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Les militaires ivoiriens libérés expriment à Lomé leur gratitude à Faure Gnassingbé

En route vers Abidjan, les 46 militaires ivoiriens libérés par le Mali après la grâce présidentielle qui leur a été accordée par le président de la Transition malienne Assimi Goïta, ont fait escale à Lomé ce samedi 07 janvier où ils ont été reçus par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

La délégation ivoirienne est venue en effet exprimer sa gratitude et celle de la Côte d’Ivoire tout entière au dirigeant togolais pour sa médiation qui a conduit au dénouement heureux de cette crise née de l’arrestation de 49 soldats ivoiriens au Mali en juillet 2022.

« Le Président Ouattara nous a demandé de venir remercier le Président Faure Gnassingbé́ pour l’action qu’il a menée pour obtenir la libération des 46 soldats (après celle des trois femmes militaires, déjà̀ libérées en septembre 2022). Il a fallu toute la détermination du Président de la République Togolaise durant ces six mois pour que nous puissions obtenir ce résultat aujourd’hui », a indiqué le ministre ivoirien de la défense, Téné Birahima Ouattara.

Le chef de l’Etat togolais s’est pour sa part réjoui de cet heureux dénouement et a réitéré son engagement à continuer d’œuvrer en faveur de la paix entre les États et de la cohésion entre les peuples.

« Je salue la disponibilité et l’esprit de dialogue des chefs d’État du Mali et de Côte d’Ivoire, qui ont concouru à cet heureux aboutissement. Convaincu de l’importance de la paix et de l’entente entre les États pour le bien-être des peuples, le Togo continuera inlassablement d’œuvrer au renforcement de la coopération régionale », a indiqué Faure Gnassingbé sur sa page facebook.

David S.




Mali : Assimi Goïta accorde une grâce présidentielle aux 49 soldats ivoiriens

C’est une bonne nouvelle pour les 49 soldats ivoiriens arrêtés en juillet dernier au Mali puis condamnés la semaine dernière par la justice du pays. Ils viennent en effet de bénéficier ce 06 janvier 2023 d’une grâce présidentielle accordée par le président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goïta.

L’information est rendue publique par le biais d’un communiqué de la Transition malienne, lu sur les ondes de la télévision nationale.

Les 49 ivoiriens avaient été condamnés la semaine dernière par la justice malienne à de lourdes peines pour crimes d’attentat et de complot contre le Gouvernement, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat entre autres.

Sur les 49 militaires condamnés, 03 avaient été libérés en octobre dernier. Les 46 soldats restant doivent pousser un ouf de soulagement, en attendant les modalités précises de leur libération suite à cette grâce présidentielle.

Le dénouement heureux de cette affaire est également à mettre à l’actif du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé qui a joué le rôle de médiateur. Le 04 janvier dernier, le dirigeant togolais était encore à Bamako dans la capitale malienne et à Abidjan en Cote d’Ivoire où il a échangé respectivement avec Assimi Goïta et le président ivoirien Alassane Ouattara sur la résolution de la question de ces militaires ivoiriens détenus au Mali.

David S.




Togo : Réouverture des écoles normales de formation des enseignants

Les portes des Écoles normales d’instituteurs (ENI) désormais Ecoles Normales de Formation des Professeurs d´Écoles (ENFPE) sont de nouveau ouvertes au Togo, ceci après quatre (04) années de mise en veilleuse pour des réformes.

C’est l’ENFPE de Notsè dans la préfecture de Haho, qui a servi de cadre ce mardi 03 janvier 2023 à la cérémonie officielle de réouverture des écoles normales de formation des enseignants des préscolaire et primaire, en présence du Ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Prof. Dodzi Komla Kokoroko.

La réouverture des ces école a été marquée par une communication sur l’historique de la formation initiale au Togo depuis l´époque coloniale à nos jours, et une session inaugurale sur le profil et la formation continue de l´enseignant.

Le ministre KOKOROKO a indiqué que cette réouverture est axée sur trois points notamment l’élévation du niveau scolaire des élèves, la viabilisation de l’école et l’amélioration de la condition enseignante.

Au Togo, le gouvernement dans ses nouvelles orientations, a inscrit dans le statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’enseignement, l’obligation d’accéder à la fonction enseignante par la formation initiale dans une école normale. A cet effet, les centres de formation précédemment appelés ENI, changent de dénomination pour devenir des « Écoles Normales de Formation des Professeurs d’Ecole ».

Ces écoles délivreront dorénavant le diplôme de professeur d’école (DPE) après une formation post-bac de deux ans. L’idée est de renforcer la qualification des enseignants qui passe par la formation.

David S.




Que retenir de la visite de Faure Gnassingbé au Mali ?

Le  chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a effectué ce 04 janvier, une visite de travail et d’amitié à Bamako où il a rencontré le Président de la Transition malienne, Colonel Assimi Goïta.

Une note de la présidence de la République indique que les deux dirigeants ont échangé au palais de Koulouba (siège du palais présidentiel à Bamako) sur les mécanismes de renforcement de la coopération entre Lomé et Bamako.

Par ailleurs, des sujets régionaux d’intérêt commun portant notamment sur la paix, la sécurité et l’intégration régionale ont été au cœur de l’entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités. Sur ce volet, l’on apprend que le sort des 46 soldats ivoiriens détenus depuis juillet dernier au Mali, a été également évoqué.

Le dirigeant togolais joue en effet le rôle de médiateur dans cette affaire des soldats ivoiriens qui ont été condamnés à 20 de prison la semaine dernière pour attentat et complot contre le gouvernement d’Assimi Goïta.

Certaines sources indiquent que cette « courte » visite de Faure Gnassingbé dans la capitale malienne est une étape importante pour les derniers réglages qui pourraient déboucher sur une éventuelle grâce présidentielle malienne pour clore définitivement ce dossier.

Après Bamako, Faure Gnassingbé s’est ensuite rendu le soir à Abidjan en Côte d’Ivoire où il a également échangé avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara sur le renforcement de la coopération bilatérale et les questions régionales de paix, sécurité et stabilité. Le tête-à-tête a été ensuite élargi sur la résolution de la question des 46 militaires ivoirien toujours détenus au Mali.

La Rédaction




Football : La nouvelle saison de D1 féminine démarre le 11 février 2023

Initialement programmé pour ce mois de janvier par la Fédération Togolaise de Football (FTF), le démarrage de la nouvelle saison de la D1 féminine est finalement reporté pour le mois prochain. Il en est de même pour la nouvelle saison de D3 chez les hommes.

Selon les nouvelles dates communiquées par l’instance faîtière du football togolais, les joueuses retrouveront en  effet la pelouse le 11 février 2023.

Pour sa part, le démarrage de la nouvelle saison de D3 est reporté au 4 février 2023.

Les nouvelles programmations contenues dans un communiqué signé du Secrétaire Général de la FTF, Hervé Tété Agbodan, ont été portées à la connaissance des présidents des ligues régionales de même qu’aux responsables de clubs.

Pour leur part, les championnats de D1 et D2 masculins démarrés entre temps, sont respectivement à leur 9è et 8è journées.

La Rédaction




Togo : Le SMIG passe de 35 000 F à 52 500 F CFA

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) connait une revalorisation à compter de ce 1er janvier 2023 au Togo. Le montant passe de 35 000 F à 52 500 F CFA, un relèvement qui fait suite à un accord trouvé entre les partenaires sociaux du gouvernement notamment les centrales syndicales et les organisations professionnelles des employeurs.

« Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) et le salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) sont fixés à 302,89 F.CFA/heure soit 52.500 F.CFA par mois toute l’étendue du territoire national et pour toutes les branches d’activité économique à rompt du ter janvier 2023 », indique en effet un arrêté du ministre Gilbert Bawara en charge de la fonction publique, du travail et du dialogue social.

Des rencontres et concertations avaient eu lieu dans ce sens les 24 et 30 décembre derniers ; Les échanges ont donc permis aux 7 Centrales syndicales et les Organisations professionnelles des employeurs (le Conseil National du Patronat (CNP), l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Togo (CCIT) de parvenir à la revalorisation du SMIG.

Une avancée saluée par le  chef de l’Etat dans son message de vœux à la Nation le 31 décembre 2022. « Je voudrais féliciter les partenaires sociaux qui ont su trouver un accord de revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti », a indiqué Faure Gnassingbé.

Pour la suite, les différents acteurs se sont engagés à maintenir l’esprit de dialogue et de concertation qui a toujours prévalu. Les parties ont en outre convenu de continuer à œuvrer ensemble à l’amélioration continue des conditions de travail et du pouvoir d’achat des travailleurs.

La Rédaction




Togo : Les vœux de Faure Gnassingbé pour 2023

Le chef de l’État togolais Faure Gnassingbé s’est adressé ce 31 décembre à la nation à travers une allocution solennelle où il a adressé ses vœux de nouvel an de santé, de paix et de prospérité à la population.

Il a réaffirmé son engagement et l’engagement de la nation tout entière à combattre le terrorisme et l’extrémisme violent, des maux auxquels le pays fait face depuis un  temps. « Ces forces seront défaites aux portes du Togo », a-t-il martelé, annonçant la poursuite du programme d’urgence pour le renforcement de la résilience des populations de la région des savanes.

Faure Gnassingbé est également revenu sur les réformes engagées par le Togo et la Feuille de route gouvernementale face aux différentes crises sanitaire, sécuritaire, économique, climatique et alimentaire que traverse le monde.

« Le gouvernement, attaché à plus d’équité, entend réaliser un ciblage précis des populations éligibles aux programmes sociaux spécifiques grâce notamment à l’identification biométrique et à la constitution d’un registre social des personnes et des ménages. C’est également dans cet esprit que seront poursuivies les actions d’extension de l’assurance maladie universelle pour couvrir les deux tiers de la population à l’horizon 2025 », a-t-il annoncé.

Au sujet des prochaines consultations électorales, il a souligné que les élections des conseillers régionaux et des députés se tiendront dans le respect du consensus réalisé par la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) à laquelle le Cadre permanent de concertation (CPC) a succédé. « Les conditions sont ainsi réunies pour des élections apaisées », a-t-il estimé.

Il a à cet effet formulé le vœu que « chacun puisse jouer son rôle dans le respect du cadre républicain fixé, pour la réussite de ces deux scrutins ».

D’autres actions sont également annoncées dans le cadre de la consolidation de l’inclusion sociale, de l’édification d’une société juste et équitable à laquelle tout le monde aspire.

Nous vous proposons l’intégralité du discours de Faure Gnassingbé

« Togolaises, Togolais,

Mes chers compatriotes,

A l’orée de cette nouvelle année dans laquelle Dieu nous permet d’entrer, je suis heureux de m’adresser à vous, que vous soyez sur le territoire national ou en dehors, pour vous présenter mes meilleurs vœux de santé, de paix et de prospérité.

Portant un regard sur le chemin parcouru tout au long de l’année 2022, je rends grâce à Dieu pour sa protection et ses bienfaits multiples en faveur de notre pays.

Je saisis cette occasion pour saluer la reprise progressive mais soutenue de notre économie grâce notamment à vos efforts face aux effets résiduels de la pandémie à la covid-19.

Mes chers compatriotes,

Nous savons tous que cette année qui s’achève a été marquée par plusieurs crises qui ont ébranlé le monde dans son élan de progrès, j’allais dire de retour à la normalité.

La situation dans notre sous-région est exacerbée par l’intensité renouvelée du terrorisme et de l’extrémisme violent, qui menacent la quiétude des populations et fragilisent la stabilité des Etats.

Dans ce contexte dangereux, notre pays a été la cible d’attaques terroristes violentes et meurtrières, notamment dans la région septentrionale.

Je condamne de nouveau ces actes odieux qui ont endeuillé des familles, perturbé la vie de communautés entières et entraîné des déplacements de populations.

Je rends hommage aux membres des forces de défense et de sécurité tombés au champ d’honneur en défendant l’intégrité de notre territoire.

Je salue la mémoire des paisibles populations civiles, victimes de ces actes barbares et lâches, et souhaite prompt rétablissement à tous nos blessés.

Que toutes les familles éplorées trouvent ici l’expression de notre compassion renouvelée.

Mes chers compatriotes

Je réaffirme l’engagement de la nation tout entière, face à ces bandes armées, à ne céder aucune portion de notre territoire. Nous mettrons tout en œuvre pour défendre la patrie agressée. Et dans ce combat, je suis convaincu, qu’avec l’aide de Dieu, nous vaincrons, nous aurons raison des forces du mal. Ces forces seront défaites aux portes du Togo.

A cet égard, d’importants investissements ont été consentis, notamment dans le cadre de la loi de programmation militaire 2021 – 2025, pour mieux équiper et moderniser notre outil de défense pour notre armée.

L’effort engagé sera poursuivi en vue de consolider les capacités stratégiques et opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité, et de veiller constamment à la protection des paisibles citoyens sur toute l’étendue du territoire national.

Nous continuerons, de même, à coordonner notre action avec nos partenaires régionaux et internationaux en vue d’apporter une réponse collective et décisive à ces fléaux.

Togolaises, Togolais,

Mes chers compatriotes,

Nous devons avoir une conscience éclairée et permanente de ce que le terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité transfrontalière entravent notre aspiration à vivre en paix, à poursuivre les activités quotidiennes en toute quiétude et à travailler au développement de notre pays.

J’en appelle donc à la vigilance de tous et à notre sens du devoir, à notre sens du patriotisme pour qu’ensemble nous puissions créer les conditions d’une riposte constante, vigoureuse et efficace contre ces menaces multiformes.

Mes chers compatriotes,

Ainsi que je l’avais annoncé en décembre dernier, le programme d’urgence pour le renforcement de la résilience des populations de la région des savanes a effectivement démarré. Sa mise en œuvre améliore l’accès des populations aux services sociaux de base et favorise le développement de leurs activités économiques.

Un an après son opérationnalisation, près de 50 milliards de francs CFA ont été engagés et ont permis de faciliter l’accès à l’eau potable, à l’électricité  et de construire des infrastructures sanitaires et éducatives ainsi que des pistes rurales.

La mise en œuvre de ces interventions est la preuve que nos systèmes d’alerte sont opérationnels et nous permettent de répondre aux urgences et aux besoins les plus pressants.

En fonction de l’évolution de la situation sur le terrain, le gouvernement étendra le programme d’urgence à d’autres localités de notre pays.

Togolaises, Togolais,

Mes chers compatriotes,

Le monde traverse une période difficile marquée par des incertitudes liées aux différentes crises sanitaire, sécuritaire, économique, climatique et alimentaire.

Ces différentes crises qui se superposent, ont un impact négatif sur les économies et les finances publiques des Etats mais aussi sur le quotidien des populations. Notre pays n’y a pas échappé avec la hausse des prix des produits de première nécessité.

Cependant, grâce aux réformes courageuses engagées et à la mise en œuvre résolue de la Feuille de route gouvernementale, notre économie a pu résister.

Ainsi, plusieurs mesures ont été prises pour préserver le pouvoir d’achat et permettre que les plus vulnérables d’entre nous puissent continuer à bénéficier de conditions de vie décentes.

A cette occasion, d’importantes ressources financières ont été mobilisées pour subventionner les prix de certains produits.

Le gouvernement, attaché à plus d’équité, entend réaliser un ciblage précis des populations éligibles aux programmes sociaux spécifiques grâce notamment à l’identification biométrique et à la constitution d’un registre social des personnes et des ménages.

C’est également dans cet esprit que seront poursuivis les actions d’extension de l’assurance maladie universelle pour couvrir les deux tiers de la population à l’horizon 2025.

Enfin, je voudrais féliciter les partenaires sociaux qui ont su trouver un accord pour la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti.

Togolaises, Togolais,

Mes chers compatriotes,

Face à l’adversité, nous devons rester ambitieux et poursuivre les actions engagées en faveur de la jeunesse qui est en quête d’emploi.

Dans ce cadre, la Plateforme industrielle d’Adétikopé a déjà offert des emplois à des milliers de nos compatriotes. Cela nous conforte dans la décision que nous avions prise de mettre en place ce projet majeur dont la deuxième phase est en voie de démarrage.

L’agriculture reste le moteur de cette dynamique économique. La création de l’Agence de transformation agricole vise ainsi à accélérer le développement de ce secteur stratégique de notre économie.

Je suis conscient que les évolutions dans ce secteur peuvent parfois entraîner quelques changements et quelques perturbations comme nous l’avons vu dans la filière soja.

Je voudrais rassurer les uns et les autres que le gouvernement demeure attentif. Et c’est dans ce sens que des fora seront organisés dans chacune des cinq régions du Togo autour des chaînes de valeurs afin de partager la stratégie du gouvernement mais surtout aussi d’écouter les acteurs de terrain et leur présenter les perspectives que nous avons pour ce secteur.

Togolaises, Togolais,

L’année 2023 sera également une année électorale. Les préparatifs par la Commission électorale nationale indépendante et les autres institutions impliquées sont en cours.

Ces élections des conseillers régionaux et des députés se tiendront dans le respect du consensus réalisé par la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) à laquelle le Cadre permanent de concertation (CPC) a succédé. Les conditions sont ainsi réunies pour des élections apaisées.

Je forme donc le vœu que chacun puisse jouer son rôle dans le respect du cadre républicain fixé, pour la réussite de ces deux scrutins.

Mes chers compatriotes,

La conjoncture économique internationale reste incertaine et préoccupante.

Nous devons tout faire pour maintenir notre compétitivité en diversifiant nos partenariats mais aussi en accélérant la mise en œuvre de la Feuille de route de notre gouvernement.

Nous allons également poursuivre et même intensifier les actions pour protéger les populations et ainsi consolider l’inclusion sociale.

L’édification de la société juste et équitable à laquelle nous aspirons doit se fonder sur un Etat fort, doté d’institutions solides.

Puissions-nous, continuer à mettre au cœur de nos actions les valeurs fondatrices que nous ont transmises les Pères de l’Indépendance : le travail, la liberté et la patrie.

Bonne et heureuse année 2023 à toutes et à tous.

Que Dieu bénisse notre cher et beau pays ! »




Togo/ Éliminer la Défécation à l’Air Libre : Les acteurs de la Cellule de Coordination Régionale (CCR) des plateaux peaufinent leurs activités biennales

La Cellule de Coordination Régionale des activités eau, hygiène et assainissement a initié ce vendredi 30 décembre à la direction régionale de la planification des plateaux à Atakpamé, une revue de ses activités des deux années écoulées et la programmation du plan d’action de l’année prochaine 2023.

Cette rencontre organisée avec l’appui financier de l’UNICEF et du Fonds Mondial pour l’Assainissement (FMA), a regroupé une vingtaine de participants de différentes structures notamment des services déconcentrés de l’État, des ONG et des associations.

Elle a permis de faire le bilan des activités menées au cours de la période allant de Janvier 2021 à Décembre 2022, d’échanger avec tous les acteurs au niveau au niveau régional et de permettre également à la cellule de coordination préfectorale de faire le point par rapport à la situation d’après le post Global Sanitation Fund (FMA).

En finir avec la défécation à l’air libre

Il s’agit pour les organisateurs de faire un rapprochement des ressources que les partenaires ont mis à leur disposition et les résultats sur le terrain. Le but est d’interpeller les acteurs à une meilleure utilisation desdites ressources entre autres l’approche « crédit latrine » dans l’Akébou qui permet l’octroi de crédit aux ménages à travers les Institutions de Microfinances (IMF) pour la construction des latrines hygiéniques et durables.

Les participants ont aussi évalué le niveau d’atteinte des objectifs fixés, formulé des recommandations en vue d’une amélioration des interventions au niveau régional, et identifié les problèmes et difficultés qui minent le fonctionnement du programme Togo SANDAL à travers l’approche Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC). Un programme qui permet d’améliorer l’accès et l’utilisation des latrines au niveau des familles dans 5 districts dans la région des plateaux notamment Akébou, Amou, Danyi, Wawa et Moyens-Mono.

Selon le rapport présenté, au total de 552 villages ont été touchés. 478 villages (86,59 %) et 10 cantons sur les 37 ont été conduits à la « Fin de Défécation à l’Air Libre » (FDAL), ce qui a permis à 249.577 personnes de vivre dans un environnement Sans Défécation à l’Air Libre (SANDAL).

Pour l’année prochaine, ledit programme avec les efforts de l’ONG ALAFIA  entend déclarer la préfecture de l’Akébou, première préfecture FDAL.

Le président de la CCR-plateaux  M. Alli Essossinam et  le directeur exécutif de l’ONG ALAFIA  Mme Tetey Adzoavi Nyuitose se sont félicités de la participation active des membres aux débats et les ont encouragé à s’engager toujours dans la lutte contre la DAL.

Le chargé régional de suivi des activités WASH à la Direction Régionale de la Santé des plateaux M. Aziale Kossi Sena a  remercié tous les acteurs pour le travail abattu malgré les difficultés sur le terrain pour accompagner les communautés à mettre fin à la DAL (Défécation à l’air libre). Il a exhorté les délégués à plus de responsabilités et à redoubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs fixés.

Pour rappel, c’est depuis 2014 que le gouvernement et ses partenaires combattent la défécation à l’air libre dans les communautés, une pratique qui a de lourdes conséquences sur la santé des populations.

Depuis Atakpamé, Évrard Nomanyo




Assemblée nationale : L’Ambassadeur de France, Augustin Favereau reçu en audience par Yawa Tsègan

La Présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djigbodi Tsègan, a reçu en audience ce 30 décembre 2022 au siège de la Représentation nationale à Lomé, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République française près le Togo, Augustin Favereau.

Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur des questions relatives au renforcement des relations d’amitié et de coopération bilatérale entre la France et le Togo dans divers domaines, aux visites d’échanges et de travail sur l’organisation du travail parlementaire.

« Nos deux pays sont liés par une relation politique, économique, sociale et culturelle. Nous avons convenu avec la Présidente de l’Assemblée nationale que cette relation doit être nourrie avec des forces vives. La diplomatie parlementaire est extrêmement importante elle doit être nourrie d’échanges et de contacts réguliers sous l’égide des deux présidentes d’Assemblées nationales. Il y a une tradition d’échanges entre les élus de la France et du TOGO. Nous allons contribuer à l’affermissement de ces relations dans les années à venir », a indiqué le diplomate français au sortir de l’audience.

Échange entre Mme Yawa Tsègan et Augustin FAVEREAU

« Le Président de la République française a un agenda très ambitieux de renouvellement, de refondation et de modernisation de la France avec l’ensemble du continent africain. Pour mener à bien cet agenda, la France a besoin du Togo car le Togo est un pays qui se transforme et se modernise », a-t-il ajouté.

Pour rappel, c’est le 12 décembre dernier que l’ambassadeur Augustin FAVEREAU a présenté ses lettres de créances au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Il succède à Jocelyne Caballero.

La Rédaction




Robert DUSSEY dresse le bilan 2022 de la diplomatie togolaise

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur fait le bilan de la diplomatie togolaise pour le compte de l’année 2022 qui s’achève. Dans une interview accordée à la presse, Prof. Robert DUSSEY est revenu sur divers sujets notamment les principaux chantiers sur lesquels ont porté les actions menées,  le concept de l’africanophonie qu’il a évoqué lors de son discours à la 77ème session de l’assemblée générale de l’ONU, l’adhésion du Togo au Commonwealth le 25 juin dernier, la coopération bilatérale avec les avancées enregistrées en 2022, et entre autres l’engagement en faveur des Togolais de l’extérieur. Bonne lecture !

Question : Professeur Robert DUSSEY, bonjour. Cela fait plusieurs années déjà que vous nous avez habitué à présenter à chaque fin d’année le bilan de l’action diplomatique du Togo. 2022 n’échappe pas à cette règle. Observateurs extérieurs que nous sommes, nous, hommes et femmes de médias sommes tentés de dire que la diplomatie togolaise a engrangé beaucoup de succès en cette année, eu égard aux nombreuses distinctions qui vous ont été décernées. Qu’en dites-vous, monsieur le ministre ?

Robert DUSSEY : Je voudrais tout d’abord vous remercier pour l’attention particulière que vous accordez à l’action diplomatique du Togo. Pour revenir à votre question, je voudrais dire que vous n’avez pas tort de penser que la diplomatie togolaise a réalisé de grandes avancées en 2022. Les distinctions auxquelles vous faites référence, loin d’être un motif de satisfaction personnelle, constituent plutôt la reconnaissance de la pertinence de la vision politique internationale du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, à qui on ne peut faire qu’un seul reproche, celui de rêver grand pour son pays.  Sous son leadership et conformément aux priorités qu’il a définies, nous avons travaillé à renforcer l’attractivité du Togo sur le plan économique, à apporter notre contribution à la construction et à la consolidation de la paix et de la stabilité dans notre espace régional et à renforcer l’influence de notre pays dans le concert des nations sans oublier notre engagement en faveur de la diaspora.

Et quels sont les principaux chantiers sur lesquels a porté votre action ?

D’abord celui de l’engagement pour la paix sans laquelle rien ne peut se faire. Comme vous le savez déjà, la paix et la sécurité dans les régions du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ont été depuis quelques années mises à rude épreuve par des assauts répétitifs de groupes armés terroristes. Pendant longtemps circonscrites à la bande sahélo-saharienne, ces attaques touchent malheureusement de plus en plus les pays du Golfe de Guinée dont le Togo.

A cette fragilité, se sont ajoutées des instabilités politiques dans plusieurs pays de la région consécutives à des coups d’Etat.  Prenant sa responsabilité, le Togo s’implique activement sur plusieurs fronts pour aider les pays frères en difficulté, comme par exemple le Mali, à retrouver la voie de la normalité à travers le dialogue et la concertation. Toujours fidèle à sa tradition de constructeur de la paix, notre pays fait également de la médiation entre les pays africains en froid. Des activités telles que le colloque international de Lomé sur la gestion des transitions politiques et le renforcement de la résilience face aux extrémismes violents du 06 mars 2022, la 3ème réunion du groupe de soutien à la transition au Mali (GST-Mali), tenue à Lomé le 06 septembre 2022 et la co-organisation de la 3ème édition du forum régional sur l’éducation à la paix à travers le dialogue intra et interreligieux qui a d’ailleurs consacré Lomé « la capitale de la paix, de la médiation, du dialogue et de la tolérance», s’inscrivent dans cette dynamique d’affirmation du leadership de notre pays sur ces thématiques. Il en est de même du lancement à Lomé par la commission de l’Union africaine, de l’édition 2022 du mois de l’amnistie.

Ensuite, en 2022, le Togo a beaucoup plaidé pour un multilatéralisme plus juste et plus équitable qui sera le moteur d’un développement stable et d’une croissance mondiale soutenue. Notre pays condamne vigoureusement ces chantres du multilatéralisme qui, au gré de leurs intérêts, foulent au pied ses fondements. Tout en réaffirmant son attachement au multilatéralisme, le Togo a cependant invité à un questionnement sur ses fondements, à l’aune des réalités de notre temps et d’un point de vue afro-centré.

La voix de l’Afrique ne semble malheureusement pas être entendue, car certains ne veulent tout simplement pas que l’Afrique soit un continent fort. Mais nous encourageons les Africains à se réveiller de la torpeur et de l’engourdissement d’esprit hérités du colonialisme pour se préoccuper de la place que l’Afrique occupe sur la scène du monde. Il nous appartient de faire en sorte que nos pays ne soient plus seulement un réservoir de voix ni des zones d’influence pour d’autres, en prenant conscience de la responsabilité propre de notre continent qui a son mot à dire.  L’Afrique attend non pas la charité mais plus d’égalité, de respect, d’équité et de justice. Ceux qui veulent aider l’Afrique doivent le faire en tenant compte des priorités définies par elle.

On voit bien que la place de l’Afrique dans le monde est un sujet qui vous préoccupe profondément. Nous l’avons ressenti lors de votre discours à la 77ème session de l’assemblée générale de l’ONU où vous avez évoqué le concept de l’africanophonie. De quoi s’agit-il ?

L’africanophonie est l’ensemble des personnes et des peuples africains qui parlent une des langues africaines, entendues ici non pas uniquement comme moyen de transmission de la pensée mais aussi comme expression d’une identité culturelle. L’africanophonie est donc la reconnaissance et l’acceptation de notre histoire, de notre culture. C’est l’expression des valeurs propres à l’Afrique, qui est en soi une puissance culturelle. Si l’Afrique veut être considérée à sa juste valeur par le reste du monde, si elle veut que sa voix soit entendue sur les grands sujets internationaux, il lui faut s’imposer comme singularité et cesser de vouloir à tout prix s’identifier à tel ou tel autre bloc de pensée. Sur ce point, l’Africain à un travail à faire sur lui-même pour assumer son identité intrinsèque.

Les concepts d’Afrique francophone, anglophone, lusophone, arabophone, etc…, sont des conditionnements épistémologiques historiques et idéologiques dont il faut sortir. L’Afrique est simplement l’Afrique. Il est vrai qu’en Afrique plusieurs parlent des langues comme le français, l’anglais, le portugais, l’espagnol, mais ce n’est pas suffisant pour balayer du revers de la main des réalités civilisationnelles et anthropologiques profondes proprement africaines. Dans la dynamique de la conscience panafricaine contemporaine, nous affirmons clairement notre volonté de sortir de la logique du conditionnement de soi par autrui. Il en va de l’honneur et de l’avenir de l’Afrique de sortir du regard exogène au travers duquel les autres ne voient en l’Afrique que ce qu’ils veulent regarder et non ce que l’Afrique est ou entend être pour être elle-même et pour la refondation de son rapport avec ses voisins des autres contrées de la planète. Il importe de construire notre propre narratif.

Par exemple, dans les conflictualités auxquelles le monde est aujourd’hui confronté, l’Afrique à son mot à dire, son rôle à jouer. Il s’agit, sans faire preuve d’angélisme, d’œuvrer pour le retour de la paix à travers le dialogue et la concertation entre les peuples frères en conflit. C’est l’une des valeurs que portent toutes les cultures africaines, valeurs que nous devons promouvoir et assumer à travers l’africanophonie.

Sur le plan multilatéral, l’adhésion du Togo au Commonwealth, le 25 juin dernier, a été l’aboutissement d’un long processus. Pourquoi ce choix et qu’est-ce que le Togo y gagne ?

L’adhésion du Togo au Commonwealth est une décision souveraine mûrement réfléchie. L’acceptation de la demande d’adhésion du Togo est avant tout la reconnaissance des progrès considérables réalisés ces dernières années par notre pays non seulement en matière de bonne gouvernance, de démocratie et de droits de l’homme, mais aussi en termes de réformes du milieu des affaires. Le processus a été laborieux et très exigeant.  L’appartenance d’un pays à de grands ensembles régionaux ou internationaux est un facteur d’amélioration de son influence diplomatique. En faisant le choix du Commonwealth, notre pays vise à diversifier ses partenariats. Le Togo ne tourne nullement le dos à ses familles traditionnelles mais nous trouvons économiquement utile de faire partie du Commonwealth qui représente un marché d’environ 2,5 milliards de consommateurs.

Cérémonie de l’entrée officielle du Togo au Commonwealth

Mais monsieur le ministre, le rayonnement diplomatique d’un pays ne se fait pas que par son appartenance à de grandes organisations, mais aussi, par le placement de ses ressortissants dans les organisations internationales. En la matière, le Togo semble être en retard …

Je ne parlerai pas de retard mais des possibilités qui restent à explorer. Dans certaines organisations, le Togo a atteint ou dépassé son quota de représentativité. Notre ambition est non seulement de faire rentrer le maximum de compatriotes dans les organisations internationales ou groupes multinationaux, mais de travailler également à la promotion de ceux qui y sont déjà pour les faire hisser à des postes de responsabilité. C’est bien le nombre, mais c’est encore mieux de viser la qualité de la représentativité. Nous nous félicitons ainsi de l’élection le 25 mars 2022 de notre compatriote, monsieur Gilbert Fossoun HOUNGBO à la tête du bureau international du travail (BIT). La véritable influence se trouve à ce niveau. Dans le cadre du renforcement de la présence de nos compatriotes dans les organisations internationales, mon département s’est doté d’une stratégie de placement et de promotion de cadres togolais dans ces instances, que la cellule de placement travaille à mettre en œuvre, en parfaite collaboration avec d’autres acteurs dont l’association des fonctionnaires internationaux togolais (AFIT).

Parlons à présent de la coopération bilatérale si vous le voulez bien. Sous ce registre, quelles sont les avancées enregistrées en 2022 ?

Sur le plan bilatéral, nous avons poursuivi la dynamique de diversification des partenaires dont nous avons besoin pour soutenir la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025. En 2022, nous avons décidé de renforcer notre coopération bilatérale avec les pays du Proche et du Moyen-Orient sans laisser de côté nos partenaires traditionnels. C’est ainsi que dès le début de l’année, à l’invitation de mon homologue iranien Dr. Hossein AMIRABDOLLAHIYAN, j’ai effectué une visite de travail à Téhéran où j’ai eu des entretiens avec le Président de la République Islamique d’Iran, Son Excellence Monsieur Ebrahim RAÏSSI et d’autres personnalités des sphères politique et économique.

​​Le renforcement de la coopération dans les domaines de la sécurité, du commerce, des investissements, de la santé, de l’agriculture et des mines a été au cœur des échanges.

La plupart de nos accords avec l’Israël datant des années 60, il est devenu indispensable de les actualiser en vue de mieux les adapter au contexte actuel. Ce fut l’objet de ma visite officielle à Jérusalem, du 28 mai au 04 juin 2022, à l’invitation de mon homologue israélien, monsieur Yaïr LAPID. Nous avons saisi l’occasion pour définir de nouveaux domaines prioritaires de coopération à savoir : l’agriculture et l’irrigation, l’adaptation aux changements climatiques, la sécurité, la santé, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’industrie, les énergies renouvelables, l’éducation et la formation.

Au Pakistan où je me suis rendu du 10 au 12 août 2022, j’ai mis un accent particulier sur les opportunités d’affaires qu’offrent la plateforme industrielle d’Adétikopé et la volonté du Togo d’affirmer davantage sa vocation de hub logistique et de services à travers le renforcement de ses infrastructures portuaires, aéroportuaires et routières. Avec les autorités pakistanaises, nous avons également ouvert des négociations en vue de la signature de plusieurs accords dont un accord d’exemption réciproque de visas au profit des détenteurs de passeports diplomatiques et de service.

Nos relations avec le Royaume d’Arabie Saoudite se sont aussi revigorées en 2022. J’ai ainsi séjourné du 4 au 6 octobre 2022 à Riyad où j’ai rencontré mon homologue, Son Altesse le Prince Faisal Bin Fahran Bin Abdallah Al Saud ainsi que d’autres membres du gouvernement et des responsables des plus grandes entreprises saoudiennes. Outre la lutte contre le terrorisme, nous avons convenu d’impulser une dynamique nouvelle à nos relations dans les domaines des investissements, des mines, de l’agriculture et des énergies.

Robert DUSSEY et son homologue marocain Nasser BOURITA a l’inauguration du consulat générale du Togo à Dakhla au Maroc

La coopération avec la Türkiye s’est renforcée par l’effectivité de l’ouverture de notre ambassade à Ankara cette année. Les premières consultations politiques entre nos deux gouvernements, conformément au mémorandum d’entente signé l’année dernière, ont eu lieu à Lomé le 24 juin 2022. Les travaux ont permis de faire le point de la coopération et d’identifier des actions à entreprendre pour accélérer la conclusion des accords en cours de négociation et la mise en œuvre des partenariats décidés par les deux Chefs d’Etats lors de la visite à Lomé de Son Excellence Monsieur Recep Tayyip ERDOGAN, le 19 octobre 2021.

Je mentionnerai également la visite à Lomé du directeur général du département des affaires africaines au ministère des affaires étrangères de la République Populaire de Chine et secrétaire général du forum de suivi de la coopération sino-africaine (FOCAC), monsieur WU Peng, en juin 2022. Il a annoncé l’annulation de 1,5 milliard de FCFA de la dette togolaise.

Nos relations avec le Royaume du Maroc se sont aussi intensifiées, comme en témoigne l’ouverture cette année de l’ambassade du Royaume chérifien à Lomé et l’ouverture d’un consulat général du Togo à Dakhla, en plus de notre ambassade qui existe déjà à Rabat. Afin de rapprocher davantage les deux peuples, nous avons conclu un accord d’exonération de visa d’entrée pour les détenteurs de passeports ordinaires, entré en vigueur le 09 septembre 2022. Voilà quelques initiatives au niveau bilatéral parmi tant d’autres dont notre pays peut s’enorgueillir en 2022.

Un autre pan important de vos attributions est la diaspora ! Il n’y a plus de doute quant à votre engagement en faveur des Togolais de l’extérieur. On a pu constater cette année que malgré votre agenda chargé, vous ménagez toujours un temps pour rencontrer la diaspora togolaise lors de vos différentes missions. Sur ce sujet, quels sont les acquis concrets ?

Nous avons décidé de maintenir un dialogue constant avec la diaspora pour mieux comprendre ses attentes et aussi, lui expliquer les orientations de la politique de développement mise en œuvre dans notre pays. Il n’est pas dit que nous allons toujours nous mettre d’accord sur tout. Mais le jeu en vaut la chandelle car le dialogue permet de dissiper une bonne partie des malentendus. Par exemple, l’accord de tarif préférentiel que nous avons négocié avec certaines compagnies dont ASKY répond à un besoin formulé lors de ces rencontres. Aujourd’hui, tous les Togolais de l’extérieur bénéficient d’une réduction de 12% sur les prix des billets vers les destinations desservies par ASKY. Les compatriotes de la diaspora évoquent également de façon récurrente les difficultés qu’ils ont à se faire établir ou renouveler leurs documents d’identité. En y répondant, nous avons, avec le concours d’autres administrations compétentes, envoyé une mission foraine en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Nigeria et au Mali pour l’établissement des certificats de nationalité. Au total, 2284 demandes ont été enregistrées. Cette initiative, hautement appréciée par les bénéficiaires, est appelée à se pérenniser autant que faire se peut.

Par ailleurs, afin de mieux articuler les politiques publiques en faveur sa diaspora, il s’est avéré nécessaire de bien connaître la diaspora togolaise dans son effectif, sa répartition géographique dans le monde et ses profils socio-professionnels. Nous avons ainsi organisé, de mai à juin 2022, le premier recensement des Togolais de l’extérieur et mis en place une base de données fiable et sécurisée sur la diaspora togolaise. Le Togo est l’un des rares pays à avoir entrepris une telle opération d’envergure.

2022 a été également l’année du renouvellement des membres du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE). Les 48 nouveaux délégués pays ont été formés et officiellement installés dans leurs fonctions lors du forum HCTE-REUSSITE DIASPORA qui s’est tenu à Lomé les 22 et 23 novembre dernier.

Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter la diaspora qui entreprend et investit au Togo. Ils sont en effet très nombreux à porter plusieurs projets et affaires. La tâche n’est souvent pas aisée pour eux, nous en avons conscience. Je voudrais les rassurer du soutien et de l’écoute du gouvernement, à travers le Guichet diaspora qui leur est dédié.

Monsieur le ministre, on imagine que si la diplomatie togolaise enregistre une telle performance, c’est que vous disposez d’un personnel compétent sur lequel vous vous appuyez … ?

Le personnel du ministère des affaires étrangères est à l’image de la société : on y trouve des fonctionnaires excellents et des moins bons. Pour faire la mue de la diplomatie togolaise, nous avons compris qu’il faut à la fois travailler sur l’homme, le cadre et la méthode de travail. Travailler sur l’homme, c’est faire en sorte que le mérite des meilleurs soit reconnu et valorisé. C’est aussi donner à ceux qui sont moyens mais qui ont la volonté de se surpasser la chance et l’opportunité de s’améliorer tant sur le plan personnel que professionnel. C’est le sens de notre initiative du prix de l’excellence que nous avons institué.

Travailler sur le cadre, c’est améliorer les conditions de vie et de travail du diplomate togolais aussi bien à la centrale que dans nos missions diplomatiques et postes consulaires. Ce volet est un peu complexe car impliquant d’autres administrations mais nous y œuvrons.

Quant aux méthodes de travail, il a été nécessaire de renforcer les capacités managériales des cadres du ministère afin de les mettre en phase avec les outils modernes de la diplomatie. En complément des opportunités de stage à l’étranger que nous négocions et qui permettent la formation continue des diplomates à l’extérieur, nous avons organisé des ateliers de coaching et de mise à niveau.

Nous avons assez abusé de votre temps. Nous allons devoir conclure. Auriez-vous un mot de fin ?

Nous sommes en fin d’année. Je voudrais saisir cette occasion pour formuler à tous les Togolais mes vœux sincères de santé, de bonheur et de prospérité pour l’année 2023.

Je prie pour que Dieu accorde au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, la bonne santé, la protection et la paix intérieure. J’étends ses vœux au Premier Ministre, Madame Victoire TOMEGAH-DOGBE et à l’ensemble du Gouvernement.

Aux membres du personnel du ministère des affaires étrangères, je souhaite une année 2023 faite de santé, de bonheur et de progrès dans leurs vies professionnels et personnelles. Enfin à vous hommes et femmes de la presse, recevez aussi mes vœux de santé et de prospérité pour cette nouvelle année.

Bonne année à tous !

Je vous remercie.