Des militants de l’opposition dans les rues de Lomé (archives)

Togo/ En attendant le dialogue, l’opposition annonce de nouvelles manifestations

Alors que les tractations se poursuivent pour l’ouverture dans les prochaines semaines d’un dialogue en vue d’une sortie de crise, la coalition des 14 partis de l’opposition togolaise annonce de nouvelles manifestations les mercredi 29, jeudi 30 novembre et le samedi 02 décembre 2017.

Après les 16, 17 et 18 novembre derniers, ces partis de l’opposition et leurs militants seront encore dans les rues de Lomé et de certaines localités de l’intérieur du pays pour des manifestations politiques.

Les revendications n’ont pas varié et concernent entre autres : le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral, l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger. Dans un communiqué, l’opposition affirme par ailleurs organiser ces marches pour non seulement condamner les propos qu’elle qualifie de « haineux », du Chef de l’Etat lors de son passage le 10 novembre dernier au camp militaire de Témédja, mais aussi dénoncer les « répressions sauvages » des manifestations des mois d’août, de septembre et d’octobre derniers ; lesquelles manifestations avaient fait plus d’une dizaines de morts de même que des blessés et d’importants dégâts matériels.

La coalition exige également qu’une enquête indépendante soit diligentée afin de situer les responsabilités à propos des violences enregistrées lors de ces dernières manifestations.

Les médiations quant à elles se poursuivent en vue de l’ouverture du dialogue de sortie de crise annoncé par le Gouvernement. Le sujet est abordé lors des déplacements effectués cette semaine par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé qui était entre lundi et mardi auprès de ses homologues ivoirien Alassane Dramane Ouattara et nigérian Muhammadu Buhari. D’un autre côté, une délégation de la coalition de l’opposition a également échangé entre mardi et mercredi à Paris avec le Président guinéen Alpha Condé, Président en exercice de l’Union Africaine.

Par ailleurs, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, mandaté par ses pairs de la CEDEAO, a également reçu au cours de la semaine, l’ancien ministre togolais de l’intérieur, François Akila-Esso Boko de même que Pascal Bodjona, ancien ministre de l’administration territoriale et ancien Directeur de Cabinet de Faure Gnassingbé pour des séances de travail autour des pistes de sortie de crise.

Aucune date n’est pour le moment annoncée pour le dialogue entre les protagonistes de la crise.

Cris DADA