Togo/ Des affrontements et dégâts matériels à la suite de l’arrestation d’un...

Togo/ Des affrontements et dégâts matériels à la suite de l’arrestation d’un Imam jugé proche de Tikpi ATCHADAM

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Image de la destruction des locaux d’un édifice
Image de la destruction des locaux d’un édifice
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La ville de Sokodé dans la région centrale a connu dans la soirée du lundi 16 octobre, des scènes d’affrontement entre des jeunes manifestants et les forces de l’ordre. A l’origine, l’arrestation d’un Imam du nom de Alfa Alassane Mollah jugé proche de Tikpi Atchadam, leader du Parti National Panafricain PNP (opposition).

Les informations et images ont fait le tour des réseaux sociaux toute la soirée. A Sokodé, considérée comme le fief du PNP, des jeunes ont dressé des barricades et brûlé des pneus sur les rues de la ville. L’on signale beaucoup de dégâts matériels avec des édifices publics et privés incendiés. Les forces de l’ordre ont fait l’usage de gaz lacrymogènes afin de pouvoir disperser les jeunes manifestants. Les mêmes scènes de violences sont signalées à Bafilo, un peu plus au nord de Sokodé.

En soutien aux manifestants de Sokodé, certains jeunes de Lomé notamment d’Agoè Nyivé dans la banlieue nord de Lomé ont également érigé des barricades et brûlé des pneus sur la route nationale numéro 1 du côté d’Atsanvé non loin de l’Eglise Catholique. Ils ont été dispersés par les forces de l’ordre. Des courses poursuites ont été également signalées dans les quartiers environnants pour dissuader les jeunes visiblement très remontés.

Selon les informations, Alfa Alassane Mollah aurait été arrêté par un groupe de militaires et de gendarmes aux environs de 18h30 à son domicile devant ses femmes et enfants. Aux dernières nouvelles, il serait conduit à une destination inconnue.

Au demeurant, ces nouveaux affrontements ravivent encore davantage, la tension dans le pays à la veille de nouvelles manifestations de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition qui exigent des réformes politiques notamment le retour à la Constitution de 1992.

Cris DADA