Santé : 4,5 % des africains affectés par une déficience auditive

Santé : 4,5 % des africains affectés par une déficience auditive

SHARE
image_pdfimage_print

Environ 360 millions de personnes, soit 5% de la population mondiale, qui vivent pour la plupart dans les pays à revenu faible et intermédiaire, sont atteintes d’une perte auditive incapacitante. Dans la Région africaine, près de 4,5 % de la population vivent avec cette incapacité invisible, qui passe trop souvent inaperçue. Ce sont là des chiffres publiés ce vendredi 03 mars par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l’occasion de la célébration ce jour, de la journée mondiale de l’audition.

Pour le compte de l’édition 2017 de la célébration de cette journée, le thème retenu est : « Agir contre la perte auditive : un investissement judicieux », une sorte d’appel lancé à l’endroit de tous les pays et aux partenaires afin qu’ils allouent des ressources suffisantes pour remédier à la déficience auditive, et qu’ils intègrent la santé de l’oreille dans les systèmes de santé en vue de renforcer la prévention et le diagnostic précoce.

De nombreuses causes peuvent être à l’origine de la déficience auditive notamment des complications à la naissance, des infections au niveau de l’oreille, l’exposition à des nuisances sonores excessives ou encore le vieillissement.

« On pourrait éviter la moitié des déficiences auditives au moyen de la prévention. Par exemple, le port de dispositifs de protection tels que des casques antibruit permet de protéger l’appareil auditif sur le lieu de travail. Les individus peuvent également réduire l’exposition au bruit récréatif en contrôlant le volume des appareils, ou en utilisant des bouches à oreilles », a fait savoir Dr Matshidiso MOETI, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Elle précise que parmi les mesures importantes qui peuvent être prises au niveau des pays, on peut citer l’élaboration de stratégies pour la prévention et l’identification rapides de la déficience auditive, qui selon elle, va de pair avec la fourniture de dispositifs d’aide à l’audition et la thérapie de réadaptation.

« En accroissant la disponibilité d’interprètes en langue des signes et en faisant en sorte que les législations sur les droits de l’homme soient accessibles aux sourds et déficients auditifs, les pays pourraient favoriser l’inclusion de ces personnes dans la société », a-t-elle ajouté.

Cris DADA