Des acteurs de la santé à l’école des Systèmes d’Information Géographique (SIG)

Des acteurs de la santé à l’école des Systèmes d’Information Géographique (SIG)

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Photo de famille des participants
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Une quarantaine d’acteurs intervenant dans le domaine de la santé publique se familiarisent depuis ce lundi à Lomé, avec les Systèmes d’Information Géographique (SIG), une rencontre initiée par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Venus de quinze (15) pays d’Afrique francophone, ces experts de la santé publique vont durant 5 jours s’approprier les notions des SIG qui leur permettra non seulement de visualiser rapidement les situations, mais aussi de faciliter la prise de décision d’urgence, de prévenir, d’alerter et de riposter face aux épidémies et pandémies menaçant les populations.

Les SIG ont pour but de mieux aider à la prise de décisions. Ces Systèmes permettent également de mieux comprendre les phénomènes spatiaux et d’informer les populations face à une éventuelle situation.

« Les systèmes d’information géographique sont des systèmes qui nous permettent aujourd’hui de pouvoir disposer d’informations géographiques sur la santé des populations dans la région africaine et faire en sorte qu’en utilisant ces informations, on puisse améliorer la santé des populations », a indiqué Dr Benido Impouma conseiller régional en système d’information et programmes des urgences pour l’OMS Afrique

Selon la représentante résidente pays de l’OMS Mme Fatoumata Binta, face aux épidémies et pandémies qui menacent la sécurité sanitaire des pays d’Afrique francophone, il s’avère nécessaire de trouver des solutions pour lutter contre ces fléaux.

« L’année dernière, l’Afrique a connu plus de 8000 évènements de santé publique en termes d’urgence et d’épidémie et donc ces faits nous rappellent l’urgence de nous préparer à répondre aux risques non seulement d’épidémies et de pandémies mais aussi ceux liées aux crises humanitaires et catastrophes naturelles », a-t-elle indiqué.

Il faut noter que cette formation sur les SIG s’inscrit dans le cadre des efforts de l’OMS notamment le bureau régional Afrique pour apporter un appui technique aux pays d’Afrique francophone.

Les travaux ont été ouverts par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, M. Sossinou Marcel Awoussi. Ce dernier a indiqué qu’au Togo, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers dont l’OMS, la surveillance et à la riposte, ont permis de détecter et répondre précocement à des cas de la maladie à virus de Lassa, de la méningite ainsi que des chenilles. «Ce résultat est le fruit d’un dispositif de surveillance révisé grâce au renforcement des capacités des acteurs au niveau opérationnel et surtout communautaire, par la mise à disposition des outils de collecte, de traitement et de partage des informations sanitaires », a-t-il précisé.

Prennent part à cette formation, les spécialistes de santé des pays tels que Madagascar, Mauritanie, Bénin, Tchad, Burundi, Niger, Cote d’ivoire, Guinée, Cameroun, RD Congo, Centrafrique, Gabon et Togo.

Elisabeth S.