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Togo/ Crise politique : Le Gouvernement prend des mesures d’apaisement et annonce l’ouverture d’un dialogue

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Komi Sélom Klassou, chef du Gouvernement
Komi Sélom Klassou, chef du Gouvernement
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Le gouvernement togolais réagit face aux multiples appels en faveur de l’ouverture d’un dialogue pour résoudre la crise sociopolitiques qui traverse le pays depuis le 19 août dernier. Dans un communiqué publié ce lundi, il a en effet pris un certain nombre de mesures d’apaisement au rang desquelles, l’ouverture prochaine à Lomé d’un dialogue entre les acteurs de la classe politique.

Depuis le début de cette crise, beaucoup d’observateurs, de médiateurs et autres analystes de même que des organisations internationales et de la société civile togolaise n’ont cessé d’appeler les acteurs à privilégier le dialogue pour une sortie de crise. Ce sera bientôt chose faite. Aucune date n’est pour le moment avancée.

Autre décision du Gouvernement, celle de prendre les mesures nécessaires à la remise en liberté de 42 personnes interpellées, jugées et condamnées par diverses juridictions dans le cadre des récentes manifestations violentes, la restitution des motocyclettes saisies à Lomé lors de la manifestation du 07 septembre 2017 après 22 heures, et la levée du contrôle judiciaire de Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, dans la procédure des incendies des marchés.

Le Gouvernement explique que ces mesures témoignent de sa détermination à promouvoir le retour au calme ainsi qu’un climat d’apaisement et de sérénité indispensable pour la recherche de solutions crédibles et durables à la question des réformes politiques.

Il a par ailleurs émis le souhait que toutes ces initiatives conduisent les partis politiques à agir avec la plus grande retenue et responsabilité et à œuvrer pour l’intérêt national afin que la paix et la cohésion nationale soient sauvegardées.

Ces annonces interviennent à la veille de trois nouveaux jours de manifestations de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition ces 07, 08 et 09 novembre pour exiger des réformes politiques notamment le retour à la Constitution originelle de 1992 avec toutes ses conséquences, la révision du cadre électoral avec l’effectivité du droit de vote de la diaspora, la libération des prisonniers politiques et le déverrouillage des institutions de la République entre autres.

D’aucun estiment déjà qu’il s’agit d’une petite victoire de l’opposition qui avait toujours affiché sa volonté de maintenir à travers les manifestations, la pression sur le pouvoir de Faure Gnassingbé jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

Nous osons croire que la crise de confiance qui a toujours régné entre les acteurs de la classe politique fera bientôt place à un dialogue franc et sincère pour le bien de tous.

Depuis le 19 août, le pays est en proie à des manifestations à l’appel de l’opposition. Lesquelles manifestations aboutissent souvent à de violents affrontements avec les forces de l’ordre causant des morts (plus d’une dizaine à ce jour), des blessés, des destructions de biens publics et privés avec des arrestations.

David