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Côte d’Ivoire : Fin de l’atelier de sensibilisation sur le rôle de la Police Technique et Scientifique en matière d’enquête et procès pénal

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Les participants à l'atelier
Les participants à l'atelier
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Les travaux de l’atelier de sensibilisation sur le rôle de la Police Technique et Scientifique (PTS) dans l’enquête et le procès pénal ont pris fin mercredi à Abidjan dans la capitale ivoirienne.  A l’issue des travaux, les experts participants venus des pays membres de la CEDEAO et de la France ont adopté un certain nombre de recommandations pour permettre aux polices techniques et scientifiques des pays de la sous région ouest africaine de se doter d’outils professionnels pour mener à bien leurs missions.

Ces recommandations portent notamment sur la désignation par chaque Etat sensibilisé, d’un coordonnateur national spécialisé qui maîtrise les problématiques de la PTS, comme interlocuteur unique pour l’Etat selon les spécificités de chaque pays, l’association du coordonnateur national aux études et prospectives et à la préparation des décisions de fonds susceptibles d’avoir une incidence directe ou indirecte sur la conduite de la PTS, la dotation des services PTS de budget permettant leur développement, leur fonctionnement et leur équipement.

Il est également décidé que les Etats mettent en œuvre un modèle de PTS, respectent les pré-requis et le volontariat pour la mise à dispositions des stagiaires à envoyer en formation, affectent les personnels formés dans les services ad hoc (services PTS), communiquent toutes les informations et tous les documents (Lois, décrets, arrêtés, circulaires, notes de service, statistiques, rapports d’activités) utiles à l’atteinte des objectifs, fournissent les infrastructures, équipements, matériels et le personnel compétent nécessaires à l’atteinte des objectifs, et sollicitent l’appui de la CEDEAO, du CCPAO, d’INTERPOL, de l’UNODC, de l’UE, des Ambassades et d’autres Organisations avec des projets présentés sous forme de plan d’action.

Egalement au titre des recommandations, il est demandé aux pays : d’accorder aux formateurs et aux spécialistes, un intéressement, d’encourager la formation initiale/continue des acteurs concernés (magistrats, gendarmes et policiers), d’adopter un statut de formateurs et intégrer les modules de formation proposés aux curricula des centres d’instruction, de développer la police technique et scientifique pour l’ensemble des services chargés de l’application de la loi, de veiller à ce que les formateurs « relais » prennent possession de formations complètes dans une perspective de durabilité, d’encourager la saisine du laboratoire central de police scientifique (LCPS) d’Abidjan qui est à vocation régionale conformément aux recommandations du CCPAO et de la CEDEAO en 2013, et d’encourager la coopération avec les Laboratoires de police scientifique (LPS) de la sous-région à l’image de celui d’Accra.

Il faut souligner que l’atelier d’Abidjan a réuni une trentaine d’experts,  de décideurs et des cadres des administrations des Polices Techniques et Scientifiques  (PTS) de 10 pays de l’Afrique de l’ouest et de la France. Il a été  un cadre d’échanges qui a permis aux participants de promouvoir un traitement des affaires conformes aux règles de l’état de droit et à la bonne gouvernance en soutenant une culture de la preuve matérielle et scientifique par opposition à la culture de l’aveu.

L’objectif principal est d’aboutir à une prise de conscience régionale du rôle essentiel de la Police technique et scientifique dans la recherche de la preuve assortie de l’utilisation effective et efficace de  celle-ci par les Etats et plus particulièrement les enquêteurs,  les parquets et les instructions dans les procédures judiciaires.