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Togo : Le ministre Robert Dussey lance un appel à la diaspora africaine

A l’occasion de la quatrième édition de la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante célébrée ce 24 janvier, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des togolais de l’extérieur a dans un message appelé la diaspora africaine à s’approprier ces genres d’initiative  afin de poser les bases d’une Afrique nouvelle.

« Je voudrais ici lancer un appel solennel à toutes les organisations et regroupements d’associations des diasporas africaines partout dans le monde à s’associer à ces initiatives pour qu’ensemble nous puissions poser les bases d’une Afrique nouvelle », a en effet déclaré le Pr Robert Dussey dans son message

« Il y a une page d’histoire à écrire et chaque africain, chaque afro-descendant peut y contribuer. C’est à travers la production de contenus culturels que nous pouvons infléchir graduellement le narratif sur l’Afrique en mettant en exergue nos valeurs intrinsèques, qui sont souvent méconnues par le reste du monde. Toutes les cultures du monde ont droit à un égal respect », a-t-il indiqué.

Pour cela, ajoute-t-il, « nous prônons l’africanophonie, qui n’est pas un rejet des langues héritées du colonialisme mais une promotion de nos langues locales, aujourd’hui mise en valeur par l’ONU à travers la Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032) ».

« L’africanophonie, c’est aussi rêver d’une Afrique qui ne rougit pas de sa singularité culturelle et de son apport civilisationnel à l’humanité, c’est rêver d’une Afrique fière d’elle-même, de ses racines et qui s’assume dans sa différence par rapport au reste du monde ; c’est rêver d’une Afrique qui fait entendre sa voix sur les grands sujets de l’actualité internationale, surtout ceux qui la concerne », a-t-il expliqué.

Pour rappel, la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante a été adoptée en 2019 à l’unanimité par la 40ème session de la conférence générale de l’Unesco, sur la base d’un projet de résolution introduite par le Togo. Cette journée se veut une occasion de célébration de la contribution des arts et cultures noirs à la richesse de l’humanité, et un instrument de leur promotion comme un levier efficace au service du développement durable, du dialogue et de la paix.

Elle s’inscrit dans la droite ligne de la décennie des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), par laquelle l’assemblée générale des Nations unies a réaffirmé l’importance de l’apport des cultures africaines, aussi riches que diversifiés, à l’édification d’un monde prospère.

Dans cette dynamique, le Togo avait œuvré afin que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine déclare la décennie 2021-2031, Décennie des racines et des diasporas africaines. Le pays accueille par ailleurs en 2023, le 9è Congrès Panafricain sur le thème : « renouveau du panafricanisme et place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».

La Rédaction




Cantines scolaires : Le nombre des écoles bénéficiaires passe de 906 à 1.181

Au Togo, le programme de cantines scolaires se poursuit et se renforce davantage pour le bien des écoles et élèves bénéficiaires.

Selon le gouvernement, pour le compte de l’année scolaire 2022-2023, les cantines scolaires seront mises en œuvre dans 1.181 écoles avec une prévision de 213 784 élèves bénéficiaires, en vue d’atteindre la cible visée à l’horizon 2025 qui est 300 000 élèves.

Pour  ce qui concerne l’année scolaire 2021-2022, au total 132.153 élèves ont bénéficié de 13 157 804 repas de qualité nutritionnelle et en quantité suffisante dans le  cadre du programme dans 906 écoles sur toute l’étendue du territoire pour un montant de 1,78 milliard FCFA avec des contributions du secteur privé, ONG, communautaires et institutions internationales.

La répartition par région des 906 écoles se présente comme suit : 130 dans la Maritime, 219 dans les Plateaux, 124 dans la Centrale, 173 dans la Kara et 260 dans les Savanes (dont 53 dans le cadre du programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes).

« Compte tenu du contexte actuel, la situation des familles déplacées, victimes des attaques terroristes dans la région des savanes, sera particulièrement considérée et prise en compte. Ainsi plus d’une trentaine d’écoles situées dans la préfecture du Kpendjal seront intégrés au programme », a rassuré le gouvernement lors du Conseil des ministres du 18 janvier dernier.

Pour rappel, les cantines scolaires visent à accroitre l’accès des enfants des communautés les plus pauvres du Togo à des repas scolaires réguliers en vu d’améliorer la fréquentation et la rétention dans les écoles des milieux ciblés.

La Rédaction




Architecture et urbanisme : L’ONAT à la rencontre des populations à Atakpamé

L’Ordre National des Architectes Togo (ONAT) a organisé du 19 au 21 Janvier à Atakpamé, une série d’activités d’utilité publique sur diverses thématiques en lien avec l’acte de bâtir dans la sécurité et dans la légalité.

Ces manifestations axées sur le thème central « projet utilité publique et sociale au  bénéfice des collectivités et des populations », concernent notamment des conférences publiques et de consultations foraines gratuites d’architecte, de séances d’information et de sensibilisation. Elles entrent  dans le cadre de l’acte 2 de « l’ONAT à la rencontre du Togo ».

Il s’est agi d’informer et sensibiliser le public sur la profession d’architecte et la nécessité absolue du recours aux services des architectes pour tout projet de construction, d’amener les participants à cerner le bien fondé du permis de construire et les différentes mesures prises par les autorités nationales dans l’amélioration croissante du cadre de vie, de l’habitat et du climat des affaires tout en proposant aux institutions et mairies les mesures du programme de mise à disposition de l’Expertise Architecturale Togolaise (PMEAT) entre autres.

Au cours des trois jours, les causeries-débat portent sur plusieurs sous-thèmes entre autres « l’architecture, un choix de société », « architectures et cultures », « environnement bâti et développement durable de nos villes, vision et perspectives », « solutions urbanistiques pour les villes en construction », « technologie et transition urbaine, l’occasion de combler le gap du développement ».

Les 03 architectes ayant fait leur entrée dans l’ONAT

Le but est de rassurer les acteurs sociaux, économiques et politiques de la région des plateaux à comprendre le programme de rapprochement de l’ONAT avec les institutions, administrations et pouvoirs publics décentralisés du Togo à l’intérieur du pays.

À l’ouverture des travaux , la famille des architectes du Togo s’est agrandit de trois nouveaux membres qui ont prêté serment en présence du ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière Me Tsolenyanu Koffi, du ministre délégué en charge de l’enseignement technique et de l’artisanat M. Hodin Kokou Eké, et celui de la communication et des médias Pr. Akodah Ayewouadan et d’autres éminentes personnalités.

Les impétrants Sala winiga, Adam Zouroukaneni et Kpodz Tonyeli, tous nantis d’un diplôme de Master à l’EAMAU et inscris au tableau de l’ONAT respectivement sous les numéros 197, 198 et 199 s’engagent à observer l’éthique et la déontologie qui régissent leur profession et à se soumettre aux sanctions en cas de manquements qui leur seront imputables.

Ils appartiennent aussi désormais à la conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, membres de la fédération des architectes francophone d’Afrique, de l’Union des Architectes d’Afrique et aussi celle internationale des architectes.

Le président de l’ONAT M. Limazie Péyébinesso a au nom de tous les architectes assermentés du Togo a dit merci à ses collègues venus du Burkina Faso, du Bénin et de l’UEMOA pour leur présence. Il a indiqué que ce projet de rencontre porte des activités dont les objectifs fondamentaux visent non seulement à mettre les architectes au service de la décentralisation au Togo, mais aussi d’apporter l’expertise Togolaise aux communes pour l’implémentation efficiente du système de permis de construire, de démystifier la profession de l’architecte et de ses services tant auprès des gouvernants que des populations. « Il s’agit bien d’aller à la rencontre du Togo », a-t-il ajouté.

Créé par la loi 90-02 de la République Togolaise, l’ONAT est une institution qui informe, conseille et oriente les populations et représente les architectes du Togo auprès des pouvoirs publics.

Le préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh et Mme Akakpo Robertine représentant le maire de la commune Ogou 1, ont également pris part aux travaux.

De notre correspondant à Atakpamé, Evrard Nomanyo




Lomé : Ouverture d’une conférence parlementaire sur le terrorisme et l’extrémisme violent

Les travaux de la conférence parlementaire de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique se sont ouverts ce jeudi 19 janvier à Lomé.

C’est la présidente de l’Assemblée nationale du Togo, Mme Yawa Djigbodi Tsègan qui a donné le ton au démarrage des activités de cette rencontre internationale qui vise essentiellement à identifier les moyens par lesquels les parlementaires pourraient renforcer leur engagement avec les jeunes et les organisations de la société civile dans la prévention de l’extrémisme violent.

Les assises sont organisées conjointement par le Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT) et l’Assemblée nationale du Togo en collaboration avec l’Union parlementaire africaine, le Comité interparlementaire du G5 Sahel, et le Conseil de la Choura de l’État du Qatar.

Elles connaissent la participation de 250 personnes dont une dizaine de présidents d’assemblées parlementaires, des représentants des parlements nationaux des États d’Afrique, des organisations non gouvernementales de jeunes et des organisations de la société civile, des représentants des agences du Système des Nations Unies et des organisations internationales.

L’ouverture a été marquée par plusieurs interventions dont celles de M. Seyni Oumarou, Président de l’Assemblée nationale du Niger et Représentant de la Présidence du Comité interparlementaire du G5 Sahel, de  Saad bin Ahmed Al-Mesned, membre du Conseil de la Shura de l’Etat du Qatar, de M. Mauro Miedico, Directeur adjoint, Bureau de la lutte contre le terrorisme des Nations Unies, et celle de Mme Mabel M. Chinomona, Présidente de l’Union parlementaire africaine et Présidente du Sénat du Zimbabwe.

Mme Yawa Tsègan présidant les travaux

« Ceux qui portent les armes contre nos compatriotes sont des jeunes à la fleur de l’âge. S’ils ne sont pas à l’origine du phénomène, ils en sont le bras armé. Quand, on s’interroge sur le cheminement qui a conduit les jeunes aux graves extrémités auxquelles ils sont arrivés, la réponse à cette question n’est pas aisée, tant plusieurs paramètres rentrent en ligne de compte. D’abord, les défaillances des menus structurels de notre système éducatif, surtout en milieu rural, l’exacerbation de la pauvreté ou le développement rapide du chômage des jeunes, aggravé par l’inadéquation entre le poids démographique et celui de l’économie. En zone rurale, il est constaté que les recrues des terroristes sont, principalement, des jeunes désœuvrés à partir de fausses promesses, d’un rêve d’un lendemain meilleur immédiat, avec en prime la bénédiction de Dieu », a déclaré Seyni Oumarou, président de l’Assemblée nationale du Niger et représentant le Comité interparlementaire du G5 Sahel.

Il a estimé que les programmes et projets les concernant se doivent d’être plus innovants que par le passé.

« Les meilleures façons de responsabiliser les jeunes face au terrorisme est de les préparer à résister mieux aux chants des sirènes des démagogues qui s’en servent comme des chairs à canon. Il nous faut, aujourd’hui, proposer aux jeunes des alternatives, en les impliquant à tous les niveaux. Donner à nos enfants une éducation adaptée aux besoins et réalités de nos sociétés, faire des investissements massifs pour l’entreprenariat des jeunes, avec pour vocation de réduire leur inactivité et vulnérabilité, conditions qui les poussent au désespoir, entrainant des conséquences fâcheuses pour leurs communautés et l’Etat », a-t-il ajouté.

Dans son intervention, la Présidente de l’Assemblée nationale du Togo a relevé la pertinence d’associer les parlements à la dynamique de recherche de solutions concertées contre le fléau du terrorisme. Mme Yawa Tsègan a également souligné les défis auxquels le continent africain essaye de trouver des solutions : la modernisation de l’économie, le développement des infrastructures sociales, éducatives et culturelles, le financement et la potentialisation du secteur privé, l’intensification de ses échanges avec les autres nations du monde, la création d’emploi pour la jeunesse, la promotion et l’autonomisation de la femme entre autres.

Des officiels en photo de famille

Elle a par ailleurs salué l’engagement constant du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé en faveur de la recherche de la paix et de la fraternité entre les nations, et de relever que les actions isolées des principaux acteurs ne peuvent être efficaces, et que seules des actions solidaires, concertées et cohérentes sont significatives et porteuses d’espoir.

« A ce titre, je me réjouis de cette convergence d’actions multi-acteurs : système des Nations-Unies, organisation mondiale et organisation continentale des parlements nationaux, réuni pour rechercher les voies et moyens permettant d’endiguer cette menace. A travers ce cadre d’échanges, nous tenterons d’apporter de mettre en place une synergie de réponse collective de lutter contre le terrorisme avec toute la vigueur et la rigueur qu’elle emprunte de notre détermination à bâtir une communauté de destin harmonieux », a indiqué Mme YawaTsègan.

Il faut souligner que cette conférence fait suite aux assises organisées en mars 2022 à Doha au Qatar par l’UNOCT pour faire face aux menaces émergentes en Afrique. Le deuxième et dernier jour de ces assises sera consacré au groupe de travail parlementaire de lutte contre le terrorisme pour l’Afrique.

David S.




Togo : Compte rendu du Conseil des ministres du 18 janvier 2023

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 18 JANVIER 2023

Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 18 janvier 2023 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. Le conseil a examiné un (01) avant-projet de loi, deux (02) projets de décret et écouté quatre (04) communications.

I-Au titre de l’avant-projet de loi,

Le conseil a examiné et adopté l’avant-projet de loi sur la répression du faux-monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires dans les Etats membres de l’UMOA.

Ce texte fixe les incriminations et les sanctions relatives au faux monnayage en prenant en compte les agissements tels que la contrefaçon et la falsification de billets. Il détermine également la responsabilité pénale des personnes physiques et des personnes morales, le régime des peines applicables et les pouvoirs de la BCEAO en matière de centralisation des signes monétaires saisis.

II-Au titre des projets de décret,

Le conseil a examiné en première lecture un projet de décret fixant la nomenclature, les modalités et les conditions d’implantation et d’exploitation des installations classées pour la protection de l’environnement.

L’étude de ce projet de décret qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la réforme R6 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, relative à la réforme de la législation environnementale, sera poursuivie lors d’une prochaine réunion du conseil des ministres.

Le conseil a ensuite examiné et adopté un projet de décret déclarant d’utilité publique et autorisant les travaux d’équipement et de raccordement du forage de 40m3 par heure sis à Apédokoe au nouveau château d’eau de 1300m3 en construction à Sagbado.

Le forage d’Apédokoè, d’un débit de 960 m3 par jour, est pris en compte dans le dimensionnement du château d’eau de 1300 m3 de Sagbado pour permettre l’accès au service public d’eau potable des populations du Grand Lomé en général et, en particulier, celui des populations de ladite localité et ses environs.

Ce projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Lomé qui s’inscrit dans la feuille de route gouvernementale permettra à 250.000 habitants de Sagbado et ses environs d’avoir accès à l’eau potable et d’améliorer les performances techniques et opérationnelles de la société togolaise des eaux (TdE) en matière d’exploitation du service public d’eau potable.

III-Au titre des communications,

Le conseil a écouté une première communication relative au registre social des personnes et des ménages ; présentée par le ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale.

La mise en place du registre social des personnes et des ménages constitue l’un des projets prioritaires envisagés par notre pays pour renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales et consolider la paix au Togo, conformément à la l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Suite à cette communication, le conseil a donné des orientations pour la mise en place de ce registre : un principe déclaratif et volontaire permettant ainsi aux personnes enregistrées de pouvoir, selon des critères sociaux à définir, bénéficier de programmes de protection sociale du gouvernement.

Le conseil a ensuite écouté une deuxième communication relative à la situation de l’inclusion financière en 2022 ; présentée par le ministre chargé de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.

Au cours des dernières années et grâce aux actions entreprises par le gouvernement, le taux d’inclusion financière est passé de 72,5% en 2016 à 81,5% en 2020, soit la deuxième meilleure performance dans l’UEMOA. Sur la même période, le taux de bancarisation élargi est passé de 70,8% à 80,04% faisant de notre pays, celui de la sous-région avec la plus forte croissance dans le domaine.

En outre, le taux global de pénétration géographique des services financiers du Togo est passé de 81 points en 2016 à 422 points en 2020.

Ces performances enregistrées ont été stimulées par les mesures incitatives prises pour protéger le pouvoir d’achat des populations et inciter le déploiement des institutions de microfinance en leur apportant un soutien spécifique. Ainsi à titre d’illustration, 1,8 milliard de franc CFA ont été débloqués au bénéfice de la région des savanes en 2022.

Le conseil a instruit pour la poursuite des mesures engagées afin de renforcer la résilience des populations togolaises.

Le conseil a écouté une troisième communication relative à la situation de mise en œuvre du programme national d’alimentation scolaire ; présentée par le ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

La présente communication vise à faire l’état des lieux des cantines scolaires et partager les perspectives envisagées, au titre de l’année scolaire 2022-2023. En effet, le programme a donné accès à une alimentation suffisante et équilibrée aux élèves des zones les plus vulnérables de notre pays et a participé à la création des conditions visant à renforcer l’inclusion sociale et à garantir l’accès au minimum vital, indispensable à la cohésion et la paix durable.

Au titre de l’année scolaire 2021-2022, au total 132.153 élèves ont bénéficié du programme dans 906 écoles sur toute l’étendue du territoire pour un montant de 1,78 milliard FCFA avec des contributions du secteur privé, ONG, communautaires et institutions internationales.

Pour le compte de l’année scolaire 2022-2023, les cantines scolaires seront mises en œuvre dans 1.181 écoles avec une prévision de 213 784 élèves bénéficiaires, en vue d’atteindre la cible visée par le Gouvernement à l’horizon 2025 qui est 300 000 élèves.

Compte tenu du contexte actuel, la situation des familles déplacées, victimes des attaques terroristes dans la région des savanes, sera particulièrement considérée et prise en compte. Ainsi plus d’une trentaine d’écoles situées dans la préfecture du Kpendjal seront intégrés au programme.

Le conseil a salué le bon déroulement du programme et a donné des orientations pour un transfert progressif de la mise en œuvre aux collectivités territoriales.

Le conseil a écouté une dernière communication sur la situation économique et financière au troisième trimestre 2022 ; présentée par le ministre de l’économie et des finances.

Cette communication présente une synthèse de l’évolution de la conjoncture économique sur le plan international, au sein de l’UEMOA et sur le plan national au terme du troisième trimestre 2022.

Sur le plan international, le rythme de progression du PIB s’est amoindri dans l’ensemble des régions du monde tandis qu’au sein de l’UEMOA, l’activité économique est restée dynamique avec un taux croissance du PIM qui s’établit à 5,7% en glissement annuel.

La conjoncture nationale au troisième trimestre 2022 est essentiellement caractérisée par une hausse des activités dans les différents secteurs de l’économie, comparée à la même période de 2021. Ces évolutions rentrent en phase avec les estimations et prévisions du cadre macroéconomique d’octobre 2022 qui table sur une croissance du PIB réel de 5,8% en 2022 et 6,6% en 2023.

Fait à Lomé, le 18 janvier 2023

Le Conseil des Ministres




Accord d’exemption de visas diplomatiques entre le Togo et la Serbie

Les officiels togolais peuvent désormais rentrer sans visa en Serbie. Ceci à la faveur d’un accord d’exemption de visas diplomatiques entre les deux pays.

Les documents de l’accord ont été paraphés ce 16 janvier en Serbie par le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des togolais de l’extérieur, Pr Robert Dussey et son homologue serbe Ivica Dacic.

Le patron de la diplomatie togolaise a également eu des échanges avec le président du parlement serbe Vladimir ORLIC sur le sujet de la coopération parlementaire entre les deux pays avec la création par les députés serbes, du groupe parlementaire d’amitié Togo-Serbie.

Le ministre Robert Dussey a par ailleurs évoqué avec le Premier ministre de la Serbie Mme Ana BRNABIC, les prochains chantiers de la coopération entre le Togo et la Serbie notamment l’agriculture, l’éducation, les investissements entre autres.

« Entre la Serbie et le Togo les relations sont excellentes », s’est réjoui Robert Dussey.

La Rédaction




Togo : 56 nouvelles CELI pour les prochaines échéances électorales

Le Togo se prépare activement pour l’organisation des prochaines échéances électorales notamment les régionales et les législatives qui auront lieu en cette année 2023.

Cinquante-six (56) nouvelles Commissions électorales locales indépendantes (CELI) viennent d’être créées à cet effet par le gouvernement sur l’ensemble du territoire national, marquant ainsi un pas de plus dans le processus électoral.

Premiers démembrements de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les CELI ont notamment pour mission d’exécuter les décisions de la CENI, de superviser le recensement électoral ou les opérations de révision des listes électorales, les opérations référendaires et électorales dans les bureaux de vote des circonscriptions électorales et d’apporter aux autres démembrements de la CENI tout concours nécessaire à la réalisation de leurs missions.

Il faut rappeler que dans la perspective de ces échéances, la CENI avait été déjà installée depuis avril 2022 avec la prestation de serment de ses membres devant la Cour constitutionnelle.

David S.




Faure Gnassingbé : « Le développement du Togo passe par le développement de l’agriculture (…) »

Le chef de l’Etat togolais reste convaincu que le développement du Togo passe par celui du secteur agricole. Cette conviction, Faure Gnassingbé l’a encore une fois réaffirmé à l’occasion du premier Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) qui a pris fin le samedi 14 janvier 2023 à Dapaong dans la région des savanes.

« Le développement du Togo passe par le développement de l’agriculture. Ce que nous faisons aujourd’hui doit contribuer à la création de la richesse dans notre pays et que le producteur agricole soit une fierté nationale en faisant de lui un véritable entrepreneur agricole », a en effet indiqué Faure Gnassingbé face aux producteurs.

« Je suis confiant que la production agricole dans notre pays peut véritablement répondre à notre double ambition d’autosuffisance alimentaire d’une part, et de création de richesse pour nos valeureux agriculteurs d’autre part », a-t-il ajouté, saluant la forte mobilisation du monde agricole autour du Forum.

Vue partielle des équipements remis aux producteurs

Dans ses échanges avec les producteurs agricoles de la région, le  chef de l’Etat a réaffirmé son attachement à la prospérité du secteur dans un environnement sécurisé avec la mise en place du Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région de Savanes (PURS).

Il a en outre réitéré sa détermination à assurer l’autosuffisance alimentaire dans chaque filière, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des importations des denrées alimentaires et d’améliorer sensiblement la balance commerciale agricole.

Pour accompagner cette modernisation du secteur, du matériel et des équipements ont été remis aux producteurs afin de leur permettre d’améliorer la productivité et leur condition de travail.

Ouvert le jeudi 12 janvier, le Forum des producteurs agricoles du Togo est placé sous le thème général « Transformation structurelle de l’agriculture togolaise : défis et perspectives ». Il est organisé par le ministère de l’Agriculture, de L’Elevage et du Développement Rural, et se présente comme un cadre d’échanges, de partage d’expériences et de résolutions entre les acteurs des chaînes de valeurs agricoles dans une approche plus concertée sur les différents objectifs.

L’objectif est de renforcer la dynamique d’action et d’interventions de l’ensemble des acteurs de la transformation structurelle du secteur agricole du pays.

Après Dapaong, le forum est prévu pour se tenir dans les 5 régions économiques du Togo, avec plus de 400 participants dont 300 producteurs agricoles  attendus dans chaque région.

Il faut souligner qu’au Togo, l’agriculture contribue à hauteur de 40 % au Produit intérieur brut (PIB) et occupe plus de 60 % de la population active du pays.

David S.




Togo : Le général Félix Abalo Kadangha placé en garde à vue

Au Togo, le général Félix Abalo Kadangha est en garde à vue depuis ce 12 janvier 2023 pour les besoins d’une enquête dans une affaire le concernant, selon ce que rapportent nos confrères de Togo Breaking News.

L’information a en effet fait le tour des réseaux sociaux dans la journée de ce vendredi 13 janvier.

« Des sources ayant requis l’anonymat signalent que son arrestation serait en lien avec un dossier sécuritaire très sensible et qui concerne la grand muette (l’armée, ndlr) », précise le site togolais d’information.

« Mes sources sont concordes et avérées. Le général Kadangha hier ‘intouchable’ est actuellement en garde à vue », a également indiqué sur son compte twitter, le journaliste Loïc Lawson, président de la section togolaise de l’Union de la Presse Francophone (UPF).

Pour rappel, le général Félix Abalo Kadangha est l’actuel Président de la Commission nationale de la lutte contre la prolifération, circulation et le trafic illicites des armes légères et de petits calibres (CNLPAL). Il avait été jusqu’au 6 décembre 2020, chef d’état-major des Forces Armées Togolaises (FAT).

La Rédaction




Vers une réduction du coût des transferts de fonds de la diaspora africaine

Les coûts des transferts de fonds de la diaspora africaine pourront connaître une réduction, avec l’objectif d’optimiser la contribution de cette dernière au développement de l’Afrique.

Un forum s’est ouvert dans ce sens ce jeudi 12 janvier 2023 à Rabat au Maroc en présence du ministre togolais des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et des Togolais de l’Extérieur, Pr Robert Dussey.

Les travaux visent justement à renforcer les cadres de dialogue existants au niveau continental en ce qui concerne les actions à mener en vue de la réduction des coûts des transferts de fonds de la diaspora africaine.

Le patron de la diplomatie togolaise a expliqué que ce  forum est l’un des projets prioritaires du plan d’action de la décennie des racines africaines et de la diaspora africaine.

« Certaines régions du monde notamment le continent africain demeurent toujours victimes de coûts de transferts très élevés par rapport à la moyenne. Ces transferts sont astreints à des taux exorbitants et les retenues pratiquées par les organismes de transfert peuvent, selon certaines études, atteindre 15 %, représentant ainsi quelque 1,6 milliards d’euros de manque à gagner pour le continent africain », a-t-il expliqué.

Les travaux permettront aux participants de mener des réflexions approfondies afin de trouver des approches de solutions innovantes en vue de répondre au besoin d’optimisation des transferts de fonds de la diaspora.

Pour rappel, l’importance des envois de fonds de la diaspora dans l’économie dans les pays africains n’est plus à démontrer. Selon les statistiques, ces transferts monétaires vers le continent se sont élevés à 85,9 milliards de dollars en 2019 et 78,4 milliards en 2020 et représentent une contribution moyenne comprise entre 7 et 10 % du PIB des pays, et plus de 20 % du PIB de certains pays comme le Cap Vert, la Gambie et le Lesotho.

Pour ce qui est du Togo, ces transferts financiers représentent entre 8 % et 10 % du PIB.

David S.