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Le Togo se prépare pour le Sommet sur la Transformation de l’Education (STE)

Le Sommet sur la Transformation de l’Education (STE) débutera le 19 septembre prochain à New-York aux USA. Pour permettre de faciliter l’émergence d’une vision nationale actualisée pour transformer l’éducation d’ici à l’horizon 2030 en rapport avec les cibles des Objectifs de développement durable (ODD), le gouvernement à travers l’équipe nationale de préparation du sommet a échangé avec les différents acteurs de la communauté éducative le 10 août dernier à Atakpamé.

Il était question d’impliquer les acteurs locaux, communautés et bénéficiaires des services éducatifs dans la réflexion et la préparation de cette rencontre inter-Etat, afin non seulement de développer une vision commune de l’avenir de l’éducation et renforcer l’engagement politique et public, mais aussi d’aligner les actions innovantes prioritaires entre les groupes et mobiliser la capacité collective pour réaliser ladite vision.

Une planification de la mise en œuvre des acquis de la rencontre fera l’objet d’un relevé de conclusion servant d’un plaidoyer, une recommandation ou encore un contrat social et doléances à qui de droit vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.

La séance d’échange a regroupé des chefs d’inspection des établissements primaires et secondaires des enseignements général et technique, des enseignants, des représentants des comités de gestion d’école publique, des élèves, apprentis et des responsables syndicaux des enseignements public et privé.

Ces différents acteurs ont planché sur cinq thématiques notamment des écoles inclusives, équitables, sûres et saines, apprentissage et compétences pour la vie, le travail et le développement durable, apprentissage et transformation numériques, enseignants, enseignement et la profession enseignante, financement de l’éducation.

Les travaux en focus groupe ont permis aux participants d’examiner les mesures ou approches retenues par le secteur éducatif togolais durant la période de la Covid-19 pour éviter la rupture de l’apprentissage et leur utilisation effective.

Les participants ont également effectué un passage en revue des points positifs et ceux à améliorer au cours des années écoulées et mené des réflexions sur les angles de divergence. Des discussions ont également  porté sur la situation actuelle et ses corollaires du secteur de l’éducation, ses perspectives et ses défis. des propositions concrètes sur l’avenir de l’école togolaise sous forme de stratégies et de mesures visant l’atteinte des objectifs de ODD4 ont été également faites.

Les organisateurs ont mis un accent particulier sur deux défis dramatiques et profondément interconnectés pour assurer une éducation de qualité et un apprentissage tout au long de la vie pour tous : Il s’agit au plan mondial de la crise que connaissent les apprentissages qui prive des jeunes et enfants de leur droit à une éducation de qualité avec pour conséquence, des difficultés à réaliser plusieurs objectifs des ODD liés à l’éducation.

« À l’échelle nationale, la pandémie de la Covid-19 est venue rajouter aux difficultés structurelles déjà existantes », ont-ils souligné. Pour eux, le sommet à venir se place dans le contexte de ces défis et est à l’actif de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

À l’issue des travaux, le directeur régional de l’éducation des plateaux Cisse Abdourazak et l’animateur, chef de mission Adedje Kwami Mathias ont dit leur gratitude à la grande famille éducative des plateaux-est pour l’intérêt qu’elle accorde à la question de l’éducation en vue de donner au système éducatif, un nouveau souffle et d’en faire un modèle dans la sous-région.

Ils ont pour finir, invité leurs collègues à canaliser toutes leurs énergies pour insuffler au monde éducatif une réforme. Ceci dans le but de mieux rentabiliser et d’assurer aux enfants, un enseignement de qualité axé sur l’acquisition d’un socle solide de connaissances et de compétences doublées de l’apprentissage de comportements civiques et citoyens, ainsi que des valeurs qui répondent aux besoins du marché de l’emploi.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Terrorisme : Les conditions d’une meilleure riposte, selon Me Dodji Apévon

Au Togo, les questions liées à la lutte contre le terrorisme préoccupent au plus haut sommet de l’Etat. Le sujet a déjà fait l’objet d’une rencontre tenue la semaine dernière à Lomé entre le gouvernement et la classe politique. Pour le président du parti Forces Démocratiques pour la République (FDR) Me Dodji Apévon (opposition), des conditions doivent être remplies pour une mobilisation de tous les Togolais contre ces menaces terroristes.

Face à la presse ce 10 août à Lomé, Me Dodji Apévon a fait savoir que les conditions susceptibles de mettre tous les Togolais en « ordre de bataille contre le fléau » devraient prendre en compte la décrispation du climat politique dans le pays, la révision profonde du cadre électoral, le respect des libertés fondamentales, la lutte contre la pauvreté, et la recherche des solutions urgentes à la vie chère.

Pour le président des FDR, « le tissu social dans le pays est en lambeaux » et il faudra « engager des actions vigoureuses et courageuses pour le recoudre ». Le parti note en effet qu’il y a eu « des actes de mépris, de violations des libertés, accompagnés par des violences souvent gratuites » qui ont touché beaucoup de citoyens togolais dans leur chair et dans leur âme avec de profondes frustrations politiques et sociales.

Lire aussi : Lutte contre le Terrorisme : La DMK souhaite des « discussions sérieuses » avec le régime de Faure Gnassingbé

Tout en exprimant son soutien à la mobilisation de tous les Togolais contre ces menaces terroristes qui risque de saper le fondement même de pays, le parti pense que la première mesure à prendre par le Chef de l’Etat pour la décrispation du climat politique dans le pays en vue d’un début de cohésion nationale est « une loi d’amnistie pour permettre à tous les prisonniers venant des partis politiques, de la société civile et des syndicats de sortir de leur détention et à tous les exilés de rentrer au bercail ».

Me Apévon a également invité le gouvernement à « être conséquent avec lui-même en levant les interdictions des activités des partis politiques et de la société civile pour le retour à une vie politique normale au Togo ».

Lire aussi : Lutte contre le terrorisme au Togo : Rencontre entre le Gouvernement et les acteurs des partis politiques

Il a en outre demandé le rétablissement de rétablir l’équité dans l’organisation des élections pour donner une égale chance à tous, avant de proposer d’autres mesures pour des solutions urgentes à la vie chère : suspension (ou réduction) provisoire des tarifs de péage, réduction conséquente de la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM), relèvement de la subvention des produits pétroliers, la baisse des taxes à l’importation sur les produits de premières nécessités, relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) entre autres.

Le parti a également saisi l’occasion de cette sortie médiatique pour condamné les attaques terroristes dont le Togo est victime depuis quelques mois, et de saluer au passage l’initiative du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé de créer une cohésion nationale pour une meilleure riposte contre ce fléau.

La Rédaction




ZLECAF : Le Togo révise sa liste d’engagements spécifiques dans les secteurs prioritaires de services

Le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale a initié ce mardi 09 août à Lomé au profit des acteurs de secteur des services de communication, un atelier national de révision des listes d’engagements spécifiques du Togo dans les cinq (05) secteurs prioritaires de services de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (Zlecaf).

La rencontre est organisée en collaboration avec la Commission Economique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD).

Les différentes communications et échanges ont permis aux participants de comprendre le processus d’élaboration et l’interprétation d’une liste d’engagements spécifiques, et de comment formuler une requête.

Les participants ont été également informés sur les engagements spécifiques des autres Etats membres de la ZLECAf dans les cinq (05) secteurs prioritaires de services sont retenus par l’Union africaine en juillet 2018 à savoir les services financiers, les services de transports, les services liés au tourisme et aux voyages, les services de communication et ceux fournis par les entreprises.

« La rencontre de ce jour est d’une importance capitale pour vous, secteur privé togolais, premier acteur de la mise en œuvre de la ZLECAf, car l’application ou l’interprétation convenable des dispositions prévues par l’Accord, demande de votre part une parfaite compréhension des engagements pris par chaque Etat membre dans le commerce des services », a indiqué le Directeur général du Commerce, Claude Talime Abé.

En mars 2020, le gouvernement togolais avait organisé une consultation nationale avec les acteurs des cinq secteurs prioritaires pour prendre en compte leurs préoccupations dans l’élaboration de la liste d’engagements spécifiques du Togo. Cette liste intégrée à la liste commune de la CEDEAO est transmise au secrétariat de la ZLECAf, qui a procédé à l’analyse des offres de la CEDEAO et a formulé des observations dont certaines concernent l’offre du Togo.

Atelier national de révision des listes d’engagements spécifiques du Togo dans les secteurs prioritaires de services de la ZLECAF

Cet atelier avec les Hommes de médias et le secteur privé a donc permis d’apporter des réponses précises aux préoccupations soulevées par le secrétariat de la ZLECAf et des autres Etats membres.

Signé le 21 mars 2018 à Kigali et entré en vigueur le 30 mai 2019, l’accord portant création de la Zone de Libre-échange continentale africaine vise entre autres à créer un marché unique pour les marchandises et les services, afin de renforcer l’intégration économique du continent.

Dans cette dynamique, les Etats sont invités à libéraliser progressivement non seulement le commerce des marchandises, mais aussi celui des services.

« Les services jouent un rôle important dans la croissance économique et dans le développement. Ils contribuent directement et de manière significative à la création de revenus et d’emplois, et fournissement des intrants essentiels à d’autres secteurs de l’économie », a expliqué Batchassi Katchali, Directeur du commerce extérieur et négociateur en chef du Togo à la ZLECAf.

David Soklou




Éducation inclusive : Campagne de plaidoyer de la CNT/EPT à Atakpamé

La Coalition Nationale pour l’Education Pour Tous (CNT/EPT) a expliqué aux populations de l’Ogou et de ses environs ce mardi 9 août à Atakpamé, la démarche d’un plaidoyer à l’endroit du gouvernement. La démarche porte sur la disponibilité en temps réel des manuels, des portables Android avec l’application « storysign » et machines parlantes qui scannent le contenu du livre et le rendre en son que doit utiliser les enseignants itinérants en faveur des enfants souffrant de handicaps visuels et auditifs.

C’était autour d’un grand panneau d’affichage dévoilé portant le thème : « Disponibiliser les manuels scolaires à temps et en quantité pour les filles, les garçons et les adapter pour les enfants handicapés sensoriels  maintenant ! » que les membres de la coalition ont sensibilisé les acteurs du système éducatif et les responsables des organisations en charge de gestion des personnes en situation de déficiences  sensorielles.

On lit également sur ce grand tableau les manuels de calcul et de lecture, les smartphones avec application et appareil à lire. Ce qui traduit l’expression des parents d’élèves qui au cours des trois années scolaires écoulées souhaitent avoir constamment les manuels scolaires pour leurs enfants.

La rencontre à été présidée par le coordonnateur national de la CNT/EPT, Marcel Yao Toyi en présence de sa collaboratrice chargée des programmes Mme Humado Denise et de l’assistant du conseil communal de l’Ogou 1, Kassegne Komi (représentant sa mairie).

Le grand panneau d’affichage dévoilé

L’initiative s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de plaidoyer. Pour les organisateurs de cette tournée, un constat suivi d’une collecte des données auprès des acteurs de l’éducation montrent que les élèves des cours primaires et secondaires ne disposent pas suffisamment et à temps plein desdits documents pour leurs apprentissages et ne sont pas aussi accessibles aux handicapés.

Il s’agit non seulement d’attirer l’attention des autorités togolaises sur la disponibilité à temps et en quantité des matériels évolués au profit de la cible entre autres les élèves malentendants et des sourds.

C’est un projet de deux ans financé par le CBM, partenaire de CNT/EPT et s’inscrit dans le cadre de la phase 2 de l’éducation à voix haute. Il consiste à éclairer l’opinion nationale et à solliciter son adhésion sur cette action pour une mobilisation sociale et de communication.

Après cette randonnée dans les sept régions éducatives, l’équipe de Marcel Toyi prévoit rencontrer la présidente de l’Assemblée Nationale, la cheffe du gouvernement, le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, technique et de l’artisanat, et celui de l’économie et des finances pour leur expliquer le bien-fondé de l’initiative pour une éducation de qualité des apprenants.

Ils ont réitéré l’effort de l’État et de ses partenaires entre 2010 et 2018 pour solutionner les problèmes éducatifs même si des défis restent à relever. Lesquels défis reposent sur la dotation des inspections, de matériels d’enregistrement et de restitution en audio.

Membre d’une famille de 38 coalition d’Afrique francophone,  lusophone et anglophone, la CNT/EPT contribue à l’émergence du système éducatif de qualité inclusif accessible à tous les togolais et offre des disponibilités d’apprentissage tout au long de la vie comme le recommande le quatrième objectif du développement durable (ODD 4).

Faîtière des associations des parents d’élèves, syndicat d’enseignants et des organisations intervenants sur les questions transversales de l’éducation, et organisation des personnes handicapées, des médias et chercheurs des universités, cette organisation de la société civile est active dans le domaine de l’éducation.

Elle a pour mission de fédérer et renforcer l’action de tous les acteurs et partenaires pour mobiliser les ressources nécessaires en vue de  faire les plaidoiries en faveur du droit à une éducation de qualité inclusive pour tous sans discrimination aucune.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Doha (Qatar) : Le ministre Robert Dussey prend part à l’accord de paix entre le Tchad et les groupes politico-militaires

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert Dussey a pris part ce lundi 08 août à Doha au Qatar, à la cérémonie de signature de l’accord entre le président du conseil militaire de transition au Tchad général Mahamat Idriss Déby Itno et des rebelles pour un dialogue national.

« J’ai participé ce jour à Doha à la cérémonie de signature de l’accord de paix entre le gouvernement tchadien et les groupes politico-militaires. Le Président Faure Gnassingbé se tient aux côtés du gouvernement et du peuple tchadien pour la paix », a en effet indiqué le patron de la diplomatie togolaise sur son compte twitter.

« Félicitations au gouvernement du Qatar et à votre très cher ami Mohammed ben Abderrahmane al-Thani (ministre des Affaires étrangères du Qatar), pour le succès de l’accord de paix entre le gouvernement tchadien et les groupes politico-militaires », a-t-il ajouté.

Cette signature qui est « un moment clé pour le peuple tchadien » selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, devra notamment permettre la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif du 20 août prochain à Ndjamena dans la capitale tchadienne.

Selon le ministre des Affaires étrangères du Qatar Mohammed ben Abderrahmane al-Thani, cet accord vise notamment l’instauration « d’une paix qui remplacera les troubles et les conflits que le pays a connus depuis de trop longues années ».

Il faut souligner que le Togo s’est engagé dans de nombreuses initiatives de facilitation et de bons offices visant à renforcer les processus de paix, de stabilisation et de cohésion nationale en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel.

Le 03 août dernier, le ministre Robert Dussey était à Ndjamena où il a rencontré le Général Mahamat Idriss DEBY ITNO a qui il a transmit un message du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé. Les échanges entre Robert Dussey et le Président du Conseil Militaire de Transition avaient justement porté sur l’évolution positive des pourparlers de paix en cours à Doha sous la médiation qatarienne.

A l’occasion, le ministre des affaires étrangères a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de Faure Gnassingbé d’apporter son soutien au dialogue inter-tchadien et de plaider en faveur d’une mobilisation d’un appui régional et international aux différentes stratégies et initiatives de stabilisation du Sahel et des autres régions confrontées à la menace terroriste et aux défis du changement climatique.

Au sujet de l’accord signé à Doha, le seul bémol est que le texte n’a été signé qu’avec une quarantaine de groupes rebelles. D’autres groupes ont refusé de le signer. C’est le cas du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). Ce groupe responsable de l’offensive ayant conduit au décès en avril 2021 de l’ex-président Idriss Déby Itno, estime en effet que le document ne prend pas en compte ses revendications notamment la libération de nos prisonniers à compter de la signature de l’accord, la parité des délégués au dialogue national inclusif et souverain (DNIS) entre autres.

En marge de la signature, le ministre Robert Dussey a échangé avec son homologue et Premier ministre du Qatar, Khaled ben Khalifa ben Abdelaziz Al Thani avec qui il a exprimé des aspirations en lien avec le renforcement de la coopération conjointe dans divers domaines entre le Togo et le Qatar.

David S.




Lutte contre le Terrorisme : La DMK souhaite des « discussions sérieuses » avec le régime de Faure Gnassingbé

« Aussi, longtemps, qu’il n’y aura pas de discussions sérieuses sur les sujets préoccupants énoncés, la DMK et les populations togolaises ne se sentiront pas concernées par l’alliance nationale contre le terrorisme que tente de vendre le régime », a indiqué la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) au lendemain de la rencontre tenue jeudi dernier à la Primature entre le Gouvernement et les acteurs des partis politiques au sujet de la lutte contre le terrorisme au Togo.

Pour ce regroupement de l’opposition, cette réunion était « une simple rencontre d’information que le régime a organisée, mais qu’il tente déjà de présenter à l’opinion publique nationale et internationale, comme une rencontre d’échanges et de discussions, voire de dialogue avec la classe politique de l’opposition ».

Les membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro accuse par ailleurs le pouvoir de Faure Gnassingbé de chercher à « instrumentaliser » la crise sécuritaire « en vue de divertir les togolais et de se maintenir ».

Le regroupement ayant soutenu la candidature de l’opposant Agbéyomé Kodjo à la présidentielle de 2020 a en outre indiqué avoir saisi l’occasion de  la rencontre pour demander la libération des détenus politiques, la levée des poursuites contre les leaders de l’opposition et le règlement des questions sources de frustration préjudiciables à l’unité, et à la cohésion auxquelles le régime ne cesse d’appeler.

La coordinatrice de la DMK, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et ses camarades de lutte demandent au chef de l’Etat de prendre des initiatives pour engager avec son opposition de véritables discussions sur les enjeux vitaux des togolais et du Togo.

Ces discussions permettront selon eux, d’aboutir à « un sursaut patriotique sincère pour recoudre le tissu social et faire face efficacement au problème d’insécurité ». Ils estiment donc qu’un consensus national est nécessaire pour résoudre cette crise sécuritaire.

Il faut souligner que la DMK était représentée à cette rencontre par la CDPA, Le Nid, les Démocrates socialistes africains (DSA) et  Le Togo Autrement, sans le MPDD d’Agbéyomé Kodjo et le BAC de Thomas Ntsoukpoé.

Selon une note du gouvernement, la rencontre a permis d’informer la classe politique (pouvoir et opposition) sur le sujet de la lutte contre le terrorisme, et de recueillir par ailleurs leurs contributions dans l’objectif d’améliorer les actions déjà mises en œuvre par le pays pour  faire face aux menaces terroristes.

La Rédaction




Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara accorde une grâce présidentielle à Laurent Gbagbo

Le chef de l’Etat ivoirien vient d’effectuer un geste important geste politique dans le contexte de réconciliation politique enclenchée fin 2020 dans le pays. Alassane Ouattara a en effet accordé ce samedi 06 août, une grâce présidentielle à son prédécesseur et ancien rival, Laurent Gbagbo à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

« Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à M. Laurent Gbagbo. J’ai également demandé qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de rentes viagères », a en effet indiqué Alassane Ouattara sur son compte twitter.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo avait été condamné en son absence (au moment où était en prison à la CPI à La Haye) à 20 ans de prison en 2018 par la justice ivoirienne dans l’affaire dite « du braquage de la BCEAO » survenue pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011.

Alassane Ouattara a par ailleurs annoncé avoir signé un décret accordant une libération conditionnelle à deux anciennes figures du dispositif militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo. Il s’agit notamment de l’ex-patron de la Marine, le contre-amiral Vagba Faussignaux condamné à 20 ans pour son implication dans la crise post-électorale de 2010-2011, et de l’ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban à Abidjan, le commandant Jean-Noël Abéhi arrêté en 2013 et condamné pour complot.

Dans cette affaire de braquage de la BDEAO, Laurent Gbagbo est accusé d’avoir fait ouvrir les coffres de la banque en pleine crise post-électorale de 2010-2011.

Il faut rappeler que Laurent Gbagbo avait toujours rejeté sa condamnation à 20 ans de prison par la justice ivoirienne dans l’affaire du « casse de la BCEAO ». Il réclamait également depuis son acquittement par la CPI que l’État ivoirien lui verse les arriérés de rentes viagères dues aux anciens présidents, et qui avaient été gelés lors de sa détention à La Haye.

Dans le cadre du processus de réconciliation politique dans le pays, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ont déjà eu une rencontre en tête à tête en juillet 2021. 14 juillet dernier à Abidjan, les deux personnalités et l’ancien président Henri Konan Bédié se sont également rencontre pour des discussions.

Au demeurant, Laurent Gbagbo a été gracié mais pas amnistié.

David S.




05 milliards de F CFA pour une gestion durable des terres au nord Togo

Au Togo, les initiatives de restauration des terres dégradées notamment dans le nord du pays vont recevoir un coup de pouce. Ceci à la faveur du « projet de gestion durable des terres et des écosystèmes semi-arides du Nord du Togo » officiellement lancé ce 05 août à Lomé par le ministre de l’environnement et des ressources forestières, FOLI BAZI Katari.

D’une durée de 5 ans, le projet est cofinancé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’État togolais pour un montant total de 8 600 000 dollars US soit environ 5 milliards de F CFA.

Le projet ambitionne selon le ministère de l’environnement, de restaurer 59.000 hectares de terres dégradées, de vulgariser les bonnes pratiques de gestion durable sur au moins 37.000 ha, et de développer les techniques améliorées de gestion sur 429.000 ha d’aires protégées.

Il s’agira par ailleurs de réduire 13 216 197 tonnes de carbone et de toucher plus de 128 000 bénéficiaires dont 60 % de femmes.

Prévu pour couvrir la région des Savanes et de la Kara, le projet est constitué de 4 composantes à savoir : le renforcement des capacités et du cadre politique favorables à la neutralité en matière de dégradation des terres et de la biodiversité, la gestion durable des terres, des forêts et de la conservation de la biodiversité, l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance et enfin la gestion des connaissances et le suivi-évaluation sensible au genre.

« La dégradation des terres ne concerne pas que la région de la Kara et celle des Savanes, mais vu des ressources financières disponibles, il a fallu démarrer avec les zones où la situation est plus alarmante, le temps de continuer la recherche des ressources additionnelles pour y faire face au niveau des autres régions de notre pays. Les causes de la dégradation des terres sont surtout d’ordre anthropique, parmi lesquelles les mauvaises pratiques agricoles, la déforestation, l’exploitation minière », a expliqué le ministre FOLI BAZI Katari.

Il a fait savoir qu’au Togo, des efforts sont fait dans la restauration des paysages forestiers, en témoigne les multiples projets en cours ou déjà exécutés au rang desquels, la campagne nationale de reboisement. « Mais les défis de restauration des terres dégradées sont énormes. Il faut alors passer à la vitesse supérieure, d’où les multiples initiatives de reboisement de ces dernières années », a-t-il nuancé.

David S.




Lutte contre le terrorisme au Togo : Rencontre entre le Gouvernement et les acteurs des partis politiques

La situation sécuritaire actuelle du Togo en lien avec les attaques terroristes et les mesures prises par le gouvernement étaient au centre d’une rencontre tenue ce jeudi à la Primature entre le Gouvernement et les acteurs des partis politiques aussi bien du pouvoir que de l’opposition.

La réunion présidée par le Premier ministre Mme Victoire Tomégah-Dogbé s’est déroulée en présence des représentants de plusieurs partis politiques dont Union pour la République (UNIR), la Convergence patriotique panafricaine (CPP), du Nouvel engagement togolais (NET), de la Nouvelle Vision (NOVI), du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), du Mouvement des républicains centristes (MRC), du Parti démocratique panafricain (PDP), de l’Union des forces de changement (UFC), du Bloc Alternatif pour Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR), des partis de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK).

Elle a permis d’informer ces acteurs sur le sujet, et de recueillir par ailleurs leurs contributions dans l’objectif d’améliorer les actions déjà mises en œuvre par le pays pour  faire face aux menaces terroristes.

Selon le communiqué officiel issu des travaux, les participants ont été particulièrement entretenus sur l’historique du terrorisme et la cartographie sous régionale, l’état de la question par rapport au Togo, les dispositions et mesures sécuritaires, administratives, économiques prises notamment la mise en œuvre de l’état d’urgence sécuritaire et le plan d’urgence pour la résilience pour la région des savanes.

Le gouvernement a dans cet esprit de gouvernance concertée et de promotion du dialogue, salué l’ensemble des partis politiques pour leur intérêt manifeste, de même que les « échanges fructueux » lors de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des consultations régulières qui sont menées avec l’ensemble de la population.

Une minute de silence a été observée à l’entame de  cette rencontre, en hommage aux victimes. Les acteurs présents ont aussi présenté leurs condoléances aux familles éplorées et leurs compassions aux blessés.

Pour rappel, le nord Togo  fait depuis un temps face à des attaques terroristes dont la dernière en date remonte à la nuit du 14 au 15 juillet dernier dans plusieurs villages situés dans les préfectures de Kpendjal et Kpendjal-ouest.

Le 20 juillet 2022, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé s’est rendu dans la région des Savanes afin apporter son soutien aux populations et recueillir leurs propositions, afin de lutter efficacement contre cette situation d’insécurité, et exhorter en outre au maintien de la coopération avec les autorités et particulièrement les forces de défense et de sécurité.

La Rédaction




Togo : L’assemblée nationale en deuil

L’Assemblée nationale togolaise est endeuillée par la disparition de l’Honorable Massouadoussey DJERKBARY BAMBAH, député élu dans la circonscription électorale Oti-Sud pour le compte  du parti au pouvoir Union pour la république (UNIR).

« La Représentation nationale est profondément attristée par la disparition de l’Honorable Massouadoussey DJERKBARY BAMBAH » a en effet indiqué la présidente de l’Assemblée, Mme Yawa Tsègan, saluant la mémoire de l’illustre disparu et son engagement au service de la nation.

Elle a au nom de l’Assemblée nationale et en son nom propre, présenté ses sincères condoléances et sa profonde compassion à sa famille et à ses proches du défunt.

Le député Massouadoussey DJERKBARY BAMBAH, décédé le 1er août 2022, au CHU Sylvanus Olympio à Lomé.