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241,5 millions de dollars du FMI en appui aux réformes économiques et financières au Togo

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Sani Yaya, ministre togolais de l'Economie et des finances
Sani Yaya, ministre togolais de l'Economie et des finances
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Au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC), le Fonds Monétaire International (FMI) vient d’approuver un nouvel accord triennal en faveur du Togo pour un montant de 241,5 millions de dollars américains en appui aux réformes économiques et financières entreprises par le pays.

Le Conseil d’administration du FMI a décidé d’un décaissement immédiat de 34,5 millions de dollars américains avec un reliquat qui sera échelonné sur la durée du programme (trois ans), sous réserve de revues semestrielles relatives à l’application d’une série de réformes économiques.

L’objectif est de consolider la stabilité macroéconomique et de promouvoir une croissance durable et inclusive. « Les résultats de l’économie togolaise ont été solides ces dernières années, avec une croissance soutenue et une inflation basse. La croissance a été portée par le niveau élevé des investissements publics qui ont été engagés pour s’attaquer aux déficits considérables des infrastructures », a relevé Tao Zhang, Directeur général adjoint du FMI.

Il note cependant que « ces dépenses d’équipement ont aussi fait monter la dette publique et la pression sur le service de la dette, ce qui a évincé les dépenses sociales nécessaires ».

« Le nouvel accord au titre de la FEC appuiera les efforts déployés par les autorités pour assainir les finances publiques, tout en préservant l’espace nécessaire pour engager des dépenses de lutte contre la pauvreté. La gestion des finances publiques et de la dette sera renforcée, de même que l’administration des recettes », a-t-il indiqué.

Portée par les investissements dans les infrastructures et une production agricole vigoureuse, la croissance économique du Togo a été soutenue ces dernières années. Elle a atteint 5,2 % sur la période 2014-2016. Bien que la pauvreté reste concentrée sur le plan géographique, l’inflation a été maîtrisée et le taux de pauvreté est passé de 61,7 % en 2006 à 55,1 % en 2015.

Bruno O.