Les réactions se multiplient suite au décès de DJ Arafat

C’est la tristesse dans le monde de la culture ivoirienne. L’artiste ivoirien DJ Arafat ne fait plus parti de ce monde. La triste nouvelle est tombée dans la matinée de ce lundi 12 août, créant une vive émotion auprès du public et notamment au sein de ses fans.

Originaire du quartier de Youpougon à Abidjan, où il est né en 1986, DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Huon, est décédé des suites de ses blessures après un grave accident de moto survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

L’heure est au recueillement après l’annonce de la mort du célèbre DJ Arafat.

Après avoir salué la mémoire de l’artiste, le ministre ivoirien de la culture Maurice Bandaman, a indiqué qu’il s’agit d’une grosse perte pour la culture et la musique ivoiriennes. Selon lui, la meilleure façon de pleurer DJ Arafat, c’est de le célébrer.  « J’ai pour ce jeune homme, un respect que nous avons toujours célébré. Nous l’avons décoré l’année dernière, en tant qu’officier de l’Ordre du mérite culturel, et donc c’est une grosse perte pour la culture et la musique ivoiriennes », a déclaré  Maurice Bandaman au micro de nos confrères de la RFI.

« Un artiste ne meurt jamais (…) ; l’artiste vit toujours à travers ses œuvres. La meilleure façon de pleurer DJ Arafat, c’est de le célébrer, de faire en sorte que sa mémoire vive et que nous puissions publier son œuvre », a-t-il ajouté.

Le Président ivoirien a également exprimé sa tristesse suite à la disparition de la star du « coupé-décalé ». « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Houon Ange Didier ‘DJ Arafat’, icône de la jeunesse et ambassadeur de la musique et de la culture ivoirienne. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à tous ses fans », a indiqué Alassane Ouattara sur son compte twitter.

Les footballeurs Didier Drogba, Chris Mavinga, Maxwell Cornet, les artistes Paul Kabesa, Fally Ipupa, Molare, Serge Beynaud, Dadju, Davido, Ariel Sheney Yemi Alade, Sidiki Diabaté, Mokobé de même que l’animateur de Couleurs Tropicales Claudy Siar ont tous egalement rendu un hommage à l’artiste.

David SOKLOU




Un Togolais ouvre le premier supermarché africain à Clarksville aux USA

L’Américain d’origine togolaise Adolph Dagan vient d’ouvrir le premier supermarché africain à Clarksville dans l’État de Tennessee aux États Unis. L’ouverture s’est déroulée le samedi 03 Août dernier en présence d’Africains, de Noirs Américains, des Blancs et autres qui étaient venus acheter des nourritures, des habits et autres produits africains. La coupure de ruban symbolique a été ensuite effectuée le 07 Août 2019 par la Chambre de Commerce de Clarksville.

Vétéran retraité de l’armée américaine et professeur, Adolph Dagan se lance ainsi dans le business en vue de promouvoir les produits africains et surtout togolais aux USA. Il veut aussi promouvoir la culture africaine à travers la mets, l’habillement, la musique, et autres.

Adolph Dagan compte également aider les Togolais et Africains à exporter leurs produits aux USA et ensuite lui-même exporter les produits américains vers le Togo et vers d’autres pays de  l’Afrique.

Rappelons qu’Adolph Dagan est Président de la Dagan Foundation et Président de la Diaspora Togolaise dans l’État de Tennessee (USA).

David S.




L’association « Génération Impact Togo » s’engage pour le développement des communautés locales

Dans le souci de jouer sa partition dans le développement communautaire, l’association « Génération Impact Togo » a officiellement lancé ce samedi 10 août à Lomé, son projet dénommé « notre quartier, notre développement ». L’objectif est d’amener les jeunes à participer davantage chacun à sa manière, au développement des communautés locales.

Le projet « notre quartier, notre développement » est un ensemble d’activités initiées pour non seulement contribuer d’abord au développement du quartier de Kélégougan à Lomé d’où est né le projet, mais aussi permettre à la jeunesse de s’épanouir et de faire face aux défis qu’elle rencontre. Les activités seront ensuite à la longue, élargies et exécutés dans les autres localités du pays.

« Le projet, c’est le développement par nous et pour nous. Nous voulons poser des actes concrets pour le développement de nos communautés. Nous n’avons pas besoin de diplômes pour contribuer au développement. Tout le monde doit être impliqué dans le développement de notre pays », a expliqué Alexandre Akla, Président de l’association Génération Impact Togo.

Au rang de ses activités, des formations sur l’entreprenariat et le leadership, des opérations de salubrité publique, des sensibilisations sur les effets néfastes de la drogue, des concerts de révélation de talents musicaux, des plaidoyers pour la construction de latrines publiques, de centres communautaires et centres médico-sociaux et un tournoi de football prévu les 25 août et 1er septembre prochains.

« Génération Impact Togo » est une association mise en place par les jeunes du quartier de Kélégougan à Lomé à l’issue d’une assemblée générale tenue le 10 Mars 2019. Elle est née de l’idée de voir les jeunes du quartier et d’ailleurs s’impliquer pleinement au développement de leurs localités.

L’association se présente par ailleurs comme une cadre de rencontre et de synergie des jeunes pour des solutions à certains problèmes notamment le chômage, le développement, l’engagement civique entre autres.

David




Déjà 354 morts par accident de circulation en 2019 au Togo !

3.778 cas d’accidents dont 354 morts et 4.483 blessés : c’est l’inquiétant bilan que dresse le ministère de la sécurité et de la protection civile sur la situation de la sécurité routière au premier semestre de 2019 au Togo.

Les moyennes donnent par mois, 454 cas d’accidents, 51 morts et 640 blessés. Des chiffres qui doivent faire prendre conscience.

Face à la presse ce vendredi 09 août à Lomé, le Ministre Damehame Yark en charge de la sécurité a encore une fois attiré l’attention des usagers de la route sur la prudence, la vigilance et surtout le respect scrupuleux des dispositifs du code de la route.

Il a en effet expliqué qu’au rang des causes des accidents sur les routes, figurent les excès de vitesse, les conduites en état d’ébriété ou sous l’influence de substances psychotropes, le non respect des dispositifs de sécurité, les distractions au volent, et le non respect du code de la route.

Selon les statistiques, sur les 3.778 cas d’accidents, 817 sont liés à des excès de vitesse, 421 cas liés à des dépassements défectueux, 186 au non respect des feux tricolores et 99 pour refus de priorité.

Il faut rappeler que pour le compte du second semestre de 2018, le bilan faisait état de 2 974 accidents dont 4 134 blessés et 306 morts.

La Rédaction




Togo : la politique nationale de développement à la base à l’heure du bilan

La politique nationale de développement à la base (PNDB) demeure une approche pertinente et constitue un levier efficace de lutte contre la pauvreté et d’amélioration durable des conditions de vie des communautés au Togo. C’est l’une des conclusions du rapport d’évaluation de parcours de cette politique adoptée et mise en œuvre depuis en septembre 2012 par le Gouvernement.

Le rapport d’évaluation était au centre d’un atelier de validation tenu ce vendredi à Lomé. Une rencontre qui a pour objectif de partager et de valider les résultats de l’étude réalisée par un consultant avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la PNDB.

Les travaux ont permis de relever les avancées réalisées, les difficultés rencontrées, de mettre l’accent sur la synergie entre les acteurs, la coordination et le suivi-évaluation des actions et recommandations en vue d’améliorer les orientations stratégiques et les interventions en lien avec le Plan national de développement (PND).

Selon la Ministre Victoire Tomégah-Dogbé en charge du développement à la base, la PNDB a globalement permis entre 2012-2017 en termes de renforcement des capacités à la base, de restructurer plus de 5 530 Comité de développement à la base (CDB), à 1 535 villages ou quartiers de villes de disposer de plans d’actions et à 1650 communautés de bénéficier de financements de leurs microprojets. 8616 Groupements d’Intérêt Economique (GIE) ont été également restructurés.

En ce qui concerne la composante « valorisation des potentialités productives », au total 302 unités de transformation des produits agricoles ont été installées et 1344 microprojets réalisés.  Pour le compte de la «  promotion des infrastructures de base », plus de 2605 infrastructures sociocommunautaires de base (salles de classes, d’unités de soins périphériques, de forages, de hangars de marché etc.) ont été réalisées.

Enfin, la composante « promotion des filets sociaux » a permis d’octroyer des transferts monétaires à 30 000 femmes, de créer plus de 27 000 emplois temporaires. Plus de 29.000.000 de repas  chauds en tout, ont été servis dans 305 écoles.

Au total 92 milliards de F CFA  ont été nécessaires pour mettre en œuvre la PNDB entre 2012-2017, selon le rapport.

« La conjugaison des efforts consentis ont contribué à l’amélioration des conditions de vie des ménages et à la baisse de l’incidence de la pauvreté », a indiqué la ministre  Victoire Tomégah-Dogbé. « Le développement à la base, c’est l’organisation communautaire. C’est une démarche qui vise à promouvoir la participation des communautés dans la conduite et la gestion de leur processus de développement basé sur des valeurs d’entraide, de solidarité et de responsabilité partagée », a-t-elle expliqué.

Cette politique est soutenue par divers partenaires financiers notamment la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale, le PNUD entre autres.

David




Élection des Délégués Pays du HCTE : Les dates limites des inscriptions prorogées au 20 août 2019

Initialement prévues le 10 août pour les candidats et le 15 août pour les électeurs, les dates limites des inscriptions des Togolais de la diaspora dans le cadre de la mise en œuvre du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) viennent d’être prorogées au 20 août 2019 à minuit GMT. L’information est contenue dans un communiqué en date de ce 07 août et signé du Ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur.

Selon le document, cette décision est prise sur proposition de certaines associations de la diaspora et dans le souci d’associer tous les Togolais de la diaspora à ce processus électoral.

« Cette décision permet de répondre aux demandes des Togolais de l’Extérieur confrontés à des problèmes techniques liés au réseau internet qui les aurait empêchés de procéder convenablement à leur enregistrement sur le site www.diasporatg.org », précise le communiqué.

Selon le nouveau calendrier électoral actualisé, la publication de la liste des candidats par pays et circonscription est prévue le 23 août prochain. La date de la campagne électorale en vue de l’élection des délégués du HCTE est fixée du 23 au 30 août. Le vote électronique est prévu du 1er au 10 septembre. Le dépouillement et la publication des résultats (la liste des 77 Délégués Pays du HCTE) seront effectués le 11 septembre 2019.

Il faut rappeler que c’est depuis le 15 juillet dernier que le processus de l’élection des Délégués Pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur a été enclenché. Au total 77 sièges sont à pourvoir dont 45 pour la diaspora togolaise en Afrique.

La mise en place du HCTE s’inscrit dans une vision, celle d’œuvrer au renforcement de la politique du Gouvernement à l’endroit de la diaspora togolaise. Cette initiative vise l’amélioration de la communication et des relations entre le Gouvernement et la diaspora. Le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur sera un organe consultatif de statut associatif, non partisan, non discriminatoire et à but non lucratif.

David S.




Le Mécanisme « Forêts et Paysans » au centre d’un atelier à Atakpamé

Un atelier national de partage des plans d’action et de renforcement de capacités réuni depuis ce 07 Août à Atakpamé, des responsables de 12 Organisations de Producteurs Forestiers et Agricoles (0PFA) sur la gestion des ressources de la 2ème phrase du Mécanisme Forêts et Paysans ou Forest and Farm Facility (FFF).

Cette rencontre appuyée financièrement par la FAO et la GIZ et avec l’encadrement de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et Producteurs Agricoles (CTOP) se situe dans le cadre  de la création des conditions du succès et de complémentarité dans les interventions de chaque partie prenante du Mécanisme Forêts et Paysans au Togo. Elle vise spécifiquement à échanger sur les plans d’action de chaque OPFA, à outiller les gestionnaires de ces Organisations sur les procédures de justification des ressources FFF et les canevas de rapportage.

Au cours des 2 jours de travaux, les participants vont prendre connaissance et échanger sur les cahiers de charge des faîtières. Ils seront également informés sur le plan d’action global de la CTOP dans le cadre du FFF et sur les modalités d’utilisation et de justification technique et financière des ressources du FFF.

Des recommandations seront par ailleurs formulées à la fin des travaux pour l’atteinte des résultats dudit mécanisme au Togo.

A l’ouverture des travaux, le Directeur Régional de l’environnement des plateaux M. Tchedre Akondo a au nom de son ministère salué cette initiative qui s’inscrit dans les actions contre la dégradation galopante du couvert végétal.

Selon le Président du Conseil d’administration de la CTOP, M. Gnassingbé Assimarou, le présent atelier constitue le point de départ pour le succès de ce processus qui intervient à titre pilote au Togo.

Pour M. Issifou Aboudoumissamilou, représentant le chargé de bureau de la FAO au Togo, ce mécanisme est important d’autant plus qu’aujourd’hui en Afrique, plus de 700 millions d’hectares de terres sont dégradées et que cette dégradation se poursuit à un rythme alarmant touchant près de 3 millions d’hectares par an.

Depuis Atakpamé, Evrard Nomanyo




Les nouvelles dispositions de la loi sur les manifestations publiques au Togo

L’Assemblée nationale a procédé ce mercredi 7 août à la modification de certaines dispositions de la loi du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice des libertés de réunion et de manifestation publiques pacifiques au Togo.

Les nouvelles dispositions, jugées liberticides par certains acteurs politiques, précise que les réunions ou les manifestations pacifiques sur la voie publique et dans les lieux publics ne peuvent se tenir avant onze (11) heures et au-delà de dix-huit (18) heures (Article 17).

La nouvelle loi indique que « dans le cadre des réunions ou manifestations ou réunions pacifiques publiques, l’itinéraire comporte un seul point de départ, un seul tronçon de route et un seul point de chute » (article 9-1).

La loi révisée précise par ailleurs que les manifestations sont dorénavant interdites sur certains axes et zones pour des raisons stratégiques, économiques et sécuritaires. Il s’agit notamment de toutes les routes nationales, les axes ou zones où se déroulent de fortes activités économiques dans les centres urbains, les axes et zones proches des institutions de la République, les axes et zones proches des chancelleries et résidences des ambassadeurs et autres représentations d’organisations internationales, les axes et zones proches des camps militaires et des camps de service de sécurité.

« Le nombre de manifestations organisées par semaine dans une ville peut être limité par l’autorité administrative compétente en fonction de la disponibilité des forces de sécurité et de l’ordre devant être affectées à l’encadrement desdites manifestations », peut-on également lire dans la nouvelle version de la loi.

Ces nouvelles dispositions sont diversement appréciées par les acteurs. Pour le gouvernement, elles sont destinées à mieux encadrer les manifestations et à assurer une sécurité à ceux qui n’y prennent pas part, selon les déclarations du ministre Payadowa Boukpessi en charge de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales.

Il ajoute qu’il s’agit par ailleurs de mieux prévenir le Togo des problèmes sécuritaires qui secouent actuellement plusieurs pays de la sous-région ouest africaine.

« Les améliorations du texte de 2011 n’entament en rien la volonté du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé d’inscrire la République togolaise au rang des démocraties qui reconnaissent la liberté de manifester dans la préservation de l’ordre public », a indiqué pour sa part, Aklesso Atcholi, président du groupe parlementaire UNIR (majorité parlementaire).

Le responsable du Groupe parlementaire NET-PDP, Gerry Taama estime pour sa part en revanche que le gouvernement togolais agit contre  les libertés publiques et que la loi est liberticide. Le Président national du Nouvel Engagement Togolais (NET, opposition parlementaire) explique que les citoyens, s’ils se sentent empêchés de manifester, peuvent être tentés d’agir hors du cadre légal, et que cela constituerait également une menace.

La Rédaction




Le siège de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes inauguré (ARCEP) à Lomé

La future Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) dispose dorénavant de son siège, un joyau de style contemporain. Situé dans le nouveau pôle administratif de Lomé non loin de l’Office Togolais des Recettes (OTR), le bâtiment a été inauguré ce mercredi 07 août par le Premier Ministre Komi Sélom Klassou en présence de la Ministre Cina Lawson en charge des Postes, de l’Economie Numérique et des Innovations Technologiques.

Après près de 60 mois de travaux pour un coût total de 2,2 milliards de F CFA sur un financement propre de l’ART&P, le nouveau siège social de l’ARCEP abritera également des équipements ainsi que le personnel de l’Agence Nationale du Spectre et des Radiofréquences (ANSR).

D’une superficie totale de 6200 m2 avec une emprise au sol de 1100 m2, cet édifice de R-1 à R+5, soit 7 niveaux comprend des bureaux, une salle de conférence, plusieurs salles de réunions, une salle du Comité de direction ainsi que des locaux techniques.

« Cette transformation vise à mieux prendre en compte les mutations et répondre aux enjeux et défis qui se sont opérés dans le secteur des télécommunications », a indiqué la ministre Cina Lawson.

Il faut rappeler  que l’ARCEP a été créée par la loi sur les Communications Electroniques (LCE) n°2012-18 du 17 décembre 2012 pour appliquer la réglementation des secteurs des postes et des communications électroniques pour se substituer à l’ART & P, opérationnelle depuis 2000.

David S.




COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 7 AOUT 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce Mercredi 7 août 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Au cours des travaux, le conseil a :

– adopté un (1) projet de loi ;

– adopté un (1) décret ;

– écouté deux (2) communications ;

– et abordé des divers.

Au titre des projets de loi

Le projet de loi adopté par le conseil des ministres porte sur l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire. Les applications des rayonnements ionisants procurent d’importants avantages dans de nombreux domaines, notamment la santé (dépistage et traitement des cancers, sécurité sanitaire des aliments), l’agriculture et l’élevage (accroissement de la productivité des terres, multiplication des variétés de terres fertiles, amélioration de la croissance, de la reproduction et de la résistance aux maladies du bétail), l’industrie (civile et militaire), et la recherche scientifique (physique nucléaire, chimie nucléaire).

Cependant, le nucléaire et les rayonnements ionisants qu’il véhicule, comportent des effets potentiellement nocifs, pouvant résulter d’une utilisation inappropriée, d’accidents ou d’actes malveillants, dont il est impératif de protéger les personnes, la société et l’environnement.

Aussi devient-il impérieux pour le Togo qui a adhéré à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) le 30 novembre 2012 de se conformer aux recommandations de l’ Agence en se dotant d’un cadre juridique bien structuré qui lui permette de satisfaire les standards internationaux en matière de législation et de réglementation de l’utilisation sécurisée et sûre du nucléaire dans un but pacifique.

Au titre des décrets

Le décret adopté par le conseil précise les aspects comptables et fiscaux des opérations de crédit-bail. L’analyse de l’environnement économique et financier de l’UMOA montre que le marché du crédit en général et celui du crédit-bail en particulier est peu développé.

Cette situation résulte de la conjonction de plusieurs facteurs dont l’absence d’un cadre juridique, comptable et fiscal adéquat qui régit cette activité financière.

Pour pallier cette insuffisance, le Conseil des Ministres de l’Union, lors de sa session tenue le 14 juin 2016, a adopté la loi uniforme relative au crédit-bail ; laquelle loi le Togo a introduite dans son ordonnancement juridique interne par la loi uniforme n°2019-004 du 17 juin 2019.

Le présent décret, pris en application de l’article 56 de cette loi, règle les aspects comptables et fiscaux des opérations de crédit-bail.

Au titre des communications

La première communication écoutée par le conseil des ministres est présentée par le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la république.

Elle est un compte rendu de la présentation du troisième rapport périodique sur la mise en œuvre de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels et inhumains ou dégradants devant le Comité contre la torture lors de sa 67eme session à Genève (Suisse), les 26 et 29 juillet 2019.

Le rapport couvre la période 2012-2017 ; il a relevé les efforts que le Gouvernement a entrepris en matière de protection et de promotion des droits de l’homme depuis la présentation du deuxième rapport en 2012 et marqué sa volonté de poursuivre ces efforts pour le renforcement des droits de l’homme.

Le gouvernement a également saisi l’occasion de désapprouver certaines manœuvres tendant à discréditer l’action et les réformes conduites par le Gouvernement et d’apporter des preuves pour contester l’inexactitude de certaines allégations formulées.

La deuxième communication écoutée par le conseil est relative au Mécanisme de réponse immédiate aux crises et urgences au Togo (MRI).

Elle est présentée par Madame la ministre de la planification du développement et de la coopération. Pour la gestion des urgences relatives aux crises et catastrophes naturelles par les pays, le Groupe de la Banque Mondiale a mis en place un instrument flexible d’accès rapide à des ressources dénommé Mécanisme de réponse immédiate (MRI).

Le MRI est un appui aux pays éligibles à l’Association internationale de développement (IDA), parallèlement aux financements des projets en cours de mise en œuvre pour faire face aux crises qui surviendront.

Ce mécanisme permet de bénéficier des ressources à hauteur de 5% du solde non décaissé des projets de contingence contenus dans le portefeuille de la Banque mondiale en cours pour planifier la riposte aux crises et atténuer les risques de catastrophe survenus.

Une mission de la Banque mondiale a séjourné à Lomé du 29 avril au 10 mai 2019 pour lancer la conception du manuel d’opérationnalisation et former les utilisateurs à travers des ateliers.

Le gouvernement précisera l’organe de coordination qui aura pour missions, entre autres, de donner les orientations générales nécessaires pour la bonne exécution du mécanisme.

La troisième communication écoutée par le conseil porte sur la tenue du premier forum économique Togo Union Européenne organisé à Lomé les 13 et 14 juin 2019 et placé sous le thème central « bâtir des relations économiques durables et pérennes entre le Togo et l’union européenne ».

Le ministre du commerce, de l’industrie, du développement du secteur privé et de la promotion de la consommation locale a fait connaître que tous les différents acteurs, notamment les autorités européennes, le secteur privé, les conférenciers, les participants, ont apprécié la réussite de ce forum qui a atteint et dépassé les objectifs fixés.

En effet, le forum a réussi une forte mobilisation de ressources humaines :

– 1216 participants au lieu de 400 attendus, soit 408 participants étrangers venant de 54 pays, 752 participants locaux et 56 Togolais de la Diaspora

– 94 conférenciers et modérateurs de renommée nationale et internationale contre 70 attendus.

Il en est également ainsi des projets dont 140 ont été retenus pour près de 1 769 807 318 euros soit 1160 993 600 458 de FCFA.

Il est indéniable que ce succès obtenu, n’a pu l’être que grâce au leadership visionnaire du Président de la République qui s’est personnellement investi pour la présence effective de personnalités remarquables à ce forum et a tenu à marquer de sa présence les travaux, démontrant une fois de plus son engagement à faire mobiliser les moyens nécessaires pour la réussite du PND.

Le Gouvernement a renouvelé son admiration pour le Président de la République pour son impulsion et son implication personnelle dans la réussite du forum.

Le gouvernement exprime sa reconnaissance à la délégation de l’Union Européenne et à l’ensemble du secteur privé togolais pour les efforts de tous ordres consentis pour l’organisation et le bon déroulement des activités programmées.

Au titre des divers

Le Premier ministre a transmis les félicitations du Président de la République aux membres du Gouvernement pour le travail abattu pendant ces six mois d’exercice de fonctions et les a exhortés à cultiver la performance, le travail en synergie et la collégialité dans la recherche des réponses aux besoins des populations.

Madame la ministre du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse a rendu compte au conseil des ministres de la visite, dans notre pays, du Gouverneur de l’Etat du Mississipi, Monsieur Phil BRYANT du 11 au 14 août 2019, dans le cadre d’une tournée africaine.

Le Premier ministre a demandé aux ministres de prendre les dispositions nécessaires pour préparer et accueillir cette visite qui constitue une occasion de renforcer les liens de coopération avec les Etats Unis dans les domaines surtout de la transformation et la professionnalisation de l’agriculture ainsi que dans d’autres secteurs.

Fait à Lomé, le 07 août 2019

Le Conseil des ministres