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Les travaux de la 31ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH) se sont ouverts ce lundi à Genève en Suisse sous le thème : « Les objectifs du Développement durable et les droits de l’homme”. Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, présent sur les lieux depuis dimanche soir, a pris la parole à l’ouverture des travaux pour remercier l’Assemblée générale des Nations Unies pour avoir voté largement en octobre 2015 pour le Togo, notamment à 189 voix sur 192 votants, pour son entrée au Conseil pour un mandat de trois (3) ans.

« L’élection du Togo au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, est une opportunité sans précédent pour poursuivre le travail de longue haleine que nous avons engagé au Togo, avec le concours de nos partenaires, afin que les droits fondamentaux de la personne humaine occupent une place centrale dans notre agenda pour le développement économique et social”, a-t-il expressément déclaré.

Première du genre depuis son accession au pouvoir en 2005, cette intervention devant la session du CDH a permis au n°1 Togolais de promesse que son pays assumera ses responsabilités pour que les objectifs visés soient atteints. « Le Togo prend à cœur la mission à lui confiée et ne ménagera aucun effort pour que le Conseil des droits de l’homme puisse atteindre pleinement ses objectifs durant les trois années de notre mandat. Nous nous attelons à cette tâche avec conviction et détermination », a lancé M. Gnassingbé.

Concernant le Togo, le chef de l’Etat a reconnu qu’à une période donnée, le pays était en proie à un « déficit démocratique ». Mais, a-t-il relativisé, les leçons ont été tirées et les mesures « nécessaires » ont été prises pour l’enracinement des droits de l’homme dans toutes les sphères de la vie au Togo.

Il a énuméré la refonte  de l’arsenal juridique national pour intégrer les instruments normatifs internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Togo, la liberté d’expression, d’association et de manifestation, l’organisation d’élections crédibles, transparentes sans violence, l’incrimination de la torture sous toutes ses formes, la protection des minorités notamment les enfants, les femmes, les personnes handicapés et âgées.

“Nous sommes résolument déterminés à continuer à œuvrer pour l’enracinement de ces valeurs que nous savons universels”, s’est-il engagé.

Élu en octobre dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier 2016, comme 17 autres nouveaux Etats, le Togo a abrité de 2006 à 2014, un bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies.