Atakpamé : WANEP -Togo outille les femmes sur les mécanismes de résolution pacifique des conflits communautaires

La branche togolaise du Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (WANEP -Togo) veut davantage impliquer les femmes dans la prévention et la résolution pacifique des conflits communautaires de même que la protection des droits humains.

Elles sont en effet 36 femmes (dont 24 femmes civiles et 12 femmes issues de la police et de la gendarmerie)  à entamer ce jeudi 17 septembre à Atakpamé dans la préfecture de l’Ogou, un atelier de deux jours qui devra leur permettre de renforcer leur implication dans les mécanismes locaux et nationaux de paix et de protection des droits humains.

Ces femmes seront notamment outillées pour mener des actions variées dans leur communauté afin de contribuer à la prévention et à la résolution pacifique des conflits communautaires.

La rencontre vise à susciter une appropriation du plan national du Togo relatif aux résolutions 1325 et suivantes par les femmes ciblées en vue de leur engagement dans les mécanismes locaux et nationaux de paix ainsi que de protection des droits humains en lien aux défis sociopolitiques et constitutionnelles.

Au cours de ces deux jours, les participantes seront édifiées sur les mécanismes de résolution pacifique des conflits et de protection des droits humains, les principes et valeurs dans l’édification de la paix et de la protection des droits humains, l’importance du professionnalisme et de l’équilibre émotionnel dans leur rôle d’actrice de développement et de paix.

En lançant les travaux de cette rencontre au nom de Mme la Ministre de l’Action Sociale, de la promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Mme TEBIE AMOUSSOU-KOUETETE Mazalo a indiqué que l’adhésion du Togo au programme d’action de Beijing a permis d’atteindre un bilan encourageant 25 ans après son adoption en matière de promotion de la femme dans ses douze domaines critiques.

Elle a néanmoins souligné que beaucoup de défis restent à relever dans le combat pour la consolidation de la paix. Elle a félicité et encouragé WANEP -Togo pour le travail qu’il abat sur le terrain au côté du gouvernement dans le cadre de la prévention des conflits et de l’implication de toutes les couches sociales dans la consolidation de la paix.

Cette initiative de WANEP -Togo s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités nationales et communautaires de prévention des conflits et violences et de la protection des droits de l’homme au Togo » financièrement soutenu par le Programme des Nations -Unies pour le Développement (PNUD).

Plusieurs autres personnalités ont pris part à la cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous  notamment le Préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh, le maire de la commune Ogou 1, Mme Kouigan Yawa Ahofa, l’experte en droits de l’Homme au PNUD Mme Assinou Dovo Ahoefa et M. Djaho Mandela, responsable des programmes à WANEP -Togo.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard NOMANYO




Claude Leroy : « Il faut reconstruire complètement l’équipe (…) »

Le sélectionneur national des Eperviers du Togo évoque l’état de forme de la sélection nationale de football du pays. Reçu dans l’émission Talents d’Afrique, Claude Le Roy est revenu sur les préparatifs des Eperviers pour des rencontres internationales prévues très prochainement.

« On est en train de travailler tous les jours pour programmer par exemple en ce qui nous concerne des matchs en Tunisie le 8 et 12, contre la République Centrafricaine et le Soudan mais il va falloir que tous les tests soient validés, que les visas soient donnés », a en effet indiqué le technicien français.

Il estime en outre qu’il faut un renouveau dans la sélection nationale des Eperviers du Togo.

« Il faut reconstruire complètement l’équipe, il y a du talent maintenant il va falloir les convaincre », a-t-il fait savoir.

Des noms de nouveaux jeunes sont évoqués à cet effet. Il s’agit notamment du togolo-camerounais Loïc Bessilé qui a signé à Bordeaux, Lilian Brassier qui appartient à Rennes, Etienne Amenyido (Osnabruck, Allemagne) et d’autres jeunes U20 qui évoluent du côté du Ghana.

La Rédaction




Atcha Dédji Affoh : « Je confirme que j’ai été infecté par le coronavirus (…)

Le Ministre Atcha Dédji Affoh des enseignements primaire et secondaire du Togo a donné mercredi, un émouvant témoignage, lui qui avait été infecté par le Coronavirus, puis guéri de la maladie après environs un mois passé à l’hôpital.

« Je vous annonce et je confirme que j’ai été infecté par le coronavirus. J’ai eu des symptômes. Oui, j’ai eu la Covid et je suis guéri. Le virus est là et c’est une réalité », a déclaré le Ministre Atcha Dédji Affoh lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Coordination nationale de riposte contre le Coronavirus au Togo.

Il a expliqué que tout a commencé vers le 10 août dernier avec le paludisme. L’état de santé s’est par la suite dégradé avec des vertiges et des maux de ventre par moment.

« Les signes devenaient un peu trop pour un palu. C’est alors que j’ai décidé jeudi d’appeler le coordonnateur de la riposte, Colonel Djibril (Coordonnateur de la riposte contre la Covid-19) pour lui expliquer la situation, et demander à faire un test ce Covid-19 car on sait jamais. Il m’a envoyé deux médecins qui sont venus me faire des prélèvements pour le test. Je suis parti au bureau très affaiblit. J’ai reçu les résultats le lendemain vendredi et c’est là que c’était avéré que j’ai été effectivement infecté par le virus », a-t-il témoigné, précisant que plusieurs autres membres de sa famille de même que son escorte ont été également infectés par le virus.

« L’adage qui dit aides toi et le ciel t’aidera, doit nous amener à ne pas tomber dans le fatalisme. Il faut que nous-mêmes nous prenions les précautions. Je ne peux pas affirmer aujourd’hui comment j’ai pu contracter le virus, malgré ma prudence, avec le respect de toutes les mesures donc personnes n’est à l’abri et nous sommes exposés », a-t-il ajouté.

Le ministre a invité la population à prendre conscience de la réalité du virus et de respecter les mesures barrières.

Cris DADA




Atakpamé : l’ONG « Odjougbo » et la FETAPH au chevet des personnes en situation de handicap

La Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (Fetaph) en partenariat avec l’ONG « Odjougbo (persévérance) » ont effectué ce 15 septembre, une opération de distribution de kits alimentaires à trente-cinq (35) personnes en situation de handicap de la préfecture de l’Ogou à Atakpamé.

Les kits sont composés de composé de riz, d’huile, du sucre et du savon entre autres.

L’opération est appuyée conjointement par l’Association Allemande de lutte contre la lèpre et la tuberculose (DAHW) et la fondation Espagnole ANESVAD qui intervient dans les maladies tropicales négligées notamment l’ulcère de burili, la lèpre et le pian au Togo.

C’est le coordonnateur de projets à la Fetaph, M. Bando Brice qui a procédé à la remise des dons au nom des deux organisations en présence des représentants desdits partenaires respectivement M. Badabadi Joseph et Fombo Koffi.

Il a expliqué que cette action a pour but de renforcer le système immunitaire des bénéficiaires handicapés, une couche essentiellement vulnérable dans cette période de Covid-19.

Du côté des partenaires financiers, ce geste entre dans le cadre du projet d’appui aux personnes très vulnérables au covid-19 initié par ces fondations. Selon eux, ce projet vise à aider les personnes vivant avec un handicap spécialement celles souffrant des maladies tropicales négligées à manifestation cutanée et aussi de tuberculose afin de les amener à pratiquer les mesures barrières pendant cette pandémie.

La coordinatrice de l’ONG « Odjougbo » Mme Odah Kawodjou Atchanhan a remercié les donateurs. « C’est une activité louable qui peut aider ces personnes dans le sens de la santé pour qu’ensemble nous puissions œuvrer pour leur meilleur devenir », a-t-elle déclaré.

Notons qu’ils sont au nombre de 1600 personnes au plan national à bénéficier de ces dons.

Depuis Atakpamé, Evrard NOMANYO




Togo/ Covid-19 : l’état d’urgence sanitaire prorogé de six (6) mois

Le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence sanitaire  pour un délai supplémentaire de six (06) mois, et celui autorisant la prorogation du délai d’habilitation du gouvernement à prendre par ordonnances des mesures relevant du domaine de la loi ont été adoptés ce mardi par l’Assemblée nationale.

C’était au cours de la 3ème séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2020 présidée par la Présidente de l’Assemblée nationale Yawa Djigbodi Tsègan en présence du Premier ministre Komi sélom Klassou.

C’est au regard de la hausse des chiffres liés à la Covid-19 et dans le souci de continuer par prendre de nouvelles mesures nécessaires à la riposte contre la Covid-19 que le gouvernement togolais a sollicité et obtenu des élus du peuple, le vote de ces nouvelles dispositions juridiques.

Selon le chef du gouvernement, la prorogation du délai d’habilitation a pour but de prendre de nouvelles mesures nécessaires ou de réajuster celles existantes contre la pandémie.

En effet, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, l’état d’urgence permet  notamment au pays d’adopter des mesures exceptionnelles de riposte sanitaire et de police générale qu’imposent les circonstances du moment.

Le Premier ministre est également revenu sur les différentes mesures et disposition prises par le gouvernement dans la lutte contre le Coronavirus : la mise en place des organes de gestion de la crise, le renforcement des équipements dans les centres de santé pour une prise en charge adéquate des personnes contaminées, l’assurance maladie spéciale pour le personnel soignant, les transferts monétaires pour soutenir les couches vulnérables, la sensibilisation des populations sur les gestes barrières contre le virus, l’accompagnement des entreprises entre autres.

« Pour soutenir toutes ces mesures, un Fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de FCFA a été également décidé et mis en place par le chef de l’Etat. Ce Fonds est destiné au financement de toutes les actions envisagées dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de riposte contre la Covid-19 », a-t-il ajouté.

La présidente de l’Assemblée nationale a pour sa part expliqué que la mise en place de ce régime dérogatoire en soutien Gouvernement est double : il s’agit d’une part de protéger au mieux les concitoyens à commencer par le personnel médical, et d’autre part limiter autant que possible, les graves dommages socio-économiques que provoque inévitablement la situation d’urgence sanitaire contraignante.

« De l’incertitude tant sur les aspects de ce virus que sur la disponibilité d’un vaccin, il nous faut répondre avec célérité, confiance et transparence », a indiqué Yawa Djigbodi Tsègan.

Elle a en outre exprimé l’engagement sans réserve de l’Assemblée nationale, avec la plus grande énergie qu’exige la menace, pour contribuer à l’éradication de l’épidémie sur l’ensemble du territoire national. Yawa Tsègan a pour finir encouragé le Gouvernement à poursuivre inlassablement les efforts afin que le Togo maitrise la situation sanitaire.

David S.




Togo : 73 422 candidats en examen pour l’obtention du BAC 2

Ils sont au total 73 422 candidats dont 28 400 filles à entamer ce mardi 15 septembre, les épreuves écrites de l’examen du Baccalauréat deuxième partie (BAC 2) pour le compte de l’année scolaire  2019-2020 au Togo.

Après les matières facultatives lundi, place aux choses plus sérieuses ce mardi avec notamment les  épreuves  de  français et d’histoire et géographie, dans le strict respect des mesures barrières contre le Coronavirus.

Afin de constater le bon déroulement des épreuves et  s’assurer  du respect  des mesures sanitaires contre la Covid-19, (port de masque, dispositifs de lavage de mains et la distanciation sociale), le ministre  de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr. Koffi Akpagana et son collègue des  Enseignements primaire et secondaire Affoh Atcha-Dédji, ont effectué une visite dans certains centres d’écrit de Lomé.

Ils se sont réjouis du bon démarrage de l’examen et ont par ailleurs encouragé les élèves au travail bien fait afin d’obtenir leur premier diplôme universitaire, le BAC 2.

L’innovation à cet examen pour le compte de cette année est l’introduction de la  vignette avec le code QR avec pour objectif de faciliter l’anonymat.

La rédaction




L’Université de Lomé célèbre ses 50 ans d’existence

L’Université de Lomé célèbre ce 14 septembre, ses 50 années d’existence avec diverses manifestations au programme.

Le 14 septembre 1970 naissait en effet l’Université de Lomé. D’abord dénommée « Université du Bénin », l’appellation sera plus tard modifiée par décret n° 2001-024/PR du 9 mars 2001. C’est alors que l’Université du Bénin devient Université de Lomé (UL).

Le jubilé d’or est marqué par plusieurs activités notamment le dévoilement du flambeau du cinquantenaire, le baptême de certaines rues du campus qui portent désormais les noms des personnalités qui ont marqué l’histoire de l’institution, la coupure de ruban de nouveaux bâtiments, l’inauguration de la retenue d’eau et de la scène de spectacle Bella Bellow.

C’est le 11 septembre dernier que les manifestations ont démarré avec une prière musulmane.

Les premiers responsables de l’institution restent confiants en l’avenir à l’entame de ce nouveau cycle de cinquantenaire plein de défis.

Première Université publique du Togo, l’Université de Lomé est un établissement d’enseignement supérieur public créé par décret N°70-156/PR du 14 septembre 1970.

David S.




Jocelyne Caballero, nouvelle ambassadrice de France au Togo

Mme Jocelyne Caballero est la nouvelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République togolaise. Elle succède ainsi à Marc Vizy en fin de mission dans le pays.

Le décret de nomination de Jocelyne Caballero a été rendu public le 12 septembre dernier par l’État français.

La nouvelle ambassadrice de France au Togo est au service de la diplomatie française depuis 1981. Elle a occupé différentes fonctions diplomatique dans divers pays. Elle fut également représentante permanente de la France auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg.

Conseillère des affaires étrangères hors classe, Jocelyne Caballero est avant sa nomination au Togo,  ambassadrice de France en Andorre.

La Rédaction




La production agricole affectée par des pluies diluviennes au nord Togo

A l’image de l’ensemble de l’Afrique de l’ouest, de fortes pluies ont été enregistrées ces derniers jours au nord Togo, entrainant d’énormes dégâts matériels impactant fortement les activités des agriculteurs.

Cette situation indésirable intervient après les poches de sécheresse des mois de juillet et août.

Selon le ministère en charge de l’agriculture, des centaines d’hectares de champs sont inondés, induisant par endroit le besoin de reprise de certaines opérations culturales et  compromettant les récoltes dans ces zones du pays.

« Du côté  de Dankpen (région de la Kara, ndlr), les champs  sont devenus de véritables pataugeoires », notent les responsables du département en charge de l’agriculture qui ont rencontré jeudi dernier, quelques habitants des localités sinistrées à qui ils ont apporté leur compassion.

La délégation du ministère a eu à évaluer les dégâts, réconforter les populations et prospecter les voies et moyens pour  accompagner les producteurs à reconstituer leur capacité productive.

La Rédaction




Un talk show pour promouvoir la paix et la cohésion sociale à Atakpamé

Un talk show consacré à la promotion de la quiétude, le vivre ensemble et les droits de l’homme a été animé ce samedi 12 septembre à l’évêché d’Atakpamé autour de la thématique centrale : « promouvoir la paix et la cohésion sociale à travers les débats citoyens dans les collectivités locales ».

Organisée par le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH) avec l’appui de « Peace Bulding Found (PBF) » à travers PNUD, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de du programme dénommé « Togo Peace Tour » qui se déroulera dans diverses autres localités du pays.

A Atakpamé, elle a permis aux participants non seulement d’appréhender la culture des débats citoyens comme un outil de prévention et de lutte contre les crises sociopolitiques et culturelles, mais aussi de s’engager à faire du dialogue, un moyen de préservation de  la cohésion sociale, même dans un contexte de crise sociopolitique.

Le Talk-show a réuni un public cible varié composé de jeunes, de femmes, de leaders locaux et d’acteurs sociopolitiques autour de sujets sociaux et culturels qui nourrissent les stéréotypes, les crispations et les situations de violences et de conflits.

Axé sur le sous-thème « la corruption est-elle un mal nécessaire ? », les discussions se sont déroulées sous la conduite d’un animateur et sous la forme de débats couronnés par l’avis de l’expert invité pour l’occasion à savoir M. Amétépé Hanam, président de l’ONG ODHI et président des Ong et associations des Plateaux.

Ainsi, deux équipes de débateurs composées chacune de deux personnes se sont affrontés à travers des arguments et exemples de la vie quotidienne sur le oui et le non en réponse à la question. Les réactions ont été recueillies dans la salle dans la rubrique « A VOUS LA  PAROLE » suite au débat.

Pour boucler la boucle,  la synthèse a été faite par l’expert Amétépé Hanam. En faisant le tour d’horizon de ce fléau, il a  amené ses interlocuteurs à comprendre le danger de celle-ci sur tous les pays, surtout ceux en voie de développement comme le Togo ; un fléau qui engendre d’énormes conséquences sur le développement socio-économique et fragilise le renforcement de la démocratie.

Le directeur exécutif du CDFDH, M. Etse K. Godwin a souligné que cette session vise à créer dans les différentes localités du Togo, des cadres d’échanges et de dialogue entre les citoyens autour des sujets qui nourrissent les stéréotypes, les crispations et les conflits au sein des communautés. L’ouverture de la séance a été présidée par M. Toyo Yao, 2ème Adjoint au maire de la commune Ogou 1.

Les mêmes travaux se poursuivent jusqu’au 24 septembre prochain avec de différents autres sous-thèmes dans le reste des préfectures de la région des plateaux et celle maritime.

Depuis Atakpamé, Evrard NOMANYO