Éliminatoires CHAN 2020 : Les Éperviers locaux pour l’assaut final

Les Éperviers locaux sont à un match de la phase finale du prochain Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2020). Les protégés du coach Jean-Paul Abalo Dosseh jouent en effet leur qualification le 19 octobre prochain à Lagos au Nigeria pour le compte du match retour du dernier tour des éliminatoires de ce championnat exclusivement réservé aux joueurs locaux.

Dans le cadre des préparatifs de ce prochain match, 25 joueurs sont déjà convoqués pour des séances d’entrainement qui démarrent ce lundi 14 octobre au stade municipal de Lomé.

Il faut rappeler qu’au match aller, les togolais avaient largement dominé les Super Eagles à Lomé sur le score de quatre buts à un (4-1). La rencontre de Lagos s’annonce donc décisive pour une première qualification des Éperviers au CHAN, dont la prochaine édition se jouera au Cameroun.

Liste des joueurs convoqués :

ADJAHLI Kossivi Moise (GOMIDO), ADRY Kossi Agbéko (DYTO), AGBOZO Klousseh (DYTO), AHORO Kparo Jarry (GBOHLOE-SU), AIGBA Abdoul-Moubarak (AS OTR), AGORO Ashraf (ASCK), AKAKPO Junior (ENTENTE II), AMA TCHOUTCHOUI Kangnivi (GBOHLOE-SU), AMEKOUDI Kokouvi Dodzi (DYTO), BODE Abdoul-Sabourh (ASCK), DJANDJEDJA Sofoh (FOADAN), GBENYO Komla Hervé (GBOHLOE-SU), GNAMA Akaté (AS TOGO PORT), GUELI Koffi Mawukoenya (GBOHLOE-SU), ISSIFOU Moubarack (ASCK), KOUDAGBA Kossi Edem (ASCK), MOUSTAPHA Abdoul-Walilou (AS OTR), NANE Yendoutié Richard (ASCK), OURO-AGORO Ismaël (ASCK), OZOU Kossi Jean (ASCK), SALIFOU Kossigan Christian (MARANATHA), SOULEY Idrissou Ridwane (DYTO), TCHAKEI Marouf (ASKO). TOUDJI Messan (GOMIDO), ZONOR Ayayi (AS OTR).

David S.




Politique : La C14 exprime ses préoccupations au Groupe des 5

Dans son analyse de la situation sociopolitique actuelle du Togo à quelques mois de l’élection présidentielle de 2020, la Coalition de l’opposition (C14) est allée exprimer vendredi dernier, ses préoccupations au Groupe des cinq partenaires du Togo notamment l’Allemagne, les Etats Unies, la France, le PNUD et l’Union Européenne.

Au rang des préoccupations exprimées par ces partis de l’opposition, les conditions d’organisation de l’élection présidentielle (avant, pendant et après le scrutin), la question relative aux personnes arrêtées lors des manifestations et toujours détenues dans les prisons, et les mesures prises ces derniers jours par le gouvernement togolais concernant les communes du Grand Lomé à savoir le décret portant attributions et fonctionnement du district autonome du grand Lomé.

Selon ce décret, le District Autonome du Grand Lomé se présente comme une collectivité territoriale particulière dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière créée en vue d’exécuter des actions propres à la capitale dont certains volets d’aménagement, d’entretien et de fonctionnalité vont au-delà des compétences des communes.

« Cette démarche de la Coalition fait suite à l’appel qu’elle a lancé à la communauté internationale, lors de sa conférence de presse du 3 octobre 2019, ‘’afin qu’à l’instar des efforts des Nations Unies pour défendre la liberté de manifester, elle soutienne la volonté des togolais d’avoir droit à des élections équitables, libres et transparentes’’ », indique un communiqué de la C14 publié à l’issue de la rencontre.

La volonté de ce regroupement de partis de l’opposition est que le Groupe des 5 s’implique à travers un rôle de facilitateur, pour « aider le Togo à sortir de la longue crise qui hypothèque le développement de notre pays et ainsi, mettre fin aux souffrances des populations togolaises en quête légitime de démocratie et de bien-être ».

La Rédaction




Atakpamé : Relance de la culture du champignon grâce à un appui du PPAAO-Togo

A travers le sous-projet « Onction Divine » basé à Atakpamé, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO-Togo) promeut la culture du champignon comestible par la fourniture des équipements et des ressources nécessaires à l’amélioration des conditions de production et de transformation du champignon.

« Le PPAAO a soutenu la production du champignon dans notre localité en mettant à notre disposition des outils adaptés et efficaces pour la production des champignons. Un travail qui, au paravent se faisait manuellement et qui pouvait prendre jusqu’à deux semaines pour le séchage est réduit à quelques heures grâce au PPAAO », témoigne DJIDENOU Komlan, promoteur du sous-projet « Onction divine ».

« La demande se fait maintenant sentir de la part de la population et le travail est plus aisé. Au début nous étions à 550 kilos de champignon frais mais avec le soutien du PPAAO, nous sommes à plus de 9 tonnes 680 kilos de champignon pour 2 vagues de production avec une demande sans cesse croissante grâce à la qualité des champignons », a-t-il poursuivit.

Par cet appui, le PPAAO entend promouvoir la culture du champignon comestible à travers le transfert de technologies performantes aux jeunes à un niveau plus large pour se faire un emploi durable et contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population.

« A 1500 francs le kilo, nous parvenons à satisfaire la demande maintenant que la population reprend goût aux champignons », nous renseigne le promoteur.

Il faut souligner qu’en Afrique de l’ouest, les champignons comestibles ne sont pas très prisés par les populations locales. Dans les années 60 à 70, ils étaient régulièrement consommés en remplacement de la protéine animale. Mais très vite, les données ont changé : les champignons ont disparu de la ration alimentaire des ménages.

David S.




Économie : D’importantes décisions à l’issue de la réunion des ministres de la zone Franc

Réunis cette semaine à Paris, les ministres de la zone Franc ont réaffirmé leur engagement d’œuvrer pour le développement de la Zone et de mettre en œuvre ded politiques économiques soutenables axées sur la diversification économique et le renforcement de la mobilisation des ressources domestiques.

Les participants à cette réunion tenue dans un contexte économique marqué par une reprise de la croissance à l’échelle du continent africain, ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les plans de réformes structurelles agréés dans le cadre des programmes mis en œuvre avec le FMI afin d’améliorer la situation macroéconomique, de garder le cap d’une croissance inclusive et soutenable et de préserver la confiance des partenaires.

Les ministres des Finances, les présidents des institutions régionales et les gouverneurs des banques centrales ont en outre réitéré leur volonté de continuer à faire de la Zone franc, un espace de coordination active des politiques publiques, en lien avec les principaux bailleurs et institutions.

Cette réunion qui a pris fin vendredi, a été présidée par Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie. Ce dernier s’est déclaré « ouvert à une réforme ambitieuse de la Zone franc ».  Le ministre Le Maire a indiqué que si « Paris entend les critiques », la Zone franc « offre quand même de nombreux avantages ». « Etre ensemble, ça protège », a-t-il fait savoir.

Les enjeux des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui se tiendront à Washington du 17 au 19 octobre sur la base d’une présentation des administrateurs représentant la France et les pays d’Afrique francophone auprès des deux institutions, ont également fait l’objet de discussions au cours des travaux auxquels a pris part le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya.

Les rencontres de la Zone franc, qui ont lieu deux fois par an, permettent aux ministres des Finances, gouverneurs des banques centrales et présidents des institutions régionales de se retrouver et d’évoquer ensemble les sujets d’actualité économique et financière de la zone.  Les débats permettent d’aborder les sujets fondamentaux pour le développement des pays africains de la Zone franc que sont la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et la mobilisation des recettes fiscales.

Pour rappel, la Zone franc rassemble la France et quatorze (14) États d’Afrique sub-saharienne à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte-d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo (en Afrique de l’Ouest), le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad (en Afrique centrale), et les Comores.

David S.




Kpalimé : La campagne 2019-2020 de commercialisation du café et du cacao officiellement lancée

Le ministre du commerce, de l’industrie, de développement du secteur privé et de la promotion de la consommation locale Kodjo ADEDZE a procédé ce vendredi 11 octobre 2019 à Kpalimé (environ 120 km au nord ouest de Lomé), au lancement officiel de la campagne 2019/2020 de commercialisation du café et du cacao. M. ADEDZE avait à ses côtés son collègue Koutéra Noël BATAKA (ministre chargé de l’agriculture), et Anselme GOUTHON (Secrétaire général du Comité de Coordination des Filières Café-Cacao CCFCC).

Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Sogoyou Bèkèyi, le président du conseil interprofessionnel des filières café et cacao du Togo (CICC TOGO) étaient également présents à cette cérémonie  qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite des efforts du gouvernement togolais, pour développer et promouvoir les filières café et cacao à fort potentiel de croissance au Togo.

Le café et le cacao occupent en effet parmi les productions agricoles d’exportation traditionnelle, respectivement le 2ème et 3ème rang après le coton et contribuent à la formation de la richesse nationale pour 1,4% et celle du secteur agricole pour 5,5%.

En outre, d’après les résultats du dernier recensement agricole effectué en 2017 par la direction des statistiques, de l’information et de la documentation, ces deux produits sont cultivés par 31.203 producteurs sur une superficie de 38.058 hectares pour le café et 20.183 hectares pour le cacao.

Au Togo, la commercialisation du café et du cacao est supervisée par le CCFCC, structure parapublique placée sous la tutelle technique des ministères du commerce et de l’agriculture. Pour la campagne de commercialisation 2019-2020, les prévisions d’exportation sont estimées à 13 000 tonnes dont 6 000 tonnes pour cacao et 7 000 tonnes pour le café.

Selon le Secrétaire général du CCFCC M. GOUTHON Enselme, la campagne 2018-2019 a enregistré 40,5% de qualité supérieure et 59,5% de qualité courante pour le café ; 78% de qualité supérieure et 22 % de qualité courante pour le cacao. « On note ainsi une amélioration de la qualité des produits exportés au cours de la campagne 2018-2019 de commercialisation. Nous exhortons les acteurs à maintenir cette tendance qui permet de rendre plus compétitifs nos produits sur le marché », a-t-il précisé.

Le ministre du commerce a rendu un hommage mérité au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, non seulement pour ses multiples soutiens en faveur des différents acteurs des chaines de valeur, mais surtout pour son indéfectible effort de maintien de la paix et de la cohésion sociale sans lesquelles aucun développement n’est possible. Il  a par ailleurs remercié l’ensemble des partenaires et parties prenantes pour leurs soutiens et divers accompagnements en faveur du développement durable des deux filières.

Le ministre chargé de l’agriculture Noël Koutéra BATAKA a également rendu un hommage au président de la République, qui en lançant le 4 mars dernier le Plan National de Développement (PND 2018-2022), a consacré une place importante au secteur agricole.  Il a souligné que dans sa vision transformationnelle de l’économie togolaise, le chef de l’Etat a demandé un changement de paradigme, qui a été traduit par la dénomination même de l’axe 2 du PND relatif au développement des pôles de transformation agricoles et des industries manufacturées et extractives.

« Le Togo, petit producteur de café et de cacao, doit alors travailler sur la qualité de ses productions pour se positionner davantage sur les marchés de niche et gagner un différentiel de prix », a indiqué le ministre Bataka, remerciant au passage, les différents partenaires techniques et financiers en l’occurrence la Banque Mondiale (BM), le FIDA et la GIZ qui ne cessent d’accompagner le gouvernement dans les efforts de développement  économique  du Togo en général et en particulier dans le maintien de la production et de la commercialisation du café et cacao.

Il  a profité de cette occasion pour sensibiliser les acteurs de la filière café et cacao sur l’opération Téléfood 2019. Cette opération qui consiste à mobiliser des fonds pour développer à échelle  dans une approche innovante en mode accéléré, les capacités de 1000 jeunes et femmes à produire, transformer, créer et gérer leurs entreprises, suivant deux concepts appelés « camp mobile du futur » et « OnMAP » pour un budget de 782 514 900FCFA.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE




Togo/ Karité : Enfin une faitière nationale !

Les acteurs du secteur karité du Togo ont désormais leur faitière nationale. La Fédération Inclusive du Karité du Togo (Coopérative avec Conseil d’Administration), FIKATO COOP CA, a été portée ce vendredi sur les fonts baptismaux. C’est à l’issue d’un atelier national de validation des statuts et règlement intérieur et d’une Assemblée Générale Constitutive tenu les 10 et 11 Octobre 2019 au Palais des congrès de Kara présidé par le Préfet de la Kozah, en présence des représentants du Ministère de l’Agriculture, du ministère du Commerce et des représentants des faitières sœurs.

Madame Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA a été portée à la tête de cette faitière nationale regroupant  des pépiniéristes, des collecteurs, et des transformateurs du karité au Togo. La présidente Directrice Générale de la Société Togolaise du Karité, STK, qui est la pionnière de ce processus de réorganisation de la filière karité au Togo a été plébiscitée par l’assemblée des délégués de toutes les Unions Régionales des Coopératives de karité du Togo pour un mandat de quatre ans. Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA préside un bureau de 11 membres

« Je voudrais vous rassurer de mon entière disponibilité et mon engagement sans faille à défendre les intérêts de notre grande famille et de tous ses membres, que ce soit au Togo ou partout ailleurs dans le monde, dans la dynamique des efforts consentis par le président de la République, son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour gagner le pari de l’autonomisation des femmes surtout en milieu rural… », s’est engagée la nouvelle présidente de la FIKATO COOP CA.

C’est la première fois que la filière karité au Togo se dote d’une faitière nationale. La mise en place de cette fédération nationale des acteurs du karité est l’aboutissement d’un processus de réorganisation de ce secteur entrepris par Madame Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA  depuis  plus de deux ans et constitue une suite directe  des formations  des coopératives et des unions régionales des acteurs de la filière karité conformément à l’acte uniforme de l’OHADA. « Au moment où le gouvernement togolais sous la houlette du président de la République s’active dans la mise en œuvre du plan National de Développement 2018-2022, votre volonté de vous mettre ensemble dans cette faitière est à saluer car vous constituez un maillon important du PND notamment en son axe 2 », s’est félicité le préfet de la Kozah, le colonel BAKALI.

Classé dans le top 10 des grands pays producteur du karité en Afrique, le Togo dispose d’un fort potentiel de karité dans sa région septentrionale et compte  plusieurs milliers de femmes qui vivent des activités liées au karité. Ces dernières années, elles ont bénéficié des appuis multiformes de la Société Togolaise du Karité(STK), de la filière karité du Togo (FIKATO) et du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV).

Gaëtan K.




Informations hydrométéorologiques : Les journalistes outillés pour mieux informer les populations

Ils sont une trentaine de journalistes à prendre part ce jeudi à un atelier de formation sur les termes et expressions météorologiques et hydrologiques. C’est une initiative de la Direction nationale de la météorologie qui vise à permettre aux professionnels de médias de mieux informer les populations sur les phénomènes hydrométéorologiques.

Cette formation part du constat selon lequel, ces dernières semaines, l’ensemble de la sous région ouest africaine est sous l’emprise des phénomènes météorologiques avec des pluies diluviennes qui entrainent des conséquences négatives dans les zones les plus vulnérables.

Des informations hydrométéorologiques sont régulièrement élaborées en amont pour prévenir notamment ceux qui sont dans les zones les plus vulnérables à travers les communications sur les médias. Il s’agit donc de permettre aux diffuseurs d’informations que sont les Hommes de médias de mieux comprendre les termes et expressions hydrométéorologiques pour une meilleure sensibilisation des populations et par ricochet, une réduction des risques et catastrophes.

« Ces informations doivent être maitrisées et profiter aux populations vivant dans les zones les plus vulnérables. Cette formation vise à outiller les journalistes sur les termes météorologiques et hydrologiques pour qu’ils puissent les expliquer clairement aux utilisateurs surtout les populations vivants dans les zones les plus vulnérables afin que ces populations comprennent mieux l’information élaborée par les services météorologiques et hydrologiques », a expliqué Issaou Latifou, Directeur général de la météorologie nationale. Ce dernier avait à ses côtés, le Directeur adjoint de l’Agence nationale de la protection civile, Ouro-Salim Rahim.

Les échanges aux cours des travaux ont porté sur les prévisions quotidiennes de la météo, la communication sur les mécanismes de diffusion des informations météorologiques et sur les termes climatologiques, agro météorologiques et hydrologiques.

David SOKLOU




Journées FIFA : Le Togo affronte Cap Vert ce jeudi en France

Les Éperviers du Togo mettent à profit les journées FIFA (7-15 octobre) pour entamer les préparatifs des matchs éliminatoires de la CAN 2021. Les poulains du sélectionneur Claude Le Roy seront en effet face au Cap Vert ce jeudi 10 octobre pour un match amical international au Stade Parsemain à Fos Sur Mer en France.

En stage depuis quelques jours à Marseille, les Éperviers ont effectué hier mercredi, une nouvelle séance d’entrainement au stade Gabriel Nelet Lançon-Provence. En tout 20 joueurs ont pris part à la séance. Après des exercices de conservation du ballon, la séance a pris fin par une opposition.

Floyd AYITÉ est toujours attendu dans le groupe, nous apprend la Fédération. Selon la même source, Wilson Akakpo n’a pas obtenu son visa pour la France auprès du Consulat au Caire. David Henen qui devrait rejoindre le groupe, est retenu par son club de Charleroi. Des examens complémentaires auraient révélé que le joueur n’a pas complètement guéri d’une entorse au genou et nécessite encore quelques jours d’indisponibilité.

Toujours dans le cadre de ces journées FIFA, les Éperviers croiseront leurs homologues de la Guinée Équatoriale le 13 octobre au Stade Municipal de Mallemort.

Pour le compte des éliminatoires de la CAN 2021, le Togo sera face aux Comores et au Kenya entre le 11-19 novembre 2019.

David S.




COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 9 OCTOBRE 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 9 octobre 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Au cours des travaux, le Conseil a adopté :

– cinq (5) projets de loi et;

– un (1 projet de décret.

Au titre des projets de loi :

Le premier projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise la ratification de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, adoptée le 18 décembre 1990 à New York.

Dans le souci de protéger et d’améliorer le respect des droits de l’Homme pour les migrants et les membres de leur famille, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, dans sa Résolution 45/158 du 18 décembre 1990, la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Cette Convention exhorte les Etats membres à harmoniser leurs législations en matière de traitement de ces catégories de travailleurs.

Ce texte novateur incarne la promotion d’une protection internationale appropriée des travailleurs migrants tout en complétant les Conventions Nos 97 et 143 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) adoptées respectivement en 1949 et 1975 qui, malheureusement, excluaient certaines catégories de travailleurs migrants.

La ratification de cette convention permettra à notre pays, d’une part, de renforcer son arsenal juridique en matière de protection des droits des travailleurs migrants et, d’autre part, de bénéficier des appuis techniques et financiers des partenaires au développement pour le renforcement des capacités institutionnelles, humaines et matérielles en vue d’une meilleure prise en compte des questions de droits fondamentaux des travailleurs migrants.

Le deuxième projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise la ratification de la charte africaine sur la sécurité routière adoptée, le 31 janvier 2016, à Addis-Abeba en Ethiopie.

Cette charte vise à accélérer la mise en œuvre des programmes de sécurité routière à l’échelle nationale, régionale et continentale.

En contribuant à la coordination de la sécurité routière sur le continent, la Charte sur la sécurité routière crée un environnement permettant de réduire considérablement les accidents de la route.

La ratification de cette Charte permet donc à notre pays de renforcer son arsenal juridique et institutionnel en matière de sécurité routière en vue de réduire le taux des accidents de la route.

Le troisième projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise l’adhésion du Togo à la Convention internationale de Nairobi sur l’enlèvement des épaves. Adoptée au Kenya, le 8 mai 2007, la convention internationale de Nairobi sur l’enlèvement des épaves permet aux Etats de disposer d’un mandat juridique pour enlever ou faire enlever les épaves susceptibles de porter atteinte à la sécurité des vies humaines, des marchandises et des biens en mer, ainsi qu’au milieu marin.

L’adhésion à cette convention permettra à notre pays d’assurer la sécurité de la navigation dans son espace maritime et de protéger son milieu marin contre certaines formes de pollution.

Elle permettra également de garantir l’indemnisation en cas de localisation, de signalisation et d’enlèvement d’épaves dans les eaux sous juridiction nationale par les autorités togolaises.

Le quatrième projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel adoptée, le 27 juin 2014, à Malabo en Guinée Equatoriale. Dans le but de faire face aux enjeux et défis sécuritaires que pose l’ère du numérique, l’Union Africaine a adopté la convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel.

La ratification de cette convention vient soutenir les efforts du Gouvernement qui, à travers le Plan national de développement (PND), place le numérique au centre du processus de développement du pays. Elle permettra, d’une part, de renforcer le dispositif juridique et institutionnel national et, d’autre part, de bénéficier de la coopération d’autres Etats, notamment en matière de transactions électroniques, de promotion de la cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité.

Le cinquième projet de loi adopté par le Conseil des ministres porte attributions et fonctionnement du district autonome du grand Lomé. La loi n° 2019-006du 26 juin 2019 portant modification de la loi n° 2007-011du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, modifiée par la loi n° 2018-003 du 31 janvier 2018 a créé le District Autonome du Grand Lomé en son article 324-2.

Le District Autonome du Grand Lomé est une collectivité territoriale particulière dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière créée en vue d’exécuter des actions propres à la capitale dont certains volets d’aménagement, d’entretien et de fonctionnalité vont au-delà des compétences des communes.

Le District Autonome du Grand Lomé est l’autorité locale représentant la ville de Lomé dans son ensemble. Les compétences du District Autonome du Grand Lomé couvrent entre autres :

– l’assainissement de la capitale et de l’ensemble du Grand Lomé ;

– la protection de l’environnement ;

– la planification de l’aménagement du territoire du district autonome ;

– la promotion et la réalisation des actions économiques, sociales et culturelles.

L’Etat peut confier au District Autonome du Grand Lomé, la gestion des infrastructures d’importance nationale à caractère commercial sportif, sanitaire, culturel, etc. telles que les marchés et les hôtels etc. construits par l’Etat. Les organes de gestion du District Autonome du Grand Lomé sont :

  • le conseil du District Autonome composé pour moitié de conseillers élus par les communes du grand Lomé et pour moitié des personnalités nommées par le Président de la République conformément à la loi portant décentralisation et libertés locales
  • le gouverneur ;
  • le bureau du district. Le siège du District Autonome du Grand Lomé est fixé à Lomé au siège de l’ancienne mairie de Lomé.

Toutefois, le Conseil du District Autonome du Grand Lomé peut décider de se réunir à tout autre endroit du District Autonome du Grand Lomé après délibération et accord du Ministre de tutelle.

Le District Autonome du Grand Lomé regroupe les préfectures d’Agoè-Nyivé et du Golfe et les treize (13) communes de ces deux préfectures.

Au titre des décrets

Le projet de décret adopté par le Conseil des ministres fixe les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’appui aux collectivités territoriales.

La loi n° 2019-006 du 26 juin 2019 portant modification de la loi n° 2007-011 du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, modifiée par la loi n°2018-003 du 31 janvier 2018 a créé un fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), en remplacement du FACT créé par la loi du 13 mars 2007.

Contrairement à l’ancien FACT conçu sous la forme d’un établissement public financier doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, avec un risque de voir les ressources utilisées essentiellement pour son fonctionnement au détriment de l’appui aux collectivités territoriales, sous sa nouvelle forme, le FACT se présente comme un mécanisme de transfert de ressources aux collectivités territoriales, souple dans son organisation et son fonctionnement.

Le FACT a pour but d’assurer une mobilisation plus conséquente de ressources financières afin de permettre aux collectivités territoriales de faire face aux charges résultant des transferts de compétences.

L’adoption de ce décret permet de rendre opérationnel ce Fonds dans le but d’aider les collectivités territoriales et les autorités locales nouvellement élues à faire face aux nouvelles charges qui leurs sont dévolues.

 Fait à Lomé, le 9 octobre 2019

Le Conseil des ministres




Ogou : Le complexe forestier Atakpamé-Agbonou Nord bientôt aménagé

Le complexe forestier Atakpamé-Agbonou Nord va être bientôt aménagé. Le processus d’élaboration du plan d’aménagement de cette aire de la préfecture de l’Ogou a été officiellement lancé ce mercredi 09 octobre à Atakpamé en présence du préfet de la localité, M. Akakpo Edoh.

Financé par l’Union Européenne grâce au Programme d’appui  à la Lutte Contre le Changement Climatique (PALCC), ce processus d’aménagement s’inscrit dans le cadre du projet de mise en gestion durable des forêts étatiques par l’Office de développement et d’exploitation des Forêts (ODEF) à Atakpamé.

La cérémonie de lancement de l’élaboration du plan a été couplée d’une campagne d’information et de sensibilisation des chefs de villages et cantons, des présidents des Comités Villageois de Développement (CVD) et des Comités de développement des quartiers (CDQ).

Cette rencontre vise non-seulement à informer et sensibiliser les autorités administratives et locales sur les objectifs du projet, ainsi que les populations riveraines sur le démarrage prochain des études dans le cadre de l’élaboration du plan d’aménagement, mais aussi à présenter les responsables des équipes à la population et de recueillir leurs avis par rapports à leur  implication dans les activités.

Le Directeur Général de l’ODEF, M. Alaba Pyoabalo a indiqué que pour contribuer à l’atteinte des objectifs, il est prévu l’élaboration de plan d’aménagement de 11 forêts gérées par l’ODEF dont la forêt classée d’Amakpapé et le complexe forestier Atakpamé-Agbonou-Nord. Pour lui, cette activité nécessite la participation et l’adhésion des populations riveraines et des autorités administratives et locales.

Dans le cadre du projet, les experts et géographes aménagistes de l’ODEF auront à mener des études sociologique, de faune et de flore pour une planification et une gestion durable de cette forêt.

Il faut souligner que ce projet a déjà touché des zones comme Sirka dans la Kara, Aoumono dans la région centrale et Hahobaloe et Assrama-Tetetou dans les plateaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard Nomanyo