Togo/ Karité : Enfin une faitière nationale !

Les acteurs du secteur karité du Togo ont désormais leur faitière nationale. La Fédération Inclusive du Karité du Togo (Coopérative avec Conseil d’Administration), FIKATO COOP CA, a été portée ce vendredi sur les fonts baptismaux. C’est à l’issue d’un atelier national de validation des statuts et règlement intérieur et d’une Assemblée Générale Constitutive tenu les 10 et 11 Octobre 2019 au Palais des congrès de Kara présidé par le Préfet de la Kozah, en présence des représentants du Ministère de l’Agriculture, du ministère du Commerce et des représentants des faitières sœurs.

Madame Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA a été portée à la tête de cette faitière nationale regroupant  des pépiniéristes, des collecteurs, et des transformateurs du karité au Togo. La présidente Directrice Générale de la Société Togolaise du Karité, STK, qui est la pionnière de ce processus de réorganisation de la filière karité au Togo a été plébiscitée par l’assemblée des délégués de toutes les Unions Régionales des Coopératives de karité du Togo pour un mandat de quatre ans. Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA préside un bureau de 11 membres

« Je voudrais vous rassurer de mon entière disponibilité et mon engagement sans faille à défendre les intérêts de notre grande famille et de tous ses membres, que ce soit au Togo ou partout ailleurs dans le monde, dans la dynamique des efforts consentis par le président de la République, son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour gagner le pari de l’autonomisation des femmes surtout en milieu rural… », s’est engagée la nouvelle présidente de la FIKATO COOP CA.

C’est la première fois que la filière karité au Togo se dote d’une faitière nationale. La mise en place de cette fédération nationale des acteurs du karité est l’aboutissement d’un processus de réorganisation de ce secteur entrepris par Madame Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA  depuis  plus de deux ans et constitue une suite directe  des formations  des coopératives et des unions régionales des acteurs de la filière karité conformément à l’acte uniforme de l’OHADA. « Au moment où le gouvernement togolais sous la houlette du président de la République s’active dans la mise en œuvre du plan National de Développement 2018-2022, votre volonté de vous mettre ensemble dans cette faitière est à saluer car vous constituez un maillon important du PND notamment en son axe 2 », s’est félicité le préfet de la Kozah, le colonel BAKALI.

Classé dans le top 10 des grands pays producteur du karité en Afrique, le Togo dispose d’un fort potentiel de karité dans sa région septentrionale et compte  plusieurs milliers de femmes qui vivent des activités liées au karité. Ces dernières années, elles ont bénéficié des appuis multiformes de la Société Togolaise du Karité(STK), de la filière karité du Togo (FIKATO) et du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV).

Gaëtan K.




Informations hydrométéorologiques : Les journalistes outillés pour mieux informer les populations

Ils sont une trentaine de journalistes à prendre part ce jeudi à un atelier de formation sur les termes et expressions météorologiques et hydrologiques. C’est une initiative de la Direction nationale de la météorologie qui vise à permettre aux professionnels de médias de mieux informer les populations sur les phénomènes hydrométéorologiques.

Cette formation part du constat selon lequel, ces dernières semaines, l’ensemble de la sous région ouest africaine est sous l’emprise des phénomènes météorologiques avec des pluies diluviennes qui entrainent des conséquences négatives dans les zones les plus vulnérables.

Des informations hydrométéorologiques sont régulièrement élaborées en amont pour prévenir notamment ceux qui sont dans les zones les plus vulnérables à travers les communications sur les médias. Il s’agit donc de permettre aux diffuseurs d’informations que sont les Hommes de médias de mieux comprendre les termes et expressions hydrométéorologiques pour une meilleure sensibilisation des populations et par ricochet, une réduction des risques et catastrophes.

« Ces informations doivent être maitrisées et profiter aux populations vivant dans les zones les plus vulnérables. Cette formation vise à outiller les journalistes sur les termes météorologiques et hydrologiques pour qu’ils puissent les expliquer clairement aux utilisateurs surtout les populations vivants dans les zones les plus vulnérables afin que ces populations comprennent mieux l’information élaborée par les services météorologiques et hydrologiques », a expliqué Issaou Latifou, Directeur général de la météorologie nationale. Ce dernier avait à ses côtés, le Directeur adjoint de l’Agence nationale de la protection civile, Ouro-Salim Rahim.

Les échanges aux cours des travaux ont porté sur les prévisions quotidiennes de la météo, la communication sur les mécanismes de diffusion des informations météorologiques et sur les termes climatologiques, agro météorologiques et hydrologiques.

David SOKLOU




Journées FIFA : Le Togo affronte Cap Vert ce jeudi en France

Les Éperviers du Togo mettent à profit les journées FIFA (7-15 octobre) pour entamer les préparatifs des matchs éliminatoires de la CAN 2021. Les poulains du sélectionneur Claude Le Roy seront en effet face au Cap Vert ce jeudi 10 octobre pour un match amical international au Stade Parsemain à Fos Sur Mer en France.

En stage depuis quelques jours à Marseille, les Éperviers ont effectué hier mercredi, une nouvelle séance d’entrainement au stade Gabriel Nelet Lançon-Provence. En tout 20 joueurs ont pris part à la séance. Après des exercices de conservation du ballon, la séance a pris fin par une opposition.

Floyd AYITÉ est toujours attendu dans le groupe, nous apprend la Fédération. Selon la même source, Wilson Akakpo n’a pas obtenu son visa pour la France auprès du Consulat au Caire. David Henen qui devrait rejoindre le groupe, est retenu par son club de Charleroi. Des examens complémentaires auraient révélé que le joueur n’a pas complètement guéri d’une entorse au genou et nécessite encore quelques jours d’indisponibilité.

Toujours dans le cadre de ces journées FIFA, les Éperviers croiseront leurs homologues de la Guinée Équatoriale le 13 octobre au Stade Municipal de Mallemort.

Pour le compte des éliminatoires de la CAN 2021, le Togo sera face aux Comores et au Kenya entre le 11-19 novembre 2019.

David S.




COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 9 OCTOBRE 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 9 octobre 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Au cours des travaux, le Conseil a adopté :

– cinq (5) projets de loi et;

– un (1 projet de décret.

Au titre des projets de loi :

Le premier projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise la ratification de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, adoptée le 18 décembre 1990 à New York.

Dans le souci de protéger et d’améliorer le respect des droits de l’Homme pour les migrants et les membres de leur famille, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, dans sa Résolution 45/158 du 18 décembre 1990, la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Cette Convention exhorte les Etats membres à harmoniser leurs législations en matière de traitement de ces catégories de travailleurs.

Ce texte novateur incarne la promotion d’une protection internationale appropriée des travailleurs migrants tout en complétant les Conventions Nos 97 et 143 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) adoptées respectivement en 1949 et 1975 qui, malheureusement, excluaient certaines catégories de travailleurs migrants.

La ratification de cette convention permettra à notre pays, d’une part, de renforcer son arsenal juridique en matière de protection des droits des travailleurs migrants et, d’autre part, de bénéficier des appuis techniques et financiers des partenaires au développement pour le renforcement des capacités institutionnelles, humaines et matérielles en vue d’une meilleure prise en compte des questions de droits fondamentaux des travailleurs migrants.

Le deuxième projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise la ratification de la charte africaine sur la sécurité routière adoptée, le 31 janvier 2016, à Addis-Abeba en Ethiopie.

Cette charte vise à accélérer la mise en œuvre des programmes de sécurité routière à l’échelle nationale, régionale et continentale.

En contribuant à la coordination de la sécurité routière sur le continent, la Charte sur la sécurité routière crée un environnement permettant de réduire considérablement les accidents de la route.

La ratification de cette Charte permet donc à notre pays de renforcer son arsenal juridique et institutionnel en matière de sécurité routière en vue de réduire le taux des accidents de la route.

Le troisième projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise l’adhésion du Togo à la Convention internationale de Nairobi sur l’enlèvement des épaves. Adoptée au Kenya, le 8 mai 2007, la convention internationale de Nairobi sur l’enlèvement des épaves permet aux Etats de disposer d’un mandat juridique pour enlever ou faire enlever les épaves susceptibles de porter atteinte à la sécurité des vies humaines, des marchandises et des biens en mer, ainsi qu’au milieu marin.

L’adhésion à cette convention permettra à notre pays d’assurer la sécurité de la navigation dans son espace maritime et de protéger son milieu marin contre certaines formes de pollution.

Elle permettra également de garantir l’indemnisation en cas de localisation, de signalisation et d’enlèvement d’épaves dans les eaux sous juridiction nationale par les autorités togolaises.

Le quatrième projet de loi adopté par le Conseil des ministres autorise la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel adoptée, le 27 juin 2014, à Malabo en Guinée Equatoriale. Dans le but de faire face aux enjeux et défis sécuritaires que pose l’ère du numérique, l’Union Africaine a adopté la convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel.

La ratification de cette convention vient soutenir les efforts du Gouvernement qui, à travers le Plan national de développement (PND), place le numérique au centre du processus de développement du pays. Elle permettra, d’une part, de renforcer le dispositif juridique et institutionnel national et, d’autre part, de bénéficier de la coopération d’autres Etats, notamment en matière de transactions électroniques, de promotion de la cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité.

Le cinquième projet de loi adopté par le Conseil des ministres porte attributions et fonctionnement du district autonome du grand Lomé. La loi n° 2019-006du 26 juin 2019 portant modification de la loi n° 2007-011du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, modifiée par la loi n° 2018-003 du 31 janvier 2018 a créé le District Autonome du Grand Lomé en son article 324-2.

Le District Autonome du Grand Lomé est une collectivité territoriale particulière dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière créée en vue d’exécuter des actions propres à la capitale dont certains volets d’aménagement, d’entretien et de fonctionnalité vont au-delà des compétences des communes.

Le District Autonome du Grand Lomé est l’autorité locale représentant la ville de Lomé dans son ensemble. Les compétences du District Autonome du Grand Lomé couvrent entre autres :

– l’assainissement de la capitale et de l’ensemble du Grand Lomé ;

– la protection de l’environnement ;

– la planification de l’aménagement du territoire du district autonome ;

– la promotion et la réalisation des actions économiques, sociales et culturelles.

L’Etat peut confier au District Autonome du Grand Lomé, la gestion des infrastructures d’importance nationale à caractère commercial sportif, sanitaire, culturel, etc. telles que les marchés et les hôtels etc. construits par l’Etat. Les organes de gestion du District Autonome du Grand Lomé sont :

  • le conseil du District Autonome composé pour moitié de conseillers élus par les communes du grand Lomé et pour moitié des personnalités nommées par le Président de la République conformément à la loi portant décentralisation et libertés locales
  • le gouverneur ;
  • le bureau du district. Le siège du District Autonome du Grand Lomé est fixé à Lomé au siège de l’ancienne mairie de Lomé.

Toutefois, le Conseil du District Autonome du Grand Lomé peut décider de se réunir à tout autre endroit du District Autonome du Grand Lomé après délibération et accord du Ministre de tutelle.

Le District Autonome du Grand Lomé regroupe les préfectures d’Agoè-Nyivé et du Golfe et les treize (13) communes de ces deux préfectures.

Au titre des décrets

Le projet de décret adopté par le Conseil des ministres fixe les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’appui aux collectivités territoriales.

La loi n° 2019-006 du 26 juin 2019 portant modification de la loi n° 2007-011 du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, modifiée par la loi n°2018-003 du 31 janvier 2018 a créé un fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), en remplacement du FACT créé par la loi du 13 mars 2007.

Contrairement à l’ancien FACT conçu sous la forme d’un établissement public financier doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, avec un risque de voir les ressources utilisées essentiellement pour son fonctionnement au détriment de l’appui aux collectivités territoriales, sous sa nouvelle forme, le FACT se présente comme un mécanisme de transfert de ressources aux collectivités territoriales, souple dans son organisation et son fonctionnement.

Le FACT a pour but d’assurer une mobilisation plus conséquente de ressources financières afin de permettre aux collectivités territoriales de faire face aux charges résultant des transferts de compétences.

L’adoption de ce décret permet de rendre opérationnel ce Fonds dans le but d’aider les collectivités territoriales et les autorités locales nouvellement élues à faire face aux nouvelles charges qui leurs sont dévolues.

 Fait à Lomé, le 9 octobre 2019

Le Conseil des ministres




Ogou : Le complexe forestier Atakpamé-Agbonou Nord bientôt aménagé

Le complexe forestier Atakpamé-Agbonou Nord va être bientôt aménagé. Le processus d’élaboration du plan d’aménagement de cette aire de la préfecture de l’Ogou a été officiellement lancé ce mercredi 09 octobre à Atakpamé en présence du préfet de la localité, M. Akakpo Edoh.

Financé par l’Union Européenne grâce au Programme d’appui  à la Lutte Contre le Changement Climatique (PALCC), ce processus d’aménagement s’inscrit dans le cadre du projet de mise en gestion durable des forêts étatiques par l’Office de développement et d’exploitation des Forêts (ODEF) à Atakpamé.

La cérémonie de lancement de l’élaboration du plan a été couplée d’une campagne d’information et de sensibilisation des chefs de villages et cantons, des présidents des Comités Villageois de Développement (CVD) et des Comités de développement des quartiers (CDQ).

Cette rencontre vise non-seulement à informer et sensibiliser les autorités administratives et locales sur les objectifs du projet, ainsi que les populations riveraines sur le démarrage prochain des études dans le cadre de l’élaboration du plan d’aménagement, mais aussi à présenter les responsables des équipes à la population et de recueillir leurs avis par rapports à leur  implication dans les activités.

Le Directeur Général de l’ODEF, M. Alaba Pyoabalo a indiqué que pour contribuer à l’atteinte des objectifs, il est prévu l’élaboration de plan d’aménagement de 11 forêts gérées par l’ODEF dont la forêt classée d’Amakpapé et le complexe forestier Atakpamé-Agbonou-Nord. Pour lui, cette activité nécessite la participation et l’adhésion des populations riveraines et des autorités administratives et locales.

Dans le cadre du projet, les experts et géographes aménagistes de l’ODEF auront à mener des études sociologique, de faune et de flore pour une planification et une gestion durable de cette forêt.

Il faut souligner que ce projet a déjà touché des zones comme Sirka dans la Kara, Aoumono dans la région centrale et Hahobaloe et Assrama-Tetetou dans les plateaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard Nomanyo




Hygiène au travail : Des soudeurs et plombiers en formation à Atakpamé

 

Ils sont une trentaine d’artisans (soudeurs et plombiers) à prendre part toute cette semaine à Atakpamé, à un atelier de formation axé sur les techniques de fabrication des dispositifs de lave-mains à pédales et manuels, le marketing et sur l’hygiène au travail.

Exécutée par le cabinet Action pour la Promotion du Monde Artisanal (APROMA), cette formation est une initiative de l’association Centre  de Recherche et d’initiatives intégrées en santé communautaire (CREISCOM) avec l’appui du Fond National d’Apprentissage, de Formation et de perfectionnement Professionnel (FNAFPP).

Il s’agit d’un projet qui vise à renforcer la pratique d’hygiène en vulgarisant les dispositifs de lave-mains, et à donner aux bénéficiaires des techniques de marketing et de communication interprofessionnelle pour le travail d’équipe.

M. Salami Moussadikou, représentant le cabinet APROMA a émis le vœu qu’à la fin de cette formation, les participants soient amenés à des activités de vulgarisation des dispositifs de lave mains auprès des populations afin de réduire au maximum les risques de maladies liées aux mains sales et d’augmenter ainsi leurs revenus financiers.

Au cours des cinq jours, ils auront à parcourir plusieurs modules notamment l’entreprise artisanale et son environnement, la gestion et l’utilisation des outils comptables, le leadership participatif, les techniques d’accueils physiques et téléphoniques, le marketing et les techniques de vente ainsi que les généralités sur l’hygiène, l’assainissement, la gestion des déchets et ouvrages.

Cette initiative a été saluée par le préfet de l’Ogou, M. Akakpo Edoh qui a présidé l’ouverture des travaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard NOMANYO




HCRRUN : Les membres des comités de paix à l’école des mécanismes de justice transitionnelle

Les membres des comités de paix venus de toutes les préfectures du Togo ont entamé mardi à Lomé, une formation de trois jours sur les mécanismes de justice transitionnelle avec pour objectif, le renforcement de l’unité nationale, la réconciliation, la paix et la cohésion sociale.

Ils sont environ 250 membres de Comités préfectoraux de Paix à prendre part à cette formation initiée par le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN).

« Véritables ramifications du HCRRUN auprès des populations, les membres des Comités de Paix participent à plusieurs activités du HCRRUN notamment lors des opérations de prise en charge psycho-médicale et/ou d’indemnisation des victimes », a expliqué la Présidente du HCRRUN, Mme Awa Nana Daboya.

Constitués depuis 2016 avec l’appui du PNUD et sous la conduite du Centre de Droit Public de l’Université de Lomé, les comités de paix sont en effet des structures d’alertes précoces des crises au sein des communautés à la base, et chargés de contribuer à les résoudre. Sur le terrain, ces Comités de Paix accompagnent le HCRRUN lors des opérations d’indemnisations par leur contribution à l’identifier les victimes perdues de vue ou dont les contacts sont injoignables.

Ces Comités ont été officiellement installés au cours de la cérémonie officielle d’ouverture des travaux de cette formation. Ils sont été par la même occasion dotés de matériel informatique pour l’accomplissement de leur mission.

Entamée depuis 2017, la mise en œuvre du « volet Indemnisation » du Programme de réparation piloté par la HCRRUN vise à apaiser les cœurs  des victimes de violences à caractère sociopolitique entre 1958  et 2005, tout en créant les conditions idoines pour le renforcement de la paix et de la cohésion sociale.

Il faut souligner que le HCRRUN se prépare actuellement à expérimenter les réparations communautaires telles qu’inscrites à la Recommandation 54 de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

David S.




Agriculture : Des batteuses et torréfacteurs de soja aux producteurs de TCHAMBA

Les producteurs agricoles de la préfecture de Tchamba viennent de bénéficier d’un appui technique. Il s’agit des batteuses et torréfacteurs de soja. Le lot de matériel a été remis ce lundi 7 octobre 2019 aux bénéficiaires notamment les groupements de producteurs par le secrétaire général de la préfecture, El-Hadj TCHAZODI.

Ces matériels sont promus par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest, volet Togo (PPAAO Togo), en vue de réduire la pénibilité des travaux de battage de soja et d’augmenter le rendement de l’égrenage et du battage.

Avec une contenance de 100 kilos en 20 minutes, le torréfacteur peut torréfier outre le soja, le maïs et l’arachide. Quant à la batteuse, elle peut battre 2 tonnes à l’heure pour le maïs et jusqu’à 1 tonne pour le soja avec une consommation de 1 litre de gaz oïl pour 5 tonnes de céréales.

Promus pour la préfecture de Tchamba et de Sotouboua, le torréfacteur dont le prix initial est de 1 182 400 est ramené à 550 000f. Quant à la batteuse de 680 à 720 000, elle est ramenée à 350 000F grâce à l’appui du PPAAO.

La Rédaction




Le ministre Noël Bataka au Ghana pour une concertation de haut niveau sur la transhumance transfrontalière apaisée

La capitale ghanéenne abrite du 7 au10 octobre 2019, la 6ème édition de la concertation de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée. Le ministre togolais de l’agriculture, de la production animale et halieutique M.  Noël Koutéra BATAKA a pris part à cette rencontre internationale co-organisée par le gouvernement de la République du Ghana en partenariat avec la Commission de la CEDEAO et la Banque mondiale à l’intention des pays et des acteurs du couloir central comprenant trois Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Niger) et cinq pays côtiers (Bénin, Côte d’Ivoire, Nigéria et Togo).

Ce rendez-vous se situe dans le cadre de l’institutionnalisation de concertations multi acteurs pour une transhumance apaisée, initiée en partenariat avec les organisations socioprofessionnelles agricoles de la sous-région.

L’objectif  est non seulement de faire le bilan de la campagne passée, mais aussi de formuler des recommandations pour prévenir les conflits au cours de la campagne à venir, de discuter des difficultés que rencontrent les pays à activer les plans de contingence en cas de crise et d’aborder, si nécessaire, divers autres sujets.

Il faut souligner qu’en Afrique de l’Ouest et au Sahel, le système d’élevage est caractérisé par des déplacements saisonniers des troupeaux à la recherche de pâturage et d’eau. Parfois, la transhumance transfrontalière qui caractérise ces mouvements est un phénomène encore mal connu dans son ampleur et sa portée économique, sociale et environnementale.

Au cours de ces dernières années, il est de plus en plus associé à ces déplacements saisonniers des troupeaux, de nombreux conflits, sources de dégâts matériels et de perte de vies humaines. Cette évolution met à mal la coexistence pacifique entre les populations, notamment entre les éleveurs et les agriculteurs et ne permet pas d’exploiter au mieux le potentiel de ce système d’élevage.

La participation du Togo à cette rencontre  permettra de discuter du programme sous régional de modernisation des chaînes de valeur sur l’élevage en Afrique de l’Ouest.

David S.




Pour une meilleure productivité cotonnière : la FNGPC au contact des producteurs à la base

Déterminés à atteindre l’objectif principal de la filière cotonnière à l’horizon 2022, les producteurs de coton ne baissent pas les bras. La plateforme nationale des cotonculteurs, la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP CA) multiplie des initiatives à cet effet. Le Président de cette puissante organisation est actuellement en tournée nationale sur toute l’étendue du territoire national.

Cette tournée vise à attirer attentiondes producteurs sur les enjeux et les défis à relever par le réseau des sociétés coopératives des producteurs de coton afin d’atteindre les objectifs de la Stratégie Nationale de Développement de la Filière Cotonnière et du Plan National de Développement (PND). Il s’agit en outre de de permettre à l’équipe récemment élue de se faire connaître par toutes les entités affiliées à la FNGPC COOP-CA ainsi que par les producteurs de coton à la base.

« Le nouveau bureau installé depuis le 27 Juin 2019 à Dapaong et que j’ai l’honneur de diriger a jugé utile de passer échanger directement avec vous, car vous êtes très important dans le schéma de l’économie nationale et plus encore dans la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND », souligne le Président Kouroufei dans toutes les préfectures que sa délégation traverse. Il entend dores et déjà mettre en pratique certaines mesures concrètes pour mieux valoriser les contonculteurs et valoriser la culture du coton. Ainsi, une prime de 5F CFA sera octroyée au GPC/SCOOPS qui auront produit une tonne en moyenne par hectare dans les GPC. Les délégués de zone de chaque SCOOP recensée auront droit à de 3000F. Dans cette logique, le Président de la FNGPC COOP-CA exhorte tous les producteurs à déclarer les vrais hectares et à consommer les intrants qui correspondent à leurs besoins réels.

Les producteurs sont d’ailleurs priés de procéder au stockage du coton graine sous des hangars ou à l’abri pour minimiser les pertes post récoltes ; ils sont également sensibilisés lors de cette tournée à l’utilisation des récolteuses pour réduire les pertes liées à la récolte manuelle et procéder à la récolte échelonnée.

Dans son plan d’action, M. KouroufeiKoussouwè compte travailler de concert avec les partenaires techniques et financiers pour non seulement atteindre les meilleurs résultats en termes de productivité mais aussi et surtout contribuer à la sauvegarde de l’environnement. « Dans les années à venir, nous allons œuvrer en collaboration avec les partenaires techniques pour accélérer la diffusion des plantes améliorantes de la fertilité du sol pour lutter contre le changement climatique » déclare –t-il.En ce qui concerne les engrais vivriers, la Fédération des producteurs de coton va travailler en étroite collaboration avec le MIFA en vue de livrer les engrais en temps réel aux producteurs.

La promotion du leadership féminin dans le réseau des sociétés coopératives est également au rendez-vous dans le déroulement du plan d’action de la nouvelle équipe conduite par M. Kouroufei. Il compte ainsi mettre l’accent sur l’autonomisation des femmes à travers la culture cotonnière, précisément, la facilitation de leur accès aux moyens de production comme la terre, les crédits, les équipements appropriés ainsi que le renforcement des compétences et des capacités.

Soulignons que la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton est créée le 21 octobre 2005 et compte aujourd’hui 153 460 producteurs dont 14 506 productrices.

La Rédaction