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La STT et le SYNPHOT annoncent de nouvelles grèves pour la semaine prochaine

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Nadou Lawson, Coordinatrice de la STT
Nadou Lawson, Coordinatrice de la STT
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La grogne sociale s’est intensifiée cette semaine avec notamment une grève sèche lancée depuis mardi dernier par le Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) de même que la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) qui a décidé de passer à la vitesse supérieure en demandant à tous les agents relevant du secteur de l’administration publique d’observer une cessation de travail de 120 heures à partir de lundi 19 mars prochain dans tous les services de l’administration publique au Togo.

La STT exige la libération pure et simple de ses membres embastillés à la prison civile de Kara, de même que l’abandon des poursuites à l’encontre de son point focal dans la Kara, Claude PELELEM toujours sous contrôle judiciaire.

Ces exigences viennent s’ajouter aux autres points de la plate forme revendicative de la Synergie qui portent entre autres sur : le doublement de la valeur indiciaire, la réinstauration de l’indemnité de départ à la retraite et de l’apurement de ses arriérés à tous les retraités de même que l’élaboration, l’adoption et l’application de tous les statuts particuliers identifiés par la loi portant statut général de la fonction publique.

Le STT se dit tout de même être disponible pour toute participation à la résolution des doléances.

D’un autre côté, c’est le Synphot qui, en assemblée générale ce vendredi au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO) de Lomé, a lancé une nouvelle grève sèche de 3 jours pour la semaine prochaine pour réclamer de meilleures conditions de travail notamment l’amélioration du plateau technique dans les formations sanitaires publiques du pays.

Ils disent ne pas comprendre « le mutisme du ministre de la santé » qui selon eux, n’a jamais cherché véritablement à engager de discussions franches avec les responsables du Synphot au sujet de leur plateforme revendicative. Les membres du SYNPHOT sont même allés plus loin en demandant la démission du ministre de la santé, Pr. Poustafa Mijiyawa de même que l’arrêt du « harcèlement contre les médecins.

Comme la semaine dernière, les centres hospitaliers et de santé resteront encore fermés la semaine prochaine sur toute l’étendue du territoire si rien n’est fait d’ici là. Seul le service minimum sera assuré dans certains départements (réanimation, hémodialyse et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS).

Cris DADA