Koudagba Kossi : Les témoignages d’Emmanuel Adebayor…

Décédé le 18 juin dernier à l’âge de 25 ans, l’attaquant togolais du club de football ASCK, Kossi Edem Koudagba a été porté à sa dernière demeure samedi 27 juin à Davié dans la préfecture de Zio.

La cérémonie d’inhumation a connu la présence de plusieurs acteurs du football togolais au rang desquels, l’ancien capitaine des Eperviers du Togo, Emmanuel Shéyi Adebayor. Ce dernier est allé apporter son soutien et témoigner sa sympathie à la famille Koudagba éplorée.

« C’était une journée pleine d’émotions pour moi », témoigne Emmanuel Shéyi Adebayor.

« Kossi Koudagba était un espoir Togolais très talentueux avec qui j’ai eu la chance de jouer. Il a été deux fois meilleur buteur en Division 1 et a joué un rôle exceptionnel dans l’obtention du premier titre de champion de son équipe l’ASCK. En lui, je voyais beaucoup de talents et je voyais le futur du football Togolais », a-t-il indiqué sur sa page facebook.

« Je le projetais même dans les plus grands clubs Européens. C’est avec un grand choc que j’ai appris qu’il nous a quitté. J’ai donc fait le déplacement aujourd’hui pour aller supporter sa famille à Davié. Une fois devant sa tombe, j’ai vécu une sensation unique que les mots ne pourront décrire. Petit frère, que la terre te soit légère », a ajouté l’ancien international du football togolais, exprimant au passage ses prières pour que la famille de l’illustre disparu trouve la paix du cœur, le courage et la force en cette période de deuil.

Le décès de Koudagba Kossi est considéré comme une grande perte pour le football togolais. Dans un communiqué, la Fédération togolaise de football a salué la mémoire de ce joueur « dont les qualités sur le terrain et en dehors sont connus de tous ».

David S.




Média : Tchagnao Arimiyao reconduit à la tête du CONAPP

Le Directeur de Publication du journal Nouvelle Opinion, Tchagnao Arimiyao a été réélu ce samedi président du Conseil national des patrons de presse (CONAPP) pour un nouveau mandat de deux (02) ans. C’était au cours d’une assemblée générale élective tenue à la Blue Zone de Cacaveli à Lomé.

Les membres de l’organisation présents à l’assemblée ont unanimement porté leur choix sur la liste de Tchagnao, qui était d’ailleurs la seule en lice.

Le président réélu a exprimé sa volonté de continuer par travailler avec l’ensemble des membres de l’organisation pour relever les différents défis qui s’imposent à la presse togolaise.

« Nous sommes réconfortés parce que tous les membres présents de notre organisation patronale sont satisfaits de ce que nous avons fait durant les 2 dernières années en nous reconduisant. Il y a encore beaucoup de défis à relever. Nous allons poursuivre le travail de professionnalisation des journalistes », a laissé entendre El-hadj Tchagnao Arimiyao.

Au rang des chantiers évoqués, la professionnalisation de la presse, la mise en place d’une imprimerie pour les membres du CONAPP, le lobbying pour une augmentation de l’aide de l’Etat à la presse entre autres.

Voici la composition du bureau du CONAPP :

Président : Arimiyao Tchagnao, Nouvelle Opinion

Vice-président chargé des télévisions : Fabrice Pétchézi, Libéral

Vice-président chargé des radios : Aimée Atana, Radio Azur

Vice-président chargé de la presse écrite : Dieudonné Korolakina, Togo Matin

Vice-président chargé de la presse en ligne : Joseph Gadah, Economie et Développement

Secrétaire général : Marc Aboflan, Elite d’Afrique

Secrétaire général adjoint : Eugène Bamazé, Radio Carré Jeune

Trésorier général : Patrick Blandé, Radio Zephyr

Trésorier général adjoint : Olivier Adja,  AfreePress

Conseiller chargé des relations extérieures : Michel Tchadja, Waraa Les Vainqueurs

Conseiller chargé des relations avec les médias de l’intérieur : Mochoud Boukary, Kozah média

Conseiller chargé de la promotion de l’éthique et de la déontologie : Joachim Loko, Dounia le Monde

La Rédaction




La « Flag spéciale » déjà sur les tables

Depuis longtemps, la famille des bières produites par la brasserie BB Lomé s’est agrandie avec l’arrivée sur les tables de la nouvelle Flag spéciale. Contenue dans des bouteilles de 50 cl, elle vient confirmer la volonté des responsables de la Brasserie BB Lomé d’assurer une disponibilité et une qualité constante de ses produits aux meilleurs prix sur toute l’étendue du territoire et conquérir les cœurs des consommateurs jeunes et branchés qui ne « veulent pas être comme les autres »

Gout unique, finesse et légèreté légendaire composent les caractéristiques de cette nouvelle bière qui ne passe pas inaperçue depuis un moment dans les bars, maquis, maisons et sur les lieux de réjouissance. La Flag spéciale réunit autour de son nouveau gout, de nombreux jeunes attachés aux valeurs essentielles contenues dans sa nouvelle robe.

Blonde, rafraichissante et spéciale, la nouvelle Flag est destinée à toutes les couches sociales pour son prix accessible à toutes les bourses. 450 francs, c’est le prix auquel est vendue cette nouvelle bière dans tous les points de vente du Togo qui exalte intensément tout consommateur qui la choisit pour se désaltérer. Et ça se passe en toute aisance.

Même son slogan « Tu vas kiffer ta nouvelle Flag » qui soutient la campagne de promotion de cette nouvelle née de la Brasserie BB Lomé explique aisément le choix fait par les consommateurs d’adopter la nouvelle bière et d’en faire un une préférence unique. Très prisée par ceux qui ne cherchent pas à faire comme les autres, la Flag Spéciale se partage lors des moments entre amis, en famille ou entre collègues dans une ambiance conviviale portée sur l’envie de la kiffer.

La Flag Spéciale, plus qu’une bière, est une grande communauté de jeunes gens branchés et Smart qui aiment les bons plans, l’ambiance et par-dessus tout, qui aiment mettre en avant leur côté spécial.




Restaurants communautaires : Fin de l’opération de distribution de kits alimentaires dans le Grand Lomé

Les portes des restaurants communautaires se sont refermées ce vendredi 26 juin 2020, avec la fin de la distribution des kits alimentaires aux bénéficiaires des zones de Bè, Zanguéra, Doumasséssé et de Sagbado dans le grand Lomé.

C’est la dernière opération sur la période des 20 semaines prévues pour ce programme. L’opération démarrée le 25 décembre 2019 sur trois (03) sites (Nukafu, Adéticopé et Sagbado), a finalement gagné du terrain à Lomé, en passant à treize (13) sites au bout de deux (02) mois, au regard de l’enthousiasme des bénéficiaires et de l’accompagnement du gouvernement.

Au total 149 quartiers sont touchés par cette opération dont l’objectif est de soutenir la résilience alimentaire des personnes vulnérables, à savoir des veuves sans revenus, des personnes handicapées et des personnes âgées ou atteintes d’une maladie chronique.

En six (06) mois de mise en œuvre, 25.832 repas chauds et 43.486 kits alimentaires de rations sèches composés de riz, de maïs, de gari et d’huile ont été fournis à plus de 6.500 personnes vulnérables des zones ciblées.

Sur les différents sites visités ce vendredi 26 juin, c’est le même enthousiasme qui se lit sur les visages des bénéficiaires venus récupérer leurs kits.

« Nous sommes très contentes de cette initiative du gouvernement qui nous a aidé beaucoup. Mais dommage qu’ils nous ont dit que c’est la dernière opération aujourd’hui. Si elle pouvait continuer ce serait vraiment bon », a témoigné Ségbédji Akossiwa, un bénéficiaire dans le quartier Anfamé à Lomé. « Ce programme de restaurant communautaire nous a vraiment aidé et je suis très content. Nous sauterions que le gouvernement poursuive cette initiative pour continuer par nous venir en aide aux personnes vulnérables que nous sommes », nous a confié un autre bénéficiaire du nom Guézo Komlan.

L’opération de ce mois de juin a duré trois jours (du 24 au 26). « Nous sommes en train de boucler les 20 semaines. Les restaurants communautaires seront donc suspendus le temps d’évaluer le chemin parcouru avec les différents acteurs et le partenaire qui apporte son concours financier à l’opération. L’Anadeb sera heureuse de retourner auprès des communautés avec de meilleures perspectives. Pour l’heure, l’expérience va passer à l’évaluation », a expliqué la Directrice générale de l’ANADEB, Mme Mazalo Katanga.

« Nous avons démarré l’opération par la fourniture de repas chauds et de kits alimentaires de rations sèches aux personnes vulnérables du Grand-Lomé, et ce, pour vingt (20) semaines. Mais avec la Covid-19, nous avons convenu de suspendre la distribution des repas chauds et de poursuivre uniquement les rations sèches. Cela faisant, nous évitons de faire des restaurants communautaires un vecteur de la maladie, mais plutôt un cadre pour les bénéficiaires d’avoir accès à l’information, car nous les sensibilisons sur les mesures barrières, notamment sur le port des cache-nez, le lavage régulier des mains, la distanciation sociale », a-t-elle précisé.

Financés principalement par le Programme d’appui aux populations vulnérables (Papv), et mis en œuvre par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb), les restaurants communautaires suscitent également beaucoup d’intérêt auprès des partenaires et pays amis du Togo tels que l’Union européenne et la République populaire de Chine qui apportent leurs appuis au financement de l’opération, particulièrement dans le contexte sanitaire actuelle lié à la pandémie de la COVID-19.

David S.




Togo : Les organisations de la société civile engagées dans la riposte contre la COVID-19

Les Organisations de la société civile (OSC) togolaise jouent pleinement leur partition aux côtés du gouvernement dans la riposte contre la Covid-19 dans le pays. Constituées en une coalition, ces organisations ont dressé ce vendredi 26 juin à Lomé, le bilan de leurs activités.

Depuis sa constitution le 08 avril dernier, la plateforme avait en effet lancé un appel à toutes les ONG et les associations membres intervenant sur le territoire national de se mobiliser davantage et d’agir dans leurs zones d’intervention respectives pour la prévention et la protection contre la Covid-19.

Selon Komi Abitor, porte parole de la coalition et président de la Fédération des ONG du Togo (Fongto), les plus importantes actions menées en termes de mobilisation des acteurs sociaux contre la riposte concernent la distribution de 128.000 masques, 6.035 kits alimentaires, 12.000 dispositifs de lavage de mains et l’animation de 170 émissions radiophoniques et 30 émissions télévisées pour la sensibilisation des populations.

Les autres activités menées concernent le suivi et l’analyse des mesures prises par l’Etat, le plaidoyer auprès du gouvernement, l’élaboration d’un plan d’actions à l’endroit des partenaires, la réalisation d’un plaidoyer pour la prise en charge des cas de violence faites aux enfants durant la période de crise, une enquête de satisfaction du Programme NOVISSI et les mesures de préservation de l’emploi.

En ce qui concerne justement le programme de transferts monétaires Novissi, l’enquête menée auprès de 768 personnes dans le grand Lomé, les préfectures de Tchaoudjo et de la Kozah montre que la majorité des enquêtés déclarent n’avoir pas bénéficié du programme, soit 53,15 % contre 46,85 % des enquêtés qui estiment en avoir bénéficié. En outre, l’analyse des résultats révèle que dans les deux zones couvertes par le programme Novissi (Grand Lomé et Tchaoudjo), le nombre des bénéficiaires est faible. Les raisons évoquées sont relatives aux difficultés d’inscription, des professions non éligibles et l’absence de carte d’électeur.

En termes de recommandations, la Coalition des organisations de la société civile contre la COVID 19 au Togo demande à ce que la gouvernance de la riposte plus inclusive, le renforcement de la sensibilisation et l’intensification de la veille citoyenne pour le respect des mesures barrières, le prolongement du programme NOVISSI, et le renforcement de la communication autour de cette initiative.

Au sujet  des mesures économiques et la préservation de l’emploi, ces OSC estiment qu’il faudra mieux et plus communiquer autour et veiller au respect strict des mesures prises par la BCEAO en faveur des entreprises, et mettre obligatoirement en quarantaine et sous surveillance aussi bien sécuritaire que sanitaire, toute personne venant d’un pays touché par la maladie.

Les responsables de la coalition au rang desquels, le Dr Serge Michel Kodom ont également saisi l’occasion pour expliquer la nécessité de continuer par respecter les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires pour briser la chaînes de propagation du virus.

David S.




Togo : la FAO renforce la résilience des ménages affectés par les inondations dans la région des Savanes

Dans la région des savanes au Togo, la FAO apporte son appui au renforcement de la résilience des ménages affectés par les inondations. L’accompagnement de  l’Organisation a en effet permis à près de 500 petits agriculteurs de mobiliser 5,3 millions de F CFA d’épargne interne pour un relèvement digne après des inondations qui avaient frappé cette région du pays.

Dans le cadre du projet « Appui au renforcement de la résilience des ménages affectés par les inondations dans la Région des Savanes au Togo » financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour un montant de 366 000 USD sur la période de 2019 et 2020, il a été en effet conçu et développée par l’Institution, une approche dénommée « Caisse de Résilience » (CdR) qui permet aux communautés d’apporter par elles-mêmes, des réponses techniques et socio-économiques à leurs besoins.

Cette approche est bâtie autour de 3 pôles d’intervention simultanée (technique, financière et sociale) qui se renforcent mutuellement. L’intervention technique se fait à travers la mise en place des Champs école des producteurs (CEP) tandis que le pôle social se développe autour des Clubs d’écoute communautaire (CEC). Le pôle financier est mis en œuvre à travers les Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).

Le projet a permis à la FAO d’organiser en collaboration avec l’ICAT, les bénéficiaires en 20 groupes d’intérêt appelés CEP dont 8 dans l’Oti, 5 dans l’Oti Sud et 7 dans le Kpendjal. Sur la base de ces CEP constituées, la FAO a confié à la Croix Rouge Togolaise, l’organisation et l’animation des CEC et leur constitution en AVEC selon l’approche « Caisse de Résilience ».

L’animation des 20 AVEC intégrées aux CEP a touché 487 personnes dont 81 femmes et a permis selon la FAO de mobiliser de mars 2019 à mai 2020, une épargne totale de 5 039 200 FCFA, dont 673 000 FCFA en prêts et une disponibilité de 4 747 250FCFA.

« Le cumul des fonds de solidarité, représentant les différentes recettes perçues s’élève à 291 950 FCFA ; ce qui donne un avoir total de 5 331 150 FCFA mobilisé en un an d’exercice. Cet exploit réalisé par les 20 AVEC dans les trois préfectures d’intervention a suscité un grand intérêt auprès des populations non bénéficiaires du projet qui ont manifesté le désir de se mettre aussi en AVEC. Vu l’engouement et la volonté des populations, la Croix Rouge Togolaise et la FAO explorent les partenariats pour une mise à échelle des AVEC dans les Savanes. A titre d’exemple, 15 nouvelles AVEC sont déjà opérationnelles (3 dans l’Oti sud, 05 dans l’Oti et 7 dans le Kpendjal) et ont pu mobiliser une épargne de 1 095 000 FCFA », précise l’institution dans un communiqué parvenu à notre Rédaction.

Une AVEC regroupe au maximum 15 à 30 de personnes qui épargnent ensemble et font de petits emprunts à partir de ces épargnes. L’objectif : d’offrir des possibilités d’épargne et de crédit simples aux communautés n’ayant pas accès aux services financiers formels.

Pour rappel, cette région du Togo avait été touchée par de fortes précipitations enregistrées au cours des mois de septembre et d’octobre 2018, couplées au débordement du barrage de Kompienga au Burkina Faso. Une situation qui a entrainé des inondations dans les préfectures de Kpendjal, de l’Oti et de l’Oti Sud et causé d’importants dégâts sur les cultures. Au total, 2 722 ménages dans 61 villages de 11 cantons, ont été durement affectés par cette catastrophe. Par ailleurs, une superficie totale de 1 763 ha pour le riz et 698,5 ha pour le maïs a été emportée.

David S.




Terminologie de la maladie COVID-19

Le 11 février 2020, l’OMS nomme officiellement la maladie dans plusieurs langues, dont la langue française où le terme retenu est : « maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) ». La désignation COVID-19, donnée de façon identique à toutes les langues, est une apocope du syntagme en langue anglaise (COronaVIrus Disease 2019). L’organisation précise dans la version du texte en langue française que « des noms officiels ont été annoncés pour le virus responsable de la COVID-19 », et que « l’OMS a commencé à désigner le virus comme […] « le virus de la COVID-19 » dans sa communication avec le public », recourant donc à un usage mettant l’acronyme au féminin, genre que l’organisation retient également dans sa communication en espagnol.

Cependant, à l’usage, l’acronyme COVID-19 est repris en France et dans les régions francophones d’Europe avec la typographie Covid-19 et un genre masculin, y compris dans les communications gouvernementales françaises, belges et suisses, malgré quelques exceptions. Dans les textes législatifs et réglementaires français instaurant l’état d’urgence sanitaire en mars 2020, le mot est utilisé au masculin, mêlant l’épidémie et le virus. Dans le texte en discussion au Sénat sur la prolongation de l’état d’urgence en mai 2020, la confusion avec le virus disparaît, le mot restant au masculin mais mêlant plusieurs typographies avec ou sans majuscule. En mai 2020, l’Académie française recommande l’emploi du féminin pour désigner la Covid-19.

En Espagne, l’usage se constate dans les deux genres. La FundacióndelEspañol Urgente (Fundéu, organisme créé notamment par l’Agence EFE et conseillé par la Real Academia Española afin de « favoriser un bon usage de la langue dans les médias ») recommande l’utilisation du féminin pour désigner la maladie, mais considère justifié l’emploi du masculin.

Au Canada, après un premier usage au masculin, le mot est employé majoritairement au féminin dans l’espace francophone. Le Bureau de la traduction du gouvernement canadien et l’Office québécois de la langue française considèrent que COVID-19 est un mot féminin. C’est également le genre utilisé dans leurs communications par les premiers ministres Justin Trudeau, du Canada, et François Legault, du Québec. La féminisation de mots importés de l’anglais est plus fréquente au Canada (sandwich, job et business par exemple, y sont féminins), là où la France a tendance à retenir plus systématiquement un genre masculin comme genre indifférencié y compris pour des sigles qui devraient logiquement être traité au féminin.

@Plateforme Media Togo




Employabilité des jeunes : les ONG AGAIB Centrale et Inades Formation engagées aux côtés du PAEIJ-SP

L’Unité de gestion du Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) tient du 24 au 26 juin à Atakpamé dans la préfecture de l‘Ogou, avec l’appui financier du gouvernement togolais et de la Banque Africaine de Développement (BAD), une session de travail avec les ONG AGAIB Centrale et Inades Formation.

Ces deux (02) organisations sont en effet retenues pour aider à améliorer davantage le dispositif d’appui accompagnement et de suivi des primo-entrepreneurs individuels et en groupements. Cette rencontre vise à mettre à jour et à harmoniser la méthodologie de mise en œuvre de la prestation et le programme de travail desdites ONG.

Il s’agit non seulement d’actualiser pour chacune des ONG les cibles à atteindre sur le temps imparti au contrat (avril 2020 à décembre 2021) en lien avec le système de suivi-évaluation du projet, présenter et valider les outils de suivi accompagnement des primo-entrepreneurs individuellement ou en groupements proposés par les deux ONG, mais aussi de présenter les résultats actuels du projet et la répartition des bénéficiaires par région et par préfecture.

Elle permettra de présenter le PAEIJ-SP, de former les responsables des deux ONG et leurs comptables sur les procédures administratives, financières et comptables en vigueur sur le projet entre autres.

Les participants seront mis en relation entre les ONG et les directeurs de PME avec des échanges sur la stratégie de collaboration sur le terrain. Au cours des trois jours ils auront à travailler en panels suivi de restitution et débats en plénière sous l’encadrement de M. Kluvi Komlan, expert  national du secteur privé et de M. Agbogan Hilaire, responsable de suivi -évaluation au PAEIJ-SP.

Mme Adoussi Houetognon Sélome et M. Kamang Piabalo respectivement directrice d’Inades-Formation Togo et coordinateur AGAIB-Centrale ont invité l’auditoire au travail et á la mise en œuvre des résolutions qui seront prises afin de combler les attentes dudit projet.

La Directeur régional de la planification du développement et de l’aménagement du territoire des plateaux, M. Ali Essossinam a à l’ouverture des travaux salué cette rencontre qui vient donner le ton au démarrage des activités des ONG sur le terrain. Pour lui, il est nécessaire pour les acteurs clés, de se retrouver pour mieux comprendre la philosophie du projet et la mission assignée aux prestataires afin de garantir une planification cohérente et la réussite de la mise en œuvre pour le bonheur des Togolais et en particulier la jeunesse.

Les travaux se déroulent en présence du coordinateur national du PAEIJ-SP, M. Agbo Kossivi et celui de l’ANADEB-Plataux M. Kameti Ati John Dodji.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard NOMANYO




Togo : Des élèves testés positifs à la COVID-19

Cinq (05) élèves ont été testés positifs au Coronavirus au Togo, a indiqué mercredi, le Coordinateur national de la gestion de la riposte contre la COVID-19. Selon le Colonel Djibril Mohaman, il s’agit principalement des élèves qui reviennent de voyage des pays voisins.

« Les élèves qui viennent de l’étranger ont été testés et c’est parmi eux qu’on a enregistré quatre cas positifs et un cas qui est un cas contact parce que dans sa famille, ses parents ont été testés positifs à la Covid-19. Donc ces cas viennent de Cinkassé, de Mango et de Lomé », a en effet indiqué Djibril Mohaman lors de la conférence de presse hebdomadaire tenu ce mercredi à Lomé.

Au Togo, le gouvernement avait exigé des tests obligatoires pour les élèves qui reviennent de voyage, suite à la décision de la reprise des cours pour les élèves en classe d’examen depuis le 15 juin dernier.

La Coordination de la riposte contre la pandémie a saisi l’occasion pour rappeler la nécessité de continuer par respecter les gestes barrières contre l’épidémie. Le Colonel Djibril Mohaman est allé plus loin en mettant en garde les personnes qui ne prennent toujours pas au sérieux, les mesures recommandées par les autorités sanitaires pour limiter la propagation du virus.

« Nous avons été interpellés que dans certains quartiers de Lomé, de jours comme de nuit, des personnes ne respectent pas les mesures barrières. La FOSAP et la justice feront leur travail, car c’est des mesures qu’il faut respecter parce que notre vie est en danger si les autres ne respectent pas ces mesures », a-t-il ajouté.

Il faut souligner qu’à la date du 24 juin 2020, le Togo a enregistré au total 583 cas confirmés de Coronavirus dont 177 cas actifs, 392 personnes guéries, et 14 décès (un nouveau décès ces dernières 24 heures). Au total 28.687 tests de laboratoire ont été effectués sur toute l’étendue du territoire national.

David S.




Togo : le programme de cantines scolaires désormais encadré par une loi

Le programme de cantines scolaires est dorénavant encadré par une loi au Togo. Le projet de loi relatif à l’alimentation scolaire a été unanimement voté en effet ce mardi par les députés au cours d’une session présidée par la présidente de l’Assemblée nationale Mme Yawa Djigbodi Tségan, en présence de l’émissaire du gouvernement, la ministre Victoire Tomégah-Dogbé en charge du développement à la base.

Le texte comporte trente-sept (37 articles) regroupés sous sept (7) chapitres relatifs aux dispositions générales, les conditions d’approvisionnement et de stockage des denrées alimentaires, l’hygiène et la sécurité sanitaire, la responsabilité des différents acteurs, le cadre de gestion et de pilotage, les sanctions  (en cas de détournement des ressources et produits destinés au programme) et les dispositions transitoires et finales.

L’adoption de ce texte devra permettre au Togo non seulement d’optimiser la contribution des différentes parties prenantes en vue d’accroître la couverture et l’impact de l’alimentation scolaire sur le bien-être, l’éducation et la santé des enfants, mais aussi de pérenniser le développement économique local, particulièrement celui des zones les plus vulnérables à travers les approvisionnements en produits locaux de proximité.

La présidente de l’assemblée nationale a indiqué que cette loi relative à l’alimentation scolaire aura le mérite de façon spécifique d’améliorer l’apprentissage. « Au fond, l’adoption, ce jour, du projet de loi sur l’alimentation scolaire, en cohérence avec les programmes de développement au plan national et international, contribuera à un meilleur taux de scolarité surtout de nos enfants issus des milieux défavorisés », a déclaré Mme Yawa Djigbodi Tségan.

« Cette démarche se fonde sur une parfaite collaboration du milieu scolaire avec les promoteurs agricoles locaux et l’entrepreneuriat local. C’est pourquoi la Représentation nationale se réjouit que cette adoption porte sur autant d’éléments majeurs de réduction de la vulnérabilité des populations et qui préfigure une aube nouvelle », a-t-elle ajouté.

Selon la ministre Victoire Tomégah-Dogbé, à ce jour, ce sont plus de 91.000 élèves dans 315 écoles primaires publiques du Togo qui bénéficient des cantines scolaires. Depuis 2008, plus de 82,5 millions de repas chauds ont été servis aux élèves des cours primaires.

Elle a précisé que la mise en œuvre du programme d’alimentation scolaire a produit des résultats qui méritent d’être amplifiés et portés à échelle notamment l’augmentation de l’effectif scolaire de 9,4 % dans les écoles bénéficiaires contre 7 % dans les écoles non bénéficiaires avec une augmentation de l’effectif des filles. « Les repas servis aux enfants dans ces cantines apportent 60 à 75 % des besoins quotidiens des enfants en calories », a-t-elle souligné.

Le programme de cantines scolaires est présenté comme l’un des investissements les plus importants du Togo. Il a notamment un impact considérable sur l’assiduité, le temps d’apprentissage et surtout l’augmentation du taux d’inscription ainsi qu’un meilleur résultat aux examens nationaux de nos enfants.

Pour rappel, l’institutionnalisation de l’alimentation scolaire remonte à 2008 à travers le projet de développement communautaire et de filets sociaux (PDC plus). Le programme a reçu le financement de la Banque mondiale à hauteur de 13,7 milliards de franc CFA en 2019 et une contrepartie nationale de 6 milliards de franc CFA. Il touche 25 % des élèves des zones les plus vulnérables.

David S.