Crise universitaire : Sept (07) étudiants libérés, le Président de l’UL prêt...

Crise universitaire : Sept (07) étudiants libérés, le Président de l’UL prêt à dialoguer

SHARE
Mobilisation des étudiants ce lundi au Tribunal de Lomé
Mobilisation des étudiants ce lundi au Tribunal de Lomé
image_pdfimage_print

Les étudiants arrêtés dans le cadre des manifestations de la semaine dernière sur le campus universitaire de Lomé ont été jugés dans une ambiance tendue ce lundi au Tribunal de Lomé. Sept d’entre eux seront libérés à la suite du procès.

Accusés de rébellion et dégradation de biens matériels sur le campus, il leur a été finalement accordé le bénéfice du doute sur les faits qui leur sont reprochés.

Le dossier de deux autres détenus dont le président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE), est renvoyé sur le 26 juin prochain. Foly SATCHIVI, actuellement souffrant selon les informations, n’a pas pu comparaitre en effet ce lundi dans ce procès qui a mobilisé dans impressionnant dispositif sécuritaire, une foule immense essentiellement composée d’étudiants venus soutenir la libération de leurs camarades.

Pour rappel, le campus de Lomé a été ces derniers jours, le théâtre d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. Les manifestations des associations estudiantines pour réclamer de meilleures conditions de vie et d’étude, sont fortement réprimandées par coups de gaz lacrymogène avec des courses poursuites suivies d’arrestations.

La libération de ces détenus ce lundi aura certainement le mérite de calmer un temps soit peu la colère des étudiants très mobilisés pour la libération de leurs camarades de luttes.

Dans un communiqué rendu public ce même lundi, le président de l’Université de Lomé a réaffirmé son entière disponibilité à dialoguer avec les regroupements d’étudiants afin de trouver des solutions appropriées à leurs problèmes. « Rien n’entamera notre attachement à une université de qualité et d’excellence pour tous dans un climat de dialogue et de sérénité », a ajouté Pr Dodzi Komla KOKOROKO.

Cris DADA