Évaluation des formes contemporaines d’esclavage au Togo

Évaluation des formes contemporaines d’esclavage au Togo

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Vue partielle des officiels
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La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage Urmila BHOOLA, séjourne depuis ce lundi 27 mai dans la capitale Togolaise. En visite de cinq(5) jours, Mme Urmila BHOOLA est venu faire le point de la situation du Togo sur les formes contemporaines d’esclavages. Il sera question au cours de son séjour de passer en revue les efforts fournis, les mesures législatives et les institutions qui sont mis en place par le gouvernement Togolais pour lutter efficacement contre ces formes d’esclavages, mais aussi les déficits qui persistent en matière de lutte contre le mariage forcé, le trafic des femmes et des enfants.

La cérémonie d’ouverture des travaux de cette première journée de travail a été présidée par le ministre des affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, en présence du ministre de la justice Pius Agbétomey, du ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehame et de Tchabinandi KOLANI-YENTCHARE ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation.

Selon le directeur de Cabinet du ministère des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la république Blaise Komlan NARTEH-MESSAN, la pratique de ce phénomène est due à plusieurs causes.

« Il y a la pauvreté qui fait qu’on est obligé de dire que mon enfant ne va pas aller à l’école donc on le place chez quelqu’un pour s’en occuper et donc c’est à partir de là que les maltraitances interviennent. Il y a aussi les religions et les traditions puis les pratiques socio culturelles qui font que les gens ne comprennent pas qu’on n’a pas le droit de donner son enfant en mariage si ce dernier n’est pas majeur. Au Togo, c’est le ministère de l’action sociale et celui du travail qui sont concernés sur ces questions, par exemple les pires formes de travail des femmes, des enfants, des domestiques. Donc il y a des institutions qui sont mis en place au sein de ces ministères là qui permettent un tant soit peu de pouvoir cerner le problème pour mener la lutte », a indiqué Blaise Komlan NARTEH-MESSAN.

Dans ses efforts pour lutter efficacement contre ces formes d’esclavages contemporaines, le gouvernement Togolais sur le plan législatif a ratifié presque toutes les conventions internationales, il a également pris des mesures pratiques pour venir à bout de ce phénomène tels que la suspension des frais de scolarité au cours primaire pour encourager les parents à envoyer leurs enfants à l’école et l’instauration des cantines scolaires pour offrir des repas chauds aux élèves.

Il faut noter que cette visite de la rapporteuse spéciale Urmila BHOOLA se situe dans le cadre de la coopération que le Togo effectue avec le système des Nations Unies.

Elisabeth S.