Faure Gnassingbé appelle à plus de financement en faveur du FIDA

Faure Gnassingbé appelle à plus de financement en faveur du FIDA

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Faure Gnassingbé et le Président du FIDA, Gilbert Houngbo (Image d’illustration)
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Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a lancé avec ses homologues africains, un appel aux dirigeants du monde à accroître les financements en faveur du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Dans une lettre co-signée avec ses homologues de l’Angola, du Bénin, du Faso, de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, de la Gambie, du Kenya, du Sénégal et de la Sierra Leone, le dirigeant togolais et ses pairs ont en effet plaidé pour un investissement accru dans les projets de développement du FIDA pour l’avènement de communautés rurales dynamiques pouvant assurer une vie à l’abri de la pauvreté et de la faim.

« Nous souscrivons à la vision du FIDA, celle de l’avènement de communautés rurales dynamiques, où chacun vit à l’abri de la pauvreté et de la faim », ont écrit ces dirigeants dans des lettres adressées à leurs homologues d’Europe, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Océanie.

« Il est aujourd’hui plus important que jamais d’investir dans le renforcement de la résilience des populations rurales pour assurer la sécurité alimentaire, protéger les moyens d’existence des populations rurales, garantir que les progrès accomplis au fil des ans ne seront pas réduits à néant et éviter que d’autres habitants des zones rurales ne basculent dans la pauvreté et la faim », ont-ils estimé.

Dans ces courriers, les dirigeants africains insistent sur l’immense potentiel de l’agriculture africaine et démontrent qu’investir dans l’agriculture est l’un des moyens les plus efficaces de réduire la pauvreté.

Selon les statistiques du FIDA, environ 75 % des personnes les plus pauvres de la planète habitent en effet dans des zones rurales et vivent de l’agriculture et d’activités connexes.

Pour cette Institution des Nations Unies, l’engagement de ces chefs d’Etat africains montre à quel point il importe d’investir dans les zones rurales pour garantir la sécurité alimentaire, la viabilité environnementale et le développement économique à l’échelle nationale, des d’éléments qui ont une incidence considérable sur la stabilité et la résilience à l’échelle mondiale.

« Le soutien que nous témoignent les chefs d’État et de gouvernement africains illustre l’impact réel du FIDA sur la vie et les moyens d’existence des populations rurales de ces pays », a indiqué dans un communiqué de presse, Marie Haga, Vice-Présidente adjointe du FIDA responsable du Département des relations extérieures et de la gouvernance.

Pour la période 2022-2024, le FIDA vise la mise en place d’un programme de travail global de 10 milliards d’USD, en allouant plus de la moitié de ses investissements à l’Afrique.

Le Fonds estime que cette mobilisation devrait aider plus de 140 millions de petits exploitants à accroître leur production et leurs revenus en facilitant leur accès aux marchés et en renforçant  leur résilience, ce qui contribuera à créer des emplois et à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des personnes qui risquent le plus d’être laissées pour compte.

Institution financière internationale et organisme spécialisé des Nations Unies avec pour siège à Rome en Italie, le FIDA s’investit en faveur des populations rurales et œuvre pour leur autonomisation, afin de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition, et de renforcer la résilience.

Depuis 1978, il a octroyé 22,4 milliards d’USD sous la forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt dans le cadre de projets dont ont bénéficié quelques 512 millions de personnes.

Au Togo, le FIDA accompagne le gouvernement dans sa politique d’autonomisation des populations rurales à travers deux principaux instruments : le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) et le Projet national de promotion de l’entreprenariat rural (PNPER).

David S.