurs droits de posséder et de disposer de domaines fonciers.

« Il convient donc d’agir  dans le but de bannir les coutumes et pratiques  qui soutiennent la privation de la femme de ses droits légitimes  pour que  les coutumes ne fassent pas obstacles à  l’application de la loi au Togo », a-t-il déclaré.

La représentante de la présidente de Wildaf -Togo, Mme Kpedji Anne a pour sa part souligné  que la problématique de l’accès des femmes à la terre s’impose comme une solution pour  amener  le secteur rural à  contribuer d’une  manière plus efficace aux progrès économique et social. Elle a par ailleurs rappellé qu’en Afrique Subsaharienne, les femmes constituent plus de 60 % de la main d’œuvre agricole  et sont à  l’origine de 60 à 80 % de la production alimentaire  du continent.

Le coordonnateur national de la Fondation Konrad Adenauer au Togo, M. Gblodzro Maurice a de son côté salué l’engagement de l’État  à  travers l’adoption le 5 juin dernier du code Foncier par l’Assemblée Nationale et espère sa mise en application  effective.

Les participants  au cours des deux jours  des travaux, vont plancher sur plusieurs  thématiques notamment la notion d’égalité des sexes, les réformes juridiques visant l’égalité des sexes, les obstacles liés à la jouissance de l’égalité d’accès à  la terre  au Togo et les stratégies visant une  jouissance effective du droit de la femme à la terre.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard  NOMANYO