Togo/ Manifestation : La marche de ce jeudi dispersée à coups de...

Togo/ Manifestation : La marche de ce jeudi dispersée à coups de gaz lacrymogènes

SHARE
Dispersion des manifestants au carrefour Déckon à Lomé
Dispersion des manifestants au carrefour Déckon à Lomé
image_pdfimage_print

Les manifestations de la coalition des 14 partis de l’opposition étaient à leur deuxième journée ce jeudi pour le compte de cette semaine. Partis des trois points de départ notamment Atikoumé, Adéwi et Bè Gakpoto, les manifestants de Lomé se sont retrouvés au carrefour commercial de Deckon qu’ils voulaient transformer en point de chute comme c’était le cas hier mercredi, contrairement à ce qui était convenu avec l’autorité publique. La volonté pour les manifestants de transformer ce lieu commercial en point de chute n’a pas abouti cette fois-ci. Les manifestants ont été très vite dispersés à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre.

Quelques manifestants ripostaient par des jets de pierres. Le reste, ce sont des courses-poursuites dans les quartiers environnants avec des interpellations.

Pour exprimer leur colère, certaines personnes n’ont pas hésité à jeter sur la voie publique notamment sur l’avenue Maman N’Danida, des poubelles remplies d’ordures, chose plutôt rare. Certains usagers de la route seront dans la foulée invités par les forces de l’ordre à aider à ramasser les ordures sur la voie.

« Il n’est pas question de faire un meeting à Deckon », martèle le ministre de la sécurité et de la protection civile. Le Colonel Damehame Yark avait en effet à travers un communiqué, demandé aux organisateurs de la marche  et aux manifestants de respecter scrupuleusement les itinéraires définis de commun accord et tant qu’ils ne respecteront pas l’ordre, ils seront dispersés.

Face à la presse en début de soirée, le ministre Yark a indiqué que cette situation pouvait être évitée si les organisateurs de la marche avaient respecté les clauses des rencontres préparatoires, expliquant que c’est la plage qui avait été retenue comme point de chute de la manifestation et non le carrefour Deckon.

« C’est un centre commercial où certains compatriotes font leurs affaires », a-t-il ajouté, avant de qualifier les responsables de la coalition de « criminels ». L’intention de l’autorité n’est pas d’empêcher les marches, explique le ministre Yark, et d’exprimer la disponibilité du Gouvernement à continuer par encadrer les manifestations publiques.

Cris DADA