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Atakpamé : Des élues locales en formation pour un renforcement de l’accès des femmes à la terre

Un atelier de formation portant sur la thématique de l’accès des femmes à la terre regroupe du 29 au 30 novembre une vingtaine d’élues locales des cinq régions du Togo à Atakpamé.

Financée par la Fondation Konrad Adenauer et organisée par le réseau Wildaf-Togo, cette formation vise à mobiliser les élues locales pour leur contribution au renforcement des droits fonciers des femmes.

Elle a pour objectif de faire ressortir les responsabilités des participantes prévues par  le code foncier et domanial, de les mobiliser à jouer leur rôle à travers l’adoption d’une feuille de route et de susciter chez elles l’engagement à contribuer à l’accès des femmes à la terre.

Par cette rencontre, les élues locales vont non seulement connaître les dispositions en faveur des femmes dans le code foncier et domanial mais également le cadre juridique en faveur des droits de la femme et de comment faire la saisine.

Le préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh a à l’ouverture des travaux indiqué que malgré l’adoption du nouveau code foncier et domanial en 2018 par le Togo, l’accès des femmes au foncier a été de tout temps un problème crucial et le demeure encore aujourd’hui. Il a invité tous les acteurs à apporter leur contribution pour le renforcement des droits fonciers des femmes.

Pour Mme Kpedi Anne Collette, Directrice exécutive de Wildaf-Togo,  cette situation est due au recours au droit coutumier et la méconnaissance ainsi que la non effectivité des différents textes relatifs aux droits humains prônant l’égalité entre l’homme et la femme.

Le coordonnateur de Konrad Adenauer au Togo, M. Gblodzro Maurice a expliqué que les femmes rurales togolaises représentent 56, 4 % des actifs agricoles du pays et jouent un rôle important dans la production alimentaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le développement agricole, économique, social et environnemental du Togo.

« Pourtant elles sont marginalisées sans réel droit de propriété sur la terre empêchant tout investissement durable de cette dernière sur la terre », a-t-il fait savoir.

Depuis Atakpamé, Evrad Nomanyo