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COMMUNIQUE SANCTIONNANT LE CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 03 AOUT 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce vendredi 03 août 2018 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Le Conseil a :

– adopté cinq (5) projets de loi et trois (3) décrets ;

– écouté deux (2) communications ;

– procédé à une nomination.

Avant le début du conseil, Monsieur le Premier Ministre a pris la parole, au nom du Gouvernement, pour adresser les très sincères et respectueuses félicitations à Son Excellence Monsieur le Président de la République pour son leadership à la tête de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) entre juin 2017 et juillet 2018.

Il a souligné lors de son intervention qu’il est incontestablement admis et salué par les différents acteurs de notre espace communautaire CEDEAO de même que par des observateurs avisés de la Communauté Internationale, que sous sa Présidence, la CEDEAO a enregistré des avancées significatives.

C’est notamment le cas dans le domaine de la libre circulation des personnes et des biens, ce qui est synonyme de plus d’intégration au niveau des peuples de l’espace CEDEAO mais aussi gage du développement des pays membres. Il a également mis l’accent sur la gestion, par le Chef de l’Etat, Président de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, des crises majeures survenues dans certains pays de l’espace, lesquels pays ont, aujourd’hui, retrouvé la paix et la stabilité.

Par ailleurs, le Chef de Gouvernement a souligné le rôle primordial joué par le Président de la République dans la mutualisation des efforts des pays membres en vue de lutter efficacement contre les menaces à la paix et à la sécurité, menaces liées à la prolifération des groupes terroristes.

Le Premier Ministre a saisi l’occasion pour exprimer l’admiration totale du Gouvernement pour l’organisation simultanée des trois sommets (CEDEAO-CEEAC / UEMOA / CEDEAO) qui viennent de se tenir du 30 au 31 juillet 2018 dans notre pays. Le succès éclatent de ces trois (3) importantes rencontres est la preuve du leadership personnel du Président de la République. L’histoire retiendra que c’est sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE que les deux organisations communautaires, la CEDEAO et la CEEAC, représentant plus de 50% des pays membres de l’Union Africaine ont pu tenir leur premier sommet conjoint, preuve que le Togo marque des points tangibles pour l’intégration effective des peuples, un vœu cher aux Pères fondateurs de l’UA. Pour finir, le Chef du Gouvernement a prié Dieu de continuer à donner au Chef de l’Etat, la santé, le courage et la sagesse nécessaire afin qu’il puisse mener notre pays vers son émergence pour le bien de nos populations.

Prenant la parole, le Président de la République s’est réjoui de la mobilisation du Gouvernement et des populations togolaises, notamment celles de Lomé et ses environs, pour la réussite des trois sommets importants qui ont été marqués par un franc succès tant au niveau de la participation que dans leur déroulement et dans les conclusions et décisions qui en sont issues. Cette réussite est une reconnaissance réaffirmée pour notre pays tout entier, son image et sa réputation.
Se référant aux décisions de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO relatives à la situation socio-politique dans notre pays, le Président de la République a réitéré sa ferme détermination à poursuivre ses efforts pour une issue définitive et durable à la situation qui a prévalu, en continuant de rassembler la classe politique et la société togolaise autour des défis et des objectifs communs de paix, de sécurité, de stabilité et de progrès économique et social. Pour ce faire, le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de tirer tous les enseignements politiques par rapport à la situation que notre pays vient de traverser et a invité les membres du Gouvernement à être davantage attentifs, individuellement et collectivement, aux messages et aux aspirations profondes de nos concitoyens, dans un esprit de loyauté et de fidélité aux missions qui leur sont confiées.

Au titre des projets de loi

Le premier projet de loi, adopté par le conseil, autorise la ratification de l’accord de transport aérien entre le gouvernement de la République togolaise et le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, signé le 07 avril 2015 à Lomé au Togo. Cet accord de transport aérien entre les deux Etats fait partie de la catégorie de nouvelles générations d’accords dits « ciel ouvert » qui élargissent considérablement les possibilités de dessertes. Sa ratification confortera notre pays comme un hub aérien de premier plan. Elle permettra également d’instituer un cadre juridique stable pour les relations aériennes entre le Togo et les Etats-Unis d’Amérique.

Le second projet de loi, adopté par le conseil, autorise la ratification de l’accord de transport aérien entre le gouvernement de la République togolaise et le gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite relatif aux services aériens, signé à Djeddah en Arabie Saoudite le 24 février 2016.

L’accord de transport aérien entre les deux pays, a pour objectif de promouvoir un système de transport aérien international basé sur la concurrence entre les compagnies aériennes sur le marché avec une interférence minimale de l’Etat. Sa ratification permettra d’intégrer les dispositions de cet accord dans l’arsenal juridique national relatif au transport aérien. Elle créera également un cadre de concertation permanente entre les deux parties dans le domaine des transports aériens.

Le troisième projet de loi, adopté par le conseil, autorise la ratification de l’accord de services aériens entre le gouvernement de la République togolaise et le gouvernement du Burkina Faso, signé le 09 juin 2016 à Lomé. Cet accord, qui reprend, dans ses principales articulations, les dispositions contenues dans le modèle d’accord aérien défini par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), fixe les règles régissant le transport aérien commercial entre le Togo et le Burkina Faso. La ratification de cet accord procurera aux transporteurs aériens désignés par les parties une meilleure sécurité juridique et un cadre règlementaire plus conforme aux normes internationales dans ce domaine.

Le quatrième projet de loi, adopté par le conseil, autorise l’adhésion du Togo à la Constitution de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC), adopté la 16 septembre 2009 à Dakar au Sénégal.
Le transport aérien est un outil économique déterminant et un vecteur d’intégration indispensable au développement des pays africains. Ainsi, pour tirer un meilleur profit des avantages qu’il procure et aboutir à une gestion efficiente des difficultés auxquelles il est confronté, les Etats africains ont décidé d’instituer, le 17 janvier 1969 à AddisAbeba, la Constitution de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC). La CAFAC vise à renforcer la coopération avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), ainsi qu’avec toute les organisations assurant la promotion et le développement de l’aviation civile en Afrique. L’apparition de nouvelles règles de l’aviation civile ont rendu nécessaire l’adoption, le 16 décembre 2009 à Dakar, de nouveaux statuts de la CAFAC.

L’adhésion à cette Constitution révisée permettra à notre pays de promouvoir le développement de ses compagnies aériennes et de rehausser la présence de celles-ci au niveau de l’industrie du transport aérien international.

Le cinquième projet de loi, adopté par le conseil, porte loi de règlement, gestion 2016.
La loi de règlement du budget de l’Etat est instituée par la loi organique n° 2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances, notamment en son article 49 qui stipule que : « La loi de règlement :
– arrête le montant définitif des encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses ;
– rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat et l’application du tableau de financement de l’Etat à travers un tableau d’équilibre budgétaire et financier présentant les ressources et les charges de trésorerie ;
– établit le compte de résultat de l’année ;
– affecte la reprise des excédents ou des déficits à la prochaine loi de finances ».

C’est conformément à ces dispositions que le projet de loi de règlement du budget de l’Etat, gestion 2016, a été élaboré. Suite aux modifications apportées en cours d’année 2016 par la loi de finances rectificative n° 2016-031 du 02 décembre 2016, le budget de l’Etat est équilibré en recettes et en dépenses à 1.154,5 milliards de FCFA dont 1.151,0 milliards pour le budget général et 3,5 milliards pour les ressources et les charges affectées aux comptes spéciaux du Trésor. L’exécution de la loi de finances 2016, compte non tenue des dépenses fiscales, s’était soldée par un déficit de 45,5 milliards de FCFA. L’adoption de cette loi de règlement qui consacre la reddition des comptes pour la gestion 2016, traduit donc le respect par le Gouvernement des règles de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des finances publiques.

Au titre des décrets

Le premier décret, adopté par le conseil, porte désignation de l’autorité compétente en matière de gel administratif. Le présent décret est pris en application des dispositions de la loi uniforme n° 2018-004 du 4 mai 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du
terrorisme dans les Etats membres de l’UMOA.

Ce décret permettra la mise en œuvre effective des sanctions prises par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à l’encontre des organisations terroristes, des terroristes et de toutes les personnes et entités qui les soutiennent. Aux termes de ce décret, le ministre chargé des finances est habilité à ordonner le gel de tout ou partie des fonds et autres biens appartenant à des terroristes ou à des personnes et entités qui les soutiennent et établit la liste des personnes visées par les mesures de gel administratif. Le décret précise la procédure de gel administratif et institue une commission consultative sur le gel administratif qui donne des avis avant la prise des mesures de gel administratif.

Le second décret, adopté par le conseil, porte création, attributions, composition et fonctionnement du comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le présent décret est pris en application de l’article 10 de la loi uniforme n° 2018-004 du 4 mai 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il crée un comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC) en remplacement du comité interministériel qui assurait le suivi desdites activités. Le CONAC est chargé de prendre des mesures appropriées pour identifier, évaluer, comprendre et atténuer les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auxquels le Togo est exposé. Il tient à jour cette évaluation et coordonne la réponse nationale aux risques ainsi identifiés. Composé de représentants des différents départements ministériels et institutions des secteurs public et privé impliqués dans la lutte contre ces deux fléaux, le CONAC est présidé par le ministre chargé des finances.

Le troisième décret adopté par le conseil porte adoption du plan national de développement (PND) 2018 – 2022. L’objectif poursuivi par le plan national de développement (PND) 2018-2022, tire ses fondements du projet de société du chef de l’Etat décliné dans la déclaration de politique générale du gouvernement, ainsi que des engagements souscrits par le Togo au niveau communautaire, continental et international notamment, la vision 2020 de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’agenda 2063 de l’Union Africaine et l’agenda 2030 de développement durable.

Le PND est le fruit d’un processus participatif intense ayant impliqué les différentes parties prenantes de l’administration publique, des institutions de la République, du secteur privé, de la société civile, des régions ainsi que des partenaires techniques et financiers. Il s’articule autour de trois (3) axes à savoir : 1- mettre en place un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ; 2- développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives ; 3- consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

Les ressources requises pour la mise en œuvre du PND sur la période 2018-2022 sont estimées à 4 622,2 milliards FCFA. Les dépenses d’investissement public sont évaluées à 1 623,1 milliards de FCFA, représentant 35% du coût global. Les investissements privés couvrent 2 999,1 milliards de FCFA, soit 65% du coût global du PND.

La croissance économique résultant de cette mise en œuvre se situerait à 6,6% en moyenne par an pour atteindre 7,6% en 2022. Le PND est désormais le document de référence qui doit guider l’action gouvernementale et les relations avec l’ensemble des partenaires du Togo.

Monsieur le Premier Ministre a informé le conseil que lors de la troisième présentation de son rapport volontaire lors du Conseil Economique et Social des Nations-Unies à New-York, du 16 au 18 juillet 2018, le PND du Togo a été également présenté. Les participants à cette importante réunion internationale ont trouvé le PND du Togo ambitieux et très réaliste. Les trois objectifs cibles du PND tels que décrit ci-dessus, ont été bien précisés et intègrent les atouts et opportunités de notre pays. L’objectif, in fine, du PND étant de créer massivement des emplois et de la richesse (axes 1 et 2). Les bénéfices tirés devant permettre d’accroitre les actions du gouvernement au profit des populations les plus vulnérables. Le PND appelle à l’action.

A l’issue de l’adoption de ce décret, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a vivement instruit le gouvernement d’accentuer et d’intensifier le dialogue et la concertation avec toutes les composantes de la société togolaise, en particulier le secteur privé, les acteurs politiques, les organisations syndicales ainsi que les organisations de la société civile en vue de favoriser une meilleure appropriation du PND et d’assurer la mobilisation et la contribution de tous à sa mise en œuvre ainsi qu’à l’atteinte des objectifs poursuivis.

Au titre des communications

La première communication, écoutée par le conseil, est relative aux travaux de la 107è session du conseil des ministres du groupe des Etats d’Afrique, des caraïbes et du Pacifique (ACP) et de la 43è session du conseil des ministres ACP-UE. Les travaux de la 107ème Session du conseil des ministres du groupe des Etas d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et de la 43ème Session du conseil des ministres ACPUE que Lomé notre capitale a abrité du 29 mai au 1er juin 2018, ont pour objectif principal de discuter de l’après-Cotonou 2020.

Au titre de cette session, le mandat de négociation a été confié au Togo. Se basant sur le rapport du Secrétaire général du groupe ACP à la 107ème session du conseil des ministres ACP, le conseil des ministres a déploré le faible taux de payement de contributions des Etats membres, durant les dix (10) dernières années, et a donné mandat au comité des Ambassadeurs d’évaluer la pertinence des sanctions actuelles et, au besoin, les renforcer sur la base des principes d’équité et de justice. Le conseil des ministres du groupe ACP-UE s’est aussi prononcé sur le choix du pays devant accueillir la signature de l’accord ACP-UE post- Cotonou.

Cinq (5) pays (les îles Samoa, les îles Fidji, le Benin, le Kenya et le Togo) ont fait acte de candidature à cet effet. Le conseil des ministres a donné mandat au comité des Ambassadeurs de soumettre à sa 108ème session, les critères de sélection ainsi qu’un processus décisionnel. Il a, par ailleurs, adopté une déclaration conjointe sur le changement climatique et a convenu que les (2) partenaires maintiennent leur coopération pour la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Il a, également, adopté une décision sur la révision de l’annexe IC de l’accord de Cotonou qui autorise un transfert de fonds des réserves du Fonds européen de développement (FED) vers l’enveloppe Intra-ACP, afin de financer les projets Spotlight (lutte contre les violences faites aux femmes) et l’initiative éducation pour tous. Le conseil des ministres du groupe ACP (107è session) et le conseil des ministres ACPUE (43è session) ont exprimé leur profonde gratitude au Président de la République, à son Gouvernement et au peuple togolais pour l’hospitalité et les nombreuses facilités qui leur ont été offertes lors de leur séjour à Lomé.

La seconde communication, écoutée par le conseil, est relative au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP). Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2019-2021 institué par la Loi Organique portant loi de finance du 27 juin 2014, notamment son article 52 permet d’assurer une meilleure gouvernance des finances publiques et une prévisibilité des recettes et des dépenses budgétaires à moyen terme. Au terme de la loi susvisée, le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) doit désormais être adopté en Conseil des ministres, avant d’être soumis à un débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée Nationale au plus tard fin juin de chaque année (article 57).

La soumission du document au Conseil des ministres en ce moment se justifie par la nécessité de tenir compte des orientations du PND et de l’aligner sur la politique économique du Gouvernement couvrant la période. Ce document a une vocation de cadrage macro-budgétaire global. Il constitue, de ce fait, le document de base préalable à la procédure budgétaire annuelle, sur la base
duquel sont construites les hypothèses d’enveloppes sectorielles allouées aux ministères. Il couvre une période glissante minimale de trois ans. Le présent document est en lien avec le PND 2018-2022.

Au titre de la nomination Le conseil des ministres a procédé, au titre du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, à la nomination du Préfet de l’Oti Sud.

Fait à Lomé, le 03 août 2018

Le Conseil des Ministres




GAAT offre une bibliothèque aux enfants de la brigade pour mineurs de Djidjolé

Le Global Alumni Association of Togo (GAAT), un regroupement  de tous les bénéficiaires de bourses et stages aux Etats-Unis financés par le contribuable américain a offert ce mercredi une bibliothèque aux enfants de la brigade pour mineurs de Djidjolé (Lomé).

La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur des affaires publiques de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo Mike Pryor, et le Directeur de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou.

Le joyau construit à coût de 590.000 francs CFA, vient combler un vide à ces enfants qui prendront désormais leur temps pour apprendre et découvrir de nouvelles choses, de s’autocritiquer et de mener eux-mêmes leur propre réflexion.

En réalité la construction de cette bibliothèque au sein de cette brigade fait suite à un constat selon lequel, les enfants « privés de liberté et gardés dans ce milieu » n’ont que la télévision pour se distraire et n’ont plus de connaissance livresque.

« Le milieu carcéral n’est pas un milieu à être ni à conseiller à quelqu’un même à son pire ennemi. Du coup, nous voulons leur faire comprendre à travers ces livres qu’ils doivent se remettre en cause pour ne plus commettre les mêmes erreurs parce que si on ne les corrige  pas dès le bas âge, ils deviendront le mal de la société de demain », a clairement signifié Sylvio Combey, Président du GAAT.

Selon lui,  les casiers de la bibliothèque sont faits selon la taille de chaque catégorie (d’enfants et adultes) et précise que ce joyau sera garni de livres didactiques en français dans les prochains jours.

Les Directeur des affaires publiques de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo Mike Pryor et  le Directeur de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou ont salué le geste du GAAT et exhortent les enfants à faire bon usage leur nouvelle bibliothèque.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la semaine du GAAT qui est en train d’être célébrée où les jeunes togolais pourront « saisir les opportunités de bourses et stages aux Etats-Unis ».

Occasion également de « former ces jeunes à l’entrepreneuriat et aux technologies de l’information et de la communication (TIC) » et « comment gérer son entreprise ».

Joseph Ahodo

 




MIFA : déjà plus de 14 milliards F CFA accordés aux acteurs agricoles

Le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) démontre son efficacité sur le terrain, en termes de financement des acteurs agricoles.

Deux ans après son lancement par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, l’Institution a réussi à mobiliser neuf institutions financières nationales à savoir ECOBANK, BOA, Orabank, Sunu Bank, UTB, BTCI, SOGEMEF, FUCEC et African Leader Togo qui ont alloué plus de 14 milliards de francs CFA à 144.000 acteurs du secteur agricole toute filière confondue dont 125.000 producteurs.

A cela s’ajoutent les appuis techniques et financiers des institutions financières internationales notamment le FIDA, la BAD, et le Khalifa Fund.

Par ailleurs, les interventions du MIFA SA ont permis la création de 162 678 emplois directs et indirects. Le Mécanisme a également procédé à la structuration de 124 milliards de francs CFA de marchés viables liés à la production et à la transformation sur toutes les filières agricoles.

Selon Aristide Agbossoumonde, Directeur général du MIFA, l’ambition est de renforcer davantage le rôle de l’agriculture dans la création de richesse dans notre pays ainsi que l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur par le développement de produits d’assurance (assurance maladie, assurance agricole et prévoyance sociale).

Pour 2020, le MIFA intensifie déjà ses actions au profit du secteur agricole affecté par la crise sanitaire liée au nouveau Coronavirus.

Sur un objectif de financement de 50 milliards de francs CFA à faciliter au cours de cette année au profit de 400 000 acteurs du secteur avec pour ambition la création de 450 000 emplois, le MIFA a déjà introduit un portefeuille de projets d’une valeur de 30 milliards de francs CFA auprès des institutions financières partenaires.

L’institution souhaite en outre  renforcer sa présence dans le monde paysan par le biais de la mise en place de nouvelles antennes préfectorales pour un meilleur suivi et accompagnement technique des acteurs agricoles notamment les producteurs.

David S.




Togo/ Le collectif des mouvements et associations de la mouvance présidentielle prône la paix à travers des meetings

Des militants et sympathisants du parti UNIR lors d’un meeting

Le collectif des mouvements et associations de la mouvance présidentielle n’est pas resté inactif au moment même où l’opposition était dans les rues cette semaine pour réclamer les réformes politiques. A travers des meetings populaires organisés à Lomé, le collectif a fait la promotion de la paix, la citoyenneté et le vivre ensemble tout en donnant son point de vue sur cette question de réformes qui ne cesse de diviser la classe politique.

Ces meetings ont regroupé les cadres, militants et sympathisants vêtus de t-shirts blancs et bleus aux couleurs du parti Union pour la République (UNIR) du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Au cours de ces rassemblements, les responsables des associations et mouvements de la majorité présidentielle sont montés sur le podium pour dénoncer publiquement tous les comportements et actions qui ne sont pas de nature à préserver et sauvegarder la paix dans le pays.

Ils ont également saisi l’occasion pour exprimer leur profond attachement à la paix, aux valeurs républicaines et aux actions du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Dans une déclaration rendue publique, le collectif des mouvements et associations a indiqué que les reformes réclamées « à cor et à cri » (par l’opposition, Ndlr), engagent l’avenir de tous les citoyens togolais qui, tous, les désirent. Pour le collectif, ces réformes ne sauraient répondre à un besoin d’urgence et d’improvisation, ou satisfaire des exigences d’imitation et de conformisme, sans tenir compte des spécificités politiques du Togo et de ses réalités sociologiques et historiques.

« Les réformes politiques, nous en voulons tous mais elles ne s’obtiendront jamais par la rue mais plutôt dans le cadre constitutionnel légal. Et même si nous n’allons peut-être pas assez vite au goût de certains, nous savons d’où nous venons et où nous comptons aller », lit-on dans le document.

« Alors, même si la vie institutionnelle de notre pays reste perfectible, ne la déstabilisons pas. Ne sacrifions pas nos précieux acquis pour ce qui, ailleurs et après des décennies de pratique dans certains cas, n’a pas encore pu assurer le bonheur des citoyens qui expriment leur désappointement chaque jour qui passe », poursuit la déclaration.

Les responsables des mouvements et associations ont fait savoir en effet que la Constitution de 1992 sur laquelle se focalisent toutes les revendications, n’est pas parfaite. Certaines de ses dispositions sont caduques et désuètes. « Les réformes, OUI mais dans un large consensus et non des bains de sang. Concentrons-nous sur l’essentiel, consolidons la paix et le développement, faisons des réformes dans un esprit de dialogue ».

Ils ont exhorté la population à élever le débat au dessus des intérêts personnels et partisans, à préserver les acquis sociaux, à cultiver la paix afin de récolter le progrès et le développement.

Irène MINTRE




Robert Dussey, premier chef de la diplomatie africaine reçu par Rex Tillerson

Le ministre Robert Dussey et le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson

Le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson s’est entretenu ce jeudi avec le Ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, Pr. Robert Dussey. Le patron de la diplomatie togolaise est ainsi le premier chef de la diplomatie africaine à être reçu par Rex Tillerson depuis sa nomination par le Président américain Donald Trump.

Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la tenue du 8 au 10 août 2017 à Lomé, de la XVIème édition du forum de la loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique dénommé AGOA, dont les préparatifs sont en voie de finalisation.

Ce Forum réunira de hauts fonctionnaires des États-Unis et des délégations de 38 pays d’Afrique subsaharienne pour discuter des moyens pouvant renforcer la coopération économique et le commerce entre les États-Unis et l’Afrique.

Egalement au centre de l’entretien entre les deux diplomates, les avancées du Togo dans le processus du Millenium Challenge Corporation (MCC) qui est une assistance financière des USA. Les dernières discussions avec les autorités togolaises ont permis aux parties de progresser dans le développement du programme et selon les informations, les premiers financements pourraient s’effectuer dès novembre 2017.

Le premier Sommet Afrique-Israël que Lomé abritera en Octobre 2017 a été aussi évoqué au cours des discussions. Soutenu par les USA, ce sommet entend resserrer les liens de coopération entre l’Afrique et l’Israël sur les plans politique, diplomatique et économique.

Le ministre Robert Dussey et le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson se sont également félicités de l’excellente qualité des relations qui existent entre le Togo et les Etats Unis. Rex Tillerson a saisi l’occasion pour adresser ses félicitations au Chef de l’Etat togolais pour son élection à la tête de la CEDEAO.

David




Lutte contre le Terrorisme : La DMK souhaite des « discussions sérieuses » avec le régime de Faure Gnassingbé

« Aussi, longtemps, qu’il n’y aura pas de discussions sérieuses sur les sujets préoccupants énoncés, la DMK et les populations togolaises ne se sentiront pas concernées par l’alliance nationale contre le terrorisme que tente de vendre le régime », a indiqué la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) au lendemain de la rencontre tenue jeudi dernier à la Primature entre le Gouvernement et les acteurs des partis politiques au sujet de la lutte contre le terrorisme au Togo.

Pour ce regroupement de l’opposition, cette réunion était « une simple rencontre d’information que le régime a organisée, mais qu’il tente déjà de présenter à l’opinion publique nationale et internationale, comme une rencontre d’échanges et de discussions, voire de dialogue avec la classe politique de l’opposition ».

Les membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro accuse par ailleurs le pouvoir de Faure Gnassingbé de chercher à « instrumentaliser » la crise sécuritaire « en vue de divertir les togolais et de se maintenir ».

Le regroupement ayant soutenu la candidature de l’opposant Agbéyomé Kodjo à la présidentielle de 2020 a en outre indiqué avoir saisi l’occasion de  la rencontre pour demander la libération des détenus politiques, la levée des poursuites contre les leaders de l’opposition et le règlement des questions sources de frustration préjudiciables à l’unité, et à la cohésion auxquelles le régime ne cesse d’appeler.

La coordinatrice de la DMK, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et ses camarades de lutte demandent au chef de l’Etat de prendre des initiatives pour engager avec son opposition de véritables discussions sur les enjeux vitaux des togolais et du Togo.

Ces discussions permettront selon eux, d’aboutir à « un sursaut patriotique sincère pour recoudre le tissu social et faire face efficacement au problème d’insécurité ». Ils estiment donc qu’un consensus national est nécessaire pour résoudre cette crise sécuritaire.

Il faut souligner que la DMK était représentée à cette rencontre par la CDPA, Le Nid, les Démocrates socialistes africains (DSA) et  Le Togo Autrement, sans le MPDD d’Agbéyomé Kodjo et le BAC de Thomas Ntsoukpoé.

Selon une note du gouvernement, la rencontre a permis d’informer la classe politique (pouvoir et opposition) sur le sujet de la lutte contre le terrorisme, et de recueillir par ailleurs leurs contributions dans l’objectif d’améliorer les actions déjà mises en œuvre par le pays pour  faire face aux menaces terroristes.

La Rédaction




Togo/ Démissionnaire, le Premier Ministre Klassou chargé d’expédier les affaires courantes

Komi Sélom Klassou

Le Premier ministre Komi Sélom Klassou a présenté ce vendredi 04 décembre sa démission et celle de son gouvernement au Président de la République Faure Gnassingbé. Pratique républicaine, cette démission intervient au lendemain des élections législatives du 20 décembre 2018 remportées 59 sièges sur 91 par le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR).

« Le Président de la République a accepté cette démission et a saisi l’occasion pour féliciter le Premier Ministre et toute l’équipe gouvernementale pour les efforts déployés dans la poursuite des réformes économiques, politiques et sociales engagées par notre pays depuis quelques années », indique un communiqué de la Présidence de la République.

Selon le document lu à la télévision nationale TVT, le Premier Ministre a été chargé par le Président de la République d’ « expédier les affaires courantes ».

Il faut rappeler que Komi Sélom Klassou a été élu député du parti UNIR dans la circonscription du Haho à l’issue du scrutin législatif du 20 décembre dernier. Il occupait le poste de Premier Ministre depuis le 05 juin 2015.

La Rédaction




La 6ème édition de la foire ADJAFI prévue du 24 août au 10 septembre 2017

Le comité d’organisation de la foire ADJAFI

Du 24 août au 10 septembre 2017 se tiendra  sur le terrain du lycée d’Agoè à Lomé, la 6ème édition de la foire des jeunes entrepreneurs dénommée « foire ADJAFI ». L’information a été donnée ce jeudi par le comité d’organisation au cours d’un forum qui a réuni à Lomé, les lauréats des différentes compétitions d’excellence organisées lors des précédentes éditions de cette foire.

« L’agro-industrie, un secteur à fort potentiel économique dans notre sous-région » : c’est autour de cette thématique que vont tourner les activités de cette 6ème édition de la foire ADJAFI qui entend mobiliser plus de 200. 000 visiteurs.

L’administrateur général de la foire, Maxime Minasseh explique que l’édition 2017 a pour objectif de rendre plus compétitifs les produits et services des jeunes. Il s’agit notamment d’identifier, de révéler et de capitaliser les innovations technologiques, et de renforcer davantage, les capacités des jeunes promoteurs d’entreprises.

Pour la première fois, la foire connaitra cette année « les universités Adjafi » qui est un programme destiné aux jeunes diplômés et « Adjafi Kid », un espace d’accompagnement des enfants de 4 à 12 ans par le biais de diverses activités entre autres la danse, les chants et les bricolages.

Aussi, au cours des 18 jours d’activités, le comité d’organisation entend-t-il rééditer le concours de cuisine dénommé « panier vert » et celui de l’entreprenariat inter-établissement « Pépite d’or ».

Il faut souligner qu’en prélude au démarrage des activités, il sera organisé du 08 et 09 août, un séminaire de formation qui portera sur le thème : « coton et entrepreneuriat : du fruit au fil, de la graine à l’huile ».

Pour rappel, la foire ADJAFI est un cadre créé  pour accompagner, consolider et faire émerger les initiatives entrepreneuriales des jeunes. Des expositions et ventes, des ateliers et séminaires de renforcement de capacités, des conférences thématiques, des concerts et spectacles sont quelques activités au menu de la foire.

David




Togo : La fondation Konrad-Adenauer va renforcer sa coopération avec l’Assemblée nationale

Les relations de coopération entre l’Assemblée nationale togolaise et la fondation Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) pourront se renforcer davantage notamment dans les domaines de la formation et du bien-être des populations.

Le sujet a été en effet évoqué ce vendredi 19 novembre au cours d’un entretien entre la présidente de l’Assemblée Mme Yawa Djigbodi Tsègan et Dr. Stefanie Brinkel, la nouvelle Représentante Résidente et Directrice, Programme Dialogue Politique en Afrique de l’Ouest de la fondation allemande.

« On a échangé sur le travail parlementaire et exploré des pistes de renforcement des relations entre la fondation Konrad-Adenauer et le parlement togolais », a en effet indiqué Dr. Stefanie Brinkel.

Mme Yawa Djigbodi Tsèganet Dr Stefanie Brinkel

« Pour renforcer la coopération avec le parlement, il y a différents sujets qui sont importants pour nous notamment la formation, des thématiques liées au développement durable, à l’économie, à la démographie entre autres. On a décidé de travailler ensemble sur ces questions », a-t-elle ajouté.

Bien d’autres questions liées notamment au développement durable ont été également évoqués par les deux personnalités.

David S.




Issiaka Cissé enlève le 26ème tour cycliste du Togo

Issiaka Cissé, vainqueur de la 26ème édition du tour cycliste du Togo

La 26ème édition du tour cycliste du Togo a pris fin ce dimanche à Lomé avec le sacré ivoirien, Issiaka Cissé qui a réussi à conserver le maillot jaune depuis la première étape de la compétition. A cette sixième et dernière étape du tour couru ce dimanche sur une distance de 80 Km à Lomé sous forme d’un circuit fermé, c’est le belge Van Couter Stein qui sera cependant le premier à franchir la ligne d’arrivée après 1 heure 08 minutes 12 secondes de course, avec une vitesse moyenne de 44,8 km/h devant le premier togolais Raouf Abdoul Akanga  (4ème position, 25ème au classement général ).

Démarré depuis le 11 avril dernier, cette 26ème édition  du tour cycliste du Togo est donc rentrée dans l’histoire. Pendant une semaine, les coureurs ont eu à parcourir une distance totale de  1.285 km en 6 étapes avec une première étape longue de 151 km courue entre  Lomé à Danyi.

Pour le compte de  cette année, les cyclistes sont venus de 12 pays notamment le Bénin, le Mali, le Ghana, le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, la France, les Pays Bas, la Belgique et le Togo.

La Rédaction