Campagne cotonnière 2019-2020 : Des résultats en deçà des attentes, les...

Campagne cotonnière 2019-2020 : Des résultats en deçà des attentes, les acteurs appelés à redoubler d’efforts

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Les résultats de la campagne de production cotonnière  2019-2020 sont restés en deçà des attentes, avec une production de 116. 000 tonnes contre  137 000 tonnes pour le compte de la campagne précédente. A l’occasion du lancement ce mardi 19 mai à Kara, de la campagne 2020/2021, les acteurs de la filière ont été invités à identifier les causes de cette baisse de rendement et redoubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs fixés.

« Tous mobilisés pour la redynamisation et la modernisation de la filière cotonnière pour sa contribution à l’atteinte des objectifs du plan national de développement » : c’est en effet le thème retenu pour les travaux relatifs au lancement de la campagne de production cotonnière 2020/2021, dont la cérémonie d’ouverture a été présidée ce mardi par le Ministre Koutéra Bataka en charge de l’agriculture, de la production animale et halieutique.

Pendant deux jours, et dans le strict respect des gestes barrières contre le covid-19, les acteurs vont échanger sur les problèmes de la filière afin de  trouver des solutions idoines pour  accompagner la transformation de la filière et améliorer les performances durant la nouvelle campagne conformément aux objectifs de l’axe 2 du Plan national de développement (PND).

« Au cours de nos assises, nous devrions prendre le temps d’en analyser les causes et prendre les mesures qui s’imposent afin d’améliorer sans cesse nos performances », a indiqué NANFAME Nana Adam, Directeur Général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).

« Nous allons mettre cette campagne sous le sceau du succès. Nous devons garder un fort engagement, la discipline, la rigueur pour plus de rendements, car le coton constitue une filière importante pour l’économie nationale », a pour sa part souligné EWOVOR Kossi Messan, Président du Conseil d’administration de la NSCT.

La campagne 2019-2020 s’est en effet déroulée dans des conditions particulières, elle a permis d’emblaver une superficie retenue de 180.000 hectares. A l’issue de la campagne, il n’a été collecté et égrené qu’un peu plus de 116. 000 tonnes de coton-graine avec un rendement de 645 kg/ha sur un objectif de 150.000 tonnes et pour une production de 137 000 tonnes en 2018-2019.

Selon les informations, cette baisse de rendement est due à la pluviométrie de cette campagne qui a été atypique de par sa mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace. A cela s’ajoute entre autres, le non-respect des itinéraires techniques de production.

Dans son discours, le ministre de l’agriculture a invité les acteurs de la filière à creuser pour ressortir les éléments qui ont pu occasionner cette mauvaise performance.

« La campagne agricole 2020/2021 est celle de nombreux défis. Au-delà de l’impérieuse nécessité de pouvoir augmenter les superficies en améliorant la production, la productivité et le revenu des producteurs, tous les acteurs devront trouver les approches idoines afin de se prémunir contre la pandémie au COVID-19. Le gouvernement a élaboré un plan de riposte dont la mise en œuvre incombe à chacun afin de pouvoir doubler, au moins, le revenu des producteurs, tel que voulu par Son Excellence, Monsieur le président de la République Togolaise.  J’appelle donc tous les participants à cette rencontre à du pragmatisme et de l’objectivité dans tous les échanges afin que des approches susceptibles d’induire un développement véritable de la filière cotonnière au Togo », a indiqué Noël Koutéra Bataka.

Il faut souligner qu’au Togo, le secteur cotonnier joue un rôle très stratégique dans l’économie du pays. Première culture de rente des exploitations agricoles, le coton s’affirme comme la première culture industrielle du Togo et le 4ème produit d’exportation du pays après le clinker, le ciment et les phosphates. Il est l’un des produits agricoles qui contribue de manière substantielle au PIB, soit à hauteur de 1 à 4,3 % selon les années.

David S.