Le président de la HAAC, M. Pitalounani TELOU

Législatives de 2018 : La HAAC donne une mention « bien » aux médias

Les médias ont fait du bon travail durant le processus électoral ayant conduit aux élections législatives du 20 décembre 2018. C’est en effet, ce qu’il faut retenir du rapport de la gestion de la campagne médiatique de ce scrutin, un document élaboré par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et rendu public au cours d’un atelier-bilan organisé ce mardi 16 avril à Lomé.

Le rapport de la HAAC fait le point de l’ensemble des activités liées à la gestion de la campagne électorale. Il comporte quatre parties notamment la préparation de la gestion médiatique de la campagne, l’organisation de la couverture médiatique, l’observation sur le déroulement de la campagne et les recommandations.

« Aucun incident n’a été signalé dans le processus de couverture médiatique. La HAAC n’a été saisie d’aucune plainte pour non-respect des dispositions prises, ni de plainte pour des menaces sur un journaliste au cours de l’exercice de son métier pendant le processus. Cela traduit le sens de responsabilité des médias, si l’on tient compte du contexte dans lequel ces élections ont été organisées, contexte qui relève des contradictions de la classe politique togolaise », a indiqué le président de la HAAC, M. Pitalounani Télou.

En termes de recommandations, la HAAC souhaite de la part du Gouvernement, que des ressources financières suffisantes soient mises à sa disposition pour lui permettre d’organiser les activités à temps. Elle sollicite également le renforcement de l’effectif de son personnel du service de monitoring et un financement public pour les médias publics et privés.

A l’endroit des médias, il est demandé de s’approprier et de respecter scrupuleusement les textes édités par la  HAAC pendant la période électorale, et de se conformer aux prescriptions de leurs cahiers de charges.

Pour les candidats aux élections, il est demandé à l’avenir, de respecter les délais réglementaires de dépôt des messages et déclarations pour le visionnage, et de respecter l’obligation d’envoyer des représentants dûment mandatés auprès de la HAAC pour le visionnage. Il est également recommandé de prendre des dispositions pour l’enlèvement des affiches à la fin de la campagne.

David S.




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L’ANPC s’active pour une meilleure prise en charge des populations sinistrées au Togo

Le Togo à l’instar des autres pays, fait face à des situations d’urgence à l’image des inondations et des vents violents qui occasionnent souvent des dégâts matériels et parfois des pertes en vies humaines. Face à de telles situations, il urge pour les premiers responsables de disposer des données précises et fiables sur les dégâts causés par les catastrophes. Ces données sont déterminantes pour effectuer l’assistance humanitaire rapide nécessaire pour soulager les populations des conséquences desdites catastrophes. Et c’est dans cette optique que l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), avec l’appui de la commission de la CEDEAO, renforce les capacités d’une cinquantaine d’acteurs nationaux impliqués dans la gestion des catastrophes sur les méthodes d’évaluation rapide post catastrophe cette semaine à Lomé.

Pour le directeur général de l’ANPC, lieutenant-colonel Yoma Baka, la présente formation qui prend fin ce mercredi 17 avril, va permettre aux participants d’avoir des connaissances harmonisées et d’être au même niveau d’information pour les opérations d’évaluation rapide et aussi de renforcer leurs capacités en matière d’élaboration d’une stratégie nationale des données pour une meilleure assistance aux populations vulnérables.

« Notre mission à l’ANPC c’est de former tous les acteurs intervenant dans la plateforme de réduction de risque de catastrophe pour qu’après les situations d’urgence, on puisse vraiment passer à une bonne évaluation afin d’assister les personnes vulnérables. Et l’appui de la CEDEAO vient à point nommé étant donné que nous sommes actuellement sur le terrain pour assister les sinistrés des derniers vents qui se sont abattus sur tout le territoire national », a indiqué lieutenant-colonel Yoma Baka.

Il sera question pour les participants de se familiariser avec les méthodologies d’évaluation rapide humanitaire, de maitriser aux mieux l’usage des outils d’évaluation et de s’approprier les techniques d’élaboration de données pouvant servir d’outils de plaidoyer et de mobilisation des ressources pour la prise en charge des populations sinistrées en cas de catastrophe.

Démarré ce lundi 15 avril, les travaux de l’atelier de formation en matière d’évaluation rapide des risques de catastrophe présidé par le secrétaire général du ministère de la sécurité et de la protection civile le lieutenant-colonel Mensah Akobi prendra fin le 17 avril 2019.

Elisabeth S.




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Togo : La CSTT outille ces jeunes sur les fondamentaux du mouvement syndical

La Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) organise toute cette semaine une série de formation à l’endroit des jeunes, des femmes et des cadres syndicaux de cette confédération. Les travaux de cette première série de formation initié à l’intention des jeunes de la CSTT sur le thème « les jeunes dans le mouvement syndical : défis et perspectives » ont été ouverts ce lundi 15 avril à Lomé.

Financé par la confédération Syndicale International Afrique (CSI-Afrique), cette formation vise à renforcer les capacités des participants sur les  fondamentaux du mouvement syndical et aussi de faire le tour des problèmes qui minent la jeunesse.

« Aujourd’hui le mouvement syndical est vieillissant et nous devons préparer les jeunes pour prendre la relève en renforçant leurs capacités, nous devons faire de telle sorte que les jeunes arrivent à comprendre la nécessité de militer au sein d’une organisation syndicale pour qu’ensemble on puisse défendre et protéger nos intérêts afin que les conditions de vie et de travail soient véritablement améliorées », a déclaré le secrétaire général de la CSTT, Emmanuel AGBENOU.

Il sera question pour ces jeunes d’être outillés sur des modules tels que le syndicat et ses fonctions, les jeunes dans le mouvement syndical au Togo, en Afrique et dans le monde.

Après cette formation des jeunes de la CSTT, s’en suivra tour à tour la formation des femmes et des cadres syndicaux de cette confédération sur des thèmes comme « la nécessité des femmes de militer dans un mouvement syndical » et « l’importance de la cohésion, de la solidarité pour le bien être du mouvement de la CSTT ».

La Rédaction




Robert Dussey et son homologue de la Jamaïque, Mme Kamina Johnson Smith

Les négociations ACP-UE se poursuivent en Jamaïque en présence du Ministre Dussey

Après N’Djamena (Tchad) il y a quelques jours, c’est le tour de la ville de Kingston, capitale de la Jamaïque d’accueillir depuis ce lundi 15 avril, les négociations pour un nouveau partenariat plus ambitieux entre l’Union européenne (UE) et le groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique).

Le ministre togolais des affaires étrangères, Prof. Robert Dussey prend part aux travaux en sa qualité de négociateur en chef des pays ACP. Egalement présents, le Groupe central de négociation (GCN) et le Commissaire européen au Développement, Neven Mimica.

Le Prof. Robert Dussey a dans son intervention, fait le point des activités menées depuis le 30 mai 2018 à Lomé, à la suite de l’adoption du mandat de négociation d’un nouvel accord de partenariat avec l’Union européenne par les ACP lors de la 107ème session du Conseil des ministres ACP, la réunion inaugurale du groupe de négociation central des ministres ACP.

« En dépit des progrès réalisés, les deux parties ont reconnu la nécessité d’accélérer les négociations afin de conclure le gros des négociations d’ici l’été 2019 », a indiqué le ministre Robert Dusey.

Lancées à New York le 28 septembre 2018 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, les négociations entre les pays ACP et ceux de l’UE devront aboutir à un nouvel accord qui comportera trois partenariats régionaux : Partenariat Afrique-UE, partenariat Caraïbes-UE et partenariat Pacifique-UE, avec un socle commun applicable à tous.

Dans le cadre de ce futur partenariat, l’UE et les pays ACP chercheront à renforcer leur coopération politique sur la scène internationale.

Il faut souligner que l’Accord actuel qui lie les ACP à l’UE arrive à expiration en février 2020. Il avait été signé le 23 juin 2000 à Cotonou (Bénin) et révisé deux fois (le 25 juin 2005 à Luxembourg et le 22 juin 2010 à Ouagadougou au Burkina Faso).

Cris DADA




Des manifestants du PNP

Togo : Un mort, des blessés et arrestations lors de la manifestation du PNP

Les manifestations politiques ont encore fait des dégâts au Togo. A l’appel du Parti National Panafricain (PNP), plusieurs togolais sont en effet descendus ce samedi 13 avril dans les rues de Lomé et de certaines localités de l’intérieur du pays. Les manifestations ont fait un mort notamment à Bafilo dans le nord du pays.

De source officielle, le malheureux évènement s’est produit lorsqu’un groupe de jeunes ayant quitté Soudou, se sont lancés dans la rue à Bafilo pour rallier le centre-ville, quand ils ont été dispersés. « Malheureusement, on a enregistré un mort. Pour le moment, les circonstances de ce décès ne sont pas encore élucidées. Mais une chose est claire: il n’est pas mort par balle », a indiqué le Ministre de la sécurité et de la protection civile, Général Damehame Yark.

« Il se pourrait qu’il ait succombé dans une bousculade. Seuls les résultats du médecin légiste pourront nous situer. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles de la victime », a-t-il ajouté.

Cependant, selon des informations véhiculées par les responsables du PNP, ce sont les forces de l’ordre qui  auraient battu à mort le jeune en question.

Selon les recommandations du Gouvernement, les manifestations du PNP n’étaient autorisées que dans trois villes notamment Lomé, Afagnan et Sokodé. Le parti de Tikpi Salifou Atchadam avait de son côté maintenu sa décision de manifester dans 10 villes du pays. Par ailleurs à Lomé, les manifestants ont voulu maintenir leurs itinéraires, contrairement à ceux décidés par le Gouvernement.

Cette situation a occasionné des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Agoè dans la banlieue nord de la capitale Lomé. Il y a eu des lancements de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes et des courses poursuites dans les rues du quartier de même que des arrestations. Tôt dans la matinée, les lieux de rassemblement ont été bouclés par les forces de l’ordre.

Il faut souligner qu’à la veille de cette manifestation, le ministre de la sécurité avait appelé les militants et sympathisants du PNP à se plier aux décisions du Gouvernement.  « Nous appelons les uns et les autres à la pondération, à la retenue et à la préservation de la paix. Que ceux qui veulent marcher, aillent aux endroits indiqués et ils seront encadrés », avait indiqué le Général Yark.

Ces manifestations du PNP sont organisées pour exiger la libération des détenus politiques, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles entre autres.

David S.




Le trophée de la CAN

Tirage au sort de la CAN 2019 : Le calendrier complet de la phase de groupe

Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 de football a été effectué ce vendredi 12 avril à Gizeh en Egypte. Les 24 équipes nationales qualifiées pour prendre part à cette compétition connaissent désormais leurs adversaires de groupe.

Dans la poule A, les Pharaons d’Egypte affronteront les Léopards de la RDC, les Cranes de l’Ouganda et les Warriors du Zimbabwe. Dans le groupe B, les Super Eagles du Nigeria affronteront le Burundi et Madagascar (deux équipes qui se sont qualifiées pour la première fois à une CAN) et le Sily National de la Guinée.

« Je ne crois pas que le fait de jouer contre deux novices soit un avantage. Les pays qui, comme Madagascar ou le Burundi, viennent pour la première fois jouent en général avec beaucoup d’enthousiasme. Ils viennent aussi avec beaucoup de supporters. J’ai beaucoup de respect pour Madagascar. C’est un pays que j’adore. Il y a beaucoup de bons footballeurs là-bas. Il y a aussi le Burundi qui a sorti le Gabon en éliminatoires. Il ne faudra pas sous-estimer les Burundais. En tout cas, on les prendra très au sérieux », a analysé Gernot Rohr sélectionneur du Nigeria au micro de nos confrère de la RFI.

Dans le groupe C, l’un des favoris du tournoi, le Sénégal jouera contre la Tanzanie, le Kenya et l’Algérie. Dans le groupe D, on retrouve le Maroc, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et un petit poucet, la Namibie. Dans le groupe E, les Aigles de Carthage (Tunisie) affronteront les Aigles du Mali, l’Angola et la Mauritanie qui fera également une première expérience à une phase finale de la CAN. Enfin, le tenant du titre le Cameroun est logé dans le groupe F face au Ghana, au Bénin et à la Guinée Bissau.

Notons que la compétition est prévue du 21 juin au 19 juillet prochains.

VOICI LE CALANDRIER DE LA PHASE DE GROUPES (Les horaires sont en temps universel, TU)

Vendredi 21 juin

EGYPTE-ZIMBABWE                      à 20h au Caire [groupe A]

Samedi 22 juin

RD CONGO-OUGANDA                   à 14h30 au Caire [groupe A]

NIGERIA-BURUNDI                     à 17h à Alexandrie [groupe B]

GUINEE-MADAGASCAR               à 20h à Alexandrie [groupe B]

 

Dimanche 23 juin

MAROC-NAMIBIE                         à 14h30 au Caire [groupe D]

SENEGAL-TANZANIE                    à 17h au Caire [groupe C]

ALGERIE-KENYA                           à 20h au Caire [groupe C]

 

Lundi 24 juin

COTE D’IVOIRE-AFRI. DU SUD     à 14h30 au Caire [groupe D]

TUNISIE-ANGOLA                         à 17h à Suez [groupe E]

MALI-MAURITANIE                       à 20h à Suez [groupe E]

 

Mardi 25 juin

CAMEROUN-GUINEE-BISSAU      à 17h à Ismailia [groupe F]

GHANA-BENIN                             à 20h à Ismailia [groupe F]

 

Mercredi 26 juin

NIGERIA-GUINEE                    à 14h30 à Alexandrie [groupe B]

OUGANDA-ZIMBABWE             à 17h au Caire [groupe A]

EGYPTE-RD CONGO                  à 20h au Caire [groupe A]

 

Jeudi 27 juin

MADAGASCAR-BURUNDI         à 14h30 à Alexandrie [groupe B]

SENEGAL-ALGERIE                  à 17h au Caire [groupe C]

KENYA-TANZANIE                    à 20h au Caire [groupe C]

 

Vendredi 28 juin

TUNISIE-MALI                              à 14h30 à Suez [groupe E]

MAROC-COTE D’IVOIRE               à 17h au Caire [groupe D]

AFRIQUE DU SUD-NAMIBIE       à 20h au Caire [groupe D]

 

Samedi 29 juin

MAURITANIE-ANGOLA                à 14h30 à Suez [groupe E]

CAMEROUN-GHANA                     à 17h à Ismailia [groupe F]

BENIN-GUINEE-BISSAU              à 20h à Ismailia [groupe F]

 

Dimanche 30 juin

MADAGASCAR-NIGERIA             à 16h à Alexandrie [groupe B]

BURUNDI-GUINEE                         à 16h au Caire [groupe B]

OUGANDA-EGYPTE                       à 19h au Caire [groupe A]

ZIMBABWE-RD CONGO                à 19h au Caire [groupe A]

Lundi 1er juillet

AFRIQUE DU SUD-MAROC             à 16h au Caire [groupe D]

NAMIBIE-COTE D’IVOIRE             à 16h au Caire [groupe D]

KENYA-SENEGAL                           à 19h au Caire [groupe C]

TANZANIE-ALGERIE                      à 19h au Caire [groupe C]

 

Mardi 2 juillet

BENIN-CAMEROUN                       à 16h à Ismailia [groupe F]

GUINEE-BISSAU-GHANA              à 16h à Suez [groupe F]

MAURITANIE-TUNISIE                 à 19h à Suez [groupe E]

ANGOLA-MALI                              à 19h à Ismailia [groupe E]

David S.




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Lutte contre les changements climatiques : Lancement de la phase II du mécanisme « forêts et paysans » au Togo

Les activités de la seconde phase du mécanisme forêts et paysans (Forest and Farm Facility-FFF) qui couvre la période 2018-2022 ont été lancées ce vendredi 12 avril à Lomé. C’est une initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soutenu par l’Agence de coopération Allemande (GIZ), qui vise à renforcer les capacités des producteurs forestiers et agricoles afin de leur permettre de mieux lutter contre la pauvreté et faire face aux changements climatiques.

Le mécanisme FFF vise également à améliorer les moyens d’existences des populations rurales, en s’appuyant exclusivement sur les organisations de producteurs forestiers et agricoles identifiés comme acteurs clés du développement durable, en vue de créer des paysans résilients face au changement climatique.

« Ce projet vient à point nommé parce qu’aujourd’hui la question de changement climatique n’est plus à démontrer car nous le vivons, nous le sentons, les effets pervers sont ressentis à travers nos produits. Le projet FFF de la FAO nous permettra en tant que producteurs de remédier certaines pratiques puisque le projet sera déroulé avec nous et par nous et donc, il nous permettra de revoir dans nos pratiques ce que nous faisons et qui contribue à favoriser ce changement climatique et qu’on peut faire pour atténuer les effets. Aussi, nos cultures que nous faisons aux berges des rivières pose d’énormes problèmes et l’utilisation aujourd’hui des pesticides d’une façon abusive et qui ne sont pas homologués crée également des problèmes de santé à l’homme et même aux animaux », a indiqué Ayéfoumi Salif Olou-Adara, secrétaire général de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs agricoles (CTOP).

Le chargé de Programme au Bureau de la FAO au Togo, M. Djiwa Oyétoundé a dans son intervention réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Togo dans ses efforts pour le développement durable et la protection de la nature. Selon lui, le mécanisme FFF est d’une grande importance parce qu’en Afrique, plus de 700 millions d’hectares de terres sont dégradées et que la dégradation se poursuit à un rythme alarmant touchant près de 3 millions d’hectares par an.

« Le projet FFF vise à mener des actions concrètes en milieu paysans, au milieu des organisations paysannes qui font à la fois l’agriculture et la foresterie, les deux étant intimement liées. La FAO développe une approche qui vise à aller auprès de ces organisations paysannes pour mettre en œuvre des actions qui concourent à s’adapter au changement climatique, à améliorer leurs revenus tout en préservant le paysage dans lequel tout se développe. Au Togo nous allons au cours d’un an identifier quelques organisations paysannes autour de quelques éco systèmes particuliers et nous allons travailler pour avoir des résultats concrets que nous allons présenter au monde pour montrer qu’on peut bien travailler directement avec les organisations paysannes pour avoir des résultats », a-t-il souligné.

Ont pris part à cet atelier de lancement, près de 60 personnes notamment des représentants des services publics sectoriels concernés, des représentants des organisations de producteurs forestiers et agricoles clés, des représentants des partenaires de développement œuvrant à la résilience des paysages face au changement climatique et à l’amélioration des moyens d’existence.

Elisabeth S.




Photo de famille

Togo : Des infirmiers renforcent leurs capacités en matière de prise en charge moderne des plaies chroniques

Une quinzaine d’infirmiers formateurs prennent part depuis jeudi à Lomé, à une formation des formateurs sur la prise en charge moderne des plaies chroniques et podologie. Initiée par l’Association National des Infirmières et Infirmiers du Togo (ANIIT), cette formation des formateurs vise à harmoniser et à utiliser des moyens plus modernes dans la prise en charge des plaies chroniques et podologie.

A travers cette formation, les organisateurs veulent renforcer les capacités de ces formateurs du Togo en adaptant les pratiques, les moyens et les matériels aux réalités du Togo, ceci dans le souci d’amoindrir les coûts de prise en charge chez les patients.

Cette formation sera animée par des experts venus du Cameroun et de la Suisse. Les infirmiers formés vont à leurs tours divulguer leurs connaissances en matière de bonnes pratiques de prise en charge de plaies et de podologie en formant d’autres collègues.

Il faut noter qu’une plaie chronique est une plaie soignée durant 4 à 12 semaines mais qui ne se cicatrise pas.

Elisabeth S.




Siège de la CENI à Lomé

La CENI à la recherche des OPS pour une révision des listes électorales

Dans la perspective des élections locales prévues dans les prochains mois, le Togo envisage d’organiser une nouvelle révision des listes électorales. En sa qualité d’Institution chargée de l’organisation et de la supervision des élections, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’active déjà à conduire cette opération qui permettra aux personnes en âge de voter et qui ne disposent pas encore de leur carte d’électeur, de pouvoir se faire enregistrer pour accomplir leur devoir civique.

La CENI a lancé cette semaine, un appel aux opérateurs de saisie ayant participé à l’opération de recensement électoral en 2018, pour confirmer leur disponibilité à travailler avec la CENI au cours de la prochaine révision des listes électorales.

Selon le Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales Payadowa Boukpessi, cette décision d’organiser une révision des listes électorales fait suite au compte rendu de l’évolution du processus à l’autorité suprême, et suite à la demande formulée par la délégation de la coalition des partis politiques de l’opposition qui a été reçue par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, le 20 mars dernier.

Dans une interview accordée à nos confrères de Togo Presse, le Ministre Payadowa Boukpessi a en effet indiqué que probablement, cette révision se fera sur une période de trois jours.

« Comme les listes sont récentes, nous supposons qu’il y aura certainement très peu de nouveaux inscrits. La CENI déterminera les modalités pratiques dans ce sens. S’il y a quelques difficultés, on pourra proroger le délai. Dans une certaine mesure, on connaît le potentiel électoral de 2015, on peut déjà, faire des extrapolations pour 2019. Car, si on connaît le chiffre de 2019 et combien ont été déjà enregistrés en 2018, il suffira de faire la différence », a-t-il expliqué.

Il faut souligner que pour le compte des législatives du 20 décembre 2018, le Togo avait déjà eu à organiser un recensement électoral dans un contexte de crise politique. Cette prochaine révision des listes électorales sera certainement une occasion pour ceux qui viennent d’avoir l’âge de voter (18 ans), de se faire enregistrer de même que ceux qui n’avaient la possibilité de le faire en 2018.

David S.




Mme Nadiétou Nabilila, Directrice du CINU

Commémoration des 25 ans du génocide rwandais : Le CINU exhorte les journalistes au respect de l’éthique et de la déontologie

Dans le cadre de la commémoration des 25 ans du génocide perpétré contre les Tutsis (une ethnie minoritaire rwandaise) au Rwanda, le Centre d’Information des Nations Unies Togo (CINU) a initié ce mercredi 10 avril à son siège à Lomé, une conférence-débat  avec les Hommes des médias togolais axée sur le thème « le rôle des médias et les dangers de la xénophobie du racisme et de l’intolérance ».

Cette conférence vise à attirer l’attention des hommes de médias qui, par leurs productions rédactionnelles peuvent créer un monde meilleur ou un monde invivable comme ce fut le cas de la radio Mille Collines au Rwanda qui avait excité la population à la violence. Il s’agit par ailleurs sensibiliser la population sur les conséquences de l’intolérance et de l’égocentrisme.

« Ce que nous attendons des médias, c’est le respect de l’éthique et de la déontologie. Entre les faits et les commentaires, il doit y avoir une réelle démarcation », a exhorté  la directrice du CINU, Nadiétou  Nabilila. Elle a saisie de l’occasion pour porter à l’endroit des Hommes de média, le message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, délivré le 07 avril dernier à l’occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de ce triste événement qui a fait plus de 800.000 morts.

Le Professeur Magloire Kuakuvi, enseignant retraité aux Universités publiques du Togo qui a co-animé le débat avec Mme Nabilila,  a dans son intervention  condamné ce qui se passe au Togo et d’ajouter que «  la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR) a, au cours de sa mission, reçu 25 000 plaintes mais il n’y a pas un seul présumé coupable ».

Selon lui, la religion, les idéologies politiques et les milices ainsi que la discrimination sont sources de haine au Togo. « Tout le monde parle de la paix et de la réconciliation mais, c’est dans la bouche seulement. Mais personne ne pose les actes qui doivent contribuer à l’instauration de la paix. C’est ce qui a d’ailleurs encore fait échouer le dernier dialogue politique », a-t-il souligné.

Elisabeth S.