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Togo / La CDPA demande aux députés de rejeter le projet de loi de finances gestion 2017

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Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la CDPA
Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la CDPA
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Dans un communiqué en date de ce lundi 26 décembre et signé de son secrétaire générale Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, la  CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains), un parti de l’opposition non parlementaire, a demandé aux députés de ne pas voter le projet de loi de finances gestion 2017 que les élus du peuple s’apprêtent à adopter cette semaine à l’Assemblée nationale.

Pour se justifier, la CDPA dit ne pas comprendre pourquoi une grande partie du projet de budget (35,72 % des dépenses) soit consacrée au remboursement de la dette au détriment des salaires qui représentent 15 % des dépenses au moment où la plupart des fonctionnaires du secteur de l’éducation sont actuellement en grève. « La CDPA aurait accepté ce projet de budget 2017 si la part des dépenses, consacrée à la SCAPE (Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi, ndlr) avait nettement dépassé la barre des 55, 61 % », peut-on également lire dans le communiqué.

La formation politique de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson dénonce aussi le fait que les dépenses en investissements ne créent pas selon elle, des emplois décents de qualité permettant aux jeunes d’accéder à des revenus à la hauteur des difficultés que connaissent les ménages. Elle réclame par ailleurs, un discours du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé sur l’état de la nation.

Pour rappel, c’est depuis le 15 Novembre 2016, que ce projet a été déposé sur la table des députés suivant les dispositions prévues par la Constitution. Selon le document, les prévisions budgétaires pour 2017, s’équilibrent en ressources et en charges à 1 218, 7 milliard de francs CFA contre 962, 8 milliards de francs CFA en 2016, soit une hausse de 26, 6 %. Le projet de loi de finances, gestion 2017, est essentiellement orienté vers la satisfaction des besoins sociaux auxquels elle consacre une très grande part des ressources ( 46,8  % ) ainsi que la réalisation de certaines infrastructures qui sont dans un état d’exécution  avancée, et le renforcement de la gouvernance.

Cris DADA