Togo : Les engagements du gouvernement face aux problèmes du secteur éducatif

Togo : Les engagements du gouvernement face aux problèmes du secteur éducatif

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Gilbert Bawara et le Premier ministre
Gilbert Bawara et le Premier ministre
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Le premier ministre Komi Sélom Klassou a réceptionné vendredi des mains du ministre Gilbert Bawara en charge de la fonction publique, les conclusions des travaux du groupe de travail mise en place le 18 janvier dernier en vue d’examiner les mesures susceptibles de régler les revendications qui sous-tendent les grèves des enseignants. Le Chef du gouvernement a à cette occasion, réitéré l’engagement du Gouvernement à continuer par favoriser dans une approche globale, la recherche de solutions idoines aux problèmes du secteur éducatif.

Au sujet des doléances formulées par les syndicats de l’éducation, relatives à l’intégration des enseignants auxiliaires dans le cadre des fonctionnaires de l’Etat, il a rassuré le corps enseignant de l’approche pragmatique du gouvernement. Dans ce sens, il faut retenir que 12 747 enseignants (ayant fourni leurs dossiers complets) ont reçu leurs actes de nomination avec effet à compter du 1er janvier 2017.  Le Gouvernement a également décidé de mettre en place une Cellule ad hoc chargée de régler le problème des enseignants concernés par la question des cotisations ou prélèvements opérés sur le salaire de certains enseignants auxiliaires avant leur intégration dans le cadre des fonctionnaires.

Le chef du gouvernement a aussi rappelé que des mesures incitatives ont toujours été appliquées au secteur de l’éducation et continuent d’être améliorées. « Au sujet de la grille salariale, à diplôme égal le citoyen qui choisit la profession enseignante est recruté et classé dans une catégorie supérieure par rapport à un autre qui est recruté dans l’administration générale », a-t-il souligné.  A ces avantages spécifiques en faveur des enseignants viennent s’ajouter d’autres notamment les primes de rentrée et de bibliothèque, la prime d’incitation à la profession et l’allègement du volume horaire eu égard aux contraintes de la profession.

Au sujet de la question du statut particulier que réclament les enseignants grévistes, Komi Sélom Klassou a rassuré que le gouvernement étudiera ce cas « avec beaucoup d’intérêts et dans un délai record » de même que tous les défis et préoccupations ayant fait l’objet des conclusions du groupe de travail qui selon lui, vont également être examinés avec la même attention.

Tout en déplorant les agissements de certains enseignants et responsables syndicaux et les violences exercés par des élèves aussi bien dans les établissements scolaires que sur les voies publiques, il a invité tous les acteurs du système éducatif à œuvrer pour un climat de confiance et de sérénité pour la poursuite normale des activités scolaires.

Il faut rappeler que l’année scolaire est perturbée depuis la rentrée par des grèves perlées lancées par quatre syndicats regroupés au sein de la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET). La Coordination réclame entre autres, l’abrogation du corps des enseignants auxiliaires et leur reversement dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement, l’indemnité de logement pour le personnel de l’éducation et pour toute la carrière, la prime de travail de nuit et la prime de salissure à intégrer au budget de 2017, en attendant l’adoption du statut particulier.

Beaucoup ne comprennent donc pas le fait que la CSET reste malgré tout fixé sur sa position en annonçant une nouvelle grève de 72 heures les 13, 14 et 15 mars prochains en estimant que les conclusions des travaux du Groupe de travail ne prennent pas véritablement en compte les revendications de sa plateforme surtout le versement d’une prime « conséquente » en attendant l’adoption du statut particulier des enseignants.

Cris DADA