1

Tsévié : Clôture du Forum des producteurs agricoles du Togo en présence de Faure Gnassingbé

Les travaux du Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) pour le compte de la région maritime ont pris fin ce samedi 28 janvier à Tsévié (35km au nord de Lomé), en présence du chef de l’État Faure Gnassingbé.

Démarré depuis jeudi dernier, ce forum s’est organisé sous la forme d’ateliers thématiques sectoriels sanctionnés par une session de dialogue direct entre les acteurs du monde agricole et le chef de l’État.

Après avoir félicité les producteurs agricoles pour leur travail et les résultats obtenus, Faure Gnassingbé les a exhortés à œuvrer pour que l’autosuffisance alimentaire conduise le pays vers la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire.

« Nous devons nous nourrir nous-mêmes, vivre de nos activités agricoles, subvenir à nos propres besoins et ceux de nos familles pour mieux investir dans le développement économique du pays », a-t-il indiqué.

Pour leur part, les producteurs agricoles venus des huit préfectures de la région maritime ont exprimé leur gratitude au chef de l’État pour le cadre de dialogue que constitue le FoPAT et pour les politiques mises en œuvre pour conduire l’agriculture togolaise à une transformation structurelle.

Il faut souligner qu’en marge de ce forum qui intervient après celui de Dapaong dans les savanes, Faure Gnassingbé a reçu en audience les différents corps constitués de la région maritime, avec lesquels il a échangé sur divers sujets de la vie nationale, notamment la Feuille de route du gouvernement Togo 2025 et le contexte sécuritaire régional.

Pour rappel, le Forum des producteurs togolais (FoPAT) est un cadre d’échanges, d’écoute et de partage d’expériences pour une gestion inclusive du secteur agricole. Il s’inscrit dans la vision d’une gouvernance concertée à travers laquelle les échanges inclusifs permettent de dégager des approches consensuelles.

La Rédaction




Togo : Réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe

Au Togo, les prix de certains produits pétroliers à la pompe connaissent un léger ajustement depuis ce 28 janvier 2023.

Selon la nouvelle structure de prix, le prix du Gasoil passe de 850 FCFA à  775 FCFA/litre soit une baisse de 75 FCFA. Le Jet passe de 654,41 FCFA/litre à 615 FCFA, soit une baisse de 39,42 FCFA.

Le prix du Super sans plomb (le carburant le plus utilisé dans le pays) est maintenu à 700 FCFA/litre, de même que celui du pétrole lampant qui reste inchangé (650 FCFA/litre).

Ces nouveaux prix sont contenus dans un arrêté interministériel pris par les ministres en charge du Commerce, de l’Energie et celui du transport.

Le gouvernement explique dans le document que ces ajustements démontrent le maintien des actions en faveur du pouvoir d’achat des populations et aussi en faveur de la reprise économique sachant que le coût du Jet (carburant des avions) est déterminant dans le positionnement du Togo en tant que Hub.

L’Exécutif précise en outre que l’Etat togolais continue de subventionner les produits pétroliers. Ainsi, le Super sans plomb est subventionné à hauteur de 230 FCFA/litre, le Gasoil à 239 FCFA/litre et le pétrole à 157 FCFA/litre.

La Rédaction




Diplomatie : Le ministre Robert Dussey reçu à Ouagadougou par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur Prof. Robert DUSSEY a effectué, ce mercredi 25 janvier 2023, une visite de travail à Ouagadougou où il a été reçu en audience par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef de l’État et Président de la Transition du Burkina Faso.

Selon le communiqué ayant sanctionné la visite, le patron de la diplomatie togolaise était porteur d’un message du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé  au Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Le ministre Robert DUSSEY s’est félicité de la qualité des relations historiques et de coopération bilatérale entre le Burkina Faso et le Togo. Le Président de la Transition du Burkina a pour sa part remercié le dirigeant togolais pour ses initiatives de soutien à la Transition dans ses efforts pour relever les défis sécuritaires liés à la lutte contre le terrorisme et ceux politiques relatifs au retour à l’ordre constitutionnel.

Sur le plan bilatéral, les deux personnalités ont évoqué les problématiques d’ordre sécuritaire, notamment celles relatives à la lutte contre le terrorisme à la frontière de leurs pays où les populations subissent des exactions des groupes armés extrémistes. Elles ont réaffirmé l’engagement des deux pays à intensifier des initiatives bilatérales conjointes en matière de sécurité et à se mobiliser davantage dans la riposte contre le terrorisme.

Quant aux questions politiques, le Ministre DUSSEY a salué les efforts du gouvernement du Burkina Faso en vue du retour à une vie constitutionnelle régulière et a réaffirmé le plein soutien du Togo au processus de transition.

Pour ce qui est de la sous région, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ et le Prof. Robert DUSSEY ont noté avec préoccupation l’expansion de la menace terroriste dans l’ensemble de la sous-région et ont souligné la nécessité pour les États de l’espace de renforcer leur coopération au service de la promotion de la paix et de la défense de la sécurité collective.

Au cours de sa visite de travail, le diplomate togolais a également échangé avec Mme Olivia Ragnaghnewendé ROUAMBA, Ministre des affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabé de l’extérieur. Ils ont souligné la nécessité pour l’Afrique d’accroître ses capacités endogènes en vue d’une prise en charge efficace de ses problèmes, ainsi que celle pour les pays, conformément à leurs engagements internationaux, de privilégier les moyens et mécanismes pacifiques et diplomatiques de résolution de leurs différends.




Education : Le ministre Dodzi Kokoroko lance un appel aux élèves et parents d’élèves

Le Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l`Artisanat, Pr Komla Dodzi Kokoroko exhorte les parents d’élèves à assumer pleinement leur rôle de modèle et de premiers éducateurs.

L’appel a été lancé à l’occasion de la célébration de l’édition 2023  de la Journée internationale de l’éducation observée le 24 janvier de chaque année.

« L’éducation, l’instruction, la formation et l’apprentissage restent les seuls couloirs de construction de l’homme. Le gouvernement togolais ne faiblira point devant les dérives sociales et morales qui déconstruisent et dénaturent les valeurs de nos sociétés chèrement acquises et qui mettent en péril les générations futures », a indiqué le ministre.

Il a en outre invité les élèves à prendre conscience de leur avenir, à respecter l’ordre social et à assumer leurs devoirs vis-à-vis de leurs droits.

« C’est à ce prix que le développement durable inclusif, au delà de toutes autres considérations, deviendra une réalité commune et partagée », a-t-il précisé.

« Investir dans l’humain, faire de l’éducation une priorité » : c’est le thème de la célébration de cette journée qui est « illustratif de la crise éducationnelle que traversent nos sociétés », selon le ministre Kokoroko.

Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale de l’éducation célèbre le rôle de l’éducation pour la paix et le développement dans le monde.

Pour l’Unesco, la Journée de cette année appelle à soutenir la mobilisation politique autour de l’éducation et à tracer la voie à suivre pour traduire en actions les engagements et les initiatives lancées au niveau mondial.

La Rédaction




Togo : Faure Gnassingbé veut renforcer les services déconcentrés de l’Etat

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a réaffirmé ce mardi 24 janvier, sa volonté de renforcer davantage les services déconcentrés pour une mise en œuvre accélérée et efficace des projets structurants de la feuille de route gouvernementale dans les secteurs à fort impact économique et social.

C’est à l’occasion d’un dialogue interactif et dynamique qu’il a tenu à Kara avec les directeurs régionaux des services déconcentrés des régions Centrale, de la Kara et des Savanes.

Les échanges ont principalement porté sur la feuille de route gouvernementale abordée à travers sa vision, son pilotage stratégique et opérationnel et les facteurs qui doivent en garantir le succès.

A cette occasion, les acteurs étatiques en régions et dans les préfectures ont été exhorté à l’instar des plus hautes autorités, à faire preuve d’agilité et de capacité d’adaptation tout en intégrant constamment la donne sécuritaire pour maintenir la présence et la proximité de l’Etat auprès des populations sur toute l’étendue du territoire.

Une vue partielle des participants

Pour Faure Gnassingbé, le maître-mot demeure l’efficacité et la délivrance de résultats qui ont un impact réel et sensible sur la vie des togolaises et togolais, en particulier les plus vulnérables, car « personne ne doit être laissé de côté ».

Selon la présidence de la République, ce cadre d’échanges s’inscrit dans l’optique de rencontres régulières voulues par le chef de l’Etat avec les acteurs impliqués à divers niveaux dans la mise en œuvre, l’évaluation et le suivi des projets prioritaires de la Feuille de route gouvernementale à l’horizon 2025.

Il faut souligner que la feuille de route gouvernementale 2020-2025 est fondée sur la vision de « faire du Togo, un pays de paix, une nation moderne avec une croissance économique inclusive et durable ».

David Soklou




Togo : Le ministre Robert Dussey lance un appel à la diaspora africaine

A l’occasion de la quatrième édition de la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante célébrée ce 24 janvier, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des togolais de l’extérieur a dans un message appelé la diaspora africaine à s’approprier ces genres d’initiative  afin de poser les bases d’une Afrique nouvelle.

« Je voudrais ici lancer un appel solennel à toutes les organisations et regroupements d’associations des diasporas africaines partout dans le monde à s’associer à ces initiatives pour qu’ensemble nous puissions poser les bases d’une Afrique nouvelle », a en effet déclaré le Pr Robert Dussey dans son message

« Il y a une page d’histoire à écrire et chaque africain, chaque afro-descendant peut y contribuer. C’est à travers la production de contenus culturels que nous pouvons infléchir graduellement le narratif sur l’Afrique en mettant en exergue nos valeurs intrinsèques, qui sont souvent méconnues par le reste du monde. Toutes les cultures du monde ont droit à un égal respect », a-t-il indiqué.

Pour cela, ajoute-t-il, « nous prônons l’africanophonie, qui n’est pas un rejet des langues héritées du colonialisme mais une promotion de nos langues locales, aujourd’hui mise en valeur par l’ONU à travers la Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032) ».

« L’africanophonie, c’est aussi rêver d’une Afrique qui ne rougit pas de sa singularité culturelle et de son apport civilisationnel à l’humanité, c’est rêver d’une Afrique fière d’elle-même, de ses racines et qui s’assume dans sa différence par rapport au reste du monde ; c’est rêver d’une Afrique qui fait entendre sa voix sur les grands sujets de l’actualité internationale, surtout ceux qui la concerne », a-t-il expliqué.

Pour rappel, la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante a été adoptée en 2019 à l’unanimité par la 40ème session de la conférence générale de l’Unesco, sur la base d’un projet de résolution introduite par le Togo. Cette journée se veut une occasion de célébration de la contribution des arts et cultures noirs à la richesse de l’humanité, et un instrument de leur promotion comme un levier efficace au service du développement durable, du dialogue et de la paix.

Elle s’inscrit dans la droite ligne de la décennie des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), par laquelle l’assemblée générale des Nations unies a réaffirmé l’importance de l’apport des cultures africaines, aussi riches que diversifiés, à l’édification d’un monde prospère.

Dans cette dynamique, le Togo avait œuvré afin que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine déclare la décennie 2021-2031, Décennie des racines et des diasporas africaines. Le pays accueille par ailleurs en 2023, le 9è Congrès Panafricain sur le thème : « renouveau du panafricanisme et place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».

La Rédaction




Cantines scolaires : Le nombre des écoles bénéficiaires passe de 906 à 1.181

Au Togo, le programme de cantines scolaires se poursuit et se renforce davantage pour le bien des écoles et élèves bénéficiaires.

Selon le gouvernement, pour le compte de l’année scolaire 2022-2023, les cantines scolaires seront mises en œuvre dans 1.181 écoles avec une prévision de 213 784 élèves bénéficiaires, en vue d’atteindre la cible visée à l’horizon 2025 qui est 300 000 élèves.

Pour  ce qui concerne l’année scolaire 2021-2022, au total 132.153 élèves ont bénéficié de 13 157 804 repas de qualité nutritionnelle et en quantité suffisante dans le  cadre du programme dans 906 écoles sur toute l’étendue du territoire pour un montant de 1,78 milliard FCFA avec des contributions du secteur privé, ONG, communautaires et institutions internationales.

La répartition par région des 906 écoles se présente comme suit : 130 dans la Maritime, 219 dans les Plateaux, 124 dans la Centrale, 173 dans la Kara et 260 dans les Savanes (dont 53 dans le cadre du programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes).

« Compte tenu du contexte actuel, la situation des familles déplacées, victimes des attaques terroristes dans la région des savanes, sera particulièrement considérée et prise en compte. Ainsi plus d’une trentaine d’écoles situées dans la préfecture du Kpendjal seront intégrés au programme », a rassuré le gouvernement lors du Conseil des ministres du 18 janvier dernier.

Pour rappel, les cantines scolaires visent à accroitre l’accès des enfants des communautés les plus pauvres du Togo à des repas scolaires réguliers en vu d’améliorer la fréquentation et la rétention dans les écoles des milieux ciblés.

La Rédaction




Architecture et urbanisme : L’ONAT à la rencontre des populations à Atakpamé

L’Ordre National des Architectes Togo (ONAT) a organisé du 19 au 21 Janvier à Atakpamé, une série d’activités d’utilité publique sur diverses thématiques en lien avec l’acte de bâtir dans la sécurité et dans la légalité.

Ces manifestations axées sur le thème central « projet utilité publique et sociale au  bénéfice des collectivités et des populations », concernent notamment des conférences publiques et de consultations foraines gratuites d’architecte, de séances d’information et de sensibilisation. Elles entrent  dans le cadre de l’acte 2 de « l’ONAT à la rencontre du Togo ».

Il s’est agi d’informer et sensibiliser le public sur la profession d’architecte et la nécessité absolue du recours aux services des architectes pour tout projet de construction, d’amener les participants à cerner le bien fondé du permis de construire et les différentes mesures prises par les autorités nationales dans l’amélioration croissante du cadre de vie, de l’habitat et du climat des affaires tout en proposant aux institutions et mairies les mesures du programme de mise à disposition de l’Expertise Architecturale Togolaise (PMEAT) entre autres.

Au cours des trois jours, les causeries-débat portent sur plusieurs sous-thèmes entre autres « l’architecture, un choix de société », « architectures et cultures », « environnement bâti et développement durable de nos villes, vision et perspectives », « solutions urbanistiques pour les villes en construction », « technologie et transition urbaine, l’occasion de combler le gap du développement ».

Les 03 architectes ayant fait leur entrée dans l’ONAT

Le but est de rassurer les acteurs sociaux, économiques et politiques de la région des plateaux à comprendre le programme de rapprochement de l’ONAT avec les institutions, administrations et pouvoirs publics décentralisés du Togo à l’intérieur du pays.

À l’ouverture des travaux , la famille des architectes du Togo s’est agrandit de trois nouveaux membres qui ont prêté serment en présence du ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière Me Tsolenyanu Koffi, du ministre délégué en charge de l’enseignement technique et de l’artisanat M. Hodin Kokou Eké, et celui de la communication et des médias Pr. Akodah Ayewouadan et d’autres éminentes personnalités.

Les impétrants Sala winiga, Adam Zouroukaneni et Kpodz Tonyeli, tous nantis d’un diplôme de Master à l’EAMAU et inscris au tableau de l’ONAT respectivement sous les numéros 197, 198 et 199 s’engagent à observer l’éthique et la déontologie qui régissent leur profession et à se soumettre aux sanctions en cas de manquements qui leur seront imputables.

Ils appartiennent aussi désormais à la conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, membres de la fédération des architectes francophone d’Afrique, de l’Union des Architectes d’Afrique et aussi celle internationale des architectes.

Le président de l’ONAT M. Limazie Péyébinesso a au nom de tous les architectes assermentés du Togo a dit merci à ses collègues venus du Burkina Faso, du Bénin et de l’UEMOA pour leur présence. Il a indiqué que ce projet de rencontre porte des activités dont les objectifs fondamentaux visent non seulement à mettre les architectes au service de la décentralisation au Togo, mais aussi d’apporter l’expertise Togolaise aux communes pour l’implémentation efficiente du système de permis de construire, de démystifier la profession de l’architecte et de ses services tant auprès des gouvernants que des populations. « Il s’agit bien d’aller à la rencontre du Togo », a-t-il ajouté.

Créé par la loi 90-02 de la République Togolaise, l’ONAT est une institution qui informe, conseille et oriente les populations et représente les architectes du Togo auprès des pouvoirs publics.

Le préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh et Mme Akakpo Robertine représentant le maire de la commune Ogou 1, ont également pris part aux travaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard Nomanyo




Lomé : Ouverture d’une conférence parlementaire sur le terrorisme et l’extrémisme violent

Les travaux de la conférence parlementaire de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique se sont ouverts ce jeudi 19 janvier à Lomé.

C’est la présidente de l’Assemblée nationale du Togo, Mme Yawa Djigbodi Tsègan qui a donné le ton au démarrage des activités de cette rencontre internationale qui vise essentiellement à identifier les moyens par lesquels les parlementaires pourraient renforcer leur engagement avec les jeunes et les organisations de la société civile dans la prévention de l’extrémisme violent.

Les assises sont organisées conjointement par le Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT) et l’Assemblée nationale du Togo en collaboration avec l’Union parlementaire africaine, le Comité interparlementaire du G5 Sahel, et le Conseil de la Choura de l’État du Qatar.

Elles connaissent la participation de 250 personnes dont une dizaine de présidents d’assemblées parlementaires, des représentants des parlements nationaux des États d’Afrique, des organisations non gouvernementales de jeunes et des organisations de la société civile, des représentants des agences du Système des Nations Unies et des organisations internationales.

L’ouverture a été marquée par plusieurs interventions dont celles de M. Seyni Oumarou, Président de l’Assemblée nationale du Niger et Représentant de la Présidence du Comité interparlementaire du G5 Sahel, de  Saad bin Ahmed Al-Mesned, membre du Conseil de la Shura de l’Etat du Qatar, de M. Mauro Miedico, Directeur adjoint, Bureau de la lutte contre le terrorisme des Nations Unies, et celle de Mme Mabel M. Chinomona, Présidente de l’Union parlementaire africaine et Présidente du Sénat du Zimbabwe.

Mme Yawa Tsègan présidant les travaux

« Ceux qui portent les armes contre nos compatriotes sont des jeunes à la fleur de l’âge. S’ils ne sont pas à l’origine du phénomène, ils en sont le bras armé. Quand, on s’interroge sur le cheminement qui a conduit les jeunes aux graves extrémités auxquelles ils sont arrivés, la réponse à cette question n’est pas aisée, tant plusieurs paramètres rentrent en ligne de compte. D’abord, les défaillances des menus structurels de notre système éducatif, surtout en milieu rural, l’exacerbation de la pauvreté ou le développement rapide du chômage des jeunes, aggravé par l’inadéquation entre le poids démographique et celui de l’économie. En zone rurale, il est constaté que les recrues des terroristes sont, principalement, des jeunes désœuvrés à partir de fausses promesses, d’un rêve d’un lendemain meilleur immédiat, avec en prime la bénédiction de Dieu », a déclaré Seyni Oumarou, président de l’Assemblée nationale du Niger et représentant le Comité interparlementaire du G5 Sahel.

Il a estimé que les programmes et projets les concernant se doivent d’être plus innovants que par le passé.

« Les meilleures façons de responsabiliser les jeunes face au terrorisme est de les préparer à résister mieux aux chants des sirènes des démagogues qui s’en servent comme des chairs à canon. Il nous faut, aujourd’hui, proposer aux jeunes des alternatives, en les impliquant à tous les niveaux. Donner à nos enfants une éducation adaptée aux besoins et réalités de nos sociétés, faire des investissements massifs pour l’entreprenariat des jeunes, avec pour vocation de réduire leur inactivité et vulnérabilité, conditions qui les poussent au désespoir, entrainant des conséquences fâcheuses pour leurs communautés et l’Etat », a-t-il ajouté.

Dans son intervention, la Présidente de l’Assemblée nationale du Togo a relevé la pertinence d’associer les parlements à la dynamique de recherche de solutions concertées contre le fléau du terrorisme. Mme Yawa Tsègan a également souligné les défis auxquels le continent africain essaye de trouver des solutions : la modernisation de l’économie, le développement des infrastructures sociales, éducatives et culturelles, le financement et la potentialisation du secteur privé, l’intensification de ses échanges avec les autres nations du monde, la création d’emploi pour la jeunesse, la promotion et l’autonomisation de la femme entre autres.

Des officiels en photo de famille

Elle a par ailleurs salué l’engagement constant du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé en faveur de la recherche de la paix et de la fraternité entre les nations, et de relever que les actions isolées des principaux acteurs ne peuvent être efficaces, et que seules des actions solidaires, concertées et cohérentes sont significatives et porteuses d’espoir.

« A ce titre, je me réjouis de cette convergence d’actions multi-acteurs : système des Nations-Unies, organisation mondiale et organisation continentale des parlements nationaux, réuni pour rechercher les voies et moyens permettant d’endiguer cette menace. A travers ce cadre d’échanges, nous tenterons d’apporter de mettre en place une synergie de réponse collective de lutter contre le terrorisme avec toute la vigueur et la rigueur qu’elle emprunte de notre détermination à bâtir une communauté de destin harmonieux », a indiqué Mme YawaTsègan.

Il faut souligner que cette conférence fait suite aux assises organisées en mars 2022 à Doha au Qatar par l’UNOCT pour faire face aux menaces émergentes en Afrique. Le deuxième et dernier jour de ces assises sera consacré au groupe de travail parlementaire de lutte contre le terrorisme pour l’Afrique.

David S.




Togo : Compte rendu du Conseil des ministres du 18 janvier 2023

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 18 JANVIER 2023

Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 18 janvier 2023 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. Le conseil a examiné un (01) avant-projet de loi, deux (02) projets de décret et écouté quatre (04) communications.

I-Au titre de l’avant-projet de loi,

Le conseil a examiné et adopté l’avant-projet de loi sur la répression du faux-monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires dans les Etats membres de l’UMOA.

Ce texte fixe les incriminations et les sanctions relatives au faux monnayage en prenant en compte les agissements tels que la contrefaçon et la falsification de billets. Il détermine également la responsabilité pénale des personnes physiques et des personnes morales, le régime des peines applicables et les pouvoirs de la BCEAO en matière de centralisation des signes monétaires saisis.

II-Au titre des projets de décret,

Le conseil a examiné en première lecture un projet de décret fixant la nomenclature, les modalités et les conditions d’implantation et d’exploitation des installations classées pour la protection de l’environnement.

L’étude de ce projet de décret qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la réforme R6 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, relative à la réforme de la législation environnementale, sera poursuivie lors d’une prochaine réunion du conseil des ministres.

Le conseil a ensuite examiné et adopté un projet de décret déclarant d’utilité publique et autorisant les travaux d’équipement et de raccordement du forage de 40m3 par heure sis à Apédokoe au nouveau château d’eau de 1300m3 en construction à Sagbado.

Le forage d’Apédokoè, d’un débit de 960 m3 par jour, est pris en compte dans le dimensionnement du château d’eau de 1300 m3 de Sagbado pour permettre l’accès au service public d’eau potable des populations du Grand Lomé en général et, en particulier, celui des populations de ladite localité et ses environs.

Ce projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Lomé qui s’inscrit dans la feuille de route gouvernementale permettra à 250.000 habitants de Sagbado et ses environs d’avoir accès à l’eau potable et d’améliorer les performances techniques et opérationnelles de la société togolaise des eaux (TdE) en matière d’exploitation du service public d’eau potable.

III-Au titre des communications,

Le conseil a écouté une première communication relative au registre social des personnes et des ménages ; présentée par le ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale.

La mise en place du registre social des personnes et des ménages constitue l’un des projets prioritaires envisagés par notre pays pour renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales et consolider la paix au Togo, conformément à la l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Suite à cette communication, le conseil a donné des orientations pour la mise en place de ce registre : un principe déclaratif et volontaire permettant ainsi aux personnes enregistrées de pouvoir, selon des critères sociaux à définir, bénéficier de programmes de protection sociale du gouvernement.

Le conseil a ensuite écouté une deuxième communication relative à la situation de l’inclusion financière en 2022 ; présentée par le ministre chargé de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.

Au cours des dernières années et grâce aux actions entreprises par le gouvernement, le taux d’inclusion financière est passé de 72,5% en 2016 à 81,5% en 2020, soit la deuxième meilleure performance dans l’UEMOA. Sur la même période, le taux de bancarisation élargi est passé de 70,8% à 80,04% faisant de notre pays, celui de la sous-région avec la plus forte croissance dans le domaine.

En outre, le taux global de pénétration géographique des services financiers du Togo est passé de 81 points en 2016 à 422 points en 2020.

Ces performances enregistrées ont été stimulées par les mesures incitatives prises pour protéger le pouvoir d’achat des populations et inciter le déploiement des institutions de microfinance en leur apportant un soutien spécifique. Ainsi à titre d’illustration, 1,8 milliard de franc CFA ont été débloqués au bénéfice de la région des savanes en 2022.

Le conseil a instruit pour la poursuite des mesures engagées afin de renforcer la résilience des populations togolaises.

Le conseil a écouté une troisième communication relative à la situation de mise en œuvre du programme national d’alimentation scolaire ; présentée par le ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

La présente communication vise à faire l’état des lieux des cantines scolaires et partager les perspectives envisagées, au titre de l’année scolaire 2022-2023. En effet, le programme a donné accès à une alimentation suffisante et équilibrée aux élèves des zones les plus vulnérables de notre pays et a participé à la création des conditions visant à renforcer l’inclusion sociale et à garantir l’accès au minimum vital, indispensable à la cohésion et la paix durable.

Au titre de l’année scolaire 2021-2022, au total 132.153 élèves ont bénéficié du programme dans 906 écoles sur toute l’étendue du territoire pour un montant de 1,78 milliard FCFA avec des contributions du secteur privé, ONG, communautaires et institutions internationales.

Pour le compte de l’année scolaire 2022-2023, les cantines scolaires seront mises en œuvre dans 1.181 écoles avec une prévision de 213 784 élèves bénéficiaires, en vue d’atteindre la cible visée par le Gouvernement à l’horizon 2025 qui est 300 000 élèves.

Compte tenu du contexte actuel, la situation des familles déplacées, victimes des attaques terroristes dans la région des savanes, sera particulièrement considérée et prise en compte. Ainsi plus d’une trentaine d’écoles situées dans la préfecture du Kpendjal seront intégrés au programme.

Le conseil a salué le bon déroulement du programme et a donné des orientations pour un transfert progressif de la mise en œuvre aux collectivités territoriales.

Le conseil a écouté une dernière communication sur la situation économique et financière au troisième trimestre 2022 ; présentée par le ministre de l’économie et des finances.

Cette communication présente une synthèse de l’évolution de la conjoncture économique sur le plan international, au sein de l’UEMOA et sur le plan national au terme du troisième trimestre 2022.

Sur le plan international, le rythme de progression du PIB s’est amoindri dans l’ensemble des régions du monde tandis qu’au sein de l’UEMOA, l’activité économique est restée dynamique avec un taux croissance du PIM qui s’établit à 5,7% en glissement annuel.

La conjoncture nationale au troisième trimestre 2022 est essentiellement caractérisée par une hausse des activités dans les différents secteurs de l’économie, comparée à la même période de 2021. Ces évolutions rentrent en phase avec les estimations et prévisions du cadre macroéconomique d’octobre 2022 qui table sur une croissance du PIB réel de 5,8% en 2022 et 6,6% en 2023.

Fait à Lomé, le 18 janvier 2023

Le Conseil des Ministres