Santé/ L’OMS décide d’en finir avec la résistance aux antimicrobiens en Afrique

Santé/ L’OMS décide d’en finir avec la résistance aux antimicrobiens en Afrique

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Depuis Mars 2016, le bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique a entamé des sessions de formation à l’endroit des points focaux nationaux de la région pour l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’action contre la résistance aux antimicrobiens. A ce jour, 34 pays sur 47 ont été déjà formés et sont actuellement à différents niveaux du processus d’élaboration de leurs plans. Ce mardi se sont ouverts à Lomé, les travaux d’un 4ème atelier de formation de ces points focaux nationaux venus de 10 pays d’Afrique.

Initiée par l’OMS, cette rencontre régionale de quatre jours, donne l’occasion aux points focaux nationaux impliqués dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens de renforcer leur capacité afin de développer les plans pays sur la résistance antimicrobienne. Ceci, dans un cadre multisectoriel à travers une approche dénommée « une seule santé » impliquant aussi bien la santé humaine, animale que les secteurs agricole et environnemental.

Selon l’OMS, la résistance aux antimicrobiens est un problème majeur de santé publique qui nécessite un ensemble d’interventions et des équipes pluridisciplinaires. L’institution souligne que selon une étude récente, la résistance aux antimicrobiens pourraient entrainer chaque année, 10 millions de décès et une réduction de 2 à 3,5 % du PIB d’ici 2050.

« Les microbes, à la faveur de l’usage irrationnel voire anarchique des antibiotiques, vont progresser pour développer des résistances et le phénomène prend chaque jour, une ampleur plus grande », a expliqué à l’ouverture des travaux, Gado Napo-Koura, secrétaire général du ministère de la santé et de la protection sociale.

« L’utilisation peu rationnelle des antimicrobiens dans les secteurs de la santé humaine, animale, agricole et environnementale a exercé une pression de sélection substantielle entrainant une escalade pandémique de la résistance aux antimicrobiens », fait savoir pour sa part, la représentation de l’OMS au Togo.

L’atelier de Lomé qui rassemble près de 80 participants, permettra ainsi de maintenir le cap dans cette lutte contre la résistance aux antimicrobiens dans les pays africains. Il est facilité par des personnes ressources, spécialistes de la santé humaine, animale et environnementale, venant de l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres milieux professionnels.

David