Agriculture togolaise : Une nouvelle politique basée sur des « agropoles »

Agriculture togolaise : Une nouvelle politique basée sur des « agropoles »

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« Une agriculture moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale, d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables à l’horizon 2030 » : telle est la vision de cette nouvelle politique agricole du Togo adoptée en décembre dernier. L’objectif à atteindre par cette politique estimée à  3 700 milliards de F CFA pour la période 2016-2030, est celui de contribuer à l’accélération de la croissance économique, à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie tout en assurant l’inclusion sociale et le respect de l’environnement.

La phase active de la mise en œuvre de la nouvelle politique agricole repose sur la création dans les régions économiques du pays, des pôles de développements agricoles dénommés « agropoles ». C’est d’ailleurs la principale stratégie envisagée dans la mise en œuvre de la nouvelle politique. Une telle option stratégique avait déjà été prévue dans l’axe 5 de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE) relatif à la promotion de l’émergence équilibrée des pôles de développement.

 A cet effet, déjà en 2016, un programme pilote « agropoles » sur la période 2016-2020 devrait être opérationnel d’abord dans trois régions du pays. « Le modèle d’agropole qui est recherché constitue un pôle intégré de développement autour de l’activité agricole. L’ambition d’une telle structuration est de réunir en un seul endroit et sous une même organisation opérationnelle axée sur les potentialités locales, sur les avantages comparatifs des sites concernés et les filières associées, les différents leviers permettant de sortir les populations de la pauvreté. Les agropoles seront également couplées au développement d’infrastructures diverses de soutien à de pôles de développement industriel ainsi qu’à de pôles de développement de services (services financiers aux entreprises et micro-entreprises, finance inclusive, services de télécommunication et télé-services)», précise le nouveau document de politique.

L’ambition affichée par les premiers responsables du développement agricole au Togo est donc grande. D’ores et déjà tous les acteurs impliqués sont appelés chacun en ce qui le concerne à jouer sa partition pour une modernisation de l’agriculture togolaise et par ricochet, accélérer la croissance économique et la réduction de la pauvreté dans le pays.

David SOKLOU