David Gilmour

David Gilmour : « (…) le Togo va me manquer beaucoup »

Après 4 années de service, l’ambassadeur américain est arrivé au terme de sa mission au Togo. Ce lundi 18 février, David Gilmour est allé faire ses adieux au Premier ministre Komi Sélom Klassou. « (…) le Togo va me manquer beaucoup. Je serai toujours l’ami du Togo, un défenseur et un promoteur de votre pays au niveau de Washington DC. Cela a été un grand privilège pour moi d’être l’ambassadeur des Etats-Unis ici au Togo », a confié le diplomate américain.

Durant sa mission, David Gilmour a contribué au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les USA et le Togo. En termes de bilan, il a été l’un des artisans de la tenue en août 2017 du forum AGOA dans la capitale togolaise et de l’effectivité du programme américain Millenium Challenge Corporation (MCC) grâce auquel 35 millions de dollars US d’aide viennent d’être accordés au Togo. C’est également au cours de sa mission que le lancement du vol direct entre Lomé et New York a été effectué, dans le domaine du transport aérien.

Un dîner d’adieu a été organisé dans le soirée de ce lundi en l’honneur du diplomate.

Après le Togo, David Gilmour regagne le ministère américain des Affaires Etrangères à Washington au département en charge de l’Afrique de l’Est.

David S.




Une vue de l’assistance

Formation agricole : Rentrée académique 2018-2019 à l’Infa de Tové

Le Ministre Noël Koutéra Bataka en charge de l’agriculture, de la production animale et halieutique a procédé ce lundi 18 février 2019 à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), au lancement officiel des activités pédagogiques de l’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové pour le compte de l’année académique 2018-2019.  Quelques 486 étudiants dont 101 filles de cet Institut ont repris ce lundi le chemin des salles de cours après quelques mois de vacances.

La cérémonie d’ouverture des activités  pédagogiques de l’année académique s’est déroulée dans l’amphithéâtre dudit institut en présence du préfet de Kloto Bertin Koku ASSAN, du Directeur général de l’Infa de Tové Dr Soédji Kokouvi, du Directeur de cabinet, du Secrétaire général, du directeur régional et des cadres du ministère de l’agriculture.

Des autorités traditionnelles, administratives, militaires, civiles ainsi que des étudiants de l’Infa des Tové étaient également presents à cette cérémonie.

Le ministre Bataka a expliqué que dans le cadre du Plan National de Développement (PND 2018-2022), il est prévu dans l’axe II, la transformation du secteur agricole, et pour cela, il faut un capital humain, c’est à dire des ressources humaines qualifiées. « L’Infa de Tové étant l’un des centres qui pourvoit pour
l’ensemble du pays, des techniciens de terrain, il était important pour nous de venir exhorter aussi bien les étudiants que les enseignants à travailler, à réaliser  et à traduire dans les faits, la vision du Chef de l’Etat, en mettant à la disposition du pays, des personnes qualifiées pour la transformation du secteur agricole
», a-t-il souligné.

« Le PND prône un changement de paradigme, et la traduction de ce changement de paradigme, c’est aussi dans l’ensemble des dispositifs qui existent. Et pour cela, la formation devrait être aussi rénové, afin de permettre au pays de disposer des professionnels qualifiés et avoir des professionnels qualifiés, nécessite qu’ils aient un état d’esprit », a précisé le ministre.

Comme innovation, il a été décidé que tous les apprenants commencent leur formation avec des projets professionnels à améliorer avec les formations qu’ils recevront dans leur parcourt pour sortir qualifiés sur la base des plans d’affaires qui peuvent leur permettre de s’insérer facilement dans la vie professionnelles.

Créé en 1980, l’Infa de Tové est un établissement qui offre deux types de formations: diplômante  et continue. Il a pour mission entre autres de former des professionnels agricoles dans le domaine agro-pastorale, de recycler des agents de l’agriculture et des professionnels agricoles, d’apporter un appui pédagogique aux centres et institutions de formation agro-pastorales.

De notre correspondant à Kpalimé, Mensah ASSOGBAGUE




Une image des bénéficiaires

Décentralisation et orientation scolaire : L’ONG IJD poursuit ses programmes de formation des citoyens

L’ONG Initiatives des Jeunes pour le Développement (IJD) poursuit ses programmes de formation notamment en management des collectivités territoriales, management des projets et en éducateurs spécialisés. Une nouvelle vague vient de prendre fin avec une cérémonie de remise d’attestation aux participants organisée ce samedi 16 février au siège de l’organisation à Lomé.

C’est depuis 2018 que l’ONG IJD a entamé les programmes de formation en management des collectivités territoriales et celui des projets afin d’accompagner l’Etat en termes de ressources humaines dans le cadre du processus de décentralisation en cours au Togo. Après eux mois de formation, les nouveaux récipiendaires sont en mesure d’accompagner les collectivités territoriales dans la gestion de leurs affaires également dans la mise en œuvre des projets de développement.

Selon le Directeur exécutif de l’ONG IJD, les personnes qui ont suivi des formations en management des collectivités territoriales, sont formées dans la gestion des collectivités territoriales et également dans la formulation et la gestion des projets devant répondre au développement des populations à la base. « Nous estimons que le déficit en matière de ressources humaines peut être un handicap pour la réussite de la décentralisation, donc nous nous sommes levés très tôt pour former les citoyens qui seront capables d’aider les collectivités qui auront désormais la charge de la conception, la programmation et l’exécution des actions de développement des communautés à la base », a expliqué Pascal Edoh AGBOVE.

Sur le volet ‘management des projets ‘, les participants ont été formés pour qu’ils soient des « médecins du développement ». « Souvent, on a des problèmes mais on n’arrive pas à poser les vrais diagnostics pour trouver des solutions efficaces. A travers cette formation, nous les avons préparé à savoir comment diagnostiquer et mieux analyser les problèmes des communautés pour proposer des solutions idoines devant répondre durablement aux attentes de ces populations », a ajouté le Directeur exécutif de l’ONG IJD.

Il a par ailleurs précisé que pour ce qui concerne les éducateurs spécialisés, ce sont les partenaires américains de l’ONG IJD qui sont venus former les jeunes pour accompagner les efforts de l’Etat dans le domaine de l’orientation des jeunes. « Nous avons remarqué que les jeunes ne choisissent pas bien leur filière ce qui fait qu’ils ne se retrouvent pas à la fin de leur formation », a indiqué Pascal Edoh AGBOVE.

Ce dernier a souhaité que le Gouvernement puisse accélérer le processus de décentralisation afin que ces ressources humaines formées puissent être à la disposition des collectivités territoriales pour aider les populations à trouver les solutions à leurs problèmes.

David




Une image de la maquette

A propos de l’Hôpital « Saint Pérégrin » en construction à Lomé

C’est un projet qui s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2018-2022 notamment en son volet relatif au développement social et au renforcement des mécanismes d’inclusion. La construction de l’Hôpital « Saint Pérégrin », dont la pose de la première pierre a été effectuée ce 15 février à Agoè-Nyivé par la Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, se présente comme un centre de santé ultra-moderne et de reference.

La structure qui sera implantée sur un domaine de 60.000m2 dont 11.000 dédiés aux installations hospitalières de très courte durée et 7.000 aux infrastructures hôtelières, sera dotée d’un vaste plateau de consultations et d’interventions.

« Saint Pérégrin » prendra en effet en compte les services spéciaux à savoir la médecine interne, la maternité, la chirurgie, la cardiologie, la neurologie, la traumatologie, l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) avec possibilité de télémédecine et de télé-interprétation. Il est annoncé dès sa mise en oeuvre, environ 80.000 consultations, 10.000 hospitalisations et 3.000 naissances par an.

Selon les informations, le cadre de travail s’alignera sur les critères et les standards internationaux avec un environnement propre et rassurant. Le projet vise non seulement à faciliter l’accès aux soins de santé pour un grand nombre, mais aussi à réduire de manière sensible le taux de mortalité et de morbidité, à renforcer l’équité dans l’accès aux services de soins de santé et surtout réduire les évacuations sanitaires.

Portée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’Hôpital « Saint Pérégrin » allie rentabilité de placement et satisfaction socioéconomique des populations. « Nous sommes heureux d’accueillir deux représentants d’un hôpital américain pour des partenariats (…) ; La santé est un puissant vecteur de croissance socio-économique et un facteur réducteur de la pauvreté, car une population en bonne santé est une source intarissable de richesse et de productivité », a indiqué la Directrice générale de la CNSS, Mme Ingrid Awadé

Le coût de réalisaton est évalué à 17 milliards de francs CFA. Les travaux de construction sont prévus pour durer 12 mois.

La Rédaction




Mme Sandra Johnson et Kodjo Adedze

Environ 300 investisseurs attendus au 1er forum Togo-Union européenne

Créer un brassage entre les investisseurs togolais et ceux de l’Union européenne et attirer des financements étrangers pour la réalisation du Plan national de développement (PND 2018-2022), tel est le principal objectif du forum Togo-Union européenne dont la première édition est prévue les 13 et 14 juin prochains à Lomé.

L’annonce de cet évènement économique placé sous le thème « Bâtir des relations économiques durables et pérennes » a été effectuée ce mercredi 13 février au cours d’une conférence de presse animée par le gouvernement à Lomé.

Environ 300 investisseurs du Togo et de l’Union européenne (UE) et de hauts fonctionnaires togolais et représentants d’institutions internationales sont annoncés à ce forum. Ce dernier vise à promouvoir la destination Togo pour les investissements de l’Union Européenne en mettant en relief les multiples opportunités d’investissement qu’offre le Togo grâce à sa position stratégique et à ses atouts naturels qui lui permettent de desservir l’ensemble de la sous-région ouest africaine.

Le ministre togolais en charge du commerce, de l’industrie, du développement du secteur privé a expliqué que ce qui est également recherché à travers ce forum est qu’il y ait des signatures de partenariats entre investisseurs européens et togolais. « Chaque année, l’économie togolaise progresse (…) ; Le climat des affaires est amélioré et les réformes économiques sont faites. Il y a un cadre fiscal et douanier très incitatif. Le nouveau code général permet un meilleur investissement dans le pays. L’environnement nous est favorable. C’est un moment pour accroître la visibilité du Togo dans les 28 pays de l’Union Européenne », a indiqué Kodjo Adédzé.

Ce forum, à en croire Mme Sandra Johnson, Coordinatrice de la Cellule Climat des Affaires à la Présidence togolaise, balisera la voie à la mobilisation des opérateurs économiques étrangers pour des investissements au Togo.

L’initiative de ce rendez-vous est saluée et soutenue par l’UE pour qui toutes les conditions sont réunies pour un bon forum. Selon le représentant de la Cheffe de la Délégation de l’UE au Togo, le forum entre dans le cadre du nouveau partenariat de l’UE avec l’Afrique.

David




COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 13 FEVRIER 2019

Le Conseil des Ministres de ce mercredi 13 févier 2019 s’est délocalisé à Tabligbo (Préfecture de Yoto). Réuni sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, le Conseil a, au cours des travaux :

– étudié en 1ère lecture, un projet de décret ;

– adopté quatre (4) décrets ;

– écouté deux (2) communications ;

– et abordé des divers.

Le Conseil des ministres a étudié en 1ère lecture, le projet de décret fixant les conditions d’octroi et de retrait du droit d’accès au réseau électrique national de distribution, présenté par le ministre des mines et des énergies.

Le premier décret adopté par le Conseil porte sur les modalités de délivrance et de retrait de la licence pour la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique à base des sources d’énergies renouvelables.

Dans le cadre de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), le Gouvernement, sous la haute impulsion du Chef de l’Etat, s’est engagé à garantir à nos populations, l’accès des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable à l’horizon 2030 et à promouvoir les sources d’énergies renouvelables en vue de diversifier les sources de production d’énergie électrique, longtemps basées sur les énergies fossiles. C’est dans cette optique que s’inscrit l’initiative présidentielle « CIZO » qui a pour ambition d’électrifier 100 000 ménages ruraux en trois ans et 300 000 en cinq ans.

En vue de mettre en œuvre cette politique de promotion de développement des énergies renouvelables, il a été mis en place un cadre juridique approprié, notamment la loi n° 2018-010 du 8 août 2018 relative à la promotion de la production de l’électricité à base de sources d’énergies renouvelables.

Cette loi, pour son application effective, prévoit qu’un décret en conseil des ministres fixe les modalités de délivrance et de retrait de la licence pour la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique à base des sources d’énergies renouvelables.

Le deuxième décret adopté par le Conseil, porte attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de la cyber-sécurité.

La mise en œuvre de la stratégie nationale de développement des TIC entreprise par le Gouvernement, doit être accompagnée d’une réforme du cadre juridique et surtout institutionnel en vue d’assurer un renforcement de la sécurité et de la confiance dans le domaine du numérique. Conscient de la gravité des risques et menaces inhérents à l’expansion de la civilisation numérique, l’Assemblée nationale a adopté la loi n°2018-026 du 7 décembre 2018 sur la cyber-sécurité et la lutte contre la cybercriminalité.

Cette loi crée l’Agence nationale de la cyber-sécurité (Ancy) en tant qu’autorité en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information au niveau national, et renvoie à un décret pour son organisation et ses modalités de fonctionnement.

Le troisième décret adopté par le Conseil porte création, attributions, composition et fonctionnement du cadre de concertation des organes de contrôle des finances publiques. Les réformes entreprises par le Togo en vue d’assainir la gestion des finances publiques ont porté, entre autres, sur les corps de contrôle et l’exercice de leurs fonctions.

La transposition des directives de l’UEMOA sur le cadre harmonisé de la gestion des finances et la mise en œuvre de la norme de gouvernance de l’organisation internationale des institutions supérieures de contrôle (INTOSAI GOV 9150), ont entraîné de nouvelles attributions et exigences pour les différents corps de contrôle.

En vue de prendre en compte ces différents changements et les recommandations des différents diagnostics de la gestion des finances publiques réalisés par notre pays, il est apparu nécessaire de procéder à une relecture des textes régissant ces différents corps de contrôle et de créer une synergie entre ceux-ci à travers un cadre de concertation approprié.

Le quatrième décret adopté par le Conseil porte fixation du taux de l’intérêt légal au Togo au titre de l’année civile 2019.

Conformément à la loi uniforme n°2014-021 du 20 novembre 2014 relative au taux de l’intérêt légal dans les pays de l’UMOA, les intérêts légaux représentent l’indemnité due au créancier, à titre de dommages et intérêts moratoires, par le débiteur d’un engagement qui s’acquitte avec retard de l’exécution de celui-ci, à défaut d’un autre taux préalablement fixé par les parties pour le calcul du montant de réparation, en cas d’exécution tardive. Ainsi, l’article 2 de la loi susmentionnée prévoit que le taux d’intérêt légal, en toute matière, soit fixé par décret pour la durée de l’année civile. Pour cette année, ce taux est fixé à 4,5 %.

Au titre des communications:

La première communication présentée par le ministre chargé de l’administration territoriale est relative à l’organisation des élections locales. Le Gouvernement a entrepris un processus de décentralisation devant aboutir, à terme, à l’organisation des élections locales.

La première étape de ce processus, qui constitue l’un des axes forts du projet de société du Chef de l’Etat, a été l’adoption d’une feuille de route de la décentralisation et des élections locales, le 11 mars 2016 sur la base du rapport établi en 2015 par le comité technique mis en place à cet effet.

La deuxième étape a consisté au renforcement du cadre juridique indispensable à la mise en œuvre effective de la feuille de route à travers la modification de la loi n° 2007-011 du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales et l’adoption de la plupart des textes d’application.

La troisième étape du processus est relative à la communication sur la feuille de route et a été marquée par une vaste campagne de sensibilisation des populations aux niveaux régional, communal et cantonal ; l’objectif étant de les édifier sur les défis et les enjeux de la décentralisation.

La dernière étape de la feuille de route consiste en l’organisation des élections locales coïncidant avec l’adoption des derniers textes restants, notamment le décret fixant le ressort territorial de la troisième commune de Doufelgou et le décret définissant le cadre du règlement intérieur des communes, préfectures et régions.

En ce qui concerne le décret relatif à la gestion du fonds d’appui aux collectivités territoriales, il sera soumis à l’examen et à la délibération du conseil des ministres; le montage du financement pour la construction partielle des sièges des nouvelles mairies étant en cours de finalisation. Il faut noter que 1527 conseillers municipaux seront élus à l’issue des élections locales.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a été informé de l’arrivée du terme du mandat des membres de la CENI après l’adoption du rapport sanctionnant la fin du processus électoral, le 06 février 2019.

La deuxième communication présentée par le ministre chargé du développement du secteur privé, porte sur la tenue du premier forum économique Togo-Union européenne qui aura lieu les 13 et 14 juin 2019 à Lomé sur le thème “Bâtir des relations économiques, pérennes entre le Togo et l’union européenne”. Ce Forum s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2018-2022 qui fait du secteur privé, le partenaire clé devant contribuer à sa réussite.

En effet, le secteur privé joue un rôle stratégique dans le financement des 2/3 du coût global du PND estimé à 4620 milliards de francs CFA. Il faut souligner que le Forum économique Togo-UE a pour objectif de promouvoir la destination Togo pour les investissements de l’Union Européenne en mettant en exergue les multiples opportunités d’investissement qu’offre le Togo grâce à sa position stratégique et à ses atouts naturels qui lui permettent de desservir l’ensemble de la sous-région.

Il est attendu à ce Forum environ 300 entrepreneurs dont 150 entrepreneurs des pays de l’Union Européenne et 150 hommes et femmes, entrepreneurs du Togo ainsi que 100 hauts fonctionnaires togolais et représentants d’institutions internationales.

Pour une parfaite organisation de ce Forum, le Premier ministre a organisé une réunion préparatoire avec les ministres concernés le 31 janvier 2019.

Dans les divers, le Président de la République a exhorté les membres du Gouvernement à traduire en actions et mesures concrètes, les décisions prises tendant à rapprocher l’administration des citoyens qu’elle est censée servir.

En marge des travaux du Conseil, le Chef de l’Etat a conféré avec les populations de Yoto sur les enjeux de développement de leur milieu. Il les a sensibilisées sur les actions prioritaires prévues dans le PND et qui ont vocation à améliorer leur vécu quotidien.

Fait à Tabligbo, le 13 Février 2019

Le Conseil des ministres




Photo de famille au lancement du projet

Togo : Ma santé, mon école, un enjeu collectif !

Au Togo, le taux d’accès à l’hygiène et à l’assainissement est de 43 % et plus de 30 % des latrines scolaires de Lomé enregistrent plus de 100 élèves par cabine. De plus, la majorité des apprenants évolue dans un environnement scolaire peu salubre, peu sûr et peu protecteur ou la mauvaise santé est source d’absentéisme, d’abandon scolaire, de morbidité et parfois de mortalité en dépit des interventions ponctuelles de l’Etat et des ONG. Pour contribuer à palier à ce phénomène, l’association La Chaine de l’Espoir à mis en place un projet dénommé « ma santé, mon école, un enjeu collectif », afin d’aider à développer les capacités de la communauté scolaire et réduire à long terme, les facteurs mettant en péril la santé des élèves et leur apprentissage scolaire.

Les activités dudit projet financé par l’Agence Française de Développement, ont été lancées ce mardi 12 février à Lomé. Initié par l’association La chaine de l’Espoir en collaboration avec les associations Jeunesse et Avenir du Togo et Wash Volunteers, ce projet « ma santé, mon école, un enjeu collectif », propose une approche intégrée pour l’amélioration de la santé et du bien-être au sein des établissements scolaire du pays.

Il vise également le changement de comportement des élèves et de la communauté scolaire et sur le renforcement de leur capacité afin de leur donner des outils pour prévenir et agir eux-mêmes sur les facteurs qui mettent à risque leur santé et leur bien-être.

« C’est un projet qui développe quatre thématiques très intégrées, la thématique de la santé sexuelle et de la reproduction, de l’hygiène menstruel, de la non-violence et la thématique de l’eau, l’hygiène et assainissement à l’école. Il y a aussi une autre approche innovent qu’on appelle approche ‘Nyagbé’ ou au-delà de l’apprentissage dans les salles de classe, les enfants développent des compétences en matière d’écriture et d’expressions orale et cette approche est fait de façon inclusive où ce n’est pas seulement les élèves qui interviendront mais aussi les élèves peu timides chez qui on a déclenché un réveil pour qu’ils puissent contribuer eux même à leur propre développent », a souligné Espoir Komivi DaTCHIDI, chef projet éducation.

Pendant les trois (3) ans que va durer ce projet, plusieurs activités seront menées au sein même des établissements permettant de développer des capacités de prévention, d’éducation et de leadership des apprenants.

Pour ce faire, 100 élèves seront formés pour œuvrer et pérenniser les résultats dudit projet, des plates formes interclubs seront également mises en place afin de promouvoir des échanges entre les jeunes des différents clubs des établissements bénéficiaires du programme, le renforcement des compétences des membres des parents, des associations des parents d’élèves, du corps enseignant et des revendeuses de denrées alimentaires sur les thématiques de l’hygiène et assainissement, et enfin des actions de sensibilisation et de communication autour des problématiques de santé scolaire et autres thématiques clés seront organisées.

L’association La Chaine de l’Espoir a vue le jour en 2002 au Togo et les activités de son projet « ma santé, mon école, un enjeu collectif au Togo », couvrent 4 écoles à Lomé centre et le grand Tokoin.

Elisabeth S.




Le HCRRUN à Atakpamé

Le HCRRUN de nouveau au chevet des victimes non vulnérables dans les Plateaux

Des membres du Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) à savoir la Présidente, Mme Awa Nana Daboya et le 1er rapporteur, M.Wiyao Evalo sont depuis ce lundi à Atakpamé dans la région des Plateaux pour une nouvelle mission de prise en charge des victimes non vulnérables des troubles de 2005. Cette mission qui prendra fin le 16 février prochain se situe dans le cadre du prolongement de la mise en œuvre du volet indemnisation et programme de réparation entamée l’an dernier.

À la différence de Lomé où l’opération a pris en compte les victimes vulnérables, pour l’étape d’Atakpamé, elle s’occupera des victimes non vulnérables. Mme Awa Nana a émis le vœu que cette action symbolique de réparation permette aux victimes ou à leurs ayants droits de se sentir soulagé et à tous les Togolais de tourner la page du passé tourmenté pour envisager l’avenir avec optimisme car dit-elle, se réconcilier pour un mieux-vivre collectif au Togo n’est possible que par la tolérance, le pardon, le respect mutuel.

Une allocation de 5.000.000.000 F CFA issue de l’année budgétaire de 2018 est mise à la disposition du HCRRUN pour la poursuite de la prise en charge médicale et l’indemnisation des victimes de violence à caractère sociopolitique au Togo selon les recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR).

Selon M. Wiyao, cette deuxième allocation servira aussi à faire des réparations communautaires et à rendre hommage à certaines grandes personnalités qui ont marqué l’histoire du Togo. Après les Plateaux, la mission va se poursuivre dans la région centrale et celle de la Kara.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Abdel Fattah al-Sissi (©ROT)

Abdel Fattah al-Sissi succède à Paul Kagamé à la Présidence de l’Union Africaine

Le 32e sommet de l’Union Africaine s’est ouvert ce dimanche 10 février au siège de l’organisation continentale à Addis Abeba en Ethiopie avec le passage de relais entre le Président rwandais Paul Kagamé et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui a pris officiellement la présidence tournante de l’UA pour les douze prochains mois.

Dans son tout premier discours, Abdel Fattah al-Sissi a dévoilé les trois axes de sa présidence qui portent notamment sur le développement les infrastructures, l’accélération de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), et la création des emplois surtout pour les jeunes du continent.

La plupart des Chefs d’Etat des 55 pays membres de l’UA ont fait le déplacement d’Addis Abeba pour participer à ce sommet axé sur le thème « les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées en Afrique ». Le Togo y est représenté par le Ministre Robert Dussey en charge des affaires étrangères.

En ce qui concerne le thème général du Sommet, la note conceptuelle issue des réunions préparatoires recommande des dispositions à prendre afin de soulager la détresse des réfugiés et d’aider les Etats à mieux prendre en charge leurs besoins. Une feuille de route devrait être élaborée dans ce sens à l’intention des gouvernements.

Le problème des réfugiés s’est en effet aggravé dans le monde, selon les chiffres de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La situation est plus critique en Afrique où se trouvent 26 % des 25 millions de réfugiés que compte la planète.

Plusieurs autres sujets d’actualité du continent seront également abordés par les dirigeants africains au cours des travaux de ce 32è sommet. Au rang de ces sujets, l’état de la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) dont le dossier avait été confié en 2018 au président togolais Faure Gnassingbé.

David




Photo de famille

Assemblée générale ordinaire de l’Union des Agriculteurs de la Région des Plateaux (UAR-P)

L’Union des Agriculteurs de la Région des Plateaux (UAR-P) était en assemblée générale ordinaire ce vendredi 8 Février, occasion pour cette organisation de faire le bilan de ses activités exercice 2018 et de renouveler son instance dirigeante. Cette rencontre a réuni les délégués des Organisations paysannes (OP) composées des coopératives et des groupements agricoles des préfectures de Wawa, Amou, Akébou, Agou, Est-Mono, Haho, Kpélé, et Ogou ainsi que les membres du Conseil d’Administration et la Société Mutuelle de Micro Assurance Sociale (SMAS), partenaire de l’UAR-P.

Il s’est agi pour les producteurs, éleveurs et les transformateurs du réseau de faire le bilan des activités, de rendre publics les résultats obtenus au cours de l’exercice écoulé et de prendre des décisions relatives à l’évolution de cette institution en identifiant les forces et les faiblesses afin de repartir sur de nouvelles bases.

Les délégués ont adopté le dernier procès verbal tenu en 2017, les rapports financiers, d’activité et le plan d’action 2019. Un nouveau bureau de 9 membres dirigé par M. Sessenou Kokou a été aussi mis en place pour un mandat de trois ans.

Durant les travaux, les délégués ont également suivi des communications relatives à la réflexion prospective de la situation institutionnelle et l’organisation de l’UAR-P, la bonne gouvernance interne des OP, la transparence de la gestion et l’inclusion des femmes et des jeunes, le renforcement de la cellule des femmes et l’accès aux intrants des membres, ainsi que le suivi et l’évaluation des actions de partenariat.

Le coordinateur UAR-P, M. Mihinto Ayivi a émis le vœu qu’à travers cette assise, les participants deviennent des délégués des OP à la base pour un relais effectif des informations. L’auditoire a été également renseigné sur la mission de SMAS-Togo qui veut étendre la protection sociale en offrant des prestations de micro assurance aux populations et de les éduquer à l’auto couverture socio-économique.

Pour son chargé de communication M. Bossiade Emanuel, ce programme SMAS en création au Togo avec un fonds d’établissement de 300.000.000 f Cfa est l’une des solutions qui est régie par la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA) et adaptée aux communautés à la base. « SMAS -Togo ambitionne devenir d’ici 2025, un modèle et une référence d’extension de couverture sociale de la micro assurance à toutes les couches sociales en Afrique de l’Ouest », a-t-il indiqué.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo